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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
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        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sat, 24 Oct 2026 10:03:04 +0200</lastBuildDate>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala : elle retrouve son alliance au doigt de la maîtresse]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-douala-elle-retrouve-son-alliance-au-doigt-de-la-maitresse</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>L’alliance perdue de Marie-Josée retrouvée au doigt de sa rivale
à Bonapriso. Le fait divers rocambolesque qui a piégé un mari
infidèle.

Une simple erreur de g...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Alliance-de-Mariage011224500.jpg" alt="Cameroun - Douala : elle retrouve son alliance au doigt de la maîtresse" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;alliance perdue de Marie-Jos&eacute;e retrouv&eacute;e au doigt de sa rivale &agrave; Bonapriso. Le fait divers rocambolesque qui a pi&eacute;g&eacute; un mari infid&egrave;le.</p>
<p>Une simple erreur de gravure a fait s&rsquo;effondrer l&rsquo;&eacute;difice du mensonge d&rsquo;Edouard N., architecte de 42 ans &agrave; Douala.</p>
<p>Marie-Jos&eacute;e a cherch&eacute; pendant deux mois. Elle a fouill&eacute; son domicile de Bali, &agrave; Douala 1er. En vain. Puis elle a tendu un pi&egrave;ge. Et ce mardi, dans un salon de coiffure, tout a bascul&eacute;.</p>
<h2>Bonapriso : le myst&egrave;re de l&rsquo;alliance perdue</h2>
<p>L&rsquo;affaire commence par une disparition banale. Marie-Jos&eacute;e ne retrouve plus son alliance. Deux mois passent. Elle a beau retourner chaque recoin de la maison conjugale &agrave; Bali, Douala 1er, rien.</p>
<p>Edouard N., son mari, devient pressant. &laquo; En mode mari jaloux &raquo;, &eacute;crit <strong>Cameroon Tribune</strong> : sa femme devait retrouver cette alliance au plus vite. L&rsquo;architecte de 42 ans ne s&rsquo;explique pas la perte du bijou. Il exige.</p>
<p>La situation se complique quand Marie-Jos&eacute;e commence &agrave; soup&ccedil;onner une autre femme. Une concubine pr&eacute;sum&eacute;e. Elle le dit &agrave; son &eacute;poux. La r&eacute;ponse fuse : &laquo; Je fais quoi avec &ccedil;a ? J&rsquo;ai la mienne ! &raquo; Edouard balaie l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;un revers de main.</p>
<p>Puis le destin s&rsquo;en m&ecirc;le.</p>
<h2>Une erreur de gravure qui change tout</h2>
<p>Samedi dernier, V&eacute;ronique, une amie de Marie-Jos&eacute;e, pousse la porte d&rsquo;un salon de coiffure &agrave; Bonapriso. Elle attend son tour. Une cliente, rayonnante, raconte son bonheur &agrave; qui veut l&rsquo;entendre. Son homme vient de lui offrir une bague de fian&ccedil;ailles.</p>
<p>La femme agite la main gauche. Un jonc en or brille &agrave; son annulaire. &laquo; Le joaillier a n&eacute;anmoins fait une erreur en gravant l&rsquo;int&eacute;rieur du jonc &raquo;, rapporte-t-elle. Au lieu de son pr&eacute;nom, Marie-Jeannine, il a marqu&eacute; &laquo; Marie-Jos&eacute;e &raquo;. Mais une rectification suivra, assure-t-elle.</p>
<p>V&eacute;ronique ne perd pas une miette de la sc&egrave;ne. Elle filme discr&egrave;tement, pr&eacute;vient son amie. Marie-Jos&eacute;e est inform&eacute;e. Elle transmet &agrave; son mari. Edouard lui r&eacute;pond : &laquo; Calme-toi. Tu iras l&agrave;-bas mardi &agrave; 16h. &raquo;</p>
<h2>Le pi&egrave;ge se referme au salon de coiffure</h2>
<p>Mardi, Marie-Jos&eacute;e demande une permission exceptionnelle &agrave; son travail. Elle arrive au salon de coiffure de Bonapriso avec des produits pour son entretien capillaire. Elle attend. Le hasard fait le reste : Marie-Jeannine entre &agrave; son tour.</p>
<p>Marie-Jos&eacute;e regarde la main gauche. Elle voit la bague. Elle bondit. &laquo; Donne-moi mon alliance ! &raquo; s&rsquo;&eacute;crie-t-elle, selon le r&eacute;cit du quotidien.</p>
<p>Une bagarre &eacute;clate. Les deux femmes se cr&ecirc;pent le chignon. Des produits sont renvers&eacute;s dans le salon. Un casque est &eacute;br&eacute;ch&eacute;. Les clients assistent &agrave; la sc&egrave;ne, m&eacute;dus&eacute;s.</p>
<p>Les forces de l&rsquo;ordre sont appel&eacute;es. Marie-Jos&eacute;e d&eacute;clare sans ambages : &laquo; Elle porte mon alliance. &raquo; Marie-Jeannine, elle, assure que la bague porte ses initiales, &laquo; deux &eacute;toiles &raquo;. Invit&eacute;e &agrave; s&rsquo;expliquer au poste, elle refuse dans un premier temps. Un policier la gronde, la traite de &laquo; Golum &raquo;. Elle finit par retirer la bague.</p>
<h2>Au poste, le fianc&eacute; tombe le masque</h2>
<p>Direction le commissariat. Marie-Jeannine livre sa version : &laquo; Je suis fianc&eacute;e. &raquo; La police demande d&rsquo;o&ugrave; vient cette alliance. Elle appelle son fianc&eacute;.</p>
<p>Edouard N. d&eacute;barque &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de police. Marie-Jos&eacute;e le reconna&icirc;t imm&eacute;diatement comme le propri&eacute;taire de la bague. Le pot aux roses est d&eacute;couvert.</p>
<p>Le mari est attendu &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de police. L&rsquo;alliance est d&eacute;pos&eacute;e, pi&egrave;ce &agrave; conviction. Cameroon Tribune ne pr&eacute;cise pas, &agrave; ce stade, les suites judiciaires r&eacute;serv&eacute;es &agrave; Edouard N. ni les charges &eacute;ventuelles retenues contre lui.</p>
<p>Une question, une seule, flotte d&eacute;sormais &agrave; Bonapriso : que dire &agrave; une &eacute;pouse qui a pass&eacute; deux mois &agrave; chercher un bijou que son mari avait offert &agrave; une autre ?</p>
<h2>Quand le fait divers r&eacute;v&egrave;le la soci&eacute;t&eacute;</h2>
<p>Derri&egrave;re la com&eacute;die de m&oelig;urs, il y a une r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e. L&rsquo;infid&eacute;lit&eacute; n&rsquo;est pas un d&eacute;lit au Cameroun, mais l&rsquo;abus de confiance sur des biens du couple peut, lui, poser question. Le Code p&eacute;nal camerounais r&eacute;prime le d&eacute;tournement d&rsquo;objets mobiliers lorsque la valeur ou les circonstances l&rsquo;exigent. L&rsquo;alliance, bien qu&rsquo;objet symbolique, reste un bien mat&eacute;riel.</p>
<p>L&rsquo;affaire rappelle aussi la place du comm&eacute;rage et des r&eacute;seaux sociaux dans la r&eacute;solution des conflits conjugaux &agrave; Douala. V&eacute;ronique, l&rsquo;amie, n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; : elle a film&eacute;, pr&eacute;venu, organis&eacute;. Le salon de coiffure, espace traditionnellement f&eacute;minin et social, est devenu le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;une confrontation publique. Le policier qui traite la mise en cause de &laquo; Golum &raquo; en dit long sur le ton de l&rsquo;intervention.</p>
<p>Rien ne dit que Marie-Jos&eacute;e obtiendra r&eacute;paration. Mais l&rsquo;histoire est d&eacute;j&agrave; partag&eacute;e, comment&eacute;e, moqu&eacute;e. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre, pour elle, une forme de justice.</p>
<hr>
<p><strong>Qu&rsquo;est-il arriv&eacute; &agrave; l&rsquo;alliance perdue de Marie-Jos&eacute;e ?</strong><br>Elle a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e au doigt de Marie-Jeannine, la ma&icirc;tresse pr&eacute;sum&eacute;e de son mari. Ce dernier avait offert le bijou &agrave; sa fianc&eacute;e en pr&eacute;textant une erreur de gravure du joaillier.</p>
<p><strong>O&ugrave; se sont d&eacute;roul&eacute;s les faits ?</strong><br>Dans un salon de coiffure de Bonapriso, &agrave; Douala, apr&egrave;s des rep&eacute;rages de l&rsquo;amie de Marie-Jos&eacute;e.</p>
<p><strong>Qui a pr&eacute;venu Marie-Jos&eacute;e ?</strong><br>C&rsquo;est V&eacute;ronique, une amie, qui a entendu Marie-Jeannine se vanter de son alliance au salon de coiffure et qui a discr&egrave;tement film&eacute; la sc&egrave;ne.</p>
<p><strong>Y a-t-il eu une plainte ou une garde &agrave; vue ?</strong><br>L&rsquo;article de Cameroon Tribune mentionne un passage au poste de police et le d&eacute;p&ocirc;t de l&rsquo;alliance comme pi&egrave;ce &agrave; conviction. Les suites judiciaires ne sont pas pr&eacute;cis&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 21:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Ct</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ce que Calixthe Beyala affirme sur la mort d’Adja Awa]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-ce-que-calixthe-beyala-affirme-sur-la-mort-dadja-awa</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Adja Awa, morte au SED selon Calixthe Beyala, vivante au Tchad selon
d’autres sources : ce que l’on sait, ce qui n’est pas prouvé.

Un an après sa disparition,...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Hadja-Haoua140926500.webp" alt="Cameroun - Ce que Calixthe Beyala affirme sur la mort d’Adja Awa" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Adja Awa, morte au SED selon Calixthe Beyala, vivante au Tchad selon d&rsquo;autres sources : ce que l&rsquo;on sait, ce qui n&rsquo;est pas prouv&eacute;.</p>
<p>Un an apr&egrave;s sa disparition, la mort d&rsquo;Adja Awa au SED reste une affirmation sans preuve publique et le silence de Yaound&eacute; nourrit toutes les hypoth&egrave;ses.</p>
<p>Une phrase revient dans les r&eacute;dactions camerounaises depuis des mois : &laquo; O&ugrave; est Adja Awa ? &raquo; Elle n&rsquo;a pas de r&eacute;ponse officielle. Elle a des versions. Et ces versions ne s&rsquo;accordent pas.</p>
<h2>Une disparition qui commence par un document</h2>
<p>Tout part d&rsquo;un &laquo; Message Radio Port&eacute; &raquo; dat&eacute; du 23 juillet 2025. Selon plusieurs m&eacute;dias camerounais, un officier sup&eacute;rieur de gendarmerie y ordonnait une interdiction de sortie du territoire et des recherches actives &agrave; Yaound&eacute;, Douala et Maroua, visant Hadja Haoua Aboubakar pour &laquo; appels &agrave; l&rsquo;insurrection et autres &raquo; . Le document n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rendu public par une source officielle ; il circule dans la presse et sur les r&eacute;seaux.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, la vie publique d&rsquo;Adja Awa s&rsquo;arr&ecirc;te. Aucune image r&eacute;cente, aucune d&eacute;claration, aucune apparition. Le silence.</p>
<p>En ao&ucirc;t 2025, les appels se multiplient. Calixthe Beyala s&rsquo;inqui&egrave;te publiquement. L&rsquo;avocate Alice Nkom demande sa lib&eacute;ration et sa protection . L&rsquo;activiste Arol Ketch interpelle :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Mais o&ugrave; est pass&eacute; Adja Hawa ? Que lui ont-ils fait ? &raquo; .</p>
</blockquote>
<h2>Ce que Calixthe Beyala affirme et ce qu&rsquo;elle ne prouve pas</h2>
<blockquote>
<p>Le 12 ao&ucirc;t 2025, Calixthe Beyala &eacute;crit sur les r&eacute;seaux sociaux que &laquo; de nombreux posts font &eacute;tat du meurtre de Mme Hadja Hawa &raquo;, avant d&rsquo;ajouter :</p>
<p>&laquo; &Agrave; ce stade de l&rsquo;information, je ne saurais ni l&rsquo;infirmer ni le confirmer. &raquo; . Elle appelle les journalistes &agrave; enqu&ecirc;ter.</p>
</blockquote>
<p>Cinq mois plus tard, le 14 janvier 2026, elle durcit le ton. Dans une tribune comparant le r&eacute;gime de Paul Biya &agrave; celui d&rsquo;Augusto Pinochet, elle &eacute;crit :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Hadja Awa n&rsquo;est plus parmi nous, comme avant elle, de nombreux Camerounais, disparus dans les locaux de nos arm&eacute;es. &raquo; Elle ajoute : &laquo; Quiconque voudrait nous dire le contraire se doit de filmer Hadja Awa et de diffuser la vid&eacute;o. &raquo; .</p>
</blockquote>
<p><strong>Ce que cela &eacute;tablit :</strong> Calixthe Beyala affirme la mort d&rsquo;Adja Awa au SED. <strong>Ce que cela n&rsquo;&eacute;tablit pas :</strong> aucune preuve publique corps, certificat, t&eacute;moignage direct, images n&rsquo;accompagne cette affirmation. Un article du Journal du Cameroun de septembre 2026 note d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;&laquo; aucune confirmation du t&eacute;moignage attribu&eacute; &agrave; Calixthe Beyala &raquo; n&rsquo;existe, et que la romanci&egrave;re aurait &eacute;voqu&eacute; un corps &laquo; jet&eacute; d&rsquo;un h&eacute;licopt&egrave;re au-dessus de la for&ecirc;t de Bertoua &raquo; une all&eacute;gation qui, elle non plus, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; v&eacute;rifi&eacute;e .</p>
<h2>&nbsp; La version qui change tout : vivante, mais bris&eacute;e</h2>
<p>Le 4 mai 2026, plusieurs m&eacute;dias camerounais publient une information radicalement diff&eacute;rente. Citant des &laquo; sources concordantes &raquo;, ils affirment qu&rsquo;Adja Awa <strong>n&rsquo;est pas morte</strong>. Elle aurait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e, d&eacute;tenue au SED, tortur&eacute;e pendant plusieurs semaines, puis rel&acirc;ch&eacute;e et se serait install&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena, au Tchad .</p>
<p>Le d&eacute;tail est pr&eacute;cis. Le SED, pr&eacute;sente l&rsquo;article, est &laquo; le c&oelig;ur secret du renseignement politique camerounais depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance &raquo; ; la torture y serait &laquo; au programme &raquo; ; la d&eacute;tention se serait d&eacute;roul&eacute;e &laquo; sans avocat, ni famille, ni recours &raquo; .</p>
<p>Et le doute persiste : en septembre 2026, l&rsquo;Association pour la d&eacute;fense des droits des opprim&eacute;s (ADDO) interpelle encore Paul Biya sur &laquo; la disparition &raquo; d&rsquo;Hadja Haoua Aboubakar, notant qu&rsquo;elle &laquo; n&rsquo;est plus apparue publiquement depuis juillet 2025 &raquo; . Si elle &eacute;tait vivante et libre au Tchad, pourquoi les organisations continuent-elles de parler de &laquo; disparition &raquo; ?</p>
<h2>Le pr&eacute;c&eacute;dent qui hante chaque phrase</h2>
<p>Impossible de lire ce dossier sans penser &agrave; Martinez Zogo. Le journaliste d&rsquo;Amplitude FM avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; en janvier 2023 ; son corps avait &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; quelques jours plus tard en banlieue de Yaound&eacute; . Avant lui, Samuel Wazizi &eacute;tait mort en d&eacute;tention apr&egrave;s des articles critiques sur l&rsquo;arm&eacute;e .</p>
<blockquote>
<p>Calixthe Beyala elle-m&ecirc;me convoque ces noms : &laquo; Souvenons-nous de l&rsquo;affaire Martinez Zogo dont les communicants officieux du gouvernement nous disaient qu&rsquo;il &eacute;tait en train de manger de la vip&egrave;re dans un palace alors qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait plus de ce monde ! &raquo; .</p>
</blockquote>
<p>Le parall&egrave;le n&rsquo;est pas une preuve. Mais il explique pourquoi, au Cameroun, le silence officiel n&rsquo;est jamais lu comme un simple silence. Il est lu comme un pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<h2>Ce que les rapports documentent sur le SED</h2>
<p>Le SED n&rsquo;est pas une l&eacute;gende. Amnesty International a document&eacute; &agrave; plusieurs reprises des cas de torture dans ses locaux. En f&eacute;vrier 2026, l&rsquo;organisation a publi&eacute; le cas de Serge Branco Nana, conduit au &laquo; Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense &raquo; apr&egrave;s une &eacute;meute, o&ugrave; il aurait &eacute;t&eacute; &laquo; tortur&eacute; pendant des heures, rou&eacute; de coups et soumis &agrave; des d&eacute;charges &eacute;lectriques dans les parties g&eacute;nitales &raquo; . Le D&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricain mentionne un d&eacute;tenu mort apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; battu dans un &eacute;tablissement du SED pour n&rsquo;avoir pas pu pr&eacute;senter sa carte d&rsquo;identit&eacute; .</p>
<p><strong>Ce que ces rapports &eacute;tablissent :</strong> le SED est un lieu o&ugrave; des actes de torture ont &eacute;t&eacute; document&eacute;s par des organisations cr&eacute;dibles. Ce qu&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;tablissent pas : qu&rsquo;Adja Awa y soit morte. Les deux affirmations sont li&eacute;es par la plausibilit&eacute;, pas par la preuve.</p>
<h2>O&ugrave; en est-on ce 23 octobre 2026 ?</h2>
<p>Aucune communication officielle camerounaise sur le cas Adja Awa n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendue publique. Aucune enqu&ecirc;te judiciaire n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Aucune preuve de vie ou de mort n&rsquo;a &eacute;t&eacute; produite par une source ind&eacute;pendante.</p>
<p>La famille d&rsquo;Issa Tchiroma, selon Camerounweb, a interpell&eacute; Paul Biya en septembre 2026 . L&rsquo;ADDO a &eacute;crit au pr&eacute;sident. Des avocats, des activistes, une romanci&egrave;re c&eacute;l&egrave;bre : tous demandent la m&ecirc;me chose, et aucun n&rsquo;a obtenu de r&eacute;ponse v&eacute;rifiable.</p>
<p>Une question, une seule, r&eacute;sume le dossier : <strong>si Adja Awa est vivante, pourquoi personne ne la voit ? Et si elle est morte, pourquoi personne ne le prouve ?</strong></p>
<hr>
<p><strong>Adja Awa est-elle morte ?</strong><br>Calixthe Beyala affirme qu&rsquo;elle est morte au SED. Des m&eacute;dias camerounais ont rapport&eacute; en mai 2026 qu&rsquo;elle serait vivante au Tchad, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; tortur&eacute;e puis rel&acirc;ch&eacute;e. Aucune preuve publique ne confirme ni l&rsquo;une ni l&rsquo;autre version.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le SED ?</strong><br>Le Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense est un service de renseignement d&eacute;pendant de la pr&eacute;sidence camerounaise. Amnesty International et le D&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricain ont document&eacute; des cas de torture dans ses locaux.</p>
<p><strong>Pourquoi Calixthe Beyala en parle autant ?</strong><br>Elle d&eacute;nonce depuis 2025 ce qu&rsquo;elle pr&eacute;sente comme une disparition d&rsquo;&Eacute;tat, en &eacute;tablissant un parall&egrave;le avec les affaires Martinez Zogo et Samuel Wazizi.</p>
<p><strong>Y a-t-il une enqu&ecirc;te ouverte au Cameroun ?</strong><br>Aucune enqu&ecirc;te judiciaire publique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e &agrave; ce jour. Aucune autorit&eacute; camerounaise n&rsquo;a communiqu&eacute; sur le cas Adja Awa.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 20:12:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bafang : un député, un garde du corps et 12 millions FCFA]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-bafang-un-depute-un-garde-du-corps-et-12-millions-fcfa</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Vidéo virale à Bafang : documents arrachés, délégué du cadastre
muté, 12 millions FCFA en question. Ce que révèle l’affaire.

