Des garanties pour Joseph Kabila après 2016
© G.O. : direct.cd | 28 févr. 2015 02:16:59 | 20928La peur de faire l’objet des poursuites judiciaires ou de certains règlements des comptes hantent souvent les chefs d’Etat fin mandat en Afrique. Ça pourrait aussi être le cas pour le Président en exercice en RDC, Joseph Kabila dont le second mandat expire au mois de décembre 2016.
La Constitution lui garantit pourtant la survie politique. Elle stipule que tout président son exercice et fin mandat en RDC d’office sénateur à vie. En tant que tel, il aura à jouir des immunités parlementaires que lui garantit la Constitution.
Invité d’une émission sur une chaîne de télévision locale, le Président du Parti lumumbiste progressiste Franck Diongo s’es dit satisfait de constater que si cela arrivait, ce serait une première en RDC de voir un. Président sortant passer élégamment le flambeau au nouveau Président de la République élu démocratiquement.
Ainsi revêtu de la casquette d’ancien Président (encore en vie), il aura à circuler librement, vaquer à des occupations, et pourquoi si la Constitution le lui permet, revenir plus tard aux affaires ? C’est là la réalité.
Ceux qui font croire à Kabila que la fin de son mandat est synonyme de mort politique l’induisent en erreur. À moins qu’eux-mêmes et le chef de l’Etat aient quelque chose à se reprocher.
Si non, Joseph Kabila ne doit avoir rien à craindre. A l’échéance, s’il s’incline devant la Constitution, il aura tout à gagner et rien à perdre. Savoir quitter le pouvoir avant que celui-ci ne vous quitte est une vertu que devraient s’approprier des chefs d’Etat africains, Joseph Kabila y compris. Il est préférable, en outre de quitter le pouvoir par la grande porte. Subir le sort de Blaise Compaoré du Burkina Faso est une avarie. Kabila n’est pas encore là car il poursuit encore son mandat.
Afin de conserver le pouvoir, il doit avoir préparé un dauphin qu’il devra présenter au peuple congolais le moment venu. Dans ce cas comme dans d’autres, le dernier mot reviendra au peuple congolais qui juge tout au résultat. En attendant, Kabila peut s’assurer que sa survie politique est garantie.
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