NIGER,TENTATIVE DE L’EPOUSE DE HAMA AMADOU DE QUITTER NIAMEY : Un comportement suspect
© copy; Le Pays : Outélé KEITA | 06 janv. 2015 12:11:14 | 15474Le week-end dernier, l’affaire de trafic de bébés, qui défraie la chronique au pays du Ténéré, a connu un rebondissement. En effet, alors qu’elle bénéficiait d’une liberté provisoire comme la plupart des prévenus, Hadiza Amadou, la seconde épouse de l’ex-président de l’Assemblée nationale du Niger qui a pris le large, justement parce qu’il est mis en cause dans cette affaire, a été alpaguée avec une autre personnalité elle aussi poursuivie, ramenée manu militari et placée en garde à vue, alors qu’elle tentait de quitter Niamey pour se rendre en province.
La question que l’on se pose est de savoir si la prévenue savait que sa liberté de mobilité se limitait à la capitale nigérienne, compte tenu de la liberté provisoire dont elle bénéficiait. Si c’est le cas, pourquoi avoir pris le risque d’enfreindre la loi, en tentant de quitter Niamey, sachant que parmi tous les prévenus, ses faits et gestes sont particulièrement surveillés comme du lait sur le feu ? En agissant de la sorte, Hadiza Amadou apporte en tout cas de l’eau au moulin de ceux qui pensent qu’elle tentait tout bonnement de s’enfuir, comme son mari, pour se soustraire à la Justice de son pays. Et cela voudrait dire que cette situation est bien plus embarrassante que le couple Hama ne veut le laisser croire. En tout état de cause, son attitude est plus que suspecte. Si bien que certains ont vite et allègrement franchi le pas, en y voyant un aveu de culpabilité. Toute chose qui contribuerait à accréditer la thèse selon laquelle cette affaire est loin d’être une simple cabale politique, comme le soutient son époux, dès le départ.
L’épouse de Hama Amadou, est une prévenue de choix pour la Justice nigérienne
Mais, s’il ne lui avait pas été clairement signifié que la liberté provisoire dont elle bénéficiait, ne lui permettait pas de quitter la ville de Niamey, elle pourrait bénéficier de circonstances atténuantes, car la faute, si faute il y a, incomberait alors au parquet ou à son conseil. Dans tous les cas, l’épouse de Hama Amadou, qui a déjà passé plusieurs mois en détention préventive dans le cadre de cette affaire, est mieux placée que quiconque pour savoir qu’à défaut de son mari, elle est une prévenue de choix pour la Justice nigérienne dans cette affaire qui éclabousse une certaine classe bourgeoise de la société nigérienne, voire au-delà. Oui, cette affaire de bébés mystérieux est complexe, parce qu’elle touche une catégorie de personnes fortunées qui s’adonnent à une pratique qui n’est ni plus ni moins qu’un trafic d’êtres humains, chose inacceptable en ce XXIème siècle, d’autant plus qu’il y a des voies légales d’adoption d’enfants.
En cela, l’on ne peut qu’encourager la Justice nigérienne à faire toute la lumière sur cette affaire, pour que soit mis fin à ce commerce honteux et dégradant qui touche à la dignité humaine. Il n’y a aucune honte à adopter un enfant, si la nature ne vous donne pas la possibilité d’en avoir un. Au contraire, cela permet de résoudre dans la dignité et la transparence, certains problèmes de la société. Mais, il est condamnable et criminel d’acheter ou de vendre des enfants dont on ne connaît pas l’origine, et dont rien ne garantit qu’ils bénéficieront jusqu’au bout, de toute l’attention et de tout l’amour dont un enfant a besoin à cet âge, pour grandir convenablement.
En ces temps où certaines personnes ne reculent devant rien pour s’offrir une place au soleil, il est impératif de mettre fin à ces pratiques honteuses qui, au-delà de l’aspect lucratif, exposent aussi ces êtres fragiles à la merci de personnes à la moralité douteuse.
Commentaires
Lire aussi
Me Zeifman à René Sadi : « Vous n'êtes pas un homme d'État »
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Presse sportive : Vincent Radureau transmet 34 ans d’expérience
IHS Cameroon Partners with Orange Cameroun to Launch DIGIT4HER, Empowering 200 Young Women
Trois jeunes hommes retrouvés morts à Muea, près de Buea
Journée mondiale des enseignants:Le souvenir douloureux de Hamidou, mort après 10 ans sans salaire
Université de Yaoundé II : la rentrée est bien réelle à Soa
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an