MBANKOMO : Au commencement était ce péage
© Integration.org : Jean-René Meva’a Amougou | 13 mai 2017 03:44:43 | 7310Lors de la session parlementaire de juin 1986, les députés avaient noté avec satisfaction la construction de l’axe lourd Yaoundé-Douala. C’est alors qu’ils avaient émis le souhait de voir instituer le péage sur les routes bitumées pour assurer leur maintenance.
Le ministère des Transports avait, à cet effet, préparé un projet d’ordonnance soumis à la signature du chef de l’Etat en 1988. En même temps, l’étude menée par la Direction des Transports recommandait la baisse du prix du carburant comme mesure d’accompagnement de l’institution du péage.
Aucun acte n’ayant été pris en faveur de la baisse du prix du carburant, le projet d’ordonnance suscité n’avait pas connu de suite favorable. La relance de l’institution d’un péage routier a refait surface en 1991. Et ceci pour plusieurs raisons. Parmi celles-ci, on évoquait alors le refus de plus en plus prononcé des bailleurs de fonds de supporter les coûts d’entretien et de renouvellement des infrastructures routières.
Aussi, la loi des Finances de l’exercice 1992/1993 instituait le péage routier avec pour objectifs d’assurer le recouvrement des charges d’entretien et de renouvellement des infrastructures routières sur les usagers effectifs de la route ; d’accroître les ressources budgétaires de l’Etat ; d’égaliser les conditions de concurrence entre les différents modes de transport.
Ainsi, le décret n˚93/034 du 07 janvier 1993 du Premier Ministre, fixe les modalités du péage sur certains axes bitumés du réseau routier national : «le franchissement de tout poste de contrôle de péage est subordonné à la présentation d’un ticket de la valeur de 500 FCFA émis par le ministère chargé des Finances » ; « les formules d’abonnement à tarif réduit, pour un itinéraire n’allant pas audelà d’un poste de contrôle de péage, peuvent tre consenties à des personnes physiques ou morales ayant leur domicile ou leur lieu de travail au voisinage d’un axe bitumé à péage ».
Sont exempts du droit de péage : les piétons ; les engins à deux roues ; les ambulances ; les véhicules concourant au maintien de l’ordre. L’arrêté n˚003/A/MINAT du 18 février 1993 fixe les routes à péage et creér 35 postes de contrôle devenus opérationnels à partir du 30 Novembre 1993. Ce nombre a connu une hausse aujourd’hui en raison de la construction de nouveaux axes routiers.
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