Les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent
© Correspondance : Jean-Pierre Djemba | 30 août 2026 12:26:27 | 3195Voilà un sujet de conjectures qui fait couler beaucoup d'encre et de salive, et qui n'épargne personne au monde, et encore moins les évolués de la société camerounaise. Un sujet oh combien complexe parce que non seulement, les attentes des peuples ne sont pas les mêmes partout, mais en plus, ce que ces derniers sont amenés à reprocher à leurs dirigeants n'est pas non plus univoque sous tous les cieux.
Les frustrations des populations allemandes du Troisième Reich par exemple, ne portaient ni sur l'insatisfaction des besoins domestiques, ni sur le manque d'ambition ou de vision de leurs dirigeants, mais au contraire, sur leur irraisonnable et irrationnel excès. Le furher en effet, rêvait de voir le reste de la planète aux pieds des Allemands et de l'Allemagne.
Les Camerounais eux curieusement, ne demandent pas à leurs dirigeants d'aller leur décrocher la lune, ils les exècrent parce qu'ils se montrent tellement mediocres qu'ils ne parviennent même plus à les débarrasser simplement des déchets ménagers qui encombrent Yaoundé et Douala, les deux plus grandes villes du pays, et qui sont désormais devenus le propre et le quotidien de leur vie.
Aux uns, les dirigeants voulaient offrir en plus du confort et de la prospérité, la toute puissance. Et aux autres, les dirigeants sont incapables en 2026 d'assurer le minimum vital et les conditions de base que requiert sur le plancher des vaches, une vie humaine.
Les premiers abhorraient ce que leurs dirigeants eux considéraient comme l'accomplissement d'un grand dessein normal, naturel et national. Les seconds sont simplement les victimes d'un horrible destin qu'on ne leur laisse même pas la liberté de choisir.
A Yaoundé en 2026, l'Etat peine à trouver la solution à un banal et ordinaire problème d'insalubrité urbain et public qui se résume à enlever simplement des ordures ménagères.
A Berlin en 1939, l'Etat caressait le rêve insensé de posséder le monde entier.
Finalement la complexité de la condition humaine trouve son explication aussi bien, dans l'abondance qui est servie aux uns dans un hémisphère qui n'est curieusement pas tant que ça pourvu de matières premières, que dans le dénuement complet qui est le lot des populations des pays dont la nature en a généreusement gratifié le sol et le sous-sol.
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