le QG de l'opposant Jean Ping attaqué, deux morts selon son camp
© Source : France 24 | 01 sept. 2016 10:14:22 | 5935Au lendemain de la réélection d’Ali Bongo au Gabon, les tensions restent très vives à Libreville, la capitale du pays. L’opposant Jean Ping a affirmé que son QG avait été pris d’assaut par les militaires et que deux personnes avaient été tuées.
L'opposant gabonais, Jean Ping, a affirmé jeudi 1er septembre que son QG avait été pris d'assaut par les forces de sécurité à Libreville dans la nuit de mercredi à jeudi. "Vers 1h du matin, mon QG a été bombardé par hélicoptères, et cerné au sol par des troupes de la garde présidentielle, de la police et des mercenaires", a déclaré Jean Ping à France 24. "Nous enregistrons deux morts et plusieurs blessés".
#Gabon : Nous estimons nécessaire que les résultats de tous les bureaux de vote soient publiés https://t.co/t660nWupD9
— France Diplomatie (@francediplo) 31 août 2016
"Nous avons eu au sol des gens qui ont pénétré dans les locaux, qui ont tué, cassé, tout cassé, et qui ont lancé des bombes lacrymogènes à l’intérieur du bâtiment", a-t-il ajouté.
Quelques heures plus tôt, la commission électorale (Cenap) avait annoncé la réélection du président sortant, Ali Bongo, pour un deuxième septennat avec 49,80 % des suffrages devant Jean Ping (48,23 %), 73 ans, ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, le père d'Ali. Cet écart marginal représente une différence de 5 594 voix, sur un total de 627 805 inscrits, dans ce petit pays pétrolier d'à peine 1,8 million d'habitants.
"Tout le monde sait que c'est moi qui ai gagné les élections"
L’opposition a réclamé un recomptage des voix dans tous les bureaux de vote. "Nous demandons le recompte des voix, bureau après bureau, procès verbal après procès verbal, sous la supervision de l’Union Européenne, du NDI [National Democratic Institute] américain, de l’Union africaine et de tous les observateurs internationaux. Car tout le monde sait, toute la communauté internationale sait, que c’est moi qui ai gagné ces élections", a-t-il déclaré à France 24.
"Le pouvoir est depuis cinquante ans entre les mains d’une famille, d’un camp [...] Le scénario se répète depuis cinqante ans. L'opposition gagne toujours les élections, mais n'accède jamais au pouvoir [...]", a-t-il encore déploré.
#GABON Scoop: Jean #Ping réfugié dans l'ambassade de France avec ses proches. Aucun appel, de sa part, au calme. pic.twitter.com/1MwDRfMLch
— Allain Jules (@AllainJules) 1 septembre 2016
Alain-Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement, a affirmé de son côté, que l'assaut visait des "criminels" qui avait incendié l'Assemblée nationale dans l'après-midi de mercredi. "Des personnes armées qui ont incendié le siège de l'Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs", a-t-il déclaré à l'AFP.
"On est fatigué de la famille Bongo"
Protégée par des grilles, l'Assemblée nationale se trouve sur le prestigieux boulevard Triomphal, siège de grandes institutions (télévision d'État Gabon Télévision, Sénat, Centre culturel français, ministère du Pétrole, ambassades de Chine, de Russie...).
Paris a demandé "au plus vite" l'arrêt des affrontements. Le ministre français, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que les événements de la nuit à Libreville suscitaient sa "plus vive préoccupation".
Dès l'annonce de la victoire controversée de Bongo, des troubles ont éclaté sur les grandes artères entre les forces de l'ordre et des opposants. "On nous a volé les élections", criaient les manifestants. "Qu'il quitte le pouvoir. Ce n'est pas une dynastie. Nous ne sommes pas dans un royaume", protestait à l'AFP un manifestant en visant Ali Bongo. "On est fatigué de la famille Bongo, on en a marre ! Ça fait cinquante ans, c'est pour ça qu'on revendique la victoire", s'est exclamée une supportrice de Jean Ping au micro de France 24.
Au moment même des troubles, Ali Bongo s'est félicité d'une élection "exemplaire".
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"Nous avons eu au sol des gens qui ont pénétré dans les locaux, qui ont tué, cassé, tout cassé, et qui ont lancé des bombes lacrymogènes à l’intérieur du bâtiment", a-t-il ajouté.
\r\n\r\nQuelques heures plus tôt, la commission électorale (Cenap) avait annoncé la réélection du président sortant, Ali Bongo, pour un deuxième septennat avec 49,80 % des suffrages devant Jean Ping (48,23 %), 73 ans, ex-cacique du régime du défunt Omar Bongo, le père d'Ali. Cet écart marginal représente une différence de 5 594 voix, sur un total de 627 805 inscrits, dans ce petit pays pétrolier d'à peine 1,8 million d'habitants.
\r\n\r\n"Tout le monde sait que c'est moi qui ai gagné les élections"
\r\n\r\nL’opposition a réclamé un recomptage des voix dans tous les bureaux de vote. "Nous demandons le recompte des voix, bureau après bureau, procès verbal après procès verbal, sous la supervision de l’Union Européenne, du NDI [National Democratic Institute] américain, de l’Union africaine et de tous les observateurs internationaux. Car tout le monde sait, toute la communauté internationale sait, que c’est moi qui ai gagné ces élections", a-t-il déclaré à France 24.
\r\n\r\n"Le pouvoir est depuis cinquante ans entre les mains d’une famille, d’un camp [...] Le scénario se répète depuis cinqante ans. L'opposition gagne toujours les élections, mais n'accède jamais au pouvoir [...]", a-t-il encore déploré.
\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n#GABON Scoop: Jean #Ping réfugié dans l'ambassade de France avec ses proches. Aucun appel, de sa part, au calme. pic.twitter.com/1MwDRfMLch
— Allain Jules (@AllainJules) 1 septembre 2016
Alain-Claude Bilie-By-Nze, porte-parole du gouvernement, a affirmé de son côté, que l'assaut visait des "criminels" qui avait incendié l'Assemblée nationale dans l'après-midi de mercredi. "Des personnes armées qui ont incendié le siège de l'Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs", a-t-il déclaré à l'AFP.
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\r\n\r\nProtégée par des grilles, l'Assemblée nationale se trouve sur le prestigieux boulevard Triomphal, siège de grandes institutions (télévision d'État Gabon Télévision, Sénat, Centre culturel français, ministère du Pétrole, ambassades de Chine, de Russie...).
\r\n\r\nParis a demandé "au plus vite" l'arrêt des affrontements. Le ministre français, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que les événements de la nuit à Libreville suscitaient sa "plus vive préoccupation".
\r\n\r\nDès l'annonce de la victoire controversée de Bongo, des troubles ont éclaté sur les grandes artères entre les forces de l'ordre et des opposants. "On nous a volé les élections", criaient les manifestants. "Qu'il quitte le pouvoir. Ce n'est pas une dynastie. Nous ne sommes pas dans un royaume", protestait à l'AFP un manifestant en visant Ali Bongo. "On est fatigué de la famille Bongo, on en a marre ! Ça fait cinquante ans, c'est pour ça qu'on revendique la victoire", s'est exclamée une supportrice de Jean Ping au micro de France 24.
\r\n\r\nAu moment même des troubles, Ali Bongo s'est félicité d'une élection "exemplaire".
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