Une vidéo montre le garde du corps...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Altercation231026500.webp" alt="Cameroun - Bafang : un député, un garde du corps et 12 millions FCFA" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-bafang-un-depute-un-garde-du-corps-et-12-millions-fcfa</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vid&eacute;o virale &agrave; Bafang : documents arrach&eacute;s, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre mut&eacute;, 12 millions FCFA en question. Ce que r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;affaire.</p>
<p>Une vid&eacute;o montre le garde du corps d&rsquo;un d&eacute;put&eacute; arrachant des documents fonciers des mains du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF &agrave; Bafang. Le ministre Henri Eyebe Ayissi a mut&eacute; l&rsquo;agent. Mais derri&egrave;re la sanction, une question : l&rsquo;&Eacute;tat camerounais peut-il encore arbitrer le foncier sans que la force ne prenne le dessus ?</p>
<p>Le litige portait sur le titre foncier de la mairie de Bafang. Une commission d&rsquo;arbitrage avait r&eacute;uni le pr&eacute;fet du Haut-Nkam, le sous-pr&eacute;fet, le d&eacute;put&eacute;, le maire, le chef sup&eacute;rieur et le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre. Un accord avait &eacute;t&eacute; sign&eacute;. Il ne manquait plus que l&rsquo;estampille du chef.</p>
<p>C&rsquo;est &agrave; ce moment pr&eacute;cis que tout a bascul&eacute;.</p>
<h2>Un arbitrage, une chefferie, un document</h2>
<p>Bafang, Haut-Nkam. Un litige foncier oppose depuis des ann&eacute;es la municipalit&eacute; &agrave; plusieurs acteurs locaux autour du titre foncier de la mairie. Pour tenter de le solder, une commission officielle d&rsquo;arbitrage est constitu&eacute;e sous l&rsquo;&eacute;gide des autorit&eacute;s territoriales.</p>
<p>Autour de la table : le pr&eacute;fet du Haut-Nkam, le sous-pr&eacute;fet, le d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo, le maire de Bafang, le chef sup&eacute;rieur et le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF, Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin. Des n&eacute;gociations s&rsquo;engagent. Un accord est trouv&eacute;. Toutes les parties prenantes signent les documents, sauf le chef sup&eacute;rieur, qui attend les repr&eacute;sentants dans son palais pour apposer l&rsquo;ultime estampille.</p>
<p>La sc&egrave;ne qui suit, &agrave; la chefferie, a &eacute;t&eacute; film&eacute;e et diffus&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>Ce que la vid&eacute;o montre</h2>
<p>La s&eacute;quence montre le garde du corps du d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo arrachant de force un document des mains du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin. Le fonctionnaire est insult&eacute; et maltrait&eacute;. La sc&egrave;ne se d&eacute;roule devant t&eacute;moins, dans l&rsquo;enceinte de la chefferie.</p>
<p><strong>Ce que la vid&eacute;o ne montre pas</strong> : le motif exact de la r&eacute;tention. Deux versions s&rsquo;affrontent.</p>
<h2>Les versions qui s&rsquo;opposent</h2>
<p><strong>Version rapport&eacute;e par des sources locales</strong> : apr&egrave;s avoir recueilli la signature du chef sup&eacute;rieur, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aurait tent&eacute; de conserver l&rsquo;ensemble des copies sign&eacute;es, emp&ecirc;chant les autres parties d&rsquo;en obtenir des exemplaires. Le garde du corps serait intervenu pour r&eacute;cup&eacute;rer des documents que le fonctionnaire refusait de restituer.</p>
<p><strong>Ce que cette version implique</strong> : si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; retenait les documents, c&rsquo;&eacute;tait peut-&ecirc;tre pour introduire ult&eacute;rieurement des modifications dans le dossier. Des indiscr&eacute;tions font &eacute;tat d&rsquo;un projet d&rsquo;introduction d&rsquo;&laquo; ayants droit fictifs &raquo; avant la transmission finale. Ces all&eacute;gations restent &agrave; &eacute;tablir.</p>
<p><strong>Version d&eacute;fendue par le camp du d&eacute;put&eacute;</strong> : l&rsquo;intervention du garde du corps visait &agrave; emp&ecirc;cher un fonctionnaire de confisquer des actes officiels sign&eacute;s par toutes les parties. Une source proche du dossier parle d&rsquo;un &laquo; r&eacute;flexe de protection &raquo; face &agrave; une r&eacute;tention jug&eacute;e suspecte.</p>
<p><strong>Ce que personne ne conteste</strong> : la violence de la sc&egrave;ne. Un garde du corps, m&ecirc;me pour r&eacute;cup&eacute;rer un document, n&rsquo;a pas &agrave; maltraiter un fonctionnaire de l&rsquo;&Eacute;tat devant t&eacute;moins.</p>
<h2>Les 12 millions FCFA : all&eacute;gation ou fait &eacute;tabli ?</h2>
<p>C&rsquo;est le chiffre qui circule dans toutes les conversations &agrave; Bafang. Selon des sources concordantes, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin aurait per&ccedil;u <strong>12 millions de FCFA en esp&egrave;ces</strong>, qualifi&eacute;s sur un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de &laquo; frais d&rsquo;honoraires et d&eacute;bours pour les op&eacute;rations de terrain &raquo;.</p>
<p>Le secteur foncier est, au Cameroun, l&rsquo;un des plus perm&eacute;ables aux paiements informels. Le rapport 2025 de la CONAC, pr&eacute;sent&eacute; le 8 octobre 2026, place le foncier parmi les domaines les plus touch&eacute;s par la corruption, avec plus de 10 520 d&eacute;nonciations enregistr&eacute;es. La Cour supr&ecirc;me elle-m&ecirc;me a d&eacute;nonc&eacute;, lors de la rentr&eacute;e judiciaire du 25 f&eacute;vrier 2026, des pratiques &laquo; malsaines &raquo; au sein du MINCAF, allant jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;voquer des titres fonciers retir&eacute;s puis r&eacute;tablis &agrave; plusieurs reprises.</p>
<h2>La mutation : sanction ou &eacute;cran de fum&eacute;e ?</h2>
<p>Le 16 octobre 2026, le ministre Henri Eyebe Ayissi signe une d&eacute;cision d&rsquo;affectation d&rsquo;urgence. Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin est d&eacute;mis de ses fonctions &agrave; Bafang et mut&eacute; dans le d&eacute;partement du Nkam.</p>
<p><strong>Ce que la d&eacute;cision dit</strong> : une mutation. Pas une suspension. Pas une r&eacute;vocation. Pas une mise en examen.</p>
<p><strong>Ce que l&rsquo;opinion locale en retient</strong> : une sanction disciplinaire d&eacute;guis&eacute;e, destin&eacute;e &agrave; &eacute;teindre le scandale populaire plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; sanctionner sur le fond les pratiques d&eacute;nonc&eacute;es. &Agrave; Bafang, personne ne croit &agrave; une simple affectation.</p>
<p>La question est simple : si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; n&rsquo;a rien fait de r&eacute;pr&eacute;hensible, pourquoi le muter en urgence ? Et s&rsquo;il a quelque chose &agrave; se reprocher, pourquoi ne pas ouvrir une enqu&ecirc;te ?</p>
<h2>Ce que cette affaire dit du MINCAF</h2>
<p>Le minist&egrave;re des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonci&egrave;res n&rsquo;en est pas &agrave; son premier scandale. En novembre 2025, Henri Eyebe Ayissi avait d&eacute;j&agrave; suspendu 25 responsables du cadastre pour faute professionnelle grave. En f&eacute;vrier 2026, la Cour supr&ecirc;me a publiquement d&eacute;nonc&eacute; la corruption dans la gestion des titres fonciers, en pr&eacute;sence du ministre lui-m&ecirc;me. En mars 2026, un arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel en rapportait un autre, cr&eacute;ant une cacophonie juridique dans la gestion du foncier.</p>
<p><strong>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas un d&eacute;l&eacute;gu&eacute;. Le probl&egrave;me est un syst&egrave;me.</strong></p>
<p>&Agrave; Douala, le litige des 939 hectares de Dikolo a expropri&eacute; des dizaines de familles dans des conditions contest&eacute;es. Dans le Wouri, le conservateur foncier a annul&eacute; un titre de 289 hectares &agrave; Japoma en juillet 2025. &Agrave; Nsapp&eacute;, un titre foncier annul&eacute; par la justice en juin 2026 continuait d&rsquo;&ecirc;tre vendu en ao&ucirc;t 2026. &Agrave; Douala toujours, le titre de l&rsquo;h&ocirc;tel de &laquo; Claude le Parisien &raquo; a &eacute;t&eacute; annul&eacute; en f&eacute;vrier 2026 : un terrain achet&eacute; 29 millions FCFA en valait 10 milliards.</p>
<p>Chaque fois, les m&ecirc;mes ingr&eacute;dients : des documents, de l&rsquo;argent, des arbitrages opaques, et des fonctionnaires qui changent d&rsquo;affectation.</p>
<h2>Ce que cela co&ucirc;te</h2>
<p>Le foncier n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire de cadastre. C&rsquo;est une affaire de confiance. Chaque titre contest&eacute;, chaque document arrach&eacute;, chaque mutation douteuse envoie un signal aux investisseurs, aux propri&eacute;taires, aux citoyens : <strong>au Cameroun, un papier sign&eacute; ne vaut que ce que celui qui le d&eacute;tient veut bien lui faire valoir.</strong></p>
<p>Le pr&eacute;judice li&eacute; &agrave; la corruption est estim&eacute; par la CONAC &agrave; environ 6,7 milliards de FCFA pour le seul exercice 2025. Ce chiffre ne dit rien des blocages, des chantiers arr&ecirc;t&eacute;s, des ventes annul&eacute;es, des ann&eacute;es de proc&eacute;dure.</p>
<p>Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; est mut&eacute;. Le d&eacute;put&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;. Le document arrach&eacute; a-t-il &eacute;t&eacute; restitu&eacute; ? Aucune source ne le confirme. Une enqu&ecirc;te a-t-elle &eacute;t&eacute; ouverte ? Aucune communication officielle ne l&rsquo;indique.</p>
<p>La question qui reste : <strong>combien de Bafang avant que le syst&egrave;me ne change ?</strong></p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le garde du corps du d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo a-t-il arrach&eacute; un document &agrave; Bafang ?</strong><br>Selon des sources locales, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF retenait les copies sign&eacute;es d&rsquo;un accord foncier, emp&ecirc;chant les autres parties d&rsquo;en obtenir des exemplaires. Le garde du corps est intervenu pour les r&eacute;cup&eacute;rer. Cette version n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par une enqu&ecirc;te officielle.</p>
<p><strong>Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre de Bafang a-t-il &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute; ?</strong><br>Il a &eacute;t&eacute; mut&eacute; dans le d&eacute;partement du Nkam par une d&eacute;cision du ministre Henri Eyebe Ayissi le 16 octobre 2026. Cette mutation est per&ccedil;ue localement comme une sanction disciplinaire d&eacute;guis&eacute;e, mais aucune proc&eacute;dure disciplinaire publique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e.</p>
<p><strong>Les 12 millions de FCFA ont-ils &eacute;t&eacute; pay&eacute;s ?</strong><br>L&rsquo;existence d&rsquo;un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; mentionnant cette somme pour &laquo; frais d&rsquo;honoraires &raquo; a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e par des sources concordantes, mais aucun document n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu public et aucune enqu&ecirc;te n&rsquo;a confirm&eacute; ce paiement &agrave; ce jour.</p>
<p><strong>Le MINCAF est-il un minist&egrave;re corrompu ?</strong><br>La CONAC et la Cour supr&ecirc;me ont document&eacute; des pratiques de corruption r&eacute;guli&egrave;res dans la gestion des titres fonciers au Cameroun. Le MINCAF est r&eacute;guli&egrave;rement cit&eacute; parmi les administrations les plus touch&eacute;es. Cela ne signifie pas que tous ses agents sont corrompus, mais le syst&egrave;me est structurellement vuln&eacute;rable.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 19:25:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Altercation231026500.webp" type="image/webp" length="11112" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Études au Canada : comment un étudiant camerounais peut obtenir son permis d&#039;études]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/etudes-au-canada-comment-un-etudiant-camerounais-peut-obtenir-son-permis-detudes</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Chaque année, des milliers de jeunes Camerounais rêvent d'une
université canadienne. Diplômes reconnus dans le monde entier,
environnement bilingue, possibilité...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Canada_Etudes_23102026.jpg" alt="Études au Canada : comment un étudiant camerounais peut obtenir son permis d&#039;études" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/etudes-au-canada-comment-un-etudiant-camerounais-peut-obtenir-son-permis-detudes</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Chaque ann&eacute;e, des milliers de jeunes Camerounais r&ecirc;vent d'une universit&eacute; canadienne. Dipl&ocirc;mes reconnus dans le monde entier, environnement bilingue, possibilit&eacute; de travailler pendant les &eacute;tudes, perspectives d'installation &agrave; long terme : les raisons ne manquent pas. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Mais entre le r&ecirc;ve et la r&eacute;alit&eacute;, il y a une &eacute;tape que beaucoup sous-estiment. <a href="https://alleraucanada.com/">Aller au Canada</a>, plateforme d'information d&eacute;di&eacute;e &agrave; l'immigration depuis l'Afrique francophone, le constate r&eacute;guli&egrave;rement : le <strong>permis d'&eacute;tudes</strong> est l'&eacute;tape o&ugrave; se jouent la plupart des &eacute;checs.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Ce document, d&eacute;livr&eacute; par Immigration, R&eacute;fugi&eacute;s et Citoyennet&eacute; Canada (IRCC), n'est pas une simple formalit&eacute;. Les dossiers sont examin&eacute;s avec rigueur et un nombre important de demandes sont refus&eacute;es, souvent pour des erreurs &eacute;vitables. Voici, &eacute;tape par &eacute;tape, comment pr&eacute;parer un dossier solide.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Permis d'&eacute;tudes et lettre d'acceptation : ne pas confondre</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Beaucoup d'&eacute;tudiants pensent qu'une admission suffit pour entrer au Canada. Ce n'est pas le cas. Il y a deux documents distincts :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">La lettre d'acceptation</span></strong><span lang="FR-BE"> : elle est d&eacute;livr&eacute;e par l'&eacute;tablissement d'enseignement et confirme votre admission.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l1 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> : il est d&eacute;livr&eacute; par le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral et vous autorise &agrave; s&eacute;journer au Canada pour &eacute;tudier.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes ne se demande qu'<strong>apr&egrave;s</strong> avoir re&ccedil;u votre lettre d'acceptation. Sans elle, aucune demande n'est possible.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 1 : choisir un &eacute;tablissement d'enseignement d&eacute;sign&eacute;</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Vous ne pouvez &eacute;tudier au Canada avec un permis d'&eacute;tudes que dans un <strong>&eacute;tablissement d'enseignement d&eacute;sign&eacute; (EED)</strong>. IRCC publie la liste officielle de ces &eacute;tablissements. Avant de payer des frais de candidature, v&eacute;rifiez que votre &eacute;cole y figure.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Quelques crit&egrave;res pour bien choisir :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le programme</span></strong><span lang="FR-BE"> : il doit correspondre &agrave; votre parcours et &agrave; votre projet professionnel. Un choix incoh&eacute;rent avec votre dossier ant&eacute;rieur est un motif de refus fr&eacute;quent.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le co&ucirc;t total</span></strong><span lang="FR-BE"> : frais de scolarit&eacute;, logement, assurance, transport et alimentation varient fortement d'une province &agrave; l'autre.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">La langue</span></strong><span lang="FR-BE"> : le Qu&eacute;bec offre des programmes en fran&ccedil;ais, tandis que les autres provinces proposent surtout des programmes en anglais, avec quelques options francophones (Ontario, Nouveau-Brunswick, Manitoba).</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l8 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Le type d'&eacute;tablissement</span></strong><span lang="FR-BE"> : universit&eacute;, coll&egrave;ge ou c&eacute;gep, chaque fili&egrave;re a ses avantages en termes de dur&eacute;e, de co&ucirc;t et d'insertion professionnelle.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Pensez aussi &agrave; comparer plusieurs &eacute;tablissements. Candidater dans deux ou trois &eacute;coles augmente vos chances d'obtenir une admission.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 2 : obtenir la lettre d'acceptation</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Une fois votre &eacute;tablissement choisi, vous d&eacute;posez votre candidature directement aupr&egrave;s de lui. Les pi&egrave;ces demand&eacute;es varient, mais on retrouve g&eacute;n&eacute;ralement :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">les relev&eacute;s de notes et dipl&ocirc;mes (Baccalaur&eacute;at, Probatoire, licence, etc.),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">une preuve de ma&icirc;trise de la langue (TCF, TEF, IELTS ou TOEFL selon le cas),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">une lettre de motivation,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">un curriculum vitae,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l0 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">une copie du passeport.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Conservez pr&eacute;cieusement la lettre d'acceptation. Elle sera le document central de votre demande de permis.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Conseil pratique :</span></strong><span lang="FR-BE"> d&eacute;posez votre candidature <strong>au moins 6 &agrave; 9 mois</strong> avant la rentr&eacute;e vis&eacute;e. Les d&eacute;lais d'admission, puis de traitement du permis, s'additionnent.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 3 : le CAQ, obligatoire pour &eacute;tudier au Qu&eacute;bec</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Si vous visez le <strong>Qu&eacute;bec</strong>, une &eacute;tape suppl&eacute;mentaire s'impose : le <strong>Certificat d'acceptation du Qu&eacute;bec (CAQ)</strong>. Il est d&eacute;livr&eacute; par le minist&egrave;re de l'Immigration, de la Francisation et de l'Int&eacute;gration (MIFI) du Qu&eacute;bec.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Sans CAQ, vous ne pouvez pas d&eacute;poser votre demande de permis d'&eacute;tudes aupr&egrave;s d'IRCC. La proc&eacute;dure se d&eacute;roule donc en deux temps :</span></p>
<ol style="margin-top: 0cm;" start="1" type="1">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l6 level1 lfo4; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Demande de CAQ</span></strong><span lang="FR-BE"> aupr&egrave;s du gouvernement du Qu&eacute;bec.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l6 level1 lfo4; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Demande de permis d'&eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> aupr&egrave;s d'IRCC, avec le CAQ en main.</span></li>
</ol>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Les d&eacute;lais de traitement du CAQ peuvent &ecirc;tre de plusieurs semaines. Anticipez cette &eacute;tape d&egrave;s la r&eacute;ception de votre lettre d'acceptation. Dans les autres provinces, le CAQ n'est pas requis, mais certaines exigent une <strong>attestation provinciale (AAP)</strong> : v&eacute;rifiez-le aupr&egrave;s de votre &eacute;tablissement.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 4 : constituer sa preuve de fonds</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">C'est l'&eacute;l&eacute;ment qui p&egrave;se le plus lourd dans l'&eacute;valuation de votre dossier. L'agent d'IRCC doit &ecirc;tre convaincu que vous pouvez financer :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">vos <strong>frais de scolarit&eacute;</strong> de la premi&egrave;re ann&eacute;e,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">vos <strong>frais de subsistance</strong> (logement, nourriture, transport),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">les <strong>frais de voyage</strong> aller-retour,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l5 level1 lfo5; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">ceux des <strong>personnes &agrave; charge</strong> qui vous accompagnent, le cas &eacute;ch&eacute;ant.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Les montants minimaux de subsistance sont fix&eacute;s par IRCC et r&eacute;vis&eacute;s r&eacute;guli&egrave;rement. <strong>V&eacute;rifiez toujours le montant en vigueur</strong> sur le site officiel avant de constituer votre dossier.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Parmi les justificatifs accept&eacute;s :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">relev&eacute;s bancaires des <strong>quatre derniers mois</strong>,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">attestation de prise en charge d'un parent ou d'un tuteur, accompagn&eacute;e de ses relev&eacute;s et justificatifs de revenus,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">certificat de d&eacute;p&ocirc;t garanti (CPG) pour certains profils,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l4 level1 lfo6; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">preuve de bourse ou de financement.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Si c'est un parent qui finance vos &eacute;tudes, la <strong>tra&ccedil;abilit&eacute; des fonds</strong> est essentielle. Un d&eacute;p&ocirc;t massif et soudain sur un compte est un signal d'alerte pour l'agent. Pour estimer votre budget r&eacute;el avant de vous lancer, consultez notre guide sur le <a href="https://alleraucanada.com/budget-immigration-canada/">budget pour immigrer au Canada</a>.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 5 : r&eacute;unir le dossier complet</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Au-del&agrave; de la preuve de fonds, voici les pi&egrave;ces &agrave; pr&eacute;parer pour une demande de permis d'&eacute;tudes :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">passeport valide</span></strong><span lang="FR-BE"> (couvrant la dur&eacute;e des &eacute;tudes),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">lettre d'acceptation</span></strong><span lang="FR-BE"> de l'&eacute;tablissement d&eacute;sign&eacute;,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">CAQ</span></strong><span lang="FR-BE"> (pour le Qu&eacute;bec) ou <strong>AAP</strong> (selon la province),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">photos</span></strong><span lang="FR-BE"> conformes aux exigences,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">preuve de fonds</span></strong><span lang="FR-BE">,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">lettre d'explication</span></strong><span lang="FR-BE"> (voir ci-dessous),</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">r&eacute;sultats d'examen m&eacute;dical</span></strong><span lang="FR-BE">, si requis,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">certificat de police</span></strong><span lang="FR-BE">, si requis,</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l2 level1 lfo7; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">preuves d'attaches</span></strong><span lang="FR-BE"> avec le Cameroun.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">La <strong>lettre d'explication</strong> est un document cl&eacute;. Elle doit exposer, en termes clairs et honn&ecirc;tes, pourquoi vous choisissez ce programme, ce que vous comptez faire apr&egrave;s vos &eacute;tudes, et pourquoi vous quitterez le Canada &agrave; l'expiration de votre permis si votre statut ne vous permet pas d'y rester. &Eacute;vitez les textes g&eacute;n&eacute;riques copi&eacute;s sur internet : les agents les rep&egrave;rent facilement.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Pour les <strong>preuves d'attaches</strong>, pensez &agrave; tout ce qui montre que votre vie est ancr&eacute;e au Cameroun : famille, emploi ou promesse d'emploi, biens, projets professionnels apr&egrave;s les &eacute;tudes.</span></p>
<h3><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Eacute;tape 6 : d&eacute;poser la demande et suivre le traitement</span></h3>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">La demande se d&eacute;pose <strong>en ligne</strong> sur le portail d'IRCC. Vous cr&eacute;ez un compte, remplissez les formulaires, t&eacute;l&eacute;versez vos documents et payez les frais. Les <strong>donn&eacute;es biom&eacute;triques</strong> (empreintes et photo) sont ensuite &agrave; fournir dans un centre de r&eacute;ception agr&eacute;&eacute;. Pour les candidats camerounais, ce sont les centres de collecte de donn&eacute;es biom&eacute;triques les plus proches, &agrave; Yaound&eacute; ou &agrave; Douala selon les dispositions en vigueur.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Quelques rep&egrave;res pratiques :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l7 level1 lfo8; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Frais de dossier</span></strong><span lang="FR-BE"> : ils sont fix&eacute;s par IRCC et peuvent &eacute;voluer. V&eacute;rifiez-les avant de payer.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l7 level1 lfo8; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">D&eacute;lais de traitement</span></strong><span lang="FR-BE"> : ils varient selon la p&eacute;riode et le volume de demandes. IRCC publie des estimations sur son site.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l7 level1 lfo8; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Suivi</span></strong><span lang="FR-BE"> : connectez-vous r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; votre compte pour v&eacute;rifier si des documents suppl&eacute;mentaires sont demand&eacute;s.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Si la demande est accept&eacute;e, vous recevez une <strong>lettre d'introduction</strong>. Elle sera pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; votre arriv&eacute;e au Canada, o&ugrave; l'agent des services frontaliers vous remettra votre permis d'&eacute;tudes.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Les erreurs qui provoquent le plus de refus</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Voici les pi&egrave;ges les plus fr&eacute;quents chez les candidats camerounais :</span></p>
<ol style="margin-top: 0cm;" start="1" type="1">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Preuve de fonds insuffisante ou peu cr&eacute;dible</span></strong><span lang="FR-BE"> : fonds r&eacute;cents, mal justifi&eacute;s, ou inf&eacute;rieurs au minimum exig&eacute;.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Projet d'&eacute;tudes incoh&eacute;rent</span></strong><span lang="FR-BE"> : par exemple, un dipl&ocirc;me de gestion suivi d'une demande dans un domaine sans lien, sans explication.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Lettre d'explication faible</span></strong><span lang="FR-BE"> : trop vague, copi&eacute;e, ou ne d&eacute;montrant pas de plan clair.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Documents incomplets ou illisibles</span></strong><span lang="FR-BE"> : un document manquant ou mal scann&eacute; ralentit ou bloque le dossier.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Faux documents</span></strong><span lang="FR-BE"> : c'est la pire erreur. Une fausse d&eacute;claration peut entra&icirc;ner une interdiction de territoire de plusieurs ann&eacute;es.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l3 level1 lfo9; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Manque d'attaches</span></strong><span lang="FR-BE"> : l'agent doit &ecirc;tre convaincu que vous quitterez le Canada &agrave; la fin de votre s&eacute;jour autoris&eacute;.</span></li>
</ol>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">En cas de refus, vous pouvez d&eacute;poser une nouvelle demande, mais <strong>uniquement apr&egrave;s avoir corrig&eacute; les faiblesses</strong> identifi&eacute;es. Red&eacute;poser le m&ecirc;me dossier sans changement m&egrave;ne presque toujours au m&ecirc;me r&eacute;sultat.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Travailler pendant et apr&egrave;s ses &eacute;tudes</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes ouvre souvent des droits de travail, sous conditions :</span></p>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l9 level1 lfo10; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Pendant les &eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> : un &eacute;tudiant &agrave; temps plein dans un &eacute;tablissement d&eacute;sign&eacute; peut g&eacute;n&eacute;ralement travailler hors campus un nombre limit&eacute; d'heures par semaine, fix&eacute; par IRCC. Les r&egrave;gles &eacute;voluant, v&eacute;rifiez-les sur le site officiel.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l9 level1 lfo10; tab-stops: list 36.0pt;"><strong><span lang="FR-BE">Apr&egrave;s les &eacute;tudes</span></strong><span lang="FR-BE"> : le <strong>Permis de travail postdipl&ocirc;me (PTPD)</strong> permet de travailler au Canada apr&egrave;s l'obtention du dipl&ocirc;me. Son admissibilit&eacute; et sa dur&eacute;e d&eacute;pendent du programme suivi et de l'&eacute;tablissement.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Cette exp&eacute;rience canadienne peut ensuite servir &agrave; d&eacute;poser une demande de <strong>r&eacute;sidence permanente</strong>, notamment via Entr&eacute;e express ou les programmes provinciaux. C'est pourquoi un projet d'&eacute;tudes bien pens&eacute; est souvent la premi&egrave;re pierre d'un projet d'immigration plus large.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Se faire accompagner : utile, mais avec discernement</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Pr&eacute;parer seul un dossier de permis d'&eacute;tudes est possible, mais l'accompagnement peut &eacute;viter des erreurs co&ucirc;teuses, surtout pour la lettre d'explication et la preuve de fonds. M&eacute;fiez-vous toutefois des promesses trop belles : <strong>personne ne peut garantir l'obtention d'un permis</strong>. La d&eacute;cision appartient uniquement &agrave; IRCC.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">L'&eacute;quipe d'Aller au Canada accompagne les candidats dans leur d&eacute;marche d'immigration et d'&eacute;tudes. Vous pouvez consulter les <a href="https://www.alleraucanada.com/nos-services/">services propos&eacute;s</a> pour comprendre comment se d&eacute;roule un accompagnement.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Foire aux questions</span></h2>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Combien de temps faut-il pour obtenir un permis d'&eacute;tudes ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Cela d&eacute;pend de la p&eacute;riode et du volume de demandes. Pr&eacute;voyez plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en comptant l'admission, le CAQ &eacute;ventuel et le traitement f&eacute;d&eacute;ral.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Peut-on &eacute;tudier au Canada sans parler anglais ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Oui, au Qu&eacute;bec et dans certains programmes francophones des autres provinces. Une preuve de niveau de fran&ccedil;ais (TCF ou TEF) sera alors demand&eacute;e.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Faut-il obligatoirement passer par une agence ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Non. Vous pouvez d&eacute;poser votre demande vous-m&ecirc;me. Un accompagnement reste un choix personnel.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Un &eacute;tudiant peut-il venir avec sa famille ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Sous conditions, oui. Le conjoint peut parfois demander un permis de travail, et les enfants peuvent &ecirc;tre scolaris&eacute;s. Cela implique toutefois des fonds suppl&eacute;mentaires &agrave; d&eacute;montrer.</span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="FR-BE">Un refus est-il d&eacute;finitif ?</span></strong></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Non, mais il faut corriger les faiblesses du dossier avant de red&eacute;poser.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">&Agrave; retenir</span></h2>
<ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">Le permis d'&eacute;tudes se demande <strong>apr&egrave;s</strong> la lettre d'acceptation d'un &eacute;tablissement d&eacute;sign&eacute;.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">Pour le <strong>Qu&eacute;bec</strong>, le CAQ est obligatoire avant la demande f&eacute;d&eacute;rale.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">La <strong>preuve de fonds</strong> et la <strong>lettre d'explication</strong> sont les deux piliers du dossier.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">La <strong>coh&eacute;rence</strong> de l'ensemble p&egrave;se plus que le nombre de documents.</span></li>
<li class="MsoNormal" style="mso-list: l10 level1 lfo11; tab-stops: list 36.0pt;"><span lang="FR-BE">V&eacute;rifiez toujours les r&egrave;gles et montants &agrave; jour sur le <a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/etudier-canada/permis-etudes.html">site officiel d'IRCC</a>.</span></li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Une question sur votre projet ? <a href="https://alleraucanada.com/nous-contacter/" target="_blank" rel="noopener">Contactez l'&eacute;quipe d'Aller au Canada</a> pour savoir par o&ugrave; commencer.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Conclusion</span></h2>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">&Eacute;tudier au Canada depuis le Cameroun est un projet r&eacute;aliste, &agrave; condition de le pr&eacute;parer avec m&eacute;thode. Le permis d'&eacute;tudes ne se gagne pas avec un dossier volumineux, mais avec un dossier <strong>coh&eacute;rent, honn&ecirc;te et bien document&eacute;</strong>. Chaque &eacute;tape compte : le choix de l'&eacute;tablissement, la lettre d'acceptation, le CAQ pour le Qu&eacute;bec, la preuve de fonds, puis la demande finale aupr&egrave;s d'IRCC.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="FR-BE">Commencez t&ocirc;t, v&eacute;rifiez chaque information sur les sources officielles, et ne c&eacute;dez jamais &agrave; la tentation des raccourcis ou des faux documents. Un projet d'&eacute;tudes bien construit peut &ecirc;tre le premier pas vers une exp&eacute;rience professionnelle canadienne, puis vers la r&eacute;sidence permanente.</span></p>
<h2><span lang="FR-BE" style="font-size: 12.0pt; line-height: 115%;">Avertissement</span></h2>
<p class="MsoNormal"><em><span lang="FR-BE">Les informations de cet article sont fournies &agrave; titre indicatif. Les r&egrave;gles, montants et d&eacute;lais d'IRCC &eacute;voluent r&eacute;guli&egrave;rement. Consultez toujours le site officiel du gouvernement du Canada avant de d&eacute;poser une demande. Aller au Canada n'est pas un organisme gouvernemental et ne peut garantir l'issue d'une demande.</span></em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 19:17:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Kemta</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Canada_Etudes_23102026.jpg" type="image/jpeg" length="11543" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Okola : un garçon de 6 ans au cœur d’une affaire de viol présumé]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-okola-un-garcon-de-6-ans-au-coeur-dune-affaire-de-viol-presume</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Un garçon de 6 ans aurait été agressé sexuellement à Okola. Un
voisin de 27 ans a été arrêté et déféré à Monatélé. Ce que
l’on sait, ce qui reste à prouver.

