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Le gang de « la Nationale n°4 » aux arrêts

La DRPJ du Centre a mis un terme aux braquages de véhicules empruntant cette route.

L’axe Yaoundé-Bafoussam, précisément au lieu-dit « Entrée lycée technique d’Obala », peut enfin respirer. Sur ce tronçon de la Nationale n°4, un groupe de braqueurs avaient établi ses quartiers, sévissant en décembre 2014.

L’approche des fêtes de fin d’année a, semble-t-il donné des idées à un gang de quatre jeunes hommes âgés de 26 à 30 ans. Dans l’intervalle de minuit à 2h du matin, ces individus, alors non-identifiés, devenaient des coupeurs de route. Selon des informations glanées à la Division régionale de la police judiciaire (DRPJ) du Centre, ils simulaient un accident. Les véhicules en circulation ralentissent leur allure à la vue des mottes de feuilles disposées par les malfrats sur la chaussée, comme signaux d’alerte pour éviter un éventuel choc. Et lorsque le leurre fonctionne, que les passants s’arrêtent pour porter secours aux soi-disant accidentés, les assaillants sortent des bosquets et dépouillent les passagers, armés de machettes et de deux fusils de fabrication artisanale.

Saisie par le commissariat de police d’Obala et le chef de poste de Nkometou où les victimes ont déposé plainte, la brigade de recherche de la DRPJ du Centre a ouvert une enquête. Le 31 décembre 2014, un premier suspect, Noah Ahanda Dagobert Fabrice est interpellé. Il passe aux aveux et cite les noms de ses trois complices. Il est déféré au tribunal militaire, mais ses compères restent en cavale. Le 19 février 2015 sonne la fin de leur parcours. L’un des trois autres suspects, Nkolmelanga Théophile alias Lebane, est appréhendé. Il livre Ekouda Jean et Afana Tsala Benjamin, alias Otaka. Ce dernier a sur lui l’un des fusils artisanaux. Ils ont été déférés au parquet.

© Cameroon Tribune : Monica NKODO
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