Rentrez chez vous ! Le Manidem dénonce l’exacerbation du tribalisme par le pouvoir RDPC
© Camer.be : Ben Oway | 12 juin 2026 13:06:25 | 2963Le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie MANIDEM est monté au créneau pour dénoncer la résurgence du tribalisme au Cameroun. Avec en toile de fond la manœuvre du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais RDPC au pouvoir à Yaoundé ainsi que ses affidés. L’appel est lancé à tous les partis politiques, les patriotes et la société civile citoyenne pour lutter contre cette menace à la cohésion nationale.
Le constat, autant qu’il interpelle tous et chacun est préoccupant. Dans communiqué rendu public, le Manidem écrit « Notre pays vit ces temps une montée du tribalisme qui se manifeste à travers les réseaux sociaux ET LES DEBATS Radio télévisés » Le constat se fait dans un climat ou Cette résurgence a franchi un palier supplémentaire avec la marche de protestation prétendument Sawa contre l’installation d’une chefferie dans le village de Bonateki à Deido Douala, la capitale économique du Cameroun ou sont installés les Sawa.
Seulement, l’indignation du parti commence quand Au cours de cette manifestation approuvée par le pouvoir de Yaoundé, des slogans dangereux ont été scandés « Rentrez chez vous », « On en a marre » Aussi, lit-on sur le communiqué « Le Maniden est consterné par cette dérive qui met en péril la cohésion et l’unité Nationale auxquels aspirent et travaillent rudement le peuple Kamerounais ».
Et pointe le doigt accusateur sur le parti au pouvoir à Yaoundé, ses alliés et affidés d’exacerber le tribalisme « Le Maniden rappelle que la prédation des terres, l’usurpation des postes des dirigeants politiques, tous les malheurs du pays, sont l’œuvre des élites bourgeoises de toutes les ethnies exclusivement du RDPC et ses dérivés. Ces pratiques opposent les classes sociales dominantes aux défavorisés et ne sauraient être attribués à une tribu »
Puis, pèle mêle, Le parti dénonce : L’instrumentalisation d’une partie du petit peuple par les leaders de partis politiques et les leaders d’opinion, assoiffés de pouvoir qui surfent sur la fibre tribale pour se constituer une masse de manœuvre illégitime. La manipulation du pouvoir RDPC qui conçoit et diffuse ces discours et comportement de haine tribale dans le but de détourner les Kamerounais et la Kamerounaises du combat contre les véritables responsables de leurs misères
Au demeurant cette dérive qui menace est-elle de nature à maintenir la sérénité au sein de l’appareil gouvernant ? La manifestation de Douala qui selon le Manidem épouse des relents politique cache-t-elle une fébrilité qui conduit à la quête d’une santé politique. Le parti panafricain met en garde « La peur manifeste du RDPC DE PERDRE SON POUVOIR MALFAISANT ET SON DESIR d’en jouir éternellement au détriment de l’écrasante majorité du peuple ne suffiront pas à causer une autre guerre civile comme le veulent les extrémistes du Renouveau »
Au finish, un appel citoyen est lancé « Notre partie appelle solennellement tous les responsables politiques à renoncer sans retenue et clairement ce projet machiavélique du système en place »
Commentaires
Lire aussi
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Presse sportive : Vincent Radureau transmet 34 ans d’expérience
IHS Cameroon Partners with Orange Cameroun to Launch DIGIT4HER, Empowering 200 Young Women
Trois jeunes hommes retrouvés morts à Muea, près de Buea
Journée mondiale des enseignants:Le souvenir douloureux de Hamidou, mort après 10 ans sans salaire
Université de Yaoundé II : la rentrée est bien réelle à Soa
Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s'enflamme
La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants
Développement de l’Afrique : La diaspora de France pose les bases de l’action
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an