À...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/OKOLA231026500.webp" alt="Cameroun - Okola : un garçon de 6 ans au cœur d’une affaire de viol présumé" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-okola-un-garcon-de-6-ans-au-coeur-dune-affaire-de-viol-presume</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Un gar&ccedil;on de 6 ans aurait &eacute;t&eacute; agress&eacute; sexuellement &agrave; Okola. Un voisin de 27 ans a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; et d&eacute;f&eacute;r&eacute; &agrave; Monat&eacute;l&eacute;. Ce que l&rsquo;on sait, ce qui reste &agrave; prouver.</p>
<p>&Agrave; Okola, dans la Leki&eacute;, une all&eacute;gation d&rsquo;agression sexuelle sur un enfant de six ans a conduit un voisin de vingt-sept ans devant le parquet de Monat&eacute;l&eacute;. Le r&eacute;cit local est gla&ccedil;ant. La proc&eacute;dure, elle, ne fait que commencer.</p>
<h2>Okola, la Leki&eacute;, et une histoire qui ne tient pour l&rsquo;instant qu&rsquo;&agrave; un fil</h2>
<p>Okola est une commune du Centre-Cameroun, connue pour ses collines et sa proximit&eacute; avec la capitale. Soixante-cinq mille habitants environ, dont six mille dans la ville m&ecirc;me. C&rsquo;est le genre d&rsquo;endroit o&ugrave; une nouvelle marche vite, port&eacute;e de quartier en quartier, sans passer par les communiqu&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;histoire qui circule ces derniers jours tient en quelques lignes. Un enfant de six ans, pr&eacute;nomm&eacute; Thomas dans le r&eacute;cit transmis, aurait &eacute;t&eacute; victime d&rsquo;une agression sexuelle. L&rsquo;auteur pr&eacute;sum&eacute; : un voisin de vingt-sept ans, Anicet Ebode. L&rsquo;homme aurait &eacute;t&eacute; interpell&eacute;, puis conduit &agrave; la brigade de gendarmerie d&rsquo;Ekabita-Tom, un village du secteur.</p>
<h2>Ce que la proc&eacute;dure laisse entrevoir</h2>
<p>Le r&eacute;cit &eacute;voque une comparution devant le procureur de la R&eacute;publique de Monat&eacute;l&eacute;, chef-lieu du d&eacute;partement de la Leki&eacute;, &agrave; environ soixante-dix kilom&egrave;tres au nord de Yaound&eacute;. Le parquet est l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente pour appr&eacute;cier les suites &agrave; donner &agrave; une garde &agrave; vue et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, ouvrir une information judiciaire.</p>
<p>Dans une affaire de cette nature, le silence des autorit&eacute;s n&rsquo;est pas anormal &agrave; ce stade. Une enqu&ecirc;te pr&eacute;liminaire, des auditions, des examens m&eacute;dico-l&eacute;gaux : tout cela prend du temps. Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas l&rsquo;absence de communication officielle. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est de raconter une histoire &agrave; sa place.</p>
<h2>La loi camerounaise, elle, est claire</h2>
<p>Le Code p&eacute;nal camerounais, en son article 296, punit le viol de peines allant de cinq &agrave; dix ans d&rsquo;emprisonnement. <strong>Lorsque la victime est un enfant, la loi aggrave la r&eacute;pression.</strong> La l&eacute;gislation de 2011 sur la protection de l&rsquo;enfance criminalise par ailleurs toutes les formes d&rsquo;exploitation des mineurs.</p>
<p>Autrement dit : si les faits &eacute;taient &eacute;tablis, le cadre juridique existe. La question n&rsquo;est pas l&rsquo;arsenal l&eacute;gislatif. La question est l&rsquo;effectivit&eacute; de la cha&icirc;ne p&eacute;nale de la plainte au jugement.</p>
<h2>Derri&egrave;re un cas, une r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e</h2>
<p>Il serait malhonn&ecirc;te de r&eacute;duire cette affaire &agrave; un fait isol&eacute;. Les donn&eacute;es disponibles sur le Cameroun dessinent un ph&eacute;nom&egrave;ne plus large.</p>
<p>Une &eacute;valuation men&eacute;e en 2025 dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, aupr&egrave;s de communaut&eacute;s affect&eacute;es par la crise, a identifi&eacute; la violence sexuelle comme l&rsquo;une des formes les plus r&eacute;pandues de violences bas&eacute;es sur le genre chez les enfants : <strong>20,4 % des r&eacute;pondants l&rsquo;ont cit&eacute;e, et le viol seul repr&eacute;sente 18,4 % des cas signal&eacute;s</strong>. Ces chiffres ne concernent pas la Leki&eacute;. Ils disent quelque chose du pays.</p>
<p>Les donn&eacute;es officielles sur les f&eacute;minicides montrent une tendance &agrave; la hausse : cinquante cas recens&eacute;s en 2023, soixante-sept en 2024, soixante-dix-sept en 2025. Les violences sexuelles sur mineurs ne sont pas comptabilis&eacute;es de la m&ecirc;me mani&egrave;re, faute de remont&eacute;e syst&eacute;matique. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment le probl&egrave;me.</p>
<h2>Ce qui va se jouer maintenant</h2>
<p>Deux questions concr&egrave;tes vont d&eacute;terminer la suite.</p>
<p><strong>Premi&egrave;re question : y a-t-il eu plainte formelle, et devant quelle autorit&eacute; ?</strong> Une proc&eacute;dure p&eacute;nale au Cameroun peut &ecirc;tre d&eacute;clench&eacute;e par une plainte de la famille, par un signalement, ou par le parquet lui-m&ecirc;me. Sans acte de proc&eacute;dure identifiable, l&rsquo;affaire reste dans le domaine du r&eacute;cit.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me question : l&rsquo;enfant a-t-il &eacute;t&eacute; pris en charge ?</strong> Au-del&agrave; du volet p&eacute;nal, la prise en charge m&eacute;dico-psychologique d&rsquo;un enfant de six ans victime pr&eacute;sum&eacute;e est une urgence absolue. Les structures sp&eacute;cialis&eacute;es sont rares dans la Leki&eacute;. Les d&eacute;lais comptent.</p>
<h2>Une histoire qui dit aussi quelque chose du silence</h2>
<p>Okola n&rsquo;est pas un cas isol&eacute;. Le Cameroun compte des milliers d&rsquo;enfants dont les agressions ne font l&rsquo;objet d&rsquo;aucune plainte. Par peur. Par honte. Par m&eacute;fiance envers une justice lente et co&ucirc;teuse. Parce que l&rsquo;agresseur est parfois un proche, un voisin, un membre de la famille.</p>
<p>Le r&eacute;cit d&rsquo;Okola, m&ecirc;me non v&eacute;rifi&eacute;, met en lumi&egrave;re une m&eacute;canique connue : la proximit&eacute; comme facteur de risque. Les &eacute;valuations de protection de l&rsquo;enfance le confirment, les espaces domestiques et les abords imm&eacute;diats des maisons figurent parmi les lieux les plus expos&eacute;s.</p>
<p>La suite appartient au parquet de Monat&eacute;l&eacute;. Et &agrave; la famille de l&rsquo;enfant.</p>
<hr>
<p><strong>L&rsquo;homme arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Okola est-il reconnu coupable ?</strong><br>Non. &Agrave; ce stade, il est pr&eacute;sent&eacute; comme un suspect dans un r&eacute;cit non confirm&eacute; officiellement. La justice n&rsquo;a pas rendu de d&eacute;cision publique. La pr&eacute;somption d&rsquo;innocence s&rsquo;applique.</p>
<p><strong>Que pr&eacute;voit la loi camerounaise pour le viol d&rsquo;un enfant ?</strong><br>L&rsquo;article 296 du Code p&eacute;nal r&eacute;prime le viol de cinq &agrave; dix ans d&rsquo;emprisonnement. Des peines aggrav&eacute;es sont pr&eacute;vues lorsque la victime est mineure. La loi de 2011 sur la protection de l&rsquo;enfance criminalise l&rsquo;exploitation des mineurs.</p>
<p><strong>O&ugrave; se situe Okola ?</strong><br>Okola est une commune du d&eacute;partement de la Leki&eacute;, dans la r&eacute;gion du Centre, &agrave; environ vingt-cinq kilom&egrave;tres de Yaound&eacute;. Le chef-lieu du d&eacute;partement, Monat&eacute;l&eacute;, se trouve &agrave; une soixantaine de kilom&egrave;tres plus au nord.</p>
<p><strong>Pourquoi cet article ne cite-t-il pas de sources officielles ?</strong><br>Parce qu&rsquo;aucune source officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendue publique ou n&rsquo;a r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations au moment de la publication. Nous l&rsquo;indiquons explicitement plut&ocirc;t que de combler les vides par des suppositions.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 15:55:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/OKOLA231026500.webp" type="image/webp" length="11048" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Les passions africaines autour du Cameroun]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/les-passions-africaines-autour-du-cameroun</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Les ressources en matières premières de l'Afrique sont si
considérables que les citoyens de très nombreux États africains
pourraient être dix fois plus riches q...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Yaounde_23102026.jpg" alt="Les passions africaines autour du Cameroun" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/les-passions-africaines-autour-du-cameroun</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Les ressources en mati&egrave;res premi&egrave;res de l'Afrique sont si consid&eacute;rables que les citoyens de tr&egrave;s nombreux &Eacute;tats africains pourraient &ecirc;tre dix fois plus riches que les Europ&eacute;ens. Or, dans la r&eacute;alit&eacute;, c'est l'inverse qui se produit. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">La grande majorit&eacute; des gisements de minerais sont contr&ocirc;l&eacute;s par des multinationales occidentales. Rien que dans 37 pays au sud du Sahara, plus d'une centaine de soci&eacute;t&eacute;s cot&eacute;es &agrave; la Bourse de Londres exercent leurs activit&eacute;s. </span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">La plupart d'entre elles sont britanniques, am&eacute;ricaines et fran&ccedil;aises. Elles op&egrave;rent sur la base d'accords de concession. Il s'agit en substance d'une location de gisements qui permet aux &eacute;trangers de percevoir la rente principale de l'exploitation du sous-sol &mdash; jusqu'&agrave; 80-85 % de son volume total &mdash; sans assumer pour autant la moindre responsabilit&eacute; quant aux dommages excessifs caus&eacute;s &agrave; l'environnement et au non-respect des droits des populations locales. Il s'agit de fait d'un syst&egrave;me de n&eacute;ocolonialisme. Les pays du Nord global consid&egrave;rent l'Afrique exclusivement comme une source de ressources. C'est la politique typique de la m&eacute;tropole, qui ne pr&eacute;suppose a priori aucun partage &eacute;quitable des revenus et repose sur l'id&eacute;e que les colonies se contenteront amplement d'une r&eacute;mun&eacute;ration minimale.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Le Cameroun est l'un des pays les plus d&eacute;velopp&eacute;s de l'Afrique tropicale, avec une population d'environ 30 millions d'habitants. La population anglophone y est minoritaire &mdash; environ un cinqui&egrave;me de l'ensemble. Le pays a &eacute;t&eacute; constitu&eacute; en 1961 dans le cadre des fronti&egrave;res territoriales de l'ancienne colonie allemande, que l'Angleterre et la France se sont partag&eacute;e &agrave; l'issue de la Premi&egrave;re Guerre mondiale. En 1961, lors d'un r&eacute;f&eacute;rendum organis&eacute; sous l'&eacute;gide de l'ONU, le Cameroun britannique s'est vu offrir le choix entre le rattachement au Nigeria ou &agrave; la R&eacute;publique du Cameroun. Une situation &eacute;conomique plus favorable au Cameroun a favoris&eacute; le choix en sa faveur. La R&eacute;publique du Cameroun reste aujourd'hui encore un pays relativement stable. Et ce n'est pas seulement parce que, depuis 1982, un seul homme est &agrave; la t&ecirc;te de l'&Eacute;tat, Paul Biya.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Le Cameroun dispose d'importants gisements de p&eacute;trole, ce qui garantit le financement de projets de d&eacute;veloppement. Les conditions y sont acceptables pour l'Afrique &eacute;quatoriale en mati&egrave;re de d&eacute;veloppement agricole &mdash; ce n'est ni le Sahara ni les zones de s&eacute;cheresse totale du nord-est africain. Le niveau d'alphab&eacute;tisation de la population y est globalement &eacute;lev&eacute; &mdash; 70 %, l'un des plus hauts d'Afrique. Certes, le ch&ocirc;mage y est important, environ 30 % &mdash; mais c'est le fl&eacute;au de la plupart des pays africains &agrave; population en croissance rapide. D'ailleurs, la croissance &eacute;conomique devrait r&eacute;duire le ch&ocirc;mage, ce qui signifie que les causes de l'aggravation actuelle ne r&eacute;sident pas l&agrave;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Il est &eacute;vident que le Cameroun est une zone d'int&eacute;r&ecirc;ts pour la France, qui assure 75 % de son &eacute;lectricit&eacute; gr&acirc;ce aux centrales nucl&eacute;aires et utilise l'uranium sah&eacute;lien. Selon le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais E. Macron, les actions de la Russie sur le continent africain ne rel&egrave;vent pas d'une coop&eacute;ration ordinaire. Il s'agit d'une &laquo; pr&eacute;sence hybride &raquo;, men&eacute;e sous les slogans de &laquo; l'aide aux forces politiques affaiblies afin d'en tirer profit &raquo;. &laquo; La France fera tout pour que ce sch&eacute;ma ne se r&eacute;pande pas trop, car je ne crois pas qu'il soit bon pour les peuples africains &raquo;, d&eacute;clarait le pr&eacute;sident fran&ccedil;ais lors de sa visite au Cameroun. Ainsi, en perdant ses positions sur le continent, l'Occident m&egrave;ne activement une activit&eacute; subversive cibl&eacute;e visant &agrave; discr&eacute;diter la Russie et les &Eacute;tats amis de l'Afrique, dans le but d'aggraver les relations bilat&eacute;rales.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Ce qui a particuli&egrave;rement alarm&eacute; Macron, c'est la visite &agrave; Moscou de Joseph Beti Assomo, ministre de la D&eacute;fense du Cameroun, lors de laquelle les parties ont sign&eacute; un accord dans le domaine de la d&eacute;fense et de la s&eacute;curit&eacute;. Apr&egrave;s cela, le ministre fran&ccedil;ais des Arm&eacute;es et d'autres repr&eacute;sentants officiels de Paris ont instamment souhait&eacute; rencontrer Assomo afin de lui faire part de leurs inqui&eacute;tudes concernant cet &laquo; adult&egrave;re politique &raquo;.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">&Agrave; ce propos, la presse fran&ccedil;aise cite l'opinion de ses propres diplomates anonymes : &laquo; Ils (les Russes) visent le Cameroun, carrefour strat&eacute;gique avec un acc&egrave;s au golfe de Guin&eacute;e et &agrave; l'int&eacute;rieur de l'Afrique&hellip; Le Kremlin utilise le ministre de la D&eacute;fense du Cameroun et ses subordonn&eacute;s pour &eacute;tendre son influence. La Russie forme chaque ann&eacute;e de 100 &agrave; 150 de ses officiers et sous-officiers dans ses &eacute;coles militaires. Nous devons intensifier notre coop&eacute;ration militaire si nous ne voulons pas que Yaound&eacute; se retrouve dans l'orbite russe. &raquo;</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Le pr&eacute;sident camerounais Paul Biya est longtemps rest&eacute; un partisan de Paris, ce qui ne convient pas &agrave; Londres. C'est de l&agrave; que proviennent les causes des sentiments s&eacute;paratistes dans la partie anglophone du pays.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">La crise qui a &eacute;clat&eacute; dans le Cameroun anglophone devrait &ecirc;tre examin&eacute;e non seulement sous l'angle des probl&egrave;mes internes de ce pays africain, mais aussi du point de vue de la convergence d'int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;trangers. Ce pays est important pour les Anglo-Saxons, car il pr&eacute;tend au r&ocirc;le de l'un des leaders du continent africain au XXIe si&egrave;cle. Les Am&eacute;ricains sont tr&egrave;s pr&eacute;occup&eacute;s par la progression active de la Chine au Cameroun, principal exportateur du p&eacute;trole camerounais.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Sur le territoire du Cameroun se heurtent les int&eacute;r&ecirc;ts globaux des &Eacute;tats-Unis et de la Chine, qui promeut de la mani&egrave;re la plus active son expansion &eacute;conomique en Afrique et, il y a quelques ann&eacute;es, a annul&eacute; une grande partie de la dette du Cameroun en &eacute;change du renforcement de ses positions.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Pour Washington, l'orientation d'un pays africain aussi important vers P&eacute;kin est inacceptable. La confirmation indirecte de la trace am&eacute;ricaine est &eacute;galement l'activation sur le territoire camerounais des terroristes de &laquo; Boko Haram &raquo; &mdash; la branche africaine de l'&Eacute;tat islamique. La situation dans le pays est d&eacute;stabilis&eacute;e, des conditions pr&eacute;alables sont cr&eacute;&eacute;es pour un changement de pouvoir ou, du moins, pour le passage du conflit &agrave; une phase prolong&eacute;e.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Il est &eacute;vident que la question du statut de la langue est utilis&eacute;e dans le but de d&eacute;stabiliser le pays par les forces terroristes djihadistes de &laquo; Boko Haram &raquo;. L'une des cons&eacute;quences de la croissance de l'influence de l'islam radical au Cameroun est le ralliement de Camerounais, inspir&eacute;s par les appels &agrave; la &laquo; purification de l'islam &raquo; et &agrave; l'instauration des lois de la charia, &agrave; ce groupe arm&eacute; islamiste. Comme dans d'autres pays africains, la radicalisation de l'islam s'accompagne de l'activation de l'activit&eacute; terroriste, ce qui conduit &agrave; l'aggravation de la situation politique int&eacute;rieure, &agrave; la croissance du nombre de r&eacute;fugi&eacute;s, &agrave; la d&eacute;t&eacute;rioration de la situation socio-&eacute;conomique de la population, etc.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Ont &eacute;t&eacute; soumis &agrave; des attaques visant &agrave; la destruction compl&egrave;te de l'&Eacute;tat la Somalie, la Guin&eacute;e-Bissau, la R&eacute;publique centrafricaine, la R&eacute;publique du Soudan du Sud. La Jamahiriya libyenne a &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement d&eacute;truite. On observe une tactique de &laquo; d&eacute;coupage &raquo; de territoires &eacute;chappant au contr&ocirc;le du centre &eacute;tatique au Mali, au Niger, au Tchad, au Nigeria. Plusieurs dizaines d'organisations s&eacute;paratistes op&egrave;rent sur le continent africain, visant &agrave; cr&eacute;er des pseudo-&Eacute;tats ind&eacute;pendants.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span lang="EN-US" style="mso-ansi-language: EN-US;">Dire que la vie de la population anglophone du Cameroun est insupportable serait une grande exag&eacute;ration. Le gouvernement prend des mesures consid&eacute;rables pour assurer le bilinguisme. Les deux langues sont officielles, tous les documents gouvernementaux sont publi&eacute;s dans les deux langues. Six des huit universit&eacute;s du pays sont enti&egrave;rement bilingues. Il s'agit simplement d'un sc&eacute;nario visant &agrave; affaiblir et &agrave; saper les capacit&eacute;s de croissance d'un concurrent potentiel.</span></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 13:24:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Yaounde_23102026.jpg" type="image/jpeg" length="20023" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Université de Yaoundé I: La conférence de la sénatrice PUENE Françoise dit « MAMY NYANGA&quot; annulée]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Doyen de la Faculté des Sciences de l'Éducation avait annoncé en
