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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
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        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sat, 24 Oct 2026 10:03:03 +0200</lastBuildDate>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Remaniement au Cameroun : la bombe Effoudou sur Ngoh Ngoh]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/remaniement-au-cameroun-la-bombe-effoudou-sur-ngoh-ngoh</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Effoudou accuse Ngoh Ngoh d’avoir présenté à Biya une liste de
remaniement sortant 34 ministres. Faits, contexte et zones d’ombre.

DANS UNE INTERVIEW À MASTERC...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Effoudou-keneth.jpg" alt="Remaniement au Cameroun : la bombe Effoudou sur Ngoh Ngoh" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Effoudou accuse Ngoh Ngoh d&rsquo;avoir pr&eacute;sent&eacute; &agrave; Biya une liste de remaniement sortant 34 ministres. Faits, contexte et zones d&rsquo;ombre.</p>
<p><strong>Dans une interview &agrave; Masterclass</strong>, l&rsquo;ancien officier de renseignement affirme que le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence a pr&eacute;par&eacute; une liste de remaniement &eacute;cartant 34 ministres. Une all&eacute;gation explosive, non confirm&eacute;e &agrave; ce jour, qui &eacute;claire la guerre des clans au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Le capitaine Daniel Effoudou affirme que Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence camerounaise, a pr&eacute;sent&eacute; au pr&eacute;sident Paul Biya une liste de remaniement minist&eacute;riel &eacute;cartant 34 ministres en exercice. L&rsquo;all&eacute;gation a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e dans l&rsquo;&eacute;mission <strong>Masterclass</strong> de Morgan Palmer, diffus&eacute;e le 23 octobre 2026. Aucune source officielle n&rsquo;a confirm&eacute; l&rsquo;existence de ce document.</p>
<p>Trente-quatre noms. Des hommes et des femmes qui, selon Effoudou, auraient perdu leur maroquin dans une liste pr&eacute;par&eacute;e par le num&eacute;ro deux du r&eacute;gime. Parmi eux : Gr&eacute;goire Owona (Travail), Joseph Beti Assomo (D&eacute;fense), Laurent Esso (Justice) et Samuel Mvondo Ayolo (cabinet civil). Des piliers du syst&egrave;me Biya.</p>
<p>Effoudou parle depuis son exil europ&eacute;en. Il est vis&eacute; par un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t pour d&eacute;sertion et escroquerie. Ses accusations ne sont pas des preuves. Mais elles posent une question que Yaound&eacute; n&rsquo;a pas fini d&rsquo;entendre : <strong>qui, au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat, d&eacute;cide vraiment de qui reste et de qui part ?</strong></p>
<h2>Une interview, un exil, une bombe</h2>
<p>Le 23 octobre 2026, le capitaine Daniel Effoudou Awussi Kenneth Romuald accorde une heure d&rsquo;entretien &agrave; Morgan Palmer pour l&rsquo;&eacute;mission <strong>Masterclass</strong>. L&rsquo;homme n&rsquo;est pas un inconnu. Ancien chef du bureau de renseignement &agrave; l&rsquo;&eacute;tat-major particulier de la pr&eacute;sidence, il a c&ocirc;toy&eacute; les arcanes du pouvoir camerounais de l&rsquo;int&eacute;rieur.</p>
<p>Il vit en exil depuis pr&egrave;s de trois ans. Radi&eacute; de l&rsquo;arm&eacute;e, vis&eacute; par un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t &eacute;mis le 10 mars 2024 &agrave; la suite d&rsquo;une plainte pour extorsion d&eacute;pos&eacute;e par le vice-amiral Joseph Fouda, conseiller de Paul Biya. Effoudou refuse de r&eacute;v&eacute;ler sa localisation exacte.</p>
<p>Dans cette interview, il ne se contente pas d&rsquo;accuser. Il d&eacute;signe. Et parmi les accusations, celle qui a le plus circul&eacute; concerne un remaniement minist&eacute;riel.</p>
<h2>Ce qu&rsquo;Effoudou affirme sur le remaniement</h2>
