Dépigmentation : Peaux exposées
© Cameroon Tribune : Rita DIBA | 11 avr. 2019 04:40:00 | 20104Le mouvement Black Attitude sensibilise sur les conséquences néfastes du phénomène.
«C’est une question de santé publique et on ne peut pas être insensible aux conséquences lourdes liées à la dépigmentation. » Ces paroles de Flora Ze, personnalité du petit écran camerounais, justifient le thème de la première édition du Salon d’exposition et d’échange sur l’identité culturelle africaine, Black & Beauty, ces 12 et 13 avril 2019 à Douala. « Dépigmentation : pratique et produits dangereux » sera donc le fil d’ariane des activités de l’évènement organisé par le mouvement Black Attitude, en collaboration avec l’association Lumière de Cœur. L'info claire et nette. Un évènement au cours duquel on aura des défilés de mode, une conférence-débat, un espace d’exposition de Pme camerounaises avec des carrés cosmétique, mode, alimentaire. Un dernier carré dont Alex Ebonguè, président du comité d’organisation de Black & Beauty, explique l’existence : « S’il faut parler des questions de santé, il faut aussi parler de ce que nous consommons ».
Santé. Le mot est très présent dans les actions du mouvement Black Attitude quand il faut parler de dépigmentation. En plus du Salon, une campagne contre le phénomène a d’ailleurs été lancée depuis quelques mois par la promotrice, Flora Ze, sous le slogan : « Apprenons à nous aimer ». Une insistance qui part d’un constat : « Sur cinq femmes, trois se dépigmentent. C’est énorme. Les chiffres sont alarmants. Les femmes déjà dépigmentées sont atteintes de cancer, d’hypertension artérielle, de cancer de la peau, du sang, du col de l’utérus. Il est même difficile pour certaines de faire des enfants ».
Lors du Salon, il ne sera pas seulement question de sensibilisation, mais aussi de proposer une option à travers des produits locaux naturels qui nourrissent, entretiennent, embellissent la peau sans la détruire. Il est question d’amener les femmes à s’accepter telles qu’elles sont. Un combat urgent, quand on observe le phénomène sur les réseaux sociaux par exemple, notamment Facebook, plateforme prisée par les « chimistes » de la peau pour vanter leurs produits .
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