grande pompe une conférence de la Sénatrice Françoise Puene, alias
Mamy Nyanga, ce jeudi 22...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Francoise_Puene23052024.jpg" alt="Cameroun - Université de Yaoundé I: La conférence de la sénatrice PUENE Françoise dit « MAMY NYANGA&quot; annulée" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Doyen de la Facult&eacute; des Sciences de l'&Eacute;ducation avait annonc&eacute; en grande pompe une conf&eacute;rence de la S&eacute;natrice Fran&ccedil;oise Puene, alias Mamy Nyanga, ce jeudi 22 octobre &agrave; l'amphi 225. Il vient juste d'annoncer par voie de communiqu&eacute; de presse que&nbsp; ladite conf&eacute;rence a &eacute;t&eacute; annul&eacute;e.</p>
<p>Th&egrave;me annonc&eacute; &nbsp;<em>"Leadership entrepreneuriat et r&eacute;ussite sociale"</em> et MBA obtenu en Pologne &agrave; l'appui, l'&eacute;v&eacute;nement faisait d&eacute;j&agrave; pol&eacute;mique.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Cameroun3/Conference_Puene_Middle06.jfif" alt="" width="450" height="691"></p>
<p>Revirement &agrave; quelques heures du rendez-vous : le m&ecirc;me Doyen publie un nouveau communiqu&eacute; pour annoncer le report pur et simple de la conf&eacute;rence.</p>
<p>Selon nos informations, il aurait re&ccedil;u des instructions fermes de sa hi&eacute;rarchie pour annuler. Le titre attribu&eacute; &agrave; la conf&eacute;renci&egrave;re serait au c&oelig;ur de la pol&eacute;mique.</p>
<p>Nous y reviendrons</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 13:41:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Olivier Berhuse</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Francoise_Puene23052024.jpg" type="image/jpeg" length="8853" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala 5è : Ibrahim Hoballah honoré après la réalisation d’une route de 700 millions de FCFA]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Réalisée par la municipalité et l’entreprise MDC, dirigée par
Ibrahim Hoballah, cette infrastructure vise à améliorer la mobilité
des populations. L’entrepreneu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ibrahim_Hoballah_22102026.jpg" alt="Cameroun - Douala 5è : Ibrahim Hoballah honoré après la réalisation d’une route de 700 millions de FCFA" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>R&eacute;alis&eacute;e par la municipalit&eacute; et l&rsquo;entreprise MDC, dirig&eacute;e par Ibrahim Hoballah, cette infrastructure vise &agrave; am&eacute;liorer la mobilit&eacute; des populations. L&rsquo;entrepreneur, install&eacute; au Cameroun depuis pr&egrave;s de 35 ans, a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; au rang de citoyen d&rsquo;honneur de Douala 5e.</p>
<p>Un kilom&egrave;tre de route pour un investissement de 700 millions de FCFA. &Agrave; Douala 5e, cette nouvelle infrastructure, fruit d&rsquo;un partenariat entre la commune dirig&eacute;e par le maire Richard Mfeungwang et l&rsquo;entreprise MDC, marque une &eacute;tape dans l&rsquo;am&eacute;nagement urbain. Au-del&agrave; de l&rsquo;ouvrage, elle illustre la contribution que le secteur priv&eacute; peut apporter aux projets d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif.</p>
<p>Dans une m&eacute;tropole confront&eacute;e &agrave; une urbanisation soutenue, l&rsquo;am&eacute;lioration des voies de circulation demeure un enjeu majeur. Cette route doit faciliter les d&eacute;placements, renforcer l&rsquo;accessibilit&eacute; des zones desservies et soutenir les activit&eacute;s &eacute;conomiques locales.</p>
<p>Pour la municipalit&eacute;, cette collaboration constitue une r&eacute;ponse aux besoins croissants en &eacute;quipements urbains, notamment en mati&egrave;re de voirie et d&rsquo;assainissement. Elle t&eacute;moigne &eacute;galement de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des partenariats public-priv&eacute; pour accompagner les efforts de d&eacute;veloppement local.</p>
<p><strong>Ibrahim Hoballah, entre r&eacute;ussite entrepreneuriale et engagement communautaire</strong></p>
<p>Install&eacute; au Cameroun depuis pr&egrave;s de 35 ans, Ibrahim Hoballah, dirigeant de MDC, a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute; au rang de citoyen d&rsquo;honneur de Douala 5e, selon les informations communiqu&eacute;es lors de la c&eacute;r&eacute;monie. Cette distinction salue son implication dans une initiative pr&eacute;sent&eacute;e comme une contribution au d&eacute;veloppement de la commune.</p>
<p>Pour Aly Juma'a, directeur g&eacute;n&eacute;ral de Hoka Industrie, la r&eacute;ussite entrepreneuriale prend tout son sens lorsqu&rsquo;elle b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement &agrave; la communaut&eacute;.</p>
<p><em>&laquo; Je pense que r&eacute;ussir au Cameroun, c&rsquo;est bien. Monsieur Hoballah s&rsquo;est install&eacute; au Cameroun il y a presque 35 ans. Il a &eacute;t&eacute; accueilli comme chez lui, sur une terre b&eacute;nie. Il a r&eacute;ussi et je pense que la plus belle fa&ccedil;on de prouver sa r&eacute;ussite, c&rsquo;est de contribuer au bien-&ecirc;tre social et au bien de la communaut&eacute; &raquo;</em>, a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>&Eacute;voquant l&rsquo;accueil re&ccedil;u par l&rsquo;entrepreneur et l&rsquo;accompagnement de la municipalit&eacute;, il a exprim&eacute; sa confiance dans la poursuite de cet engagement : <em>&laquo; Ce n&rsquo;est que normal de faire ce qu&rsquo;il va faire et je pense que le meilleur reste encore &agrave; venir. &raquo;</em></p>
<p>Ces propos soulignent une conception de l&rsquo;entrepreneuriat qui associe performance &eacute;conomique et participation au d&eacute;veloppement territorial.</p>
<p><strong>La durabilit&eacute;, prochain d&eacute;fi du projet</strong></p>
<p>Apr&egrave;s l&rsquo;inauguration, l&rsquo;enjeu sera de garantir la qualit&eacute; et la long&eacute;vit&eacute; de l&rsquo;ouvrage. La r&eacute;sistance de la chauss&eacute;e, la gestion des eaux de ruissellement et l&rsquo;entretien r&eacute;gulier seront essentiels pour pr&eacute;server l&rsquo;investissement consenti.</p>
<p>L&rsquo;impact du projet devra aussi &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute; &agrave; travers des r&eacute;sultats concrets : am&eacute;lioration des conditions de circulation, r&eacute;duction des contraintes de d&eacute;placement et meilleur acc&egrave;s aux quartiers concern&eacute;s. Si cette voie peut contribuer au dynamisme local, elle ne saurait toutefois r&eacute;soudre, &agrave; elle seule, les difficult&eacute;s structurelles de mobilit&eacute; de Douala.</p>
<p>La municipalit&eacute; et MDC affichent leur volont&eacute; de poursuivre leur coop&eacute;ration &agrave; travers d&rsquo;autres r&eacute;alisations. La concr&eacute;tisation de ces projets permettra de mesurer la port&eacute;e de leur engagement et leur capacit&eacute; &agrave; r&eacute;pondre durablement aux attentes des habitants.</p>
<p>Avec cette infrastructure d&rsquo;un kilom&egrave;tre, la Commune d&rsquo;arrondissement de Douala 5e et son partenaire priv&eacute; misent sur la voirie de proximit&eacute; comme levier de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social. La suite d&eacute;pendra de la qualit&eacute; des ouvrages livr&eacute;s, de leur entretien et de la continuit&eacute; des initiatives engag&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 10:54:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Léandre Ndzié</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ibrahim_Hoballah_22102026.jpg" type="image/jpeg" length="15566" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Lycée de Nsam : la rumeur qui a mis le feu à Yaoundé]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-lycee-de-nsam-la-rumeur-qui-a-mis-le-feu-a-yaounde</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>MINESEC dément les rumeurs. Un accident de moto mortel à Nsam a
été confondu avec un renvoi pour coiffure, déclenchant un
vandalisme massif.

Trois élèves sur u...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Lycee-Technique-Nsam221026500.webp" alt="Cameroun - Lycée de Nsam : la rumeur qui a mis le feu à Yaoundé" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-lycee-de-nsam-la-rumeur-qui-a-mis-le-feu-a-yaounde</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>MINESEC d&eacute;ment les rumeurs. Un accident de moto mortel &agrave; Nsam a &eacute;t&eacute; confondu avec un renvoi pour coiffure, d&eacute;clenchant un vandalisme massif.</p>
<p>Trois &eacute;l&egrave;ves sur une moto, un mort, un coma, et une &eacute;cole saccag&eacute;e pour une coupe de cheveux : l'histoire d'une tragique m&eacute;prise &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Le mercredi 21 octobre 2026, trois &eacute;l&egrave;ves du Lyc&eacute;e Technique de Nsam, &agrave; Yaound&eacute; III, ont &eacute;t&eacute; victimes d'un grave accident de moto alors qu'ils se rendaient &agrave; l'&eacute;cole. Le conducteur est d&eacute;c&eacute;d&eacute; sur place, un passager est dans le coma et le troisi&egrave;me est hors de danger. Quelques minutes plus t&ocirc;t, un autre &eacute;l&egrave;ve avait &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; par les surveillants pour une coiffure non conforme. C'est cette co&iuml;ncidence macabre qui a mis le feu aux poudres : croyant &agrave; tort que l'accident &eacute;tait li&eacute; au renvoi, les &eacute;l&egrave;ves ont saccag&eacute; l'&eacute;tablissement. Le MINESEC a d&ucirc; intervenir pour r&eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute;.</p>
<h2>Une matin&eacute;e comme les autres au Lyc&eacute;e de Nsam</h2>
<p>Il est environ 7 heures du matin, ce mercredi 21 octobre 2026, au Lyc&eacute;e Technique de Nsam, dans l'arrondissement de Yaound&eacute; III. Les &eacute;l&egrave;ves arrivent. Certains sont &agrave; pied. D'autres, plus nombreux, utilisent des motos-taxis, faute de transport en commun adapt&eacute;. C'est une routine.</p>
<p>Trois &eacute;l&egrave;ves, pourtant, ont choisi de se serrer sur une seule et m&ecirc;me moto. Une pratique courante, dangereuse, mais tol&eacute;r&eacute;e dans l'urgence des matins scolaires. Ils n'arriveront jamais &agrave; destination.</p>
<h2>Le crash et la confusion</h2>
<p>L'accident est brutal. La moto percute un obstacle (le communiqu&eacute; du MINESEC ne pr&eacute;cise pas les circonstances exactes). Le conducteur, un &eacute;l&egrave;ve, est tu&eacute; sur le coup. Le passager arri&egrave;re est transport&eacute; d'urgence &agrave; l'h&ocirc;pital, dans le coma. Le troisi&egrave;me, miraculeusement, s'en sort indemne.</p>
<p>C'est &agrave; ce moment-l&agrave; que la m&eacute;canique de la rumeur s'enclenche.</p>
<p>Quelques minutes avant le drame, les surveillants du lyc&eacute;e avaient renvoy&eacute; un autre &eacute;l&egrave;ve. Motif : une coiffure non conforme au r&egrave;glement int&eacute;rieur. L'&eacute;l&egrave;ve &eacute;tait sorti de l'enceinte, furieux, sous les yeux de ses camarades.</p>
<p>Quand la nouvelle de l'accident se r&eacute;pand, la rumeur se tord. Les &eacute;l&egrave;ves font le lien. Pour eux, c'est une &eacute;vidence : l'&eacute;l&egrave;ve renvoy&eacute; pour sa coupe de cheveux est mort sur la route en rentrant chez lui. La col&egrave;re monte. Elle ne redescendra pas.</p>
<h2>Le vandalisme : une vengeance aveugle</h2>
<p>La suite, Henri Bomba, le charg&eacute; de communication sp&eacute;ciale du MINESEC, la raconte avec des mots durs. Les &eacute;l&egrave;ves, persuad&eacute;s qu'ils rendent justice &agrave; leur camarade, se d&eacute;cha&icirc;nent. Ils saccagent les bureaux administratifs. Ils d&eacute;truisent le restaurant scolaire. Ils s'attaquent aux v&eacute;hicules gar&eacute;s dans la cour. Les salles informatiques et les tableaux num&eacute;riques sont vandalis&eacute;s.</p>
<p>Les responsables de l'&eacute;tablissement n'ont d'autre choix que de se mettre &agrave; l'abri. La furie est aveugle. Elle frappe des symboles, pas des coupables.</p>
<p>Le calme ne revient qu'apr&egrave;s l'intervention du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III, des Forces de maintien de l'ordre (FMO) et des &eacute;quipes du MINESEC, d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;es sur instruction de la ministre Pr Nalova Lyonga.</p>
<h2>Pourquoi une coupe de cheveux a d&eacute;clench&eacute; l'enfer</h2>
<p>L'histoire est terrible. Et elle dit beaucoup de choses.</p>
<p>D'abord, il y a la vitesse de la d&eacute;sinformation. En quelques minutes, un fait divers (un accident de moto) est devenu une affaire d'&Eacute;tat. Le lien de causalit&eacute; entre le renvoi et l'accident n'a jamais exist&eacute;. Mais il a suffi de deux &eacute;v&eacute;nements rapproch&eacute;s dans le temps pour que la foule y voit une injustice.</p>
<p>Ensuite, il y a la fragilit&eacute; du climat scolaire. Une coupe de cheveux non conforme. Un rappel &agrave; la r&egrave;gle. Et la col&egrave;re gronde. Nsam n'est pas un cas isol&eacute;. Dans de nombreux &eacute;tablissements de Yaound&eacute;, les r&egrave;gles vestimentaires et capillaires sont v&eacute;cues comme des brimades. Le renvoi d'un &eacute;l&egrave;ve pour sa coiffure a &eacute;t&eacute; per&ccedil;u comme une humiliation publique, pas comme une mesure disciplinaire.</p>
<p>Enfin, il y a la question de la responsabilit&eacute;. Les &eacute;l&egrave;ves ont d&eacute;truit leur propre outil de travail. Les tableaux num&eacute;riques, les ordinateurs, les bureaux, tout cela co&ucirc;te de l'argent. De l'argent public. Et les cons&eacute;quences p&egrave;seront sur des milliers d'&eacute;l&egrave;ves qui n'ont rien demand&eacute;.</p>
<p>Le MINESEC a d&eacute;menti formellement. Mais un d&eacute;menti ne r&eacute;pare pas des bureaux saccag&eacute;s. Il ne ram&egrave;ne pas non plus l'&eacute;l&egrave;ve d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; la vie.</p>
<h2>Un lyc&eacute;e &agrave; reconstruire, une confiance &agrave; r&eacute;tablir</h2>
<p>Le Lyc&eacute;e Technique de Nsam rouvrira ses portes. Les cours reprendront. Mais l'image de l'&eacute;tablissement est &eacute;corn&eacute;e. Les d&eacute;g&acirc;ts mat&eacute;riels sont consid&eacute;rables. Les autorit&eacute;s n'ont pas communiqu&eacute; de chiffrage exact, mais les descriptions (salles informatiques, v&eacute;hicules, tableaux num&eacute;riques) laissent deviner une facture lourde.</p>
<p>Pour les familles, c'est la double peine. Celle qui a perdu un enfant dans l'accident. Et celles qui d&eacute;couvrent que le lyc&eacute;e de leurs enfants a &eacute;t&eacute; saccag&eacute; par d'autres enfants.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le MINESEC devra faire un travail de p&eacute;dagogie. Expliquer que la rumeur &eacute;tait fausse. Rappeler que les r&egrave;gles de l'&eacute;cole ne justifient pas la destruction. Et surtout, rassurer les &eacute;l&egrave;ves, qui ont v&eacute;cu une journ&eacute;e de panique.</p>
<p>La situation est sous contr&ocirc;le. Le calme est revenu. Mais les questions restent.</p>
<p>Qui a lanc&eacute; la rumeur du lien entre le renvoi et l'accident ? Les &eacute;l&egrave;ves qui ont saccag&eacute; seront-ils sanctionn&eacute;s ? Les familles des victimes seront-elles indemnis&eacute;es ?</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la direction du Lyc&eacute;e Technique de Nsam ce mercredi soir. Sans succ&egrave;s. Le communiqu&eacute; du MINESEC ne mentionne ni le nom des &eacute;l&egrave;ves impliqu&eacute;s dans l'accident, ni les mesures disciplinaires &agrave; venir.</p>
<p>Une chose est certaine : cette journ&eacute;e du 21 octobre 2026 restera dans les m&eacute;moires de Nsam. Pour le pire.</p>
<hr>
<p><strong>Que s'est-il pass&eacute; au Lyc&eacute;e Technique de Nsam le 21 octobre 2026 ?</strong><br>Trois &eacute;l&egrave;ves se sont rendus &agrave; l'&eacute;cole sur une seule moto et ont eu un grave accident. Le conducteur est mort, un passager est dans le coma. Croyant &agrave; tort que l'accident &eacute;tait li&eacute; au renvoi d'un camarade pour une coupe de cheveux, des &eacute;l&egrave;ves ont saccag&eacute; l'&eacute;tablissement.</p>
<p><strong>Pourquoi les &eacute;l&egrave;ves ont-ils saccag&eacute; le lyc&eacute;e ?</strong><br>Ils ont cru que l'&eacute;l&egrave;ve renvoy&eacute; pour une coiffure non conforme &eacute;tait celui qui &eacute;tait d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans l'accident. Il n'en &eacute;tait rien. Le MINESEC a d&eacute;menti ce lien de causalit&eacute;.</p>
<p><strong>Qui est intervenu pour r&eacute;tablir le calme ?</strong><br>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III, les Forces de maintien de l'ordre (FMO) et les &eacute;quipes du MINESEC, sur instruction de la ministre Pr Nalova Lyonga.</p>
<p><strong>Y a-t-il eu des arrestations ?</strong><br>Aucune information publique ne confirme d'arrestations &agrave; ce stade. Les autorit&eacute;s n'ont pas communiqu&eacute; sur les suites judiciaires ou disciplinaires.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Lycee-Technique-Nsam221026500.webp" type="image/webp" length="16404" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Jean de Dieu Momo : la dette de 7 500 euros qui bloque l’État]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-jean-de-dieu-momo-la-dette-de-7-500-euros-qui-bloque-letat</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Condamné en France pour injures, Jean de Dieu Momo n’a pas payé.
Me Zeifman menace de saisir les avoirs du Cameroun. 