<p>Selon le capitaine, Ferdinand Ngoh Ngoh aurait pr&eacute;par&eacute; une liste de remaniement dans laquelle 34 ministres en exercice perdraient leur poste. Il cite nomm&eacute;ment : <strong>Gr&eacute;goire Owona</strong>, ministre du Travail et de la S&eacute;curit&eacute; sociale ; <strong>Joseph Beti Assomo</strong>, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la Pr&eacute;sidence charg&eacute; de la D&eacute;fense ; <strong>Laurent Esso</strong>, ministre d&rsquo;&Eacute;tat, ministre de la Justice, garde des Sceaux ; et <strong>Samuel Mvondo Ayol</strong>o, directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence.</p>
<p>Effoudou affirme que cette liste a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; Paul Biya. Il ne pr&eacute;cise pas la date de cette pr&eacute;sentation, ni la nature exacte du document, ni les fonctions des 30 autres ministres concern&eacute;s.</p>
<p><strong>Ce qui est v&eacute;rifi&eacute;</strong> : Effoudou a bien formul&eacute; ces accusations dans l&rsquo;&eacute;mission.&nbsp;</p>
<p><strong>Ce qui n&rsquo;est pas v&eacute;rifi&eacute;</strong> : l&rsquo;existence mat&eacute;rielle de la liste. Aucun document n&rsquo;a &eacute;t&eacute; produit publiquement. Aucune source officielle camerounaise n&rsquo;a confirm&eacute; ou infirm&eacute; son contenu. Les noms cit&eacute;s n&rsquo;ont pas r&eacute;agi publiquement &agrave; ce jour.</p>
<h2>Pourquoi cette all&eacute;gation est cr&eacute;dible dans le paysage politique camerounais</h2>
<p>Le Cameroun vit depuis plusieurs ann&eacute;es au rythme d&rsquo;une guerre de succession feutr&eacute;e. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, n&rsquo;a pas d&eacute;sign&eacute; de dauphin. Autour de lui, les camps s&rsquo;affrontent : celui de Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence ; celui d&rsquo;Oswald Babok&eacute;, proche de la premi&egrave;re dame ; et celui de Franck Biya, fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<p>Dans ce contexte, toute liste de remaniement devient un enjeu de pouvoir. Elle ne dit pas seulement qui gouverne. Elle dit qui monte, qui descend, et surtout <strong>qui contr&ocirc;le la machine administrative &agrave; l&rsquo;approche d&rsquo;une &eacute;ventuelle transition.</strong></p>
<p>Effoudou n&rsquo;est pas le premier &agrave; &eacute;voquer des listes circulant dans le s&eacute;rail. Des m&eacute;dias camerounais ont publi&eacute; &agrave; plusieurs reprises des &laquo; listes de remaniement &raquo; attribu&eacute;es &agrave; des fuites, avant de les qualifier de faux documents. La fronti&egrave;re entre rumeur, strat&eacute;gie de d&eacute;stabilisation et information r&eacute;elle est, &agrave; Yaound&eacute;, particuli&egrave;rement poreuse.</p>
<h2>La strat&eacute;gie Effoudou : accuser pour exister</h2>
<p>Pourquoi un officier en exil, vis&eacute; par un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t, choisit-il de multiplier les accusations ? La r&eacute;ponse tient peut-&ecirc;tre &agrave; la nature de sa situation. Effoudou n&rsquo;a plus rien &agrave; perdre sur le plan institutionnel. Il est hors jeu. Mais il reste un acteur dangereux pour ceux qu&rsquo;il vise, parce qu&rsquo;il a eu acc&egrave;s &agrave; des informations sensibles pendant des ann&eacute;es.</p>
<p>Ses accusations ne se limitent pas au remaniement. Il a &eacute;galement affirm&eacute; que Ngoh Ngoh &eacute;tait le commanditaire de l&rsquo;assassinat du journaliste Martinez Zogo, qu&rsquo;il avait tent&eacute; de contr&ocirc;ler la DGRE (Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure), et qu&rsquo;il avait sabot&eacute; les pourparlers de paix dans les r&eacute;gions anglophones.</p>
<h2>Les zones d&rsquo;ombre que personne ne comble</h2>
<p>Trois questions restent sans r&eacute;ponse.</p>
<p><strong>Premi&egrave;re question : o&ugrave; est la liste ?</strong> Effoudou affirme qu&rsquo;elle existe. Il ne l&rsquo;a pas montr&eacute;e. Aucun journaliste ne l&rsquo;a vue. Aucune source ind&eacute;pendante ne l&rsquo;a confirm&eacute;e.</p>
<p><strong>Deuxi&egrave;me question : pourquoi ces quatre noms ?</strong> Gr&eacute;goire Owona, Beti Assomo, Esso, Mvondo Ayolo. Pourquoi eux ? Effoudou ne donne pas de crit&egrave;re. S&rsquo;agit-il de ministres jug&eacute;s d&eacute;loyaux envers Ngoh Ngoh ? De rivaux potentiels ? De simples dommages collat&eacute;raux dans une recomposition plus large ? L&rsquo;explication manque.</p>
