REPRESSION DE MANIFS AU KENYA : Le président William Ruto doit changer son fusil d’épaule
© Avec : Le Pays | 10 juil. 2025 07:15:27 | 2877Alors qu’ils entendaient commémorer les 35 ans de Saba Saba, du nom de cette date marquant le retour de la démocratie dans leur pays, ils en ont été empêchés.
Les Kényans, puisque ce sont d’eux qu’il s’agit, ont fait face à un impressionnant dispositif sécuritaire déployé depuis la veille de la manifestation. En effet, le pouvoir a pris les devants afin de parer à toute éventualité. Surtout que, cette année, l’événement intervient dans un contexte de tensions.
En rappel, il y a un an, le pays était secoué par une vague de manifestations visant à dénoncer des mesures fiscales jugées injustes dans un contexte où la majorité des Kényans tirent le diable par la queue.
Le point d’orgue de ces manifestations menées principalement par la jeunesse, était l’envahissement du Parlement par des croquants décidés à obliger le gouvernement à revoir sa copie.
Mais la riposte de la police qui se distingue par sa brutalité, avait laissé une soixantaine de macchabées sur le carreau en même temps qu’elle occasionnait des centaines de blessés parmi les manifestants. Un bilan lourd que les Kényans ne veulent pas passer par pertes et profits, encore moins laisser tomber dans l’oubli. Mais la situation a fini par dégénérer, avec la répression que la police a opposée aux manifestants.
Ces manifestations récurrentes sont le signe de la rupture de confiance entre le peuple et ses dirigeants
Ceci étant, au lieu d’être dans la répression systématique et quasi permanente, le pouvoir du président William Ruto gagnerait à changer son fusil d’épaule. Car, ni la violence aveugle, ni les menaces ne peuvent arrêter un peuple déterminé.
Bien au contraire, cela contribue à creuser le fossé de la méfiance entre administrés et gouvernants. Et dans le cas d’espèce du Kenya, cette répression, aussi féroce soit-elle, n’effacera pas les préoccupations des populations en quête de justice et de meilleures conditions de vie.
Et ce, dans un pays où l’inflation économique est source de tensions sociales depuis l’année dernière où les manifestants avaient mis dans la balance, le fauteuil du chef de l’Etat en demandant purement et simplement sa démission. C’est dire si le régime du président Ruto joue sa survie dans ces manifestations récurrentes qui sont le signe de la rupture de confiance entre le peuple et ses dirigeants.
Comment peut-il en être autrement si l’utilisation de la force reste quasiment la seule réponse du gouvernement dont le principal défi est pourtant de trouver des réponses adéquates aux préoccupations des populations à travers des réformes hardies ? C’est à se demander si le pouvoir n’est pas dans une logique de fuite en avant visant à occulter les vrais problèmes du pays.
Lire aussi
Colonel Ayissi Nanga Parfait: « Martin Savom a tenté de me faire assassiner»
SOAP 2026 : Huawei mise sur la formation pour préparer les talents du numérique
Martinez Zogo : « torturé dans la Prado », dit le colonel
Cameroun : quand les corrompus doivent se contrôler eux-mêmes
Atanga Nji serre la vis aux mototaxis et taxis
Galax Etoga cité dans l’affaire Martinez Zogo
Devi’s Mambo “ le paquebot” : L’artiste, l’administrateur et le bienfaiteur
Affaire Zogo : 48 dossiers fiscaux qui accusent Modeste Mopa
Martinez Zogo : Ayissi Nanga, témoin en sursis
Adja Awa : mort annoncée, vérité absente
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l'État ?
Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans la rue à Bafoussam
Hommage, Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l'air
Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet
Arbitrage : 11,7 milliards saisis, le Cameroun perd encore
il y a un mois
Qassem Bassir : le missile qui a fait reculer l'US Navy
Uranium : le Niger met fin à 50 ans de monopole français
Parfait Ayissi : « tissu de mensonges » ou départ arrangé ?
Axe Douala-Yaoundé : deux accidents, quatre morts ce matin
Claude Le Roy : « Je n'ai qu'une seule envie, c'est de battre le Cameroun »
il y a un an