Une amende de 7 500 euros, une condamnati...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Jeandedieu-Momo171024500.jpg" alt="Cameroun - Jean de Dieu Momo : la dette de 7 500 euros qui bloque l’État" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Condamn&eacute; en France pour injures, Jean de Dieu Momo n&rsquo;a pas pay&eacute;. Me Zeifman menace de saisir les avoirs du Cameroun.&nbsp;</p>
<p>Une amende de 7 500 euros, une condamnation ex&eacute;cutoire depuis janvier 2024, et un ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Justice qui refuse de payer : l&rsquo;affaire Momo-Zeifman n&rsquo;est plus une querelle d&rsquo;avocats, c&rsquo;est un test pour l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e au Cameroun.</p>
<p>Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate au Barreau de Paris et pr&eacute;sidente du R&eacute;seau international des femmes avocates, a annonc&eacute; le 21 octobre 2026 son intention de faire saisir les avoirs de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun en France pour recouvrer une cr&eacute;ance de 7 500 euros issue d&rsquo;une condamnation de la cour d&rsquo;appel de Paris du 24 janvier 2024 contre Jean de Dieu Momo, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre de la Justice. Deux ans apr&egrave;s une d&eacute;cision ex&eacute;cutoire, la somme n&rsquo;a toujours pas &eacute;t&eacute; vers&eacute;e. Une somme d&eacute;risoire pour un &Eacute;tat. Mais un symbole qui p&egrave;se lourd.</p>
<h2>Une insulte n&eacute;e sur WhatsApp</h2>
<p>Tout commence en mai 2020. Dans un groupe WhatsApp nomm&eacute; &laquo; Lawyers Forum &raquo;, qui r&eacute;unit des juristes camerounais et d&rsquo;origine camerounaise exer&ccedil;ant au Cameroun ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, Me Zeifman partage un extrait vid&eacute;o d&rsquo;une chanson du groupe fran&ccedil;ais Sinsemilia. Jean de Dieu Momo, alors avocat et membre du groupe, r&eacute;agit. Selon les &eacute;l&eacute;ments rapport&eacute;s par la presse, il la traite de &laquo; pisseuse &raquo;. Elle lui reproche son manque d&rsquo;&eacute;l&eacute;gance. Il en rajoute : &laquo; Les guenons ont plus de classe que certaines esp&egrave;ces inconnues &raquo;.</p>
<p>La conversation d&eacute;rape. D&rsquo;autres membres quittent le groupe. Me Zeifman adresse une lettre ouverte au Premier ministre de l&rsquo;&eacute;poque. Un texte plus virulent est publi&eacute; sur une page Facebook li&eacute;e au nom du ministre, o&ugrave; le p&egrave;re d&eacute;c&eacute;d&eacute; de l&rsquo;avocate est qualifi&eacute; de &laquo; criminel &raquo;.</p>
<p>Me Zeifman porte plainte en 2020 devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.</p>
<h2>Une condamnation, deux ans, z&eacute;ro paiement</h2>
<p>Le 8 novembre 2022, la 17e chambre correctionnelle condamne Jean de Dieu Momo pour &laquo; injures publiques en raison de l&rsquo;origine &raquo; envers Me Zeifman. La peine : 1 000 euros d&rsquo;amende et pr&egrave;s de 6 500 euros de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts et frais de justice. Soit un total de 7 500 euros, conform&eacute;ment &agrave; ce que rapportent plusieurs sources.</p>
<p>Le ministre fait appel. Le 24 janvier 2024, la cour d&rsquo;appel de Paris confirme la condamnation. La d&eacute;cision devient ex&eacute;cutoire.</p>
<p>Deux ans passent. La somme n&rsquo;est pas vers&eacute;e. Me Zeifman affirme avoir multipli&eacute; les d&eacute;marches amiables. Sans r&eacute;sultat. Elle &eacute;voque un point de d&eacute;saccord connexe : le paiement de ses obligations fiscales en France. Selon elle, Jean de Dieu Momo affirme les avoir r&eacute;gl&eacute;es, une version que contredirait un courrier de l&rsquo;administration fiscale en sa possession.</p>
<p>Le 21 octobre 2026, elle passe &agrave; l&rsquo;offensive. Dans une lettre adress&eacute;e au pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya, elle annonce son intention de faire pratiquer une saisie-attribution sur les comptes de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun en France, afin de recouvrer la somme due, accessoires l&eacute;gaux compris.</p>
<p>Elle soul&egrave;ve un obstacle pratique majeur : selon elle, aucun huissier de justice au Cameroun ne serait en mesure d&rsquo;intervenir utilement, en raison de menaces dont ces officiers minist&eacute;riels auraient fait l&rsquo;objet et de l&rsquo;opposition du ministre. Nous n&rsquo;avons pas pu v&eacute;rifier ces all&eacute;gations aupr&egrave;s d&rsquo;un huissier de justice exer&ccedil;ant au Cameroun.</p>
<h2>Pourquoi une si petite somme est un si gros probl&egrave;me</h2>
<p>Le montant est d&eacute;risoire. 7 500 euros, soit environ 5 millions de FCFA. &Agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du budget de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais, c&rsquo;est une goutte d&rsquo;eau.</p>
<p>Et c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment pour cela que l&rsquo;affaire est grave.</p>
<p>Un &Eacute;tat qui refuse de payer une condamnation de 7 500 euros envoie un signal. Il dit que l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e n&rsquo;est pas absolue. Il dit qu&rsquo;un ministre peut, de fait, se soustraire &agrave; une d&eacute;cision de justice &eacute;trang&egrave;re. Il dit que la fonction prot&egrave;ge.</p>
<p>Me Zeifman le formule sans d&eacute;tour : elle craint que Jean de Dieu Momo ne voie dans son appartenance au gouvernement une &laquo; protection de fait &raquo; contre l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions de justice. Elle rappelle que &laquo; nul ne peut invoquer sa fonction pour &eacute;chapper &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; de la chose jug&eacute;e &raquo;.</p>
<p>La question d&eacute;passe le cas personnel. Elle touche &agrave; la cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais &agrave; l&rsquo;international. Un pays qui ne respecte pas les d&eacute;cisions de justice rendues contre ses propres dirigeants peut-il exiger des investisseurs &eacute;trangers qu&rsquo;ils respectent les leurs ?</p>
<p>Il y a aussi la question de la saisie. Menacer de saisir les avoirs d&rsquo;un &Eacute;tat en France n&rsquo;est pas anodin. C&rsquo;est une proc&eacute;dure lourde, rarement utilis&eacute;e pour des sommes aussi modestes. Mais elle est juridiquement possible. Et elle envoie un message : m&ecirc;me une petite cr&eacute;ance peut d&eacute;clencher une crise diplomatique si elle n&rsquo;est pas honor&eacute;e.</p>
<h2>Ce que l&rsquo;affaire dit du rapport du Cameroun au droit</h2>
<p>Jean de Dieu Momo n&rsquo;est pas n&rsquo;importe quel ministre. Il est ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre de la Justice. C&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;il est, dans l&rsquo;organigramme de l&rsquo;&Eacute;tat, l&rsquo;un de ceux qui incarnent la rigueur juridique.</p>
<p>L&rsquo;ironie est cinglante. Un homme charg&eacute; de veiller au respect de la loi est accus&eacute; de ne pas respecter une d&eacute;cision de justice. Et il n&rsquo;est pas sanctionn&eacute;.</p>
<p>L&rsquo;affaire rappelle d&rsquo;autres dossiers. Le Cameroun a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; ces derni&egrave;res ann&eacute;es dans plusieurs proc&eacute;dures arbitrales. Le pays tra&icirc;ne une dette de plus de 652 milliards de FCFA en obligations arbitrales. Chaque nouvelle condamnation non ex&eacute;cut&eacute;e ajoute &agrave; la r&eacute;putation d&rsquo;un &Eacute;tat qui n&eacute;gocie, conteste, mais paie rarement sans y &ecirc;tre contraint.</p>
<p>Me Zeifman, de son c&ocirc;t&eacute;, n&rsquo;en est pas &agrave; son premier combat. Elle est l&rsquo;avocate des ayants droit du journaliste Martinez Zogo, assassin&eacute; en 2023. Elle fait l&rsquo;objet de campagnes de d&eacute;nigrement sur les r&eacute;seaux sociaux et dans certains m&eacute;dias camerounais. Son bras de fer avec Jean de Dieu Momo n&rsquo;est qu&rsquo;un front parmi d&rsquo;autres.</p>
<p>Me Zeifman a pr&eacute;venu : elle est ouverte &agrave; une issue amiable, &agrave; condition que la somme soit int&eacute;gralement pay&eacute;e ou qu&rsquo;un engagement s&eacute;rieux, dat&eacute; et v&eacute;rifiable soit pris.</p>
<p>L&rsquo;&Eacute;tat camerounais n&rsquo;a pas r&eacute;pondu publiquement. Nous avons tent&eacute; de joindre le service de presse du minist&egrave;re de la Justice. Sans succ&egrave;s au moment d&rsquo;&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>La question reste enti&egrave;re : le Cameroun va-t-il payer 7 500 euros pour pr&eacute;server son image, ou laisser le dossier pourrir jusqu&rsquo;&agrave; la saisie ?</p>
<p>La r&eacute;ponse en dira long sur la place du droit dans la gouvernance.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Jean de Dieu Momo a-t-il &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en France ?</strong><br>Il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; en novembre 2022 par la 17e chambre correctionnelle de Paris pour &laquo; injures publiques en raison de l&rsquo;origine &raquo; envers Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, des propos tenus en 2020 dans un groupe WhatsApp de juristes camerounais. La cour d&rsquo;appel de Paris a confirm&eacute; la condamnation le 24 janvier 2024.</p>
<p><strong>Combien doit-il payer ?</strong><br>7 500 euros, soit environ 5 millions de FCFA, incluant l&rsquo;amende et les dommages et int&eacute;r&ecirc;ts.</p>
<p><strong>A-t-il pay&eacute; ?</strong><br>Non. Me Zeifman affirme que la somme n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; vers&eacute;e, malgr&eacute; des d&eacute;marches amiables. Elle annonce son intention de faire saisir les avoirs de l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun en France.</p>
<p><strong>Pourquoi l&rsquo;&Eacute;tat du Cameroun est-il concern&eacute; alors que la condamnation vise un ministre ?</strong><br>Parce que Me Zeifman consid&egrave;re que l&rsquo;&Eacute;tat est responsable de l&rsquo;ex&eacute;cution des d&eacute;cisions de justice rendues contre ses agents. Elle menace de saisir les comptes de l&rsquo;&Eacute;tat en France pour obtenir le paiement.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 22:17:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Drame de Ndogbong : 25 comprimés après une rupture]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-drame-de-ndogbong-25-comprimes-apres-une-rupture</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>À Ndogbong, une rupture amoureuse a failli virer au drame. Melvine a
avalé 25 comprimés. Léopold raconte les dernières heures.

Une dispute pour 5 000 FCFA de t...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Faux-medicaments190824500.jpg" alt="Cameroun - Drame de Ndogbong : 25 comprimés après une rupture" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; Ndogbong, une rupture amoureuse a failli virer au drame. Melvine a aval&eacute; 25 comprim&eacute;s. L&eacute;opold raconte les derni&egrave;res heures.</p>
<p>Une dispute pour 5 000 FCFA de transport, des messages d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s, des beignets partag&eacute;s le samedi, et une poign&eacute;e de cachets aval&eacute;e dans une cuisine &agrave; Ndogbong.</p>
<p>L&eacute;opold S., &eacute;tudiant de 25 ans, a racont&eacute; au quotidien *<strong>Cameroon Tribune</strong>* comment sa compagne, Melvine T., 22 ans, a ing&eacute;r&eacute; une vingtaine de comprim&eacute;s samedi dernier dans leur studio &agrave; Ndogbong, quartier Carrefour Zachman, dans l'arrondissement de Douala V. La jeune femme venait de lui annoncer la fin de leur relation apr&egrave;s une dispute survenue mardi. L'histoire aurait pu s'arr&ecirc;ter l&agrave;. Mais le r&eacute;cit de L&eacute;opold, reconstitu&eacute; heure par heure, r&eacute;v&egrave;le une m&eacute;canique de d&eacute;sespoir o&ugrave; chaque message, chaque silence, chaque geste a pes&eacute;.</p>
<h2>Un couple fragile, une promesse d'avenir</h2>
<p>L&eacute;opold a 25 ans. Il est &eacute;tudiant. Melvine en a 22. Ils se sont mis ensemble en 2024. Ils vivent dans un studio &agrave; Ndogbong, quartier Carrefour Zachman, dans l'arrondissement de Douala V. Il n'a pas d'emploi stable. Mais il a une promesse : celle de devenir &laquo; futur administrateur civil &raquo;, une promesse que le quotidien ne d&eacute;taille pas, mais qui pesait visiblement lourd dans l'&eacute;quilibre du couple.</p>
<p>Melvine est enceinte. La paternit&eacute; n'est pas contest&eacute;e, mais l'article mentionne que L&eacute;opold a &eacute;t&eacute; pris de doutes. Sa m&egrave;re, &eacute;crit le journal, a sugg&eacute;r&eacute; une interruption volontaire de grossesse.</p>
<h2>Mardi, la dispute de trop</h2>
<p>Tout bascule mardi dernier. Une dispute &eacute;clate au sujet de 5 000 FCFA pour le transport. Le ton monte. L&eacute;opold rapporte une phrase de Melvine : &laquo; Je t'ai dit de bloquer ! &raquo;. La suite est plus dure. Melvine jette les affaires de L&eacute;opold dehors. Elle lui lance : &laquo; Je te laisse avec un petit probl&egrave;me &raquo;.</p>
<p>Le journal pr&eacute;cise un d&eacute;tail qui change la lecture de l'affaire : Melvine avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la &laquo; nourrice du rival &raquo; &agrave; Bonamoussadi, et y avait partag&eacute; un repas. Nous n'avons pas pu identifier ce rival, ni confirmer cette information aupr&egrave;s d'une source ind&eacute;pendante.</p>
<h2>Mercredi : les messages du d&eacute;sespoir</h2>
<p>Mercredi soir, L&eacute;opold tente de rattraper le coup. Il envoie des messages. Des messages de deuil, d&eacute;j&agrave;. &laquo; Nous avons pass&eacute; de bons moments ensemble, mais je ne veux pas te faire de la peine &raquo;, &eacute;crit-il. Melvine r&eacute;pond. Elle demande 5 000 FCFA.</p>
<p>Lui, il voit rouge. Il &eacute;voque des messages trouv&eacute;s dans le t&eacute;l&eacute;phone de la jeune femme, &eacute;chang&eacute;s avec une certaine Laure. &laquo; Il est urgent que tu t'expliques &raquo;, &eacute;crit-il. Puis il l&acirc;che : &laquo; J'ai fait le deuil &raquo;. Le message est dat&eacute; de 17 heures.</p>
<h2>Samedi : les beignets, le dernier espoir, et les 25 comprim&eacute;s</h2>
<p>Samedi, L&eacute;opold se rend &agrave; Ndogbong. Il la trouve attabl&eacute;e avec une amie, Berthe. Elles mangent des beignets. Elles l'invitent. Il s'assoit. Il demande une derni&egrave;re fois s'il y a un espoir. Melvine lui r&eacute;pond : &laquo; Si je te dis &ccedil;a, c'est que c'est d&eacute;j&agrave; fait &raquo;.</p>
<p>L&eacute;opold se l&egrave;ve. Il sort. Il aurait dit : &laquo; Je dois penser &agrave; mon avenir &raquo;.</p>
<p>Puis le drame. La porte s'ouvre. Melvine court dans la cuisine. Elle attrape une grosse poign&eacute;e de comprim&eacute;s. Elle les avale avec de l'eau. Berthe tente de l'arr&ecirc;ter. Trop tard. Melvine sort en courant, enjambe un caniveau. Elle titube. Elle s'&eacute;croule au carrefour Zachman.</p>
<p>Les sapeurs-pompiers arrivent. Ils la conduisent &agrave; l'h&ocirc;pital. Le journal conclut par une phrase ambigu&euml; : &laquo; Aux derni&egrave;res nouvelles, il avait repris conscience hier matin. &raquo; Le pronom &laquo; il &raquo; laisse planer le doute. Nous n'avons pas pu joindre la r&eacute;daction de *<strong>Cameroon Tribune</strong>* pour clarifier ce point.</p>
<h2>Pourquoi une rupture fait-elle autant de d&eacute;g&acirc;ts ?</h2>
<p>L'histoire de L&eacute;opold et Melvine n'est pas un fait divers isol&eacute;. C'est le miroir d'une jeunesse sous pression.</p>
<p>Il y a d'abord la pr&eacute;carit&eacute;. Un studio &agrave; Ndogbong. Un homme sans emploi stable, mais avec une promesse de statut. Une femme enceinte. 5 000 FCFA qui d&eacute;clenchent une dispute. Ce n'est pas une question d'argent. C'est une question de survie symbolique.</p>
<p>Il y a ensuite le silence. Melvine est pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; la nourrice d'un autre. Elle partage un repas. Elle ne dit rien. L&eacute;opold d&eacute;couvre des messages. Il menace, il supplie, il fait le deuil. La communication est un champ de mines.</p>
<p>Il y a enfin le geste. 25 comprim&eacute;s. Une poign&eacute;e. Ce n'est pas un appel &agrave; l'aide. C'est une tentative. Le genre de geste qu'on ne raconte pas dans les communiqu&eacute;s de presse, mais qui arrive tous les jours dans les quartiers de Douala.</p>
<p>Le journal ne dit pas si Melvine a surv&eacute;cu. Il ne dit pas non plus si l'enfant a &eacute;t&eacute; touch&eacute;. Ce sont des questions que le lecteur se pose. La r&eacute;daction ne les a pas pos&eacute;es.</p>
<p>L&eacute;opold a parl&eacute;. Il a racont&eacute;. Il a dit qu'il ne croyait pas &agrave; cette histoire. Le journal ne pr&eacute;cise pas ce qu'il entend par l&agrave;.</p>
<p>Melvine, elle, est &agrave; l'h&ocirc;pital. Ou peut-&ecirc;tre rentr&eacute;e chez elle. On ne sait pas. L'affaire n'a pas fait l'objet d'une plainte publique. La police n'a pas communiqu&eacute;.</p>
<p>Ce qui reste, c'est un r&eacute;cit. Celui d'une rupture qui a mal tourn&eacute;. Et la question qui tourne en boucle : &agrave; quel moment aurait-on pu l'emp&ecirc;cher ?</p>
<hr>
<p>**<strong>Que s'est-il pass&eacute; &agrave; Ndogbong samedi dernier ?</strong>**<br>Selon le r&eacute;cit de L&eacute;opold S. publi&eacute; par *Cameroon Tribune*, sa compagne Melvine T., 22 ans, a aval&eacute; une grosse poign&eacute;e de comprim&eacute;s apr&egrave;s qu'il a quitt&eacute; leur studio. Elle a &eacute;t&eacute; transport&eacute;e &agrave; l'h&ocirc;pital.</p>
<p>**<strong>Pourquoi L&eacute;opold et Melvine se sont-ils disput&eacute;s ?</strong>**<br>Le journal rapporte une dispute survenue mardi au sujet de 5 000 FCFA de frais de transport, qui a d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute; en rupture. Melvine a jet&eacute; les affaires de L&eacute;opold et lui a annonc&eacute; la fin de leur relation.</p>
<p>**<strong>Melvine est-elle en vie ?</strong>**<br>Le journal ne le pr&eacute;cise pas clairement. La derni&egrave;re phrase de l'article indique qu'&laquo; il avait repris conscience hier matin &raquo;, sans que l'on sache si le pronom d&eacute;signe Melvine ou L&eacute;opold. Nous n'avons pas pu obtenir de confirmation.</p>
<p>**<strong>L&eacute;opold a-t-il port&eacute; plainte ou &eacute;t&eacute; entendu par la police ?</strong>**<br>Aucune information publique ne confirme qu'une plainte ait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e ou qu'une audition ait eu lieu. Le journal ne mentionne aucune intervention polici&egrave;re.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 17:47:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Disparue après son mariage : le récit glaçant de Virginie]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-disparue-apres-son-mariage-le-recit-glacant-de-virginie</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Virginie E., 35 ans, a disparu un mois après son mariage à Douala.
Retrouvée à Kribi, elle raconte un enlèvement. Son mari doute.

Un aller simple pour Ndogkoti...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Kribi_port090124500.JPG" alt="Cameroun - Disparue après son mariage : le récit glaçant de Virginie" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-disparue-apres-son-mariage-le-recit-glacant-de-virginie</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Virginie E., 35 ans, a disparu un mois apr&egrave;s son mariage &agrave; Douala. Retrouv&eacute;e &agrave; Kribi, elle raconte un enl&egrave;vement. Son mari doute.</p>
<p>Un aller simple pour Ndogkoti qui finit dans une pirogue &agrave; Kribi, une s&oelig;ur qui attend trois semaines avant de s&rsquo;inqui&eacute;ter, et un mari qui, &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, refuse de croire au r&eacute;cit de sa femme.</p>
<p>Virginie E., ing&eacute;nieure en g&eacute;nie civil de 35 ans, a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e dimanche dernier sous la varangue de sa s&oelig;ur &agrave; Douala, amaigrie et h&eacute;b&eacute;t&eacute;e, un peu plus d&rsquo;un mois apr&egrave;s sa disparition le 15 septembre 2026, un mois jour pour jour apr&egrave;s son mariage avec No&euml;l Saturnin T. Elle affirme avoir &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e &agrave; Akwa par un chauffeur inconnu, d&eacute;tenue contre son gr&eacute; dans une maison au bord de l&rsquo;eau &agrave; Kribi, et viol&eacute;e &agrave; r&eacute;p&eacute;tition. Son mari, lui, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse qu&rsquo;il ne croyait pas &agrave; cette histoire.</p>
<h2>Un mariage r&eacute;cent, une disparition en pleine lune de miel</h2>
<p>Le 15 ao&ucirc;t 2026, Virginie et No&euml;l Saturnin se marient &agrave; Douala. Elle a 35 ans, elle est ing&eacute;nieure en g&eacute;nie civil. Lui en a 42, il est ing&eacute;nieur en g&eacute;nie &eacute;lectrique. Le quotidien Cameroon Tribune rapporte que le couple vit alors &agrave; Pk 12, dans le quartier Ngo Njoh, non loin de la C&ocirc;te Douala III.</p>
<p>Un mois plus tard, le 15 septembre, Virginie dispara&icirc;t. No&euml;l rentre ce soir-l&agrave; et ne trouve pas son &eacute;pouse. Vers 23 heures, il l&rsquo;appelle. Aucun num&eacute;ro ne passe.</p>
<p>Le mari alerte la belle-s&oelig;ur, V&eacute;ronique, install&eacute;e &agrave; New Bell (Douala II). La r&eacute;ponse qu&rsquo;elle lui oppose, telle que rapport&eacute;e par Cameroon Tribune : elle n&rsquo;a pas cherch&eacute; sa s&oelig;ur depuis le lendemain du mariage, estimant qu&rsquo;il fallait &laquo; laisser le couple en paix &raquo;. Une phrase qui, &agrave; la relecture, p&egrave;se lourd.</p>
<h2>Ce que Virginie raconte de son mois de disparition</h2>
<p>Le r&eacute;cit qu&rsquo;elle livre &agrave; la police, dimanche dernier, commence par une banalit&eacute; : une r&eacute;union professionnelle &agrave; Akwa, le 15 septembre. &Agrave; la sortie, elle cherche un taxi au carrefour Ancien Dalip. Elle ne trouve rien. Pas de taxi, pas de moto. Elle finit par h&eacute;ler une voiture &laquo; personnelle &raquo;.</p>
<p>Le conducteur la prend &agrave; bord. Ils &eacute;changent. Elle lui indique Ndogkoti comme destination. Puis, selon ses d&eacute;clarations, elle perd connaissance.</p>
<p>Elle &eacute;merge de nuit. Elle entend le conducteur dire : &laquo; Nous sommes arriv&eacute;s. &raquo; Elle demande o&ugrave; ils sont. Il r&eacute;pond : &laquo; &Agrave; Kribi. &raquo; D&eacute;pourvue de volont&eacute;, elle est conduite par un autre inconnu dans une maison au bord de l&rsquo;eau. L&agrave;, un homme lui donne r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; manger. Il entretient aussi des rapports sexuels avec elle &agrave; haute fr&eacute;quence. Elle ne sait pas o&ugrave; sont ses t&eacute;l&eacute;phones. Elle ne songe pas &agrave; fuir.</p>
<p>Jeudi dernier, l&rsquo;inconnu sort. Il ne revient pas. Vendredi, Virginie quitte le logis. Elle croise un homme &laquo; aux deux pagales &raquo; qui lui dit, apr&egrave;s &eacute;change, qu&rsquo;elle se trouve dans une &laquo; maison de p&ecirc;cheurs &raquo;. Il la conduit en pirogue. Une heure sur l&rsquo;eau. Elle touche terre. Elle paie 300 FCFA &agrave; un transporteur b&eacute;n&eacute;vole pour qu&rsquo;il la d&eacute;pose &agrave; moto au centre de Kribi.</p>
<p>La police ne dit rien de sa journ&eacute;e du samedi. Dimanche, en d&eacute;but de soir&eacute;e, elle arrive chez sa s&oelig;ur. C&rsquo;est la maisonn&eacute;e qui rentre de l&rsquo;&eacute;glise qui la d&eacute;couvre sous la varangue. Elle est amaigrie. L&rsquo;air hagard. Press&eacute;e de questions, elle &eacute;clate en sanglots. Elle demande &agrave; boire. Puis elle parle.</p>
<h2>Le doute du mari, le silence de la famille, le trou de la police</h2>
<p>Le d&eacute;tail qui change tout n&rsquo;est pas dans le r&eacute;cit de Virginie. Il est dans la r&eacute;action de son mari. No&euml;l Saturnin, cit&eacute; par Cameroon Tribune, dit qu&rsquo;il ne croit pas &agrave; cette histoire. Il demande &agrave; V&eacute;ronique de &laquo; garder sa s&oelig;ur &raquo;. Nous n&rsquo;avons pas pu joindre No&euml;l Saturnin pour lui demander d&rsquo;expliquer ce doute. Le quotidien ne pr&eacute;cise pas non plus les raisons de sa position.</p>
<p>Une source familiale &eacute;voque une autre piste : Virginie aurait &eacute;t&eacute; &laquo; vendue mystiquement &raquo; par un parent. Une autre mentionne la piste d&rsquo;un &laquo; tradi &raquo;, pour qui l&rsquo;&eacute;pouse de No&euml;l aurait &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e et tu&eacute;e, mais dont la d&eacute;pouille serait retrouv&eacute;e. Un homme d&rsquo;&eacute;glise affirme de son c&ocirc;t&eacute; qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e mais qu&rsquo;elle est en vie.</p>
<p>Ces hypoth&egrave;ses cohabitent, sans preuve publique. Elles disent surtout une chose : dans cette famille, personne ne semble s&rsquo;accorder sur ce qui est arriv&eacute; &agrave; Virginie.</p>
<p>Puis il y a le silence de la police. Les forces de l&rsquo;ordre confirment &ecirc;tre saisies de l&rsquo;affaire. Mais elles ne s&rsquo;expriment ni sur les circonstances exactes de la disparition, ni sur l&rsquo;identit&eacute; du conducteur, ni sur l&rsquo;existence d&rsquo;une maison &agrave; Kribi. Encore moins sur les vingt-quatre heures que Virginie aurait pass&eacute;es entre sa sortie de la maison de p&ecirc;cheurs et son arriv&eacute;e &agrave; New Bell.</p>
<p>Un tel vide documentaire n&rsquo;est pas anodin. Il laisse la porte ouverte &agrave; toutes les lectures, y compris les plus douloureuses pour la victime.</p>
<h2>Ce que ce fait divers dit du traitement des disparitions au Cameroun</h2>
<p>Il faut relire la chronologie. Une femme dispara&icirc;t. Son mari alerte la s&oelig;ur. La s&oelig;ur ne bouge pas. Les recherches commencent &laquo; plus ou moins orthodoxes &raquo;, selon la formule du journal. La police est saisie, mentionne l&rsquo;affaire sur son main courant. Puis un mois s&rsquo;&eacute;coule.</p>
<p>Un mois, c&rsquo;est long. C&rsquo;est le temps qu&rsquo;il faut, dans certaines affaires, pour qu&rsquo;un dossier se referme ou qu&rsquo;une piste se perde. C&rsquo;est aussi, plus prosa&iuml;quement, le temps que met une famille &agrave; r&eacute;aliser qu&rsquo;une disparition n&rsquo;est pas une fugue.</p>
<p>&Agrave; Douala, les disparitions ne sont pas rares. Les r&eacute;cits d&rsquo;enl&egrave;vement &agrave; bord de v&eacute;hicules &laquo; de transport &raquo; non identifi&eacute;s circulent dans les quartiers. Ils alimentent des peurs anciennes, souvent li&eacute;es &agrave; des croyances sur le &laquo; mysticisme &raquo; et les r&eacute;seaux de traite. Le fait que l&rsquo;entourage de Virginie ait imm&eacute;diatement &eacute;voqu&eacute; des pistes &laquo; tradi &raquo; ou mystiques montre &agrave; quel point ces r&eacute;cits structurent l&rsquo;imaginaire collectif.</p>
<p>Virginie a parl&eacute;. La police a une d&eacute;position. Reste &agrave; savoir ce qu&rsquo;elle en fera. Et si la famille, de son c&ocirc;t&eacute;, choisira de la croire.</p>
<p>Car la question n&rsquo;est plus seulement de savoir o&ugrave; elle &eacute;tait pendant un mois. La question est de savoir qui, dans son entourage, avait int&eacute;r&ecirc;t &agrave; ce qu&rsquo;elle disparaisse &nbsp;ou &agrave; ce qu&rsquo;on ne la croie pas &agrave; son retour.</p>
<hr>
<p><strong>Qui est Virginie E., disparue apr&egrave;s son mariage ?</strong><br>Virginie E. est une ing&eacute;nieure en g&eacute;nie civil de 35 ans. Elle a &eacute;pous&eacute; No&euml;l Saturnin T. le 15 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala, avant de dispara&icirc;tre un mois plus tard, le 15 septembre 2026.</p>
<p><strong>O&ugrave; a-t-elle &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e ?</strong><br>Elle a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e sous la varangue de sa s&oelig;ur, &agrave; New Bell (Douala II), le dimanche 18 octobre 2026 en fin de journ&eacute;e, selon les informations de Cameroon Tribune.</p>
<p><strong>Que raconte-t-elle sur sa disparition ?</strong><br>Elle affirme avoir &eacute;t&eacute; enlev&eacute;e &agrave; Akwa par un chauffeur inconnu, avoir perdu connaissance, puis avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;tenue dans une maison au bord de l&rsquo;eau &agrave; Kribi pendant un mois, o&ugrave; elle aurait &eacute;t&eacute; viol&eacute;e.</p>
<p><strong>Pourquoi son mari ne la croit-il pas ?</strong><br>No&euml;l Saturnin T. a d&eacute;clar&eacute; &agrave; la presse qu&rsquo;il ne croyait pas au r&eacute;cit de sa femme et a demand&eacute; &agrave; sa belle-s&oelig;ur de la &laquo; garder &raquo;. Il n&rsquo;a pas pr&eacute;cis&eacute; publiquement les raisons de son doute.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 16:57:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Ct</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Hommage,  Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l&#039;air]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-hommage-roger-moindou-une-voix-qui-ne-se-contentait-pas-de-voyager-dans-lair</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Il est des voix qui ne se contentent pas de voyager dans l’air.