<p><strong>Troisi&egrave;me question : Biya a-t-il r&eacute;agi ?</strong> Le pr&eacute;sident n&rsquo;a rien dit publiquement. Aucun communiqu&eacute; de la pr&eacute;sidence n&rsquo;a &eacute;t&eacute; publi&eacute; sur cette all&eacute;gation sp&eacute;cifique. Le silence, dans le syst&egrave;me Biya, n&rsquo;est jamais neutre. Mais il n&rsquo;est pas non plus une confirmation.</p>
<h2>Ce que cela dit du pouvoir camerounais</h2>
<p>M&ecirc;me si la liste n&rsquo;existe pas, l&rsquo;all&eacute;gation produit des effets. Elle oblige chaque ministre cit&eacute; &agrave; se demander s&rsquo;il est r&eacute;ellement sur une liste. Elle oblige les soutiens de Ngoh Ngoh &agrave; d&eacute;mentir sans convaincre. Elle oblige les observateurs &agrave; scruter chaque nomination, chaque d&eacute;cret, chaque mouvement administratif &agrave; la recherche d&rsquo;un signe.</p>
<p>Dans un r&eacute;gime o&ugrave; l&rsquo;information circule par rumeur et par fuite, une accusation non prouv&eacute;e peut devenir un fait politique. Pas parce qu&rsquo;elle est vraie. Parce qu&rsquo;elle <strong>structure les anticipations</strong>.</p>
<p>Effoudou le sait. C&rsquo;est peut-&ecirc;tre pour cela qu&rsquo;il parle.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 17:59:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Biya convoque Beti Assomo : l’affaire Zogo rattrape le Mindef]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Paul Biya a demandé des explications à Joseph Beti Assomo sur ses
contacts présumés dans l’affaire Martinez Zogo. Coulisses d’une
convocation qui secoue le somm...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Beti-Assomo221026500.webp" alt="Cameroun - Biya convoque Beti Assomo : l’affaire Zogo rattrape le Mindef" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya a demand&eacute; des explications &agrave; Joseph Beti Assomo sur ses contacts pr&eacute;sum&eacute;s dans l&rsquo;affaire Martinez Zogo. Coulisses d&rsquo;une convocation qui secoue le sommet de l&rsquo;&Eacute;tat.&nbsp;</p>
<p>Deux enregistrements audio, un contact direct avec Jean-Pierre Amougou Belinga et des consignes pr&eacute;sidentielles : l&rsquo;affaire Martinez Zogo vient de rattraper le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense.</p>
<p>Le ministre est arriv&eacute;. Il est reparti avec des consignes. Ce qu&rsquo;il a dit dans l&rsquo;intervalle, personne ne le publiera jamais mot pour mot. Mais les questions, elles, sont connues : pourquoi le nom de Beti Assomo appara&icirc;t-il dans des &eacute;changes t&eacute;l&eacute;phoniques li&eacute;s au dossier Zogo ? Pourquoi a-t-il cherch&eacute; &agrave; joindre, sans interm&eacute;diaire, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires incarc&eacute;r&eacute; Jean-Pierre Amougou Belinga ? Et pourquoi a-t-il fallu que Paul Biya lui ordonne, noir sur blanc, de ne plus toucher au dossier ?</p>
<h2>Une convocation qui n&rsquo;a rien d&rsquo;une routine</h2>
<p>Au palais d&rsquo;Etoudi, les convocations de ministres ne sont jamais anodines. Celle de Joseph Beti Assomo, en d&eacute;but de semaine, l&rsquo;est encore moins. Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense a &eacute;t&eacute; entendu par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat en personne. Pas un &eacute;missaire. Pas un conseiller. Paul Biya lui-m&ecirc;me.</p>
<p>Le motif officiel n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; publi&eacute;. Mais plusieurs sources concordantes, dont le magazine Jeune Afrique, indiquent que l&rsquo;explication a port&eacute; sur l&rsquo;affaire Martinez Zogo. Le journaliste avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; le 17 janvier 2023 &agrave; Yaound&eacute;, avant que son corps mutil&eacute; ne soit retrouv&eacute; cinq jours plus tard &agrave; Ebogo III. Trois ans plus tard, son dossier continue de remonter vers les plus hautes sph&egrave;res de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas le proc&egrave;s qui a chang&eacute; la donne. C&rsquo;est ce qui circule &agrave; c&ocirc;t&eacute;.</p>
<h2>Deux enregistrements, une m&ecirc;me question : qui parle &agrave; qui ?</h2>
