Trois trafiquants font l’objet de poursuites devant le Tribunal de Grande Instance de Yokadouma pour trafic illégal d’écailles de pangolin. Leur interpellation le 5 mai a été menée par la Délégation départementale des Forêts et de la Faune de la Boumba-et-Ngoko, en collaboration avec la Gendarmerie nationale, avec l’appui technique de LAGA.
Les autorités en charge des Forêts et de la Faune de la Boumba-et-Ngoko dans la région de l'Est ont interpellé trois présumés trafiquants, qui seraient membres d’un vaste réseau de criminalité faunique opérant au Cameroun et s’étendant au Gabon, au Congo-Brazzaville, en République centrafricaine et en Guinée équatoriale. La délégation départementale. Une opération menée dans le cadre d’une vaste opération coup de poing contre la criminalité faunique.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que les suspects possédaient plus de 700 kilogrammes d’écailles de pangolin. Ils se seraient spécialisés dans le commerce illégal d’écailles de pangolin, qu’ils auraient collectées et stockées progressivement, tout en dissimulant leurs activités sous couvert du commerce de produits forestiers non ligneux.
Les pangolins comptent parmi les mammifères les plus ciblés au monde par le trafic et sont, de ce fait, fortement menacés dans leur survie. Le Cameroun abrite trois espèces de pangolins le pangolin commun, le pangolin à longue queue et le pangolin géant toutes classées comme espèces menacées d'extinction sur la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Dans une note rendue publique immédiatement après les interpellations intervenues en mai, le Ministère des Forêts et de la Faune a dénoncé le massacre des pangolins et réaffirmé sa détermination à lutter contre le commerce illégal de ces espèces sur l’ensemble du territoire national.
L’affaire fait actuellement l’objet d’une information judiciaire menée par un juge d’instruction à Yokadouma. S’ils sont reconnus coupables en application de la législation faunique de 2024, les suspects encourent jusqu’à 20 ans d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 50 millions de francs CFA.