Elles sculptent le silence, apprivoisent les oreilles et déposent
dans la mémoire des empreintes...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Roger_Moindou_21102026.jpg" alt="Cameroun - Hommage,  Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l&#039;air" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Il est des voix qui ne se contentent pas de voyager dans l&rsquo;air. Elles sculptent le silence, apprivoisent les oreilles et d&eacute;posent dans la m&eacute;moire des empreintes que m&ecirc;me les ann&eacute;es les plus cruelles ne parviennent &agrave; effacer. Roger Moindou &eacute;tait de cette &eacute;toffe rare.</p>
<p>Il avait ce don myst&eacute;rieux de faire d&rsquo;une simple prise de parole une signature, d&rsquo;une pr&eacute;sentation un rituel, et de quelques mots une m&eacute;lodie que les auditeurs emportaient avec eux bien apr&egrave;s avoir &eacute;teint leur poste de radio.</p>
<p><strong>&laquo; Ebolowa, la voix du Sud, Moindou ! &raquo;</strong></p>
<p>&Eacute;coutez bien cette formule&hellip; Elle n&rsquo;est pas qu&rsquo;un assemblage de mots. C&rsquo;est une petite cath&eacute;drale sonore, un morceau d&rsquo;histoire suspendu aux l&egrave;vres d&rsquo;un homme qui avait compris que la voix poss&egrave;de son propre alphabet, sa propre musique et ses propres chemins vers l&rsquo;immortalit&eacute;.</p>
<p>Dans le grand th&eacute;&acirc;tre des ondes camerounaises, <strong>Roger Moindou</strong> n&rsquo;&eacute;tait pas un figurant. Il &eacute;tait de ces artisans de la parole qui donnent &agrave; l&rsquo;information une &acirc;me, au micro une personnalit&eacute; et &agrave; leur passage une r&eacute;sonance singuli&egrave;re.</p>
<p>N&eacute; &agrave; Ngou&eacute;tou, dans le d&eacute;partement du Mbam-et-Kim, au sein d&rsquo;une modeste famille vut&eacute;, il a parcouru les chemins de l&rsquo;apprentissage avant de faire de sa passion un m&eacute;tier. Des premi&egrave;res classes &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole sup&eacute;rieure des sciences et techniques de l&rsquo;information et de la communication, il a patiemment fa&ccedil;onn&eacute; son destin, comme le sculpteur arrache une &oelig;uvre au silence de la pierre.</p>
<p>En 1987, la CRTV lui ouvre les portes de son univers professionnel. Direction Ebolowa, cette terre du Sud qui deviendra le berceau de sa renomm&eacute;e radiophonique. L&agrave;-bas, sa voix trouve son paysage, son talent rencontre son public et son nom s&rsquo;accroche aux habitudes d&rsquo;&eacute;coute.</p>
<p>Il y avait dans sa signature quelque chose d&rsquo;un tam-tam identitaire : une mani&egrave;re de convoquer une ville, de r&eacute;veiller une r&eacute;gion et de rappeler qu&rsquo;une voix peut devenir le visage invisible d&rsquo;un territoire.</p>
<p><strong>Roger Moindou faisait entendre Ebolowa, mais c&rsquo;est toute une &eacute;poque qu&rsquo;il faisait r&eacute;sonner.</strong></p>
<p>Pourtant, les hommes de sa trempe ne se laissent pas enfermer dans une seule dimension. En 1995, il quitte les studios pour rejoindre le minist&egrave;re du Tourisme, o&ugrave; il dirige la cellule de communication. Plus tard, apr&egrave;s une sp&eacute;cialisation en marketing international &agrave; l&rsquo;IRIC, il poursuit son parcours &agrave; la Primature comme charg&eacute; d&rsquo;&eacute;tudes.</p>
<p>Du micro aux bureaux de l&rsquo;administration, il change de d&eacute;cor sans abandonner la substance de son art : cette intelligence de la communication qui consiste &agrave; donner aux mots une direction et &agrave; la parole une port&eacute;e.</p>
<p>Mais le destin, parfois, &eacute;crit ses phrases les plus cruelles sans pr&eacute;venir ceux qui doivent les lire.</p>
<p>Le 7 mai 2006, &agrave; Yaound&eacute;, la mort vient interrompre le cours de son existence. Roger Moindou n&rsquo;a que 47 ans. Quarante-sept ann&eacute;es de vie, de r&ecirc;ves, de combats et de paroles&hellip; puis cette fronti&egrave;re myst&eacute;rieuse o&ugrave; la pr&eacute;sence devient souvenir.</p>
<p>La nouvelle tombe. Le temps suspend son souffle. Et quelque part dans l&rsquo;immense maison de la radio, une chaise semble soudain plus vide qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ordinaire.<br>Comment accepter qu&rsquo;une voix qui savait tant remplir l&rsquo;espace puisse un jour laisser derri&egrave;re elle un silence aussi vaste ?<br>Comment concevoir que celui qui avait fait de son nom une ponctuation sonore ne puisse plus jamais reprendre son souffle devant un microphone ?<br>La mort a emport&eacute; l&rsquo;homme. Elle n&rsquo;a cependant pas emport&eacute; toutes les traces de son passage.<br>Car il existe des archives que les machines ne savent pas conserver : celles que l&rsquo;on grave dans les consciences. Il existe des fr&eacute;quences que les &eacute;metteurs ne diffusent pas : celles du souvenir. Et il existe des journalistes dont la v&eacute;ritable r&eacute;daction commence apr&egrave;s leur d&eacute;part, lorsque les g&eacute;n&eacute;rations suivantes racontent ce qu&rsquo;ils ont repr&eacute;sent&eacute;. Roger Moindou appartient &agrave; cette m&eacute;moire-l&agrave;.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, son histoire nous rappelle que le journalisme est aussi une affaire de pr&eacute;sence, de personnalit&eacute; et de cette alchimie inexplicable qui transforme un professionnel en r&eacute;f&eacute;rence.</p>
<p>Les ann&eacute;es ont pass&eacute;. Les &eacute;quipements ont chang&eacute;. Les techniques ont &eacute;volu&eacute;. Les voix se sont succ&eacute;d&eacute; derri&egrave;re les microphones.<br>Mais certaines signatures ne vieillissent pas. Elles attendent simplement qu&rsquo;une m&eacute;moire les r&eacute;veille.<br>Et lorsque le nom de <strong>Roger Moindou</strong> remonte des profondeurs du temps, on croirait entendre, derri&egrave;re le rideau de l&rsquo;absence, les derniers fr&eacute;missements d&rsquo;une &eacute;poque o&ugrave; la radio avait ses magiciens de la parole.</p>
<p><strong>Il est parti avant que son histoire ait fini de se raconter.</strong></p>
<p>Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; le paradoxe des grandes voix : elles quittent le monde, mais laissent derri&egrave;re elles des mots qui refusent de partir.<br>Roger Moindou n&rsquo;a plus de rendez-vous avec l&rsquo;antenne. Il n&rsquo;a plus d&rsquo;horloge &agrave; surveiller, plus de bulletin &agrave; pr&eacute;parer, plus de direct &agrave; n&eacute;gocier.<br>Pourtant, son nom demeure accroch&eacute; &agrave; cette phrase qui a travers&eacute; les ann&eacute;es comme une barque fid&egrave;le sur le fleuve du temps :<br><strong>&laquo; Ebolowa, la voix du Sud, Moindou ! &raquo;</strong></p>
<p>Et si, quelque part, l&rsquo;&eacute;ternit&eacute; poss&eacute;dait un studio, si les disparus pouvaient encore prendre la parole au-del&agrave; des fronti&egrave;res du visible, peut-&ecirc;tre entendrait-on cette signature revenir, port&eacute;e par le vent des souvenirs.<br>Non pour annoncer une nouvelle.<br>Mais pour rappeler au monde qu&rsquo;un homme a v&eacute;cu, qu&rsquo;une voix a compt&eacute; et qu&rsquo;une l&eacute;gende radiophonique ne se r&eacute;sume jamais &agrave; la dur&eacute;e de son &eacute;mission.</p>
<p>Roger Moindou : le corps a rejoint le silence, mais la voix a confi&eacute; son &eacute;ternit&eacute; &agrave; la m&eacute;moire.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 14:28:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Gabriel Kom, Animateur</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun:: Petites balades dans les quartiers chauds de la ville de Douala ]]></title>
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                    <p>Douala, capitale économique du Cameroun, il est 20 heures. C’est
une heure de grande affluence au carrefour Poutoulou non loin de la
place dite Makumba Makumba,...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Prostituees_Cameroun_21102026.jpg" alt="Cameroun:: Petites balades dans les quartiers chauds de la ville de Douala " width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Douala, capitale &eacute;conomique du Cameroun, il est 20 heures. C&rsquo;est une heure de grande affluence au carrefour Poutoulou non loin de la place dite Makumba Makumba, les &eacute;tudiants rentrent de l&rsquo;&eacute;cole, les &laquo; Bayam Selam &raquo; et les &laquo; Sauveteurs &raquo; (commer&ccedil;ants de rue) ont presque boucl&eacute; leur journ&eacute;e et beaucoup commencent &agrave; plier bagages.</p>
<p>Sur le trottoir, une jeune fille, la vingtaine environ, est au bras d&rsquo;un prince charmant, habill&eacute;e d&rsquo;un boxer qui laisse &eacute;chapper un string. Elle est &agrave; peine couverte en haut. Tous les regards sont tourn&eacute;s vers elle. Et sans g&egrave;ne, elle continue son chemin, caressant avec une douceur presque provocatrice le bras de son homme.</p>
<p>Elle n&rsquo;est pas seule. Ce genre d&rsquo;habillent est aujourd&rsquo;hui l&eacute;gion dans les rues camerounaises. On les appelle ici les &laquo; DVD &raquo; (Dos et Ventre Dehors). Elles sont nombreuses ces jeunes filles habill&eacute;es en petits hauts &laquo; sexy &raquo; qui sillonnent &agrave; longueur des journ&eacute;es les rues des villes camerounaises. Mais il ne faut surtout pas les interpeller sur ces nouvelles tenues. &laquo; C&rsquo;est la mode &raquo; dit-on ici. Et les modes, il y en a bel et bien au pays des &laquo; feymen &raquo;, ces bandits en col blanc qui n&rsquo;h&eacute;sitent pas &agrave; tuer p&egrave;re et m&egrave;re pour s&rsquo;enrichir. C&rsquo;est la crise socioculturelle. Celle-ci loin d&rsquo;&ecirc;tre un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne de la crise &eacute;conomique est encore plus grave et ses causes multiples.</p>
<p>Sous un ciel mena&ccedil;ant, le vent chaud souffle, faisant plier les hautes herbes. &Agrave; l&rsquo;abri des regards, le carrefour du septi&egrave;me ciel surgit de son &eacute;crin fantomatique. Ici, les habitu&eacute;s savent pourquoi il y sont.</p>
<p>&Agrave; Douala, capitale &eacute;conomique du <strong>Cameroun</strong>, particuli&egrave;rement &agrave; ce carrefour, quand le soleil tourne le dos &agrave; la surface de la terre, laissant libre pouvoir aux ombres de la nuit. C&rsquo;est toute une autre forme de vie qui s&rsquo;ouvre aux amateurs des ambiances nocturnes. Une nouvelle forme de commerce voit le jour en pleine nuit. Que ce soit les vendeurs de cigarettes, de poissons brais&eacute;s, de la viande r&ocirc;tie, du piment... chacun y trouve son compte mais, aussi, il y a aussi ces belles de nuit parfum&eacute;es qui r&ocirc;dent dans le secteur &agrave; la recherche de leurs clients</p>
<p>Voil&agrave;, un samedi soir comme je les aime. Je laisse la maison &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un nouveau flirt avec l&rsquo;intimit&eacute; de la vie nocturne du carrefour du septi&egrave;me ciel, une zone r&eacute;put&eacute;e pour son attitude insomniaque. Ce soir, contrairement &agrave; certaines fois o&ugrave; je sors en compagnie de copains, c&rsquo;&eacute;tait juste le mec qui partait jouir en solo son petit plaisir, sans une quelconque compagnie qui aurait pu &ecirc;tre nuisible &agrave; certaines exp&eacute;riences.</p>
<p>A mon arriv&eacute;e sur la place tant vant&eacute;e &agrave; Douala, je m'arr&ecirc;te chez Bolingo, une buvette bien connue du coin. Entre trois morceaux de musique et un verre &agrave; moiti&eacute; vid&eacute;, il est d&eacute;j&agrave; dix heures trente minutes&nbsp; du soir.</p>
<p>La nuit est jeune dit-on ici. Les jeux de lumi&egrave;re, l&rsquo;exhibitionnisme de certaines filles qui tentent d&rsquo;attirer la client&egrave;le sexuelle, la synchronisation des corps en mouvement, des salutations et des accolades [&hellip;], autour de moi l&rsquo;ambiance gagne de plus en plus en intensit&eacute;. Entre-temps, dans une courte robe moulante, mettant &agrave; l&rsquo;honneur l&rsquo;impeccable architecture de son corps, une jolie demoiselle, assur&eacute;e comme elle seule sur ses pas bien articul&eacute;s fait son apparition.</p>
<p>Il fallait &ecirc;tre aveugle pour ne pas accepter de perdre volontairement quelques secondes de son temps &agrave; regarder son post&eacute;rieur; une v&eacute;ritable mine de tentation. Elle arrive avec son corps remplit d&rsquo;attirance, sa bouche pleine de s&eacute;duction. Ses habits, son regard, sa beaut&eacute; [&hellip;], elle mobilisait autour d&rsquo;elle une bonne partie de la salle, accroch&eacute;e &agrave; son charme. Ne me demandez surtout pas si, moi aussi, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; s&eacute;duit.</p>
<p>Ici, le train de la modernisation est en marche et plus personne ne peut l&rsquo;arr&ecirc;ter. La morale kantienne rel&egrave;ve d&rsquo;une autre &eacute;poque. Ici, on veut vivre. Peu importe la mani&egrave;re.</p>
<p>Soudain, une chose exceptionnelle vient de se passer : la gazelle s&rsquo;assoit juste &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi. On dirait une esp&egrave;ce invisible a exauc&eacute; ma demande en secret. Le parfum de la jeune femme me rappelle ma derni&egrave;re conqu&ecirc;te &agrave; la plage de Limb&eacute; dans le sud-ouest du Cameroun.</p>
<p>En tant que vraie attaquante comme on les appelle ici, elle m&rsquo;a devanc&eacute;, pr&eacute;textant vouloir savoir quelle heure il est. &Agrave; peine arriv&eacute;e, je doute fort qu&rsquo;elle en ait eu r&eacute;ellement besoin. D&rsquo;ailleurs, je remarque qu&rsquo;elle a un sourire facile et une g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; douteuse. Peut-&ecirc;tre &eacute;tait-ce sa mani&egrave;re d&rsquo;entamer la conversation avec moi. Ce qui ne m&rsquo;a d&eacute;rang&eacute; en rien. Au contraire !</p>
<p>Le premier contact est &eacute;tabli. Chacun de son c&ocirc;t&eacute; est sur ses gardes : pas question de tomber dans une esp&egrave;ce d&rsquo;impolitesse anticip&eacute;e. Mais, apr&egrave;s deux ou trois plaisanteries, on s&rsquo;est l&acirc;ch&eacute;s un peu. Ce qui a facilit&eacute; le dialogue, qui sera une suite m&eacute;morable.</p>
<p>Selon ses dires, sans h&eacute;sitations, elle m'a confi&eacute; qu'elle f&ecirc;tait ce samedi ses 26 ans et qu'elle en voulait profiter pour le faire loin des regards des connaissances et amis</p>
<p>Il est bient&ocirc;t minuit et je commence &agrave; m'ennuyer. La jeune fille que je pr&eacute;nomme Juliette ne cesse d'ingurgiter le Johnny Black Label que j'ai command&eacute; &agrave; mon arriv&eacute;e.</p>
<p>Au bout de deux heures d'&eacute;change, ma bouteille &eacute;tait d&eacute;j&agrave; &agrave; moiti&eacute; vide, sans oublier les deux gros poissons brais&eacute;s qu'elle venait de gominer.</p>
<p>L&rsquo;ambiance s&rsquo;intensifie. L&rsquo;espace est de plus en plus chauff&eacute;. Entre-temps, je viens d&rsquo;apprendre que Juliette est travailleuse de sexe. Donc, contrairement &agrave; mes premi&egrave;res id&eacute;es, elle n&rsquo;est pas au club pour se relaxer &agrave; cause de son anniversaire. Elle y est pour travailler. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est son m&eacute;tier depuis tant&ocirc;t trois ans. Dans l&rsquo;intervalle, elle s&rsquo;arrange pour faire de moi un nouveau client.</p>
<p>Plus l&rsquo;heure avance, plus le club devient de plus en plus compact. Les h&eacute;lices des ventilateurs ne peuvent presque rien contre la chaleur. Juliette me tient toujours compagnie. Alors qu&rsquo;une bonne partie de la salle bouge au rythme du tube plan&eacute;taire &laquo; Coller la petite &raquo;, Juliette essaie plut&ocirc;t d&rsquo;esquisser son sourire &agrave; certains admirateurs, pendant qu&rsquo;elle maintient notre conversation. M&ecirc;me si par moment elle para&icirc;t un peu ennuy&eacute;e par la curiosit&eacute; de certaines de mes questions. Me voyant toujours timide, Juliette commen&ccedil;a &agrave; se poser des questions. La frustration pour elle et pour beaucoup d&rsquo;autres pratiquantes, parfois, est de passer toute la nuit &agrave; charmer une client&egrave;le de plus en plus difficile, puis rentrer &agrave; la maison sans un centime.</p>
<p>A 1h du matin, Juliette a bien voulu sortir une cigarette, peut-&ecirc;tre &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;apaiser son angoisse. Mais, le fait que je ne fume pas, elle se cherche plut&ocirc;t un soulagement dans son verre de Black Label vid&eacute;e d&rsquo;une seule gorg&eacute;e.</p>
<p>On avance vers les deux heures du matin. Elle ne sait toujours pas si elle pourra n&eacute;gocier avec moi pour le reste de la nuit. C&rsquo;est ainsi que quelqu&rsquo;un l&rsquo;a salu&eacute; de la main. C&rsquo;est un client de longue date. Elle s&rsquo;est gentiment excus&eacute;e pour rejoindre le type.</p>
<p>Une dizaine de minutes apr&egrave;s, Juliette est de retour, mais avec un visage beaucoup plus d&eacute;tendu qu&rsquo;avant, car elle a pu trouver un client. Apr&egrave;s le club, elle va passer du temps avec ce touriste qu&rsquo;elle a rencontr&eacute; pour une fois sur une plage.</p>
<p>Il est bient&ocirc;t trois heures du matin. La fatigue se fait sentir. Si certains refusent de partir et jurent de rentrer chez eux &agrave; l&rsquo;aube, d&rsquo;autres profitent d&rsquo;aller se reposer ou de s&rsquo;offrir quelque chose de plus intime. Le temps pour Juliette de me dire au revoir et de retrouver le monsieur qui l&rsquo;attend dans une grosse cylindr&eacute;e &agrave; l'ext&eacute;rieure, l&rsquo;air impatient. Et moi de payer ma lourde note et de retourner chez moi..</p>
<p>Les histoires de ce genre sont rares m'a-t-on dit car, au Carrefour du septi&egrave;me ciel &agrave; Douala, on ne l&acirc;che pas une cliente quand elle accepte d'&ecirc;tre &agrave; vos c&ocirc;t&eacute;s pour toute une soir&eacute;e... Peut-&ecirc;tre je suis un "Mougou" . &nbsp;</p>
<p><em>1- Mougou signifie en jargon local, un ignorant</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 11:02:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Hugues Seumo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Prostituees_Cameroun_21102026.jpg" type="image/jpeg" length="5000" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes  brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet]]></title>
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                    <p>Les enquêtes ont été initialement bafouées. Un collectif des
défenseurs des droits humains  a multiplié entre juillet et août
dernier, des dénonciations et des...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Simieu_21102026.jpg" alt="Cameroun - Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes  brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-triste-anniversaire-28-10-202128-10-2026-trois-jeunes-brules-vifs-a-la-chefferie-fondjomekwet</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les enqu&ecirc;tes ont &eacute;t&eacute; initialement bafou&eacute;es. Un collectif des d&eacute;fenseurs des droits humains &nbsp;a multipli&eacute; entre juillet et ao&ucirc;t dernier, des d&eacute;nonciations et des actions pour exiger leurs r&eacute;ouvertures. Le Minjustice et le Minat ont &eacute;t&eacute; &eacute;galement saisis. On attend la suite de l&rsquo;affaire&hellip;Un rassemblement populaire et pacifique est annonc&eacute; le 10 d&eacute;cembre 2026 pour exiger Justice pour Simieu.</p>
<p>L&rsquo;affaire n&rsquo;est pas close. Le 28 octobre 2026, cela fera cinq ans d&eacute;j&agrave; &nbsp;que trois jeunes gens suspect&eacute;s d&rsquo;avoir commis un vol chez le fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; du chef du village Fondjomekwet ont &eacute;t&eacute; tortur&eacute;s et &nbsp;brul&eacute;s vifs par des populations et des personnes pr&eacute;sent&eacute;es comme des serviteurs du chef <strong>Yves Djoumbissi&eacute; Kamga</strong> &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la chefferie de ce groupement de l&rsquo;arrondissement de Bandja.&nbsp;</p>
<p>Charlie Tchikanda, directeur ex&eacute;cutif de la ligue des droits et des libert&eacute;s (Ldl), organisation de d&eacute;fense des droits humains bas&eacute;e &agrave; Bafoussam et active depuis plus de 30 ans, est engag&eacute; &agrave; mouiller le maillot afin que les autorit&eacute;s judiciaires de la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest &nbsp;se penchent sur ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler l&rsquo;affaire de justice populaire &agrave; Fondjomekwet ou l&rsquo;affaire <strong>Simieu</strong>.</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, il tient &agrave; ce que le procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s de la cour d&rsquo;appel de l&rsquo;Ouest &agrave; Bafoussam instruit la reprise des enqu&ecirc;tes initi&eacute;es en 2021 suite &agrave; ce drame survenu dans la nuit du 27 au 28 octobre de cette ann&eacute;e.&nbsp;</p>