<p>Le premier enregistrement dure un peu plus de onze minutes. On y entend le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, t&eacute;moin cl&eacute; dans l&rsquo;affaire, s&rsquo;entretenir avec Martin Savom, lui-m&ecirc;me poursuivi dans le dossier.</p>
<p>L&rsquo;officier y confie son inqui&eacute;tude. Il dit ne pas avoir dormi depuis qu&rsquo;on lui a rapport&eacute; que &laquo; le vieux &raquo; &mdash; le surnom du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh &mdash; &eacute;tait f&acirc;ch&eacute; contre lui. Il redoute d&rsquo;&ecirc;tre cit&eacute; comme t&eacute;moin, rapporte Jeune Afrique, qui ne pr&eacute;cise pas avoir &eacute;tabli l&rsquo;authenticit&eacute; de l&rsquo;enregistrement.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me &eacute;change, Martin Savom &eacute;voque des d&eacute;marches en vue d&rsquo;une lib&eacute;ration. Il rapporte les propos qu&rsquo;aurait tenus &laquo; le ministre &raquo; de la D&eacute;fense : il attendrait la fin des auditions des t&eacute;moins. Jeune Afrique identifie ce ministre comme &eacute;tant Joseph Beti Assomo. Mais le magazine pr&eacute;cise qu&rsquo;il s&rsquo;agit de propos rapport&eacute;s dans l&rsquo;enregistrement, non v&eacute;rifi&eacute;s.</p>
<p>Le second enregistrement est un message vocal. Alain Ekassi, pr&eacute;sent&eacute; comme un agent des renseignements, s&rsquo;adresse &agrave; Martin Savom. Il lui reproche de l&rsquo;avoir sollicit&eacute; &agrave; plusieurs reprises. Il se dit &eacute;tranger aux &laquo; histoires &raquo; dans lesquelles on aurait voulu l&rsquo;impliquer. Le c&oelig;ur du message : la disparition d&rsquo;un document qu&rsquo;il affirme avoir d&eacute;pos&eacute; &agrave; la l&eacute;gion de gendarmerie du Centre. Ce document portait sur un versement de 15 milliards de F CFA. Ekassi accuse Martin Savom et le colonel Jean-Pierre Otoulou, qui a conduit l&rsquo;enqu&ecirc;te, de l&rsquo;avoir fait dispara&icirc;tre. La juge d&rsquo;instruction aurait demand&eacute; &agrave; plusieurs reprises o&ugrave; se trouvait ce document.</p>
<p>Ces accusations n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; v&eacute;rifi&eacute;es par la justice. Jeune Afrique ne dit pas non plus avoir confirm&eacute; ce point aupr&egrave;s de la magistrate.</p>
<p>Reste une question, la seule qui compte pour le palais : pourquoi le nom du ministre de la D&eacute;fense revient-il dans ces &eacute;changes ?</p>
<h2>Le contact qui a fait basculer la semaine</h2>
<p>Selon les informations de Jeune Afrique, Joseph Beti Assomo serait entr&eacute; en contact, sans interm&eacute;diaire, avec Jean-Pierre Amougou Belinga. L&rsquo;homme d&rsquo;affaires est incarc&eacute;r&eacute; depuis 2023 dans le cadre de l&rsquo;affaire Martinez Zogo. Le magazine ne pr&eacute;cise ni la date ni la nature de ce contact.</p>
<p>C&rsquo;est ce point qui aurait d&eacute;clench&eacute; la convocation. Paul Biya aurait enjoint &agrave; son ministre de ne pas interf&eacute;rer dans la proc&eacute;dure. Des consignes fermes auraient &eacute;galement &eacute;t&eacute; donn&eacute;es sur le traitement du dossier Ayissi Nanga : lib&eacute;rer l&rsquo;officier sans d&eacute;lai et suivre le cours normal des auditions.</p>
<p>L&rsquo;officier avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; &agrave; Yaound&eacute; le 18 octobre 2026, avant d&rsquo;&ecirc;tre rel&acirc;ch&eacute;. Quelques jours plus t&ocirc;t, il s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l&rsquo;improviste au tribunal militaire, en plein proc&egrave;s, pour demander &agrave; t&eacute;moigner en urgence. Il affirmait que sa vie &eacute;tait en danger.</p>
<h2>Derri&egrave;re Zogo, une guerre de clans au sommet</h2>
<p>La convocation de Beti Assomo ne se comprend pas sans le contexte des rivalit&eacute;s qui structurent l&rsquo;appareil d&rsquo;&Eacute;tat camerounais. Le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; &agrave; la D&eacute;fense et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, ne s&rsquo;entendent plus. Jeune Afrique rapporte que Ngoh Ngoh aurait envisag&eacute; de proposer au chef de l&rsquo;&Eacute;tat de remplacer Beti Assomo par Galax Yves Landry Etoga, actuel secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense charg&eacute; de la gendarmerie nationale, lors d&rsquo;un prochain remaniement.</p>
