Drame de Ndogbong : 25 comprimés après une rupture
© Camer.be : Toto Jacques | 21 oct. 2026 17:47:00 | 800À Ndogbong, une rupture amoureuse a failli virer au drame. Melvine a avalé 25 comprimés. Léopold raconte les dernières heures.
Une dispute pour 5 000 FCFA de transport, des messages désespérés, des beignets partagés le samedi, et une poignée de cachets avalée dans une cuisine à Ndogbong.
Léopold S., étudiant de 25 ans, a raconté au quotidien *Cameroon Tribune* comment sa compagne, Melvine T., 22 ans, a ingéré une vingtaine de comprimés samedi dernier dans leur studio à Ndogbong, quartier Carrefour Zachman, dans l'arrondissement de Douala V. La jeune femme venait de lui annoncer la fin de leur relation après une dispute survenue mardi. L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais le récit de Léopold, reconstitué heure par heure, révèle une mécanique de désespoir où chaque message, chaque silence, chaque geste a pesé.
Un couple fragile, une promesse d'avenir
Léopold a 25 ans. Il est étudiant. Melvine en a 22. Ils se sont mis ensemble en 2024. Ils vivent dans un studio à Ndogbong, quartier Carrefour Zachman, dans l'arrondissement de Douala V. Il n'a pas d'emploi stable. Mais il a une promesse : celle de devenir « futur administrateur civil », une promesse que le quotidien ne détaille pas, mais qui pesait visiblement lourd dans l'équilibre du couple.
Melvine est enceinte. La paternité n'est pas contestée, mais l'article mentionne que Léopold a été pris de doutes. Sa mère, écrit le journal, a suggéré une interruption volontaire de grossesse.
Mardi, la dispute de trop
Tout bascule mardi dernier. Une dispute éclate au sujet de 5 000 FCFA pour le transport. Le ton monte. Léopold rapporte une phrase de Melvine : « Je t'ai dit de bloquer ! ». La suite est plus dure. Melvine jette les affaires de Léopold dehors. Elle lui lance : « Je te laisse avec un petit problème ».
Le journal précise un détail qui change la lecture de l'affaire : Melvine avait déjà été présentée à la « nourrice du rival » à Bonamoussadi, et y avait partagé un repas. Nous n'avons pas pu identifier ce rival, ni confirmer cette information auprès d'une source indépendante.
Mercredi : les messages du désespoir
Mercredi soir, Léopold tente de rattraper le coup. Il envoie des messages. Des messages de deuil, déjà. « Nous avons passé de bons moments ensemble, mais je ne veux pas te faire de la peine », écrit-il. Melvine répond. Elle demande 5 000 FCFA.
Lui, il voit rouge. Il évoque des messages trouvés dans le téléphone de la jeune femme, échangés avec une certaine Laure. « Il est urgent que tu t'expliques », écrit-il. Puis il lâche : « J'ai fait le deuil ». Le message est daté de 17 heures.
Samedi : les beignets, le dernier espoir, et les 25 comprimés
Samedi, Léopold se rend à Ndogbong. Il la trouve attablée avec une amie, Berthe. Elles mangent des beignets. Elles l'invitent. Il s'assoit. Il demande une dernière fois s'il y a un espoir. Melvine lui répond : « Si je te dis ça, c'est que c'est déjà fait ».
Léopold se lève. Il sort. Il aurait dit : « Je dois penser à mon avenir ».
Puis le drame. La porte s'ouvre. Melvine court dans la cuisine. Elle attrape une grosse poignée de comprimés. Elle les avale avec de l'eau. Berthe tente de l'arrêter. Trop tard. Melvine sort en courant, enjambe un caniveau. Elle titube. Elle s'écroule au carrefour Zachman.
Les sapeurs-pompiers arrivent. Ils la conduisent à l'hôpital. Le journal conclut par une phrase ambiguë : « Aux dernières nouvelles, il avait repris conscience hier matin. » Le pronom « il » laisse planer le doute. Nous n'avons pas pu joindre la rédaction de *Cameroon Tribune* pour clarifier ce point.
Pourquoi une rupture fait-elle autant de dégâts ?
L'histoire de Léopold et Melvine n'est pas un fait divers isolé. C'est le miroir d'une jeunesse sous pression.
Il y a d'abord la précarité. Un studio à Ndogbong. Un homme sans emploi stable, mais avec une promesse de statut. Une femme enceinte. 5 000 FCFA qui déclenchent une dispute. Ce n'est pas une question d'argent. C'est une question de survie symbolique.
Il y a ensuite le silence. Melvine est présentée à la nourrice d'un autre. Elle partage un repas. Elle ne dit rien. Léopold découvre des messages. Il menace, il supplie, il fait le deuil. La communication est un champ de mines.
Il y a enfin le geste. 25 comprimés. Une poignée. Ce n'est pas un appel à l'aide. C'est une tentative. Le genre de geste qu'on ne raconte pas dans les communiqués de presse, mais qui arrive tous les jours dans les quartiers de Douala.
Le journal ne dit pas si Melvine a survécu. Il ne dit pas non plus si l'enfant a été touché. Ce sont des questions que le lecteur se pose. La rédaction ne les a pas posées.
Léopold a parlé. Il a raconté. Il a dit qu'il ne croyait pas à cette histoire. Le journal ne précise pas ce qu'il entend par là.
Melvine, elle, est à l'hôpital. Ou peut-être rentrée chez elle. On ne sait pas. L'affaire n'a pas fait l'objet d'une plainte publique. La police n'a pas communiqué.
Ce qui reste, c'est un récit. Celui d'une rupture qui a mal tourné. Et la question qui tourne en boucle : à quel moment aurait-on pu l'empêcher ?
**Que s'est-il passé à Ndogbong samedi dernier ?**
Selon le récit de Léopold S. publié par *Cameroon Tribune*, sa compagne Melvine T., 22 ans, a avalé une grosse poignée de comprimés après qu'il a quitté leur studio. Elle a été transportée à l'hôpital.
**Pourquoi Léopold et Melvine se sont-ils disputés ?**
Le journal rapporte une dispute survenue mardi au sujet de 5 000 FCFA de frais de transport, qui a dégénéré en rupture. Melvine a jeté les affaires de Léopold et lui a annoncé la fin de leur relation.
**Melvine est-elle en vie ?**
Le journal ne le précise pas clairement. La dernière phrase de l'article indique qu'« il avait repris conscience hier matin », sans que l'on sache si le pronom désigne Melvine ou Léopold. Nous n'avons pas pu obtenir de confirmation.
**Léopold a-t-il porté plainte ou été entendu par la police ?**
Aucune information publique ne confirme qu'une plainte ait été déposée ou qu'une audition ait eu lieu. Le journal ne mentionne aucune intervention policière.
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