<p>Le d&eacute;fenseur des droits humains d&eacute;nonce un d&eacute;ni de justice ou une politique &laquo; de deux poids, deux mesures &raquo; en &eacute;tablissant &nbsp;un parall&egrave;le entre les affaires Baloum et Fondjomekwet. &laquo; Les termes de notre d&eacute;nonciation sont clairs. Il ne s&rsquo;agit pour le procureur et ses auxiliaires d&rsquo;ouvrir une nouvelle enqu&ecirc;te. Il est question de retrouver le fond du dossier des enqu&ecirc;tes initi&eacute;es en 2021 et de relancer l&rsquo;audition des protagonistes ou des pr&eacute;sum&eacute;s auteurs de cet acte de justice populaire &raquo;, explique-t-il.</p>
<p>En effet dans le communiqu&eacute; N&deg;006/EX/LDL/2026 sign&eacute; par Charlie en date du 27 juillet 2026, la Ligue des Droits et Libert&eacute;s condamne la justice populaire qui a conduit &agrave; l'ex&eacute;cution de deux suspects de vol &agrave; Baloum, et souligne que ce ph&eacute;nom&egrave;ne est un crime de sang. &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p>
<p>Elle appelle &agrave; la reprise imm&eacute;diate de l'enqu&ecirc;te sur des incidents similaires pass&eacute;s et insiste sur la n&eacute;cessit&eacute; de respecter les droits humains. La LDL exhorte &eacute;galement la soci&eacute;t&eacute; civile &agrave; intensifier la sensibilisation contre cette pratique violente qui menace l'&Eacute;tat de droit. En faisant allusion aux jeunes tortur&eacute;s et brul&eacute;s vifs &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la chefferie sup&eacute;rieure <strong>Fondjomekwet</strong> dans la nuit du 27 au 28 octobre 2021, le communiqu&eacute; de la Ldl souligne que <em>&laquo; la responsabilit&eacute; du chef sup&eacute;rieur de cette localit&eacute; avait &eacute;t&eacute; mise en cause dans cette affaire. Selon des sources, l&rsquo;enqu&ecirc;te ouverte aurait &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e, et les auteurs pr&eacute;sum&eacute;s seraient toujours en libert&eacute;. &raquo;</em></p>
<p>Consid&eacute;rant qu&rsquo; <em>&laquo; un Etat de droit ne s&rsquo;aurait s&rsquo;accommod&eacute; d&rsquo;une &nbsp;justice &agrave; t&ecirc;te chercheuse, la Ldl demande afin insistance et sans d&eacute;lai la reprise des enqu&ecirc;tes sur les &eacute;v&egrave;nements survenus &agrave; Fondjomekwet afin que les auteurs soient traduits devant les tribunaux, jug&eacute;s et les coupables punis selon la loi. &raquo;</em> Il &eacute;voque l&rsquo;article 7 de la D&eacute;claration universelle des droits de l&rsquo;homme qui dispose : <em>&laquo;Tous sont &eacute;gaux devant la loi et ont droit, sans discrimination, &agrave; une &eacute;gale protection de la loi. &raquo;&nbsp;</em></p>
<p>Courant le mois d&rsquo;aout dernier, au cours d&rsquo;une conf&eacute;rence de presse organis&eacute;e par le <strong>Collectif Justice pour tous</strong>, pilot&eacute;e par <strong>Philippe Roger Tamkou Ngouo</strong>, et la ligue des droits et des libert&eacute;s dans un h&ocirc;tel de Bafoussam, <strong>Charlie Tchikanda</strong> a r&eacute;affirm&eacute; cette pr&eacute;occupation. Ayant saisi le procureur de la r&eacute;publique pr&egrave;s des tribunaux de Bafang, le pr&eacute;fet du d&eacute;partement du Haut-Nkam, le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale et le minist&egrave;re de la justice afin que justice soit rendue pour Simieu, un jeune originaire de Fondjomekwet qui se trouvait au rang des trois pr&eacute;sum&eacute;s malfrats tortur&eacute;s et brul&eacute;s, Philippe Roger Tamkou Ngouo a l&acirc;ch&eacute; son indignation au cours de cette conf&eacute;rence de presse. <em>&laquo; Il faut que la v&eacute;rit&eacute; et la justice triomphent pour permettre aux familles de faire le deuil &raquo;</em>, conclut-il-il.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 08:50:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Simplice Yanze</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans  la rue à Bafoussam]]></title>
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millions de francs à Afriland First Bank. Tout comme il cumule des
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                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Talotel21102026.jpg" alt="Cameroun - Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans  la rue à Bafoussam" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-pour-insolvabilite-le-tribunal-envoi-tal-hotel-dans-la-rue-a-bafoussam</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Basile Talla Demgueu, promoteur de cet &eacute;tablissement doit plus de 500 millions de francs &agrave; Afriland First Bank. Tout comme il cumule des centaines de millions de loyers impay&eacute;s aupr&egrave;s des familles Moyo et Wanko, propri&eacute;taires des deux sites qui h&eacute;bergent Tal H&ocirc;tel depuis des d&eacute;cennies&hellip;</p>
<p>10 heures 52, ce lundi 19 octobre 2026. Quelques employ&eacute;s s&rsquo;affairent &agrave; nettoyer la salle de restaurant de Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam. L&rsquo;ambiance y est calme. Deux personnes sont assises devant l&rsquo;espace qui sert de bar &agrave; cet &eacute;tablissement h&ocirc;telier. Verdier Fokou, connu comme son directeur, n&rsquo;est pas pr&eacute;sent dans son bureau. Ce qui donne du cr&eacute;dit aux sources qui font savoir qu&rsquo;il a d&eacute;missionn&eacute; de son poste de travail il y a quelques semaines. Nous sommes loin de restituer clairement les termes de la lettre de d&eacute;mission qu&rsquo;il aurait envoy&eacute;e &agrave; son ancien patron.</p>
<p>Reste que l&rsquo;observateur proche des milieux des affaires &agrave; Bafoussam lie ce d&eacute;part aux soucis &nbsp;judiciaires dans lesquels se trouvent Basile Demgueu Talla promoteur de Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam. En effet, en date du 17 septembre 2026, le juge du tribunal de premi&egrave;re instance de Bafoussam, Edgar Marie Joseph Awono Ebanga, statuant en mati&egrave;re commerciale, a d&eacute;cid&eacute; de mettre fin au contrat de bail liant Basile Talla Demgueu, locataire du site qui abrite Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam, et Djoko Moyo Paul Henri et dame Kwomogne Moyo F&eacute;licit&eacute; (bailleurs d&rsquo;une bonne partie du site qui abrite Tal Hotel &agrave; Bafoussam).</p>
<p>Aussi, le magistrat a prononc&eacute; l&rsquo;expulsion de Tal H&ocirc;tel du domaine foncier de la famille Moyo. Sans nier ses engagements contractuels, le mis en cause a soulev&eacute; l'incomp&eacute;tence du tribunal de premi&egrave;re instance de Bafoussam en la mati&egrave;re. En guise de r&eacute;ponse, le magistrat a rejet&eacute; comme d&eacute;nu&eacute; de fondement juridique l'exception d'incomp&eacute;tence soulev&eacute;e par Basile Talla Demgueu. Car, selon le magistrat, il est constant et prouv&eacute; que Talla Demgueu Basile cumule de nombreux impay&eacute;s de loyers &agrave; l'endroit de la famille Moyo. Le promoteur de Tal H&ocirc;tel est &eacute;galement insolvable &agrave; l'endroit de la famille Wanko, propri&eacute;taire d'une autre partie du site qui abrite cet &eacute;tablissement h&ocirc;telier. Les dettes cumul&eacute;es de la soci&eacute;t&eacute; Tal Business Cameroun vont au-del&agrave; de 700 millions de francs Cfa.</p>
<p><strong>D&eacute;j&agrave; un mois de r&eacute;sistance...</strong></p>
<p>Une source cr&eacute;dible fait savoir que Basile Talla Demgueu, agissant au nom de la soci&eacute;t&eacute; Tal Business Cameroun SA, a pris plusieurs fois des cr&eacute;dits aupr&egrave;s de Afriland First Bank en usurpant &nbsp;le titre foncier N&deg; 259/Mifi &nbsp;du 22 juin 1961, &nbsp;appartenant &agrave; la &nbsp;famille de feu &nbsp;Wanko et couvrant une superficie de plus de 900 m2 en plein centre urbain de Bafoussam.</p>
<p>Et cette convention entre le promoteur h&ocirc;telier et la banque a &eacute;t&eacute; attaqu&eacute;e devant le tribunal de Bafoussam. Ce qui ne fait que renforcer la complexit&eacute; des multiples affaires judiciaires dans lesquelles se trouvent Basile Talla Demgueu et la soci&eacute;t&eacute; Tal Business Cameroun Sa dont il est le promoteur.</p>
<p>Djoko Moyo semble d&eacute;termin&eacute; &agrave; faire ex&eacute;cuter cette d&eacute;cision rendue le 17 septembre dernier et ordonnant l'expulsion de Basile Talla Demgueu du site qui abrite une partie de Tal H&ocirc;tel. Ce qui implique que suite &agrave; la production de l'exp&eacute;dition du juge, un huissier accompagn&eacute; des &eacute;l&eacute;ments de la force publique serait mis en contribution pour expulser Basile Talla Demgueu de Tal H&ocirc;tel &agrave; Bafoussam. &nbsp;Un de ses conseils &nbsp;met en garde toute personne qui tenterait de torpiller par des man&oelig;uvres sorties l'aboutissement de cette d&eacute;cision. "Qui crache en l'air, &nbsp;cela lui retombe au nez", conclut-il. Affaire &agrave; suivre...</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 08:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Guy Modeste Dzudie</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Talotel21102026.jpg" type="image/jpeg" length="5469" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun-Novembre des engagements aux lois:Le plaidoyer de la Lefe pour les femmes et les enfants]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le 6 novembre 2026, le Cameroun entrera dans la deuxième année du
nouveau septennat. Un an après les engagements pris au plus haut
sommet de l'Etat, la Ligue po...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Biyong_Pauline_21102026.jpg" alt="Cameroun-Novembre des engagements aux lois:Le plaidoyer de la Lefe pour les femmes et les enfants" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 novembre 2026, le Cameroun entrera dans la deuxi&egrave;me ann&eacute;e du nouveau septennat. Un an apr&egrave;s les engagements pris au plus haut sommet de l'Etat, la Ligue pour l'&eacute;ducation de la femme et de l'enfant (Lefe) pose une question simple mais essentielle : quand la protection des femmes et des jeunes va-t-elle devenir une r&eacute;alit&eacute; juridique ?</p>
<p>Dans un visuel de plaidoyer fort, qui montre une m&egrave;re et sa fille regardant vers l'avenir, la Lefe lance un appel clair : faire de la session parlementaire de novembre 2026 celle de l'adoption de deux textes fondamentaux pour la R&eacute;publique.</p>
<p><strong>1. Le contexte : une urgence qui ne peut plus attendre</strong></p>
<p>Au Cameroun, les violences faites aux femmes et aux enfants ne sont plus des faits divers. Elles sont une r&eacute;alit&eacute; quotidienne et document&eacute;e.</p>
<p>Selon les donn&eacute;es du syst&egrave;me d'information du Minproff, des milliers de cas de violences physiques, sexuelles, psychologiques et &eacute;conomiques sont enregistr&eacute;s chaque ann&eacute;e. Les f&eacute;minicides, ces meurtres de femmes parce qu'elles sont femmes, restent pourtant sans qualification p&eacute;nale sp&eacute;cifique dans notre arsenal juridique. Les victimes sont souvent sans protection imm&eacute;diate, sans prise en charge psychologique structur&eacute;e et sans acc&egrave;s effectif &agrave; la justice.</p>
<p>De l'autre c&ocirc;t&eacute;, le droit de la famille reste r&eacute;gi par une mosa&iuml;que de textes h&eacute;rit&eacute;s, coutumiers et incomplets. En l'absence d'un code des personnes et de la famille moderne, ce sont les femmes et les enfants qui paient le prix fort : in&eacute;galit&eacute; dans l'h&eacute;ritage, pr&eacute;carit&eacute; du mariage coutumier, non-reconnaissance de certains droits de l'enfant, ins&eacute;curit&eacute; juridique des familles.</p>
<p>La Lefe estime que l'on ne peut pas parler de souverainet&eacute;, d'&eacute;mergence ou de capital humain sans s&eacute;curiser les deux piliers de la soci&eacute;t&eacute; : la femme et l'enfant.</p>
<p><strong>2. La session de novembre 2026 : deux textes pour changer des vies</strong></p>
<p>La Lefe ne demande pas une &eacute;ni&egrave;me promesse. Elle demande deux lois, avec un budget d&eacute;di&eacute; et des m&eacute;canismes effectifs de protection.</p>
<p>Texte 1 : une loi contre les f&eacute;minicides et les violences faites aux femmes et aux enfants.</p>
<p>Ce que ce texte doit apporter :&nbsp;<br>- Une d&eacute;finition claire du f&eacute;minicide et son inscription comme infraction autonome et aggrav&eacute;e.<br>- La pr&eacute;vention, par l'&eacute;ducation, la sensibilisation et la formation des forces de l'ordre, des magistrats et des travailleurs sociaux.<br>- La protection imm&eacute;diate des victimes : ordonnance de protection, h&eacute;bergement d'urgence, ligne verte fonctionnelle.<br>- L'organisation de la prise en charge : m&eacute;dicale, psychologique, juridique et socio-&eacute;conomique.<br>- La sanction effective et dissuasive des auteurs, sans impunit&eacute;.</p>
<p>Texte 2 : le code des personnes et de la famille.</p>
<p>Attendu depuis plus de vingt ans, ce code est le socle de la modernisation de notre soci&eacute;t&eacute;. Ce que ce texte doit garantir :<br>- L'&eacute;galit&eacute; entre l'homme et la femme dans le couple et dans la famille.<br>- La s&eacute;curit&eacute; juridique de tous les types de familles camerounaises.<br>- La protection sup&eacute;rieure de l'int&eacute;r&ecirc;t de l'enfant, conform&eacute;ment &agrave; la Convention relative aux droits de l'enfant ratifi&eacute;e par le Cameroun.<br>- La clarification des r&eacute;gimes matrimoniaux, de la filiation et de la succession.</p>
<p><strong>3. L'appel : gouvernement, d&eacute;put&eacute;s, s&eacute;nateurs, l'histoire vous regarde</strong></p>
<p>Le message de la Lefe s'adresse directement aux d&eacute;cideurs : gouvernement, d&eacute;put&eacute;s, s&eacute;nateurs.</p>
<p>Il ne s'agit plus de d&eacute;poser des propositions. Il s'agit de les inscrire &agrave; l'ordre du jour, de les examiner et de les adopter lors de la session parlementaire de novembre 2026. Et de les accompagner d'un budget d&eacute;di&eacute;. Une loi sans budget est une d&eacute;claration d'intention. Une loi sans m&eacute;canisme de mise en oeuvre est une lettre morte.</p>
<p>Comme le rappelle la Lefe : les femmes et les enfants ne peuvent plus attendre.</p>
<p><strong>Conclusion : un test pour le septennat</strong></p>
<p>Faire de novembre 2026 la session de la protection des femmes et des enfants, ce serait transformer le discours politique en droit positif. Ce serait donner un contenu concret &agrave; l'engagement du Chef de l'Etat &agrave; faire de la protection des couches vuln&eacute;rables une priorit&eacute;.</p>
<p>Le plaidoyer est lanc&eacute;. Il appartient d&eacute;sormais &agrave; chaque citoyen, chaque organisation, chaque m&eacute;dia de le partager.</p>
<p><strong>&nbsp;A propos de la Lefe&nbsp;</strong></p>
<p>La Lefe - Ligue pour l'&eacute;ducation de la femme et de l'enfant - est une organisation de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise engag&eacute;e dans le plaidoyer pour les droits des femmes et des enfants.</p>
<p><strong>Contacts</strong> : Facebook / LinkedIn : LEFE - Ligue pour l'Education de la Femme et de l'Enfant - Instagram : lefe_ong - TikTok : <a href="http://lefe.ong">http://lefe.ong</a>&nbsp; - T&eacute;l&eacute;phone : +237 696 03 02 95.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:53:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Biyong_Pauline_21102026.jpg" type="image/jpeg" length="3888" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Pitoa : deux frères exhument leur cousin pour vendre ses os]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-pitoa-deux-freres-exhument-leur-cousin-pour-vendre-ses-os</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La gendarmerie a interpellé deux frères soupçonnés d’avoir
exhumé le corps de leur cousin à Pitoa, dans la région du Nord, et
d’avoir tenté de céder son squelet...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ossements211026500.webp" alt="Cameroun - Pitoa : deux frères exhument leur cousin pour vendre ses os" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-pitoa-deux-freres-exhument-leur-cousin-pour-vendre-ses-os</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La gendarmerie a interpell&eacute; deux fr&egrave;res soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;avoir exhum&eacute; le corps de leur cousin &agrave; Pitoa, dans la r&eacute;gion du Nord, et d&rsquo;avoir tent&eacute; de c&eacute;der son squelette pour six millions de francs CFA. L&rsquo;acheteur pr&eacute;sum&eacute; court toujours.</p>
<p>Deux fr&egrave;res ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Pitoa pour avoir exhum&eacute; le corps de leur cousin et vendu ses ossements pour 6 millions FCFA. L&rsquo;enqu&ecirc;te continue.</p>
<p>Deux fr&egrave;res. Un cousin mort depuis deux ans. Et un squelette qui valait six millions de francs CFA. Rapha&euml;l N., 28 ans, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 10 octobre 2026 au quartier Ngousso, &agrave; Yaound&eacute;. Son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute;, Moustapha M., 31 ans, a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; &agrave; Pitoa, dans la r&eacute;gion du Nord, avec l&rsquo;appui de la brigade de gendarmerie locale. Ce qu&rsquo;on leur reproche : avoir d&eacute;terr&eacute; le corps de leur propre cousin pour en vendre les os. L&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; rendue publique par ActuCameroun le 20 octobre.</p>
<h2>Le corps a &eacute;t&eacute; d&eacute;terr&eacute; &agrave; Pitoa. La vente s&rsquo;est conclue &agrave; Garoua.</h2>
<p>Pitoa. Une commune de la r&eacute;gion du Nord, &agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres de Garoua. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;un homme est mort il y a deux ans. Il a &eacute;t&eacute; enterr&eacute;. Puis, selon les enqu&ecirc;teurs, son corps a &eacute;t&eacute; exhum&eacute;. Par ses propres cousins.</p>
<p>Le lieutenant Claude Mboutou, chef du Bureau des recherches judiciaires, a livr&eacute; les premiers &eacute;l&eacute;ments &agrave; la presse. Les deux suspects auraient d&eacute;terr&eacute; les restes de leur cousin et pr&eacute;lev&eacute; une partie du squelette. Le cr&acirc;ne. Les c&ocirc;tes. Une premi&egrave;re cargaison qui aurait trouv&eacute; preneur &agrave; Garoua, pour trois millions de francs CFA.</p>
<p>Le reste les f&eacute;murs, le bassin, les vert&egrave;bres a pris une autre direction. Yaound&eacute;. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment le quartier Ngousso, o&ugrave; Rapha&euml;l N. a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; le 10 octobre 2026. Il tentait, selon la gendarmerie, de c&eacute;der ce deuxi&egrave;me lot pour trois millions de francs CFA suppl&eacute;mentaires.</p>
<p>Six millions au total. Pour les os d&rsquo;un cousin.</p>
<h2>Ce que dit la loi camerounaise&nbsp;</h2>
<p>Le Code p&eacute;nal camerounais est clair sur un point : &laquo; Celui qui viole des tombeaux ou s&eacute;pultures, profane tout ou partie d&rsquo;un cadavre humain, enseveli ou non, est puni d&rsquo;un emprisonnement de 3 mois &agrave; 5 ans et d&rsquo;une amende de 10 000 &agrave; 100 000 FCFA &raquo;.</p>
<p>Trois mois &agrave; cinq ans. Et une amende qui ne d&eacute;passe pas 100 000 francs CFA, soit environ 150 euros.</p>
<p>Le d&eacute;calage est brutal. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, un trafic qui se n&eacute;gocie en millions. De l&rsquo;autre, une sanction p&eacute;nale qui, dans le meilleur des cas, aboutit &agrave; une amende inf&eacute;rieure &agrave; 2 % de la valeur d&rsquo;un seul lot d&rsquo;ossements. &laquo; La loi n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; pens&eacute;e pour ce ph&eacute;nom&egrave;ne &raquo;, reconna&icirc;t un magistrat en poste &agrave; Garoua, qui requiert l&rsquo;anonymat pour parler d&rsquo;une affaire en cours. &laquo; Elle date d&rsquo;une &eacute;poque o&ugrave; profaner une tombe &eacute;tait un acte isol&eacute;, pas un commerce. &raquo;</p>
<p>Le trafic d&rsquo;ossements humains n&rsquo;est pourtant pas un ph&eacute;nom&egrave;ne nouveau au Cameroun. En 2024, trois individus avaient &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s &agrave; Yaound&eacute; avec un squelette complet, qu&rsquo;ils comptaient vendre pour six millions de francs CFA. Les os &eacute;taient destin&eacute;s, selon les enqu&ecirc;teurs, &agrave; la fabrication d&rsquo;une drogue appel&eacute;e &laquo; caillou &raquo;. En juin 2026, deux hommes pr&eacute;sent&eacute;s comme des trafiquants &laquo; c&eacute;l&egrave;bres &raquo; avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;f&eacute;r&eacute;s devant le parquet de Tchollir&eacute;, dans le Nord, avec deux squelettes complets en leur possession. La gendarmerie avait indiqu&eacute; qu&rsquo;une somme de 15 millions de francs CFA leur avait &eacute;t&eacute; propos&eacute;e pour la livraison.</p>