<p>Les rapports entre Etoga et Beti Assomo se sont tendus en 2026. En juin, le ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; a suspendu la d&eacute;l&eacute;gation de signature dont disposait le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat, &agrave; la suite de d&eacute;saccords sur les affectations dans la gendarmerie.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas une querelle de personnes. C&rsquo;est une lutte pour le contr&ocirc;le de l&rsquo;appareil s&eacute;curitaire. Et l&rsquo;affaire Zogo en est devenue le terrain.</p>
<h2>Ce que le proc&egrave;s a d&eacute;j&agrave; dit</h2>
<p>Le proc&egrave;s devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; se poursuit. Le 1er juin 2026, des images de torture de Martinez Zogo ont &eacute;t&eacute; projet&eacute;es pour la premi&egrave;re fois. La salle &eacute;tait sid&eacute;r&eacute;e. Des avocats ont quitt&eacute; l&rsquo;audience.</p>
<p>Le 22 juin, un expert en cybercriminalit&eacute;, Jean-Pierre Eloumou, a livr&eacute; un t&eacute;moignage qui a fait sensation. L&rsquo;exploitation du t&eacute;l&eacute;phone de la victime a permis de constater que Martinez Zogo &eacute;tait un informateur du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, et du directeur adjoint du cabinet civil, Oswald Baboke. Selon l&rsquo;expert, le journaliste alimentait ces deux personnalit&eacute;s en accusations de d&eacute;tournements de fonds visant Jean-Pierre Amougou Belinga.</p>
<p>L&rsquo;expertise ne dit pas si Ngoh Ngoh ou Baboke &eacute;taient impliqu&eacute;s dans la mort du journaliste. Mais leur nom est d&eacute;sormais cit&eacute; dans le dossier.</p>
<h2>Ce qui n&rsquo;est pas confirm&eacute;</h2>
<p>Il faut le dire clairement.</p>
<p>L&rsquo;authenticit&eacute; des deux enregistrements n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &eacute;tablie par Jeune Afrique, et nous ne sommes pas en mesure de la v&eacute;rifier. Les propos de Martin Savom sur &laquo; le ministre &raquo; sont des propos rapport&eacute;s, pas des constatations judiciaires. L&rsquo;accusation d&rsquo;Alain Ekassi contre Martin Savom et le colonel Otoulou rel&egrave;ve de ses d&eacute;clarations, pas d&rsquo;un jugement. Le contact entre Beti Assomo et Amougou Belinga est pr&eacute;sum&eacute; : ni sa date ni sa nature n&rsquo;ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;es.</p>
<p>Ce que l&rsquo;on sait avec certitude : Paul Biya a convoqu&eacute; son ministre de la D&eacute;fense. Le reste est une bataille d&rsquo;interpr&eacute;tations.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Paul Biya a-t-il convoqu&eacute; Joseph Beti Assomo ?</strong><br>Parce que le nom du ministre appara&icirc;t dans des &eacute;changes li&eacute;s &agrave; l&rsquo;affaire Martinez Zogo, et parce qu&rsquo;il aurait cherch&eacute; &agrave; contacter directement Jean-Pierre Amougou Belinga, l&rsquo;un des principaux accus&eacute;s.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le document de 15 milliards de F CFA ?</strong><br>Selon Alain Ekassi, il s&rsquo;agit d&rsquo;une d&eacute;nonciation d&eacute;pos&eacute;e &agrave; la l&eacute;gion de gendarmerie du Centre, portant sur un versement de 15 milliards de F CFA. Ce document aurait disparu. Jeune Afrique ne pr&eacute;cise ni l&rsquo;origine ni la destination de cette somme.</p>
<p><strong>Joseph Beti Assomo va-t-il &ecirc;tre remplac&eacute; ?</strong><br>Aucune d&eacute;cision n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Mais Ferdinand Ngoh Ngoh aurait envisag&eacute; de proposer Galax Yves Landry Etoga pour le remplacer lors d&rsquo;un prochain remaniement.</p>
<p><strong>Le proc&egrave;s Zogo est-il termin&eacute; ?</strong><br>Non. Le proc&egrave;s devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; se poursuit. Plusieurs audiences ont &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;es. Aucun verdict n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu &agrave; ce jour.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 17:48:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Procès Zogo : les rapports qui accusent Ngoh Ngoh]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-proces-zogo-les-rapports-qui-accusent-ngoh-ngoh</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Procès Martinez Zogo : Eko Eko accuse Ngoh Ngoh d’avoir manœuvré
