Le Gabon des frasques amoureuses des Bongo
© Le Jour : Pauline Poinsier-Manyinga | 17 sept. 2016 11:58:50 | 20641La paix au Gabon ne semble pas uniquement menacée par un quelconque tripatouillage électoral. L’un des mobiles de la colère dans plusieurs franges de la population serait né de l’argument massue brandi par Jean Ping durant la campagne électorale, qui n’a eu de cesse de clamer qu’Ali Bongo, le fils du défunt président, n’est pas un Gabonais !
Ok. Soit. Mais si Ali n’est vraiment pas Gabonais, cela veut dire, sauf votre respect s’entend, que tous les Gabonais sont des gros cons ! En effet, que dit la constitution ? Les Gabonais doivent-ils laisser unétranger s’inscrire régulièrement et battre campagne pour guider leur destin ? Pis : comment Jean Ping et tous les autres, sachant la vérité sur la véritable nationalité d’Ali Bongo, ont-ils laissé un imposteur devenir président de la république du Gabon ? Ce que par ailleurs, Ali Bongo est et demeure de par la constitution, et ce depuis la mort du président Omar Bongo.
Et Bongo, était-il si con que çà pour laisser un bâtard hériter de lui après sa mort et foutre le chaos dans ce Gabon qui lui était si cher et ce, au détriment de ses ribambelles d’enfants ? Des questions qui exigent frénétiquement réponse. Mais Ali, de son côté, est loin d’être un saint. Il présidait je ne sais plus trop quel truc international de pétrole, et pourtant, il n’a pas mis le véto quand la France (Total) et tous les autres chasseurs de têtes pétrolières ont décidé de mettre à prix, celle de Kadhafi, le vouant à la mort atroce qu’on sait.
On va sûrement me répondre que çà fait parti des enjeux et du jeu politiques ! Un « jeu » si exaltant que le père Bongo s’est attelé, tout au long de son vieux règne, à faire des centaines de gosses avec les femmes des 04 coins du Gabon ! Afin dit-on, de s’assurer des alliances politiques. Et, surtout, de s’éviter toutes velléités de soulèvements, tout en restant seul maître du gâteau et du cheptel. Vive le matriarcat ! La plupart de ses anciens ministres et même des directeurs généraux étaient en général, ses « beauxfrères ».
Il se raconte d’ailleurs au Gabon qu’une unité spéciale avait été créée à la présidence de la république, rien que pour gérer cette marmaille et toutes ces femmes, dont plusieurs étaient des « conseillers » du président, ou ont occupé une place privilégiée dans la vie publique du Gabon. Sacré Omar ! Côté femmes, Ali, malgré ses nombreuses frasques qu’on lui prête, a préféré se caser définitivement avec une petite blondinette Blanche maniérée, qui est aujourd’hui la Première Dame du
Gabon.
Tout ceci n’est pas pour créditer sa forteresse racinaire dans cette filiation gabonaise que lui contestent haut et fort, ses détracteurs. Quand à Pascaline Bongo, la fille d’Omar semble avoir très bien retenu la leçon sur la vision de papa, à savoir : préserver à tout prix l’intégration et la paix nationales, même s’il faille pour cela, semer à tout venta 04 enfants sont ainsi nés de pères différents, dont 02 conçus grâce aux bons soins d’un certaina Jean Ping !
Et si la soeur, par des moyens détournés, voulait en fait éloigner le frère pour diriger le Gabon via son « mari », auquel succèderaient ses enfants? Pas mal pensé ! D’ailleurs, pourquoi Jean Ping semble-t-il si sûr de lui en disant qu’Ali n’est pas le fils de Bongo et de Joséphine, mais un enfant adopté ? Pascaline aurait-elle laissé traîner des secrets d’alcôve, et si oui, dans quel but précis ?
A 76 ans, Jean Ping rappelons-le, joue son vatout. L’homme, n’est plus de toute première jeunesse. Si Ali reste au pouvoir durant ce septennat, à 83 ans, il sera trop vieux dans 07 ans pour présenter sa candidature et réaliser ses ambitions, qui s’entremêlent étroitement avec les intérêts de sa « femme » Pascaline ? Une affaire de famille, que je vous disais ! C’est quand-même fou, ce que le pouvoir peut générer d’unions, de contre-unions, ou de levure dans les cerveaux! N’est-ce pas ?
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