<p>L&rsquo;affaire de Pitoa n&rsquo;est donc pas une anomalie. C&rsquo;est un &eacute;pisode de plus dans une s&eacute;rie qui s&rsquo;allonge. Sauf qu&rsquo;ici, le crime ne vient pas d&rsquo;un r&eacute;seau ext&eacute;rieur. Il vient de la famille.</p>
<h2>&laquo; Ils savaient o&ugrave; &eacute;tait la tombe &raquo;</h2>
<p>C&rsquo;est ce d&eacute;tail qui rend l&rsquo;affaire de Pitoa diff&eacute;rente des pr&eacute;c&eacute;dentes. Les suspects n&rsquo;ont pas profan&eacute; un cimeti&egrave;re au hasard. Ils connaissaient l&rsquo;emplacement exact de la s&eacute;pulture. Ils savaient qui &eacute;tait enterr&eacute; l&agrave;.</p>
<p>&laquo; Dans la plupart des affaires que nous traitons, les auteurs ciblent des tombes r&eacute;centes, rep&eacute;r&eacute;es lors de fun&eacute;railles publiques &raquo;, explique un officier de gendarmerie bas&eacute; &agrave; Garoua, joint par t&eacute;l&eacute;phone. &laquo; Ici, ils n&rsquo;avaient pas besoin de rep&eacute;rer. Ils &eacute;taient de la famille. &raquo;</p>
<p>Le corps avait deux ans. Assez de temps pour que la d&eacute;composition ait fait son &oelig;uvre. Assez de temps, aussi, pour que la disparition des restes passe inaper&ccedil;ue. Personne ne surveille une tombe de deux ans dans un village de la r&eacute;gion du Nord.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la famille du d&eacute;funt &agrave; Pitoa. Sans succ&egrave;s. Le nom du cousin n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; par la gendarmerie. On ignore s&rsquo;il laisse une femme, des enfants, ou d&rsquo;autres proches qui auraient pu s&rsquo;opposer &agrave; l&rsquo;exhumation. L&rsquo;enqu&ecirc;te n&rsquo;a pas non plus pr&eacute;cis&eacute; si les deux fr&egrave;res avaient agi seuls ou s&rsquo;ils avaient &eacute;t&eacute; approch&eacute;s par un interm&eacute;diaire.</p>
<h2>L&rsquo;acheteur court toujours</h2>
<p>Le parquet n&rsquo;a pas communiqu&eacute; sur l&rsquo;affaire. La gendarmerie, elle, continue de chercher l&rsquo;acheteur pr&eacute;sum&eacute;. Celui qui, selon les enqu&ecirc;teurs, devait r&eacute;cup&eacute;rer le deuxi&egrave;me lot d&rsquo;ossements &agrave; Ngousso. Il est en fuite.</p>
<p>Une question reste ouverte : &agrave; quoi servent ces os ? Les pr&eacute;c&eacute;dents camerounais orientent vers deux pistes. La premi&egrave;re est la fabrication de drogues, notamment le &laquo; caillou &raquo;, un d&eacute;riv&eacute; dont la composition exacte reste mal document&eacute;e. La seconde est la sorcellerie ou les pratiques rituelles, un march&eacute; qui, selon plusieurs sources concordantes, se porte bien dans le Nord et l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p>Aucune de ces deux hypoth&egrave;ses n&rsquo;a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e dans le cas de Pitoa. La gendarmerie n&rsquo;a pas pr&eacute;cis&eacute; l&rsquo;usage qui devait &ecirc;tre fait des ossements. &laquo; L&rsquo;enqu&ecirc;te d&eacute;terminera s&rsquo;il existe des ramifications &raquo;, a simplement indiqu&eacute; le lieutenant Mboutou.</p>
<h2>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas l&rsquo;affaire. C&rsquo;est le silence autour.</h2>
<p>Le traitement m&eacute;diatique de cette affaire illustre un angle mort. En dehors d&rsquo;ActuCameroun et de quelques sites d&rsquo;information en ligne, la presse camerounaise n&rsquo;a pas relay&eacute; l&rsquo;interpellation des deux fr&egrave;res. Pas de communiqu&eacute; du parquet. Pas de prise de parole du gouverneur de la r&eacute;gion du Nord. Pas de r&eacute;action du minist&egrave;re de la Justice.</p>
<p>Le trafic d&rsquo;ossements humains est pourtant un ph&eacute;nom&egrave;ne document&eacute;. En janvier 2021, six jeunes avaient &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;s pour profanation du cimeti&egrave;re de Pitoa et trafic d&rsquo;ossements. En mars 2021, trois trafiquants pr&eacute;sum&eacute;s avaient &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s dans la r&eacute;gion du Centre. En 2024, un homme avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Mbouda apr&egrave;s avoir ouvert la tombe de son p&egrave;re, approch&eacute; par des personnes qui lui avaient promis 14 millions de francs CFA pour les ossements.</p>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne est r&eacute;current. Les arrestations aussi. Les condamnations, en revanche, sont rares. Et les peines, quand elles tombent, ne dissuadent personne. Un trafiquant qui risque 100 000 francs CFA d&rsquo;amende pour un butin qui peut atteindre 15 millions n&rsquo;a aucune raison rationnelle d&rsquo;arr&ecirc;ter.</p>
<p>C&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; que se situe la vraie histoire de Pitoa. Pas dans l&rsquo;acte, aussi macabre soit-il. Mais dans l&rsquo;&eacute;cart entre ce que le trafic rapporte et ce qu&rsquo;il co&ucirc;te &agrave; ceux qui se font prendre.</p>
<p>Les deux fr&egrave;res sont en garde &agrave; vue. Ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; formellement inculp&eacute;s au moment d&rsquo;&eacute;crire ces lignes. La gendarmerie poursuit ses investigations pour retrouver l&rsquo;acheteur et d&eacute;terminer l&rsquo;existence d&rsquo;un r&eacute;seau plus large.</p>
<p>Une chose est certaine : le corps du cousin, lui, ne sera pas reconstitu&eacute;. Le cr&acirc;ne et les c&ocirc;tes ont &eacute;t&eacute; vendus. Les f&eacute;murs, le bassin et les vert&egrave;bres ont &eacute;t&eacute; saisis. Ce qui reste d&rsquo;un homme tient d&eacute;sormais dans des scell&eacute;s de gendarmerie, en attente d&rsquo;un proc&egrave;s.</p>
<p>Le proc&egrave;s, lui, n&rsquo;a pas de date. Il n&rsquo;a m&ecirc;me pas de chef d&rsquo;inculpation d&eacute;finitif. &laquo; Profanation de s&eacute;pulture &raquo; est le chef le plus probable. &laquo; Trafic d&rsquo;ossements humains &raquo; n&rsquo;existe pas comme infraction autonome dans le Code p&eacute;nal camerounais. C&rsquo;est un vide juridique que les affaires pr&eacute;c&eacute;dentes n&rsquo;ont pas combl&eacute;.</p>
<p>La question n&rsquo;est pas de savoir si les deux fr&egrave;res seront condamn&eacute;s. La question est de savoir ce qu&rsquo;ils risquent vraiment.</p>
<hr>
<p><strong>Les deux fr&egrave;res ont-ils avou&eacute; ?</strong><br>La gendarmerie n&rsquo;a pas communiqu&eacute; sur d&rsquo;&eacute;ventuels aveux. Les suspects sont pr&eacute;sum&eacute;s innocents jusqu&rsquo;&agrave; leur condamnation &eacute;ventuelle par un tribunal. Les &eacute;l&eacute;ments pr&eacute;sent&eacute;s par les enqu&ecirc;teurs reposent sur les premi&egrave;res constatations et les objets saisis.</p>
<p><strong>O&ugrave; est l&rsquo;acheteur ?</strong><br>Il est en fuite. La gendarmerie poursuit les investigations pour le localiser et d&eacute;terminer son r&ocirc;le exact dans le trafic. Aucune interpellation n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e &agrave; ce stade.</p>
<p><strong>Quelle peine risquent-ils ?</strong><br>La profanation de s&eacute;pulture est punie de 3 mois &agrave; 5 ans d&rsquo;emprisonnement et d&rsquo;une amende de 10 000 &agrave; 100 000 francs CFA. Le trafic d&rsquo;ossements humains, en tant que tel, ne dispose pas d&rsquo;une incrimination autonome dans le Code p&eacute;nal. Les poursuites pourraient &ecirc;tre requalifi&eacute;es ou aggrav&eacute;es selon les &eacute;l&eacute;ments de l&rsquo;enqu&ecirc;te.</p>
<p><strong>Le corps du cousin a-t-il &eacute;t&eacute; restitu&eacute; &agrave; sa famille ?</strong><br>Les ossements saisis &agrave; Ngousso sont sous scell&eacute;s. Aucune information n&rsquo;a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e sur leur restitution &eacute;ventuelle. La famille du d&eacute;funt n&rsquo;a pas pris la parole publiquement.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 00:36:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Route Douala-Yaoundé : 7 heures pour 230 km, la colère monte]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-route-douala-yaounde-7-heures-pour-230-km-la-colere-monte</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>230 km en 7 heures : la route Douala-Yaoundé s’effondre et menace
l’économie camerounaise. Récit d’un chaos qui pourrait coûter
cher au pouvoir.

Sur l’axe vita...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Autoraute-Yaounde-Douala020125500.jpg" alt="Cameroun - Route Douala-Yaoundé : 7 heures pour 230 km, la colère monte" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>230 km en 7 heures : la route Douala-Yaound&eacute; s&rsquo;effondre et menace l&rsquo;&eacute;conomie camerounaise. R&eacute;cit d&rsquo;un chaos qui pourrait co&ucirc;ter cher au pouvoir.</p>
<p>Sur l&rsquo;axe vital qui relie Douala &agrave; Yaound&eacute;, les nids-de-poule, les embouteillages et les promesses non tenues alimentent une col&egrave;re qui pourrait se retourner contre le RDPC.</p>
<p>Sept heures pour parcourir 230 kilom&egrave;tres. Ce vendredi 2 octobre, les bouchons s&rsquo;&eacute;tiraient sur 25 km &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de Douala. Les passagers partis de Yaound&eacute; &agrave; 8 heures n&rsquo;avaient toujours pas atteint la capitale &eacute;conomique sept heures plus tard. Sur le bas-c&ocirc;t&eacute;, des cardans arrach&eacute;s, des rotules bris&eacute;es, des roues d&eacute;bo&icirc;t&eacute;es. La route Douala-Yaound&eacute; ne tient plus. Et derri&egrave;re les t&ocirc;les froiss&eacute;es, c&rsquo;est une art&egrave;re &eacute;conomique vitale qui se bouche, et un pouvoir qui commence &agrave; sentir le danger.</p>
<h2>Une art&egrave;re vitale, un calvaire quotidien</h2>
<p>La route nationale n&deg;3 relie les deux plus grandes villes du Cameroun. Elle supporte, selon les chiffres du minist&egrave;re des Transports, entre 6 000 et 12 000 v&eacute;hicules par jour. Plus de 70 % du trafic de marchandises du pays passe par cet axe. Mise en service au milieu des ann&eacute;es 1980, avec une vitesse de r&eacute;f&eacute;rence de 80 km/h, elle accueille aujourd&rsquo;hui une circulation compos&eacute;e &agrave; pr&egrave;s de 40 % de poids lourds. Des camions qui partent du port de Douala pour ravitailler le Tchad et la Centrafrique.</p>
<p>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas nouveau. Mais il s&rsquo;est aggrav&eacute; avec le retour des pluies. La chauss&eacute;e, jadis parsem&eacute;e de quelques trous, est d&eacute;sormais jonch&eacute;e de nids-de-poule gigantesques. La partie la plus critique reste la cinquantaine de kilom&egrave;tres entre Douala et &Eacute;d&eacute;a. Il faut parfois trois quarts d&rsquo;heure pour franchir les 500 m&egrave;tres du poste de p&eacute;age qui pr&eacute;c&egrave;de la ville industrielle.</p>
<h2>&Agrave; &Eacute;d&eacute;a, le business des motos-taxis</h2>
<p>Au pied de la passerelle de Sikoum, les conducteurs de motos-taxis ont trouv&eacute; un filon. Ils proposent aux usagers coinc&eacute;s dans les embouteillages de les extraire de la localit&eacute; moyennant 15 000 F CFA. &laquo; On ne compte plus les heures car &ccedil;a ne s&rsquo;arr&ecirc;te jamais, confie l&rsquo;un d&rsquo;eux. Ce qui nous importe c&rsquo;est le nombre de clients qui abandonnent le voyage et nous sollicitent pour franchir l&rsquo;engorgement. &raquo; Un business de la d&eacute;brouille qui dit tout de l&rsquo;&eacute;tat de la route.</p>
<h2>Pourquoi la route s&rsquo;effondre</h2>
<p>Les responsables du minist&egrave;re des Transports pointent du doigt les conducteurs de poids lourds. Ils ne respecteraient pas toujours les limitations de tonnage, ce qui aurait contribu&eacute; &agrave; aggraver l&rsquo;&eacute;tat de la chauss&eacute;e. Une explication commode. Mais la route a &eacute;t&eacute; construite entre 1982 et 1986, livr&eacute;e en quatre ans, et sa dur&eacute;e de vie est aujourd&rsquo;hui d&eacute;pass&eacute;e. &laquo; La dur&eacute;e de vie de cette route est d&eacute;pass&eacute;e &raquo;, a reconnu le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, lors d&rsquo;une visite &agrave; Douala le 25 septembre, aux c&ocirc;t&eacute;s du Premier ministre Joseph Dion Ngute.</p>
<h2>Les promesses de l&rsquo;&Eacute;tat</h2>
<p>L&rsquo;ex&eacute;cutif a d&eacute;roul&eacute; son plan. Le 2 octobre, un d&eacute;cret a autoris&eacute; le ministre de l&rsquo;&Eacute;conomie &agrave; obtenir un cr&eacute;dit de 347,5 millions d&rsquo;euros, soit environ 228 milliards de F CFA, pour le corridor Douala-Bangui. Il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une tranche du programme de 1,12 milliard de dollars approuv&eacute; en juin par la Banque mondiale. Six jours plus tard, le 8 octobre, le m&ecirc;me minist&egrave;re lan&ccedil;ait un appel d&rsquo;offres international pour reconstruire les 167 km s&eacute;parant Yaound&eacute; d&rsquo;&Eacute;d&eacute;a, r&eacute;partis en trois lots. Les entreprises ont jusqu&rsquo;au 24 novembre pour d&eacute;poser leurs offres.</p>
<p>Le projet pr&eacute;voit de rectifier les virages, de num&eacute;riser les postes de pesage et de transformer 45 km du tron&ccedil;on en deux fois deux voies, pour une livraison attendue autour de 2029. Il en ira de m&ecirc;me pour les 51 km qui s&eacute;parent Douala d&rsquo;&Eacute;d&eacute;a, o&ugrave; se concentrent aujourd&rsquo;hui les principaux engorgements. Sauf que le financement de cette derni&egrave;re section reste &agrave; trouver. Les partenaires financiers ne se bousculent pas.</p>
<h2>Le spectre d&rsquo;un vote sanction</h2>
<p>&Agrave; l&rsquo;approche des &eacute;lections locales, la question est devenue politique. &Agrave; Douala, les &eacute;lus et les cadres du RDPC ont profit&eacute; de la visite du Premier ministre pour l&rsquo;alerter : les d&eacute;sagr&eacute;ments subis par les usagers pourraient se r&eacute;percuter dans les urnes. Joseph Dion Ngute a tenu &agrave; rassurer. Mais l&rsquo;opposition ne l&acirc;che rien. &laquo; Cette route a &eacute;t&eacute; construite entre 1982 et 1986, soit en quatre ans, rappelle Benjamin Ngongang, du parti MP3. En la livrant, on savait bien quelle &eacute;tait sa dur&eacute;e de vie. Non seulement on n&rsquo;a rien fait pour s&rsquo;y pr&eacute;parer, mais, aujourd&rsquo;hui, on est incapable de faire une route de 200 km en dix ans. &raquo; Il souligne que le chantier de l&rsquo;autoroute cens&eacute;e remplacer la route actuelle a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; en 2014 et n&rsquo;a toujours pas &eacute;t&eacute; achev&eacute;.</p>
<h2>CFHEC et les r&eacute;parations provisoires</h2>
<p>En ce mois d&rsquo;octobre, les engins de la China First Highway Engineering Company (CFHEC) d&eacute;versent des cailloux sur une chauss&eacute;e d&eacute;tremp&eacute;e. L&rsquo;entreprise chinoise a remport&eacute; un march&eacute; d&rsquo;entretien de 4,97 milliards de F CFA pour 236 km. Trois mois de travaux. Mais le minist&egrave;re des Travaux publics a pr&eacute;venu : il s&rsquo;agit uniquement de r&eacute;parations provisoires, pour tenir jusqu&rsquo;&agrave; la prochaine saison s&egrave;che. Pas de quoi rassurer les transporteurs qui perdent de l&rsquo;argent &agrave; chaque voyage.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>La reconstruction compl&egrave;te de l&rsquo;axe Douala-Yaound&eacute; reste une promesse lointaine. Les 167 km entre Yaound&eacute; et &Eacute;d&eacute;a sont sur les rails, mais le financement de la section Douala-&Eacute;d&eacute;a n&rsquo;est pas boucl&eacute;. Les travaux devraient s&rsquo;&eacute;taler jusqu&rsquo;en 2029, au mieux. D&rsquo;ici l&agrave;, les Camerounais continueront de payer 15 000 F CFA pour contourner un bouchon, de casser des rotules sur des nids-de-poule, et de compter les heures perdues. Une question, d&eacute;sormais, obs&egrave;de les esprits : combien de temps un pouvoir peut-il ignorer une route qui &eacute;trangle son &eacute;conomie avant que les urnes ne le lui rappellent ?</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi la route Douala-Yaound&eacute; met-elle autant de temps ?</strong><br>Parce que la chauss&eacute;e est d&eacute;grad&eacute;e par des ann&eacute;es de trafic intense, notamment de poids lourds, et que les pluies aggravent les nids-de-poule. Les travaux de reconstruction compl&egrave;te ne sont pas encore achev&eacute;s.</p>
<p><strong>Quand la route sera-t-elle reconstruite ?</strong><br>Un appel d&rsquo;offres a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; le 8 octobre pour 167 km entre Yaound&eacute; et &Eacute;d&eacute;a. La livraison est esp&eacute;r&eacute;e autour de 2029. Pour la section Douala-&Eacute;d&eacute;a, le financement reste &agrave; trouver.</p>
<p><strong>Combien co&ucirc;te le contournement des bouchons &agrave; &Eacute;d&eacute;a ?</strong><br>Les motos-taxis proposent de traverser la localit&eacute; pour 15 000 F CFA, un business qui prosp&egrave;re sur le chaos routier.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 11:41:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Le CAREF invite les couples de Douala à une conférence gratuite ]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/societe/cameroun-communique-de-presse-le-caref-invite-les-couples-de-douala-a-une-conference-gratuite</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le CAREF (Centre pour l'Accueil et la Restauration des familles)
convie les couples, fiancés et futurs mariés à une rencontre
inspirante le samedi 24 octobre 20...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Caref_19102026.jpg" alt="Cameroun - COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Le CAREF invite les couples de Douala à une conférence gratuite " width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le CAREF (Centre pour l'Accueil et la Restauration des familles) convie les couples, fianc&eacute;s et futurs mari&eacute;s &agrave; une rencontre inspirante le samedi 24 octobre 2026, de 15h30 &agrave; 17h30, au Delph'S Halls, &agrave; Bonapriso (Rue UTA, en face de la Clinique Odyss&eacute;e).&nbsp;</p>
<p><em><strong>&laquo; Accepter son conjoint pour vivre une vie de couple &eacute;panouie &raquo;</strong></em></p>
<p>Un th&egrave;me essentiel pour la stabilit&eacute; des foyers Beaucoup de tensions conjugales naissent d'un m&ecirc;me d&eacute;sir : changer l'autre. Cette conf&eacute;rence invite &agrave; un autre chemin : accepter son conjoint tel qu'il est, pour b&acirc;tir une relation plus sereine, plus solide et plus &eacute;panouie.&nbsp;</p>
<p><strong>Des orateurs d'exp&eacute;rience </strong></p>
<p>Les &eacute;changes seront anim&eacute;s par le couple <strong>Ndjoko</strong> et le couple <strong>Nyimga</strong>, qui partageront conseils pratiques et v&eacute;cu de terrain. Une dynamique au service des couples depuis plus de dix ans Fond&eacute; par les visionnaires&nbsp;<strong>Armand</strong> et <strong>Micar&egrave;me Nyimga</strong>.&nbsp;</p>
<p>Le CAREF accompagne les couples depuis plus d'une d&eacute;cennie. Son action a d&eacute;j&agrave; permis &agrave; plus d'une centaine de couples de devenir impact&eacute;s, productifs et &eacute;panouis.&nbsp;</p>
<p>Sa mission tient en quatre mots : accompagner les couples dans leurs d&eacute;fis, restaurer les c&oelig;urs et les relations, &eacute;panouir les familles pour un avenir meilleur, et avancer ensemble vers des couples forts et des familles b&acirc;ties sur Dieu.&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; Un couple &eacute;panoui commence par un c&oelig;ur qui accepte. &raquo;&nbsp;</strong></p>
<p>DATE &amp; HEURE: &nbsp;Samedi 24 octobre 2026 15h30 &ndash; 17h30&nbsp;<br>LIEU: Delph'S Halls, Bonapriso Rue UTA, en face de la Clinique Odyss&eacute;e&nbsp;<br>ENTR&Eacute;E: Libre et gratuite, sous r&eacute;servation R&eacute;servations par WhatsApp ou appel : 677 242 554 / +237 6 98 58 59 59&nbsp;</p>
<p><strong>&Agrave; propos du CAREF </strong></p>
<p>Le Centre pour l'Accueil et la Restauration des familles est une dynamique d'accompagnement des couples, dont l'ambition est de voir des familles fortes, unies et &eacute;panouies.&nbsp;</p>
<p>Contact presse et r&eacute;servations : 677 242 554 / +237 6 98 58 59 59 R&eacute;servations : 677 242 554 &nbsp;| &nbsp;+237 6 98 58 59 59&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 19 Oct 2026 21:29:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Caref</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Caref_19102026.jpg" type="image/jpeg" length="18110" />
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