contre lui. Deux rapports confidentiels révèlent une guerre au
sommet du renseignement cameroun...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Ferdinand-Ngoh-Ngoh130224500.jpg" alt="Cameroun - Procès Zogo : les rapports qui accusent Ngoh Ngoh" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-proces-zogo-les-rapports-qui-accusent-ngoh-ngoh</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Proc&egrave;s Martinez Zogo : Eko Eko accuse Ngoh Ngoh d&rsquo;avoir man&oelig;uvr&eacute; contre lui. Deux rapports confidentiels r&eacute;v&egrave;lent une guerre au sommet du renseignement camerounais.</p>
<p>Derri&egrave;re le proc&egrave;s de l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo, deux hommes s&rsquo;affrontent pour le contr&ocirc;le de l&rsquo;appareil s&eacute;curitaire camerounais. L&rsquo;un est accus&eacute;, l&rsquo;autre est au sommet. Et un rapport de onze pages a tout pr&eacute;cipit&eacute;.</p>
<p>Le 30 janvier 2023, L&eacute;opold Maxime Eko Eko remet &agrave; Paul Biya un rapport de onze pages. Il y d&eacute;crit Ferdinand Ngoh Ngoh comme le &laquo; parrain &raquo; d&rsquo;un pr&eacute;sum&eacute; projet de d&eacute;stabilisation du pouvoir. Moins de vingt-quatre heures plus tard, Eko Eko est arr&ecirc;t&eacute; dans l&rsquo;enqu&ecirc;te sur l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo. Trois ans plus tard, devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;, l&rsquo;ancien patron du renseignement r&eacute;p&egrave;te que tout cela n&rsquo;est pas un hasard. Le proc&egrave;s Zogo est devenu le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;une guerre entre deux hommes qui se disputaient l&rsquo;oreille du pr&eacute;sident.</p>
<h2>Une rivalit&eacute; qui remonte &agrave; 2010</h2>
<p>Ferdinand Ngoh Ngoh et L&eacute;opold Maxime Eko Eko ont &eacute;t&eacute; nomm&eacute;s &agrave; leurs postes respectifs par Paul Biya entre 2010 et 2011. Selon des sources issues des renseignements camerounais cit&eacute;es par Jeune Afrique, Ngoh Ngoh visait alors la t&ecirc;te de la DGRE. Sa nomination au secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence aurait &eacute;t&eacute; v&eacute;cue comme une d&eacute;ception. Une amertume paradoxale, tant cette fonction est sup&eacute;rieure &agrave; celle de patron du renseignement. Mais l&rsquo;entourage de Ngoh Ngoh savait que plusieurs de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs au secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral avaient fini en prison.</p>
<p>Au fil des ann&eacute;es, les relations se sont d&eacute;t&eacute;rior&eacute;es. D&egrave;s 2018, Eko Eko affirme que Ngoh Ngoh et d&rsquo;autres, dont l&rsquo;ancien ministre Edgar Alain Mebe Ngo&rsquo;o, ont entrepris d&rsquo;asphyxier la DGRE en la privant de moyens financiers. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, le service est charg&eacute; de dossiers sensibles : des enqu&ecirc;tes sur des d&eacute;tournements li&eacute;s &agrave; la CAN et sur les fonds de la Covid-19. Deux dossiers dans lesquels le nom de Ngoh Ngoh appara&icirc;t.</p>
<h2>Le rapport qui a tout chang&eacute;</h2>
<p>Le document est dat&eacute; du 30 janvier 2023. Onze pages. Son titre : &laquo; Rapport sp&eacute;cial d&rsquo;enqu&ecirc;te sur les pr&eacute;somptions de prise de contr&ocirc;le des segments &eacute;conomiques et administratifs sensibles de la vie de la nation et leur impact sur la s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat &raquo;. Eko Eko y d&eacute;crit Ngoh Ngoh comme ayant plac&eacute; ses hommes dans tous les secteurs strat&eacute;giques : renseignement, arm&eacute;e, fronti&egrave;res, &eacute;conomie. Le rapport &eacute;voque un projet de d&eacute;tournement de fonds publics destin&eacute; &agrave; financer une prise de pouvoir et n&rsquo;exclut pas la th&egrave;se d&rsquo;un coup d&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>Le lendemain de sa transmission, Eko Eko est interpell&eacute; par la gendarmerie dans le cadre de l&rsquo;enqu&ecirc;te sur l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo. &laquo; Ce rapport n&rsquo;&eacute;tait en principe destin&eacute; qu&rsquo;au chef de l&rsquo;&Eacute;tat. Or il aurait fuit&eacute; &raquo;, d&eacute;nonce une source proche du dossier. &laquo; Vu son contenu, il aurait incit&eacute; ceux dont il mena&ccedil;ait la situation &agrave; agir contre Eko Eko. &raquo; L&rsquo;entourage de Ngoh Ngoh rejette cette th&egrave;se. Contact&eacute;, le secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral n&rsquo;a pas souhait&eacute; r&eacute;agir.</p>
<h2>La d&eacute;fense d&rsquo;Eko Eko : &laquo; Il n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; au courant &raquo;</h2>
<p>Devant le tribunal militaire, Eko Eko nie toute implication dans l&rsquo;enl&egrave;vement et le meurtre de Martinez Zogo. Ses avocats ont publi&eacute; une mise au point le 17 septembre 2026 : selon eux, les 33 premiers t&eacute;moins entendus n&rsquo;ont &eacute;tabli aucun lien direct ou indirect entre leur client et l&rsquo;assassinat. Ils soulignent qu&rsquo;une note de service du 12 novembre 2021 avait retir&eacute; au lieutenant-colonel Justin Danwe la coordination des op&eacute;rations de la DGRE, transf&eacute;r&eacute;e au conseiller technique num&eacute;ro un. Pour la d&eacute;fense, l&rsquo;op&eacute;ration contre Zogo a emprunt&eacute; des canaux non officiels, contournant la cha&icirc;ne de commandement normale.</p>
<p>L&rsquo;accusation ne l&rsquo;entend pas ainsi. Le colonel Jean-Pierre Otoulou, principal enqu&ecirc;teur, a d&eacute;clar&eacute; les 31 ao&ucirc;t et 1er septembre 2026 que plusieurs indices laissent penser qu&rsquo;Eko Eko &eacute;tait au courant. Il cite notamment le fait que la DGRE n&rsquo;a ouvert aucune enqu&ecirc;te interne entre l&rsquo;enl&egrave;vement et le signalement de la disparition, et qu&rsquo;Eko Eko n&rsquo;a remis que trois t&eacute;l&eacute;phones sur les dix qu&rsquo;il d&eacute;clarait poss&eacute;der. &laquo; Comme le t&eacute;moin l&rsquo;a dit, tout ceci constitue des indices qui tendent &agrave; conclure qu&rsquo;il &eacute;tait forc&eacute;ment au courant &raquo;, estime Me Calvin Job, avocat de la partie civile. &laquo; Et il n&rsquo;a pas fait ce qu&rsquo;il fallait faire pour emp&ecirc;cher que &ccedil;a aille jusqu&rsquo;au bout &raquo;.</p>
<h2>Le second rapport et les d&eacute;tournements</h2>
<p>Preuve que Ngoh Ngoh conserve la confiance de Paul Biya, le pr&eacute;sident lui confie une nouvelle enqu&ecirc;te. Cette fois, il s&rsquo;agit de d&eacute;tournements pr&eacute;sum&eacute;s de fonds publics. Les personnes vis&eacute;es comptent des proches d&rsquo;Eko Eko et du ministre des Finances Louis-Paul Motaze, r&eacute;put&eacute; hostile au secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral.</p>
<p>Le rapport est dat&eacute; du 8 d&eacute;cembre 2023. Il est sign&eacute; par Galax Yves Landry Etoga, secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense, et adress&eacute; &agrave; Ngoh Ngoh. Son objet : le financement par le Tr&eacute;sor public, via le chapitre 94, de projets appartenant &agrave; des promoteurs priv&eacute;s entre 2017 et 2021. Les conclusions pointent des circuits de financement difficiles &agrave; retracer, des subventions vers&eacute;es &agrave; des structures inexistantes, des paiements sans d&eacute;duction de TVA. Les enqu&ecirc;teurs envisagent des qualifications p&eacute;nales : d&eacute;tournement de biens publics, concussion, favoritisme, complicit&eacute; et recel. Ils sollicitent l&rsquo;autorisation d&rsquo;entendre Louis-Paul Motaze et Alamine Ousmane Mey. Selon nos informations, les deux ministres n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; auditionn&eacute;s. Et le rapport est rest&eacute; sans suite.</p>
<h2>Ce que le proc&egrave;s Zogo dit vraiment</h2>
<p>La question pos&eacute;e par <strong>Jeune Afrique</strong> est simple : le proc&egrave;s Martinez Zogo sert-il &agrave; trouver les commanditaires du meurtre ou &agrave; r&eacute;gler des comptes ? Officiellement, dix-sept accus&eacute;s comparaissent devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;. Parmi eux, Eko Eko, Justin Danwe, Jean-Pierre Amougou Belinga. Mais depuis l&rsquo;ouverture des d&eacute;bats, les noms de Ngoh Ngoh et de son entourage circulent sans qu&rsquo;ils soient formellement mis en cause par le tribunal.</p>
<p>Le capitaine Romuald Effoudou, ancien du renseignement en exil, a accus&eacute; directement Ngoh Ngoh d&rsquo;&ecirc;tre le commanditaire de l&rsquo;assassinat, sans apporter de preuves mat&eacute;rielles. <strong>Jeune Afrique</strong> r&eacute;sume : &laquo; Peu de preuves, mais assez de bruit pour s&rsquo;inviter dans le proc&egrave;s &raquo;. Le capitaine a &eacute;t&eacute; radi&eacute; de l&rsquo;arm&eacute;e en juin 2026. Ses d&eacute;clarations n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; retenues par l&rsquo;accusation.</p>
<p>Le proc&egrave;s se poursuit. Trente-cinq t&eacute;moins ont d&eacute;j&agrave; d&eacute;pos&eacute;. La d&eacute;fense d&rsquo;Eko Eko continue de marteler que la cha&icirc;ne de commandement n&rsquo;est pas &eacute;tablie. L&rsquo;accusation maintient que les indices convergent. Derri&egrave;re les d&eacute;bats juridiques, une r&eacute;alit&eacute; politique demeure : la guerre entre Eko Eko et Ngoh Ngoh a fa&ccedil;onn&eacute; le renseignement camerounais tel qu&rsquo;il fonctionne aujourd&rsquo;hui. Un service affaibli, des agents qui monnaient leurs services, des rapports qui filtrent, et un pr&eacute;sident qui arbitre. Le proc&egrave;s Zogo n&rsquo;est pas seulement celui d&rsquo;un assassinat. C&rsquo;est celui d&rsquo;un syst&egrave;me.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Eko Eko est-il jug&eacute; dans l&rsquo;affaire Martinez Zogo ?</strong><br>Il est poursuivi pour complicit&eacute; de tortures. L&rsquo;accusation estime qu&rsquo;il &eacute;tait au courant de l&rsquo;op&eacute;ration men&eacute;e par ses subordonn&eacute;s. Lui affirme n&rsquo;avoir jamais &eacute;t&eacute; inform&eacute;.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le rapport du 30 janvier 2023 ?</strong><br>Un document de onze pages dans lequel Eko Eko d&eacute;crit Ngoh Ngoh comme impliqu&eacute; dans un projet de prise de contr&ocirc;le des secteurs strat&eacute;giques et &eacute;voque un possible coup d&rsquo;&Eacute;tat. Eko Eko a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le lendemain.</p>
<p><strong>Ferdinand Ngoh Ngoh est-il poursuivi ?</strong><br>Non. Il n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; formellement mis en cause par le tribunal militaire de Yaound&eacute;. Il n&rsquo;a pas r&eacute;pondu aux sollicitations de la presse.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 11:57:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Ja</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Ferdinand-Ngoh-Ngoh130224500.jpg" type="image/jpeg" length="3870" />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Conseil constitutionnel : Nama Remy, l&#039;homme qui succède à Atangana]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-conseil-constitutionnel-nama-remy-lhomme-qui-succede-a-atangana</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Nama Remy est le nouveau président du Conseil constitutionnel
camerounais. Il succède à Clément Atangana, décédé le 4 octobre
2026. Voici son profil et les enje...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Remy-Nama161026500.webp" alt="Cameroun - Conseil constitutionnel : Nama Remy, l&#039;homme qui succède à Atangana" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Nama Remy est le nouveau pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel camerounais. Il succ&egrave;de &agrave; Cl&eacute;ment Atangana, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 4 octobre 2026. Voici son profil et les enjeux.</p>
<p>Un magistrat hors hi&eacute;rarchie, originaire de la Mefou-et-Akono, prend la t&ecirc;te d'une institution au c&oelig;ur des tensions politiques camerounaises, apr&egrave;s la mort de Cl&eacute;ment Atangana et une r&eacute;forme constitutionnelle qui a redessin&eacute; les r&egrave;gles de la succession.</p>
<p>Paul Biya a tranch&eacute;. Ce vendredi 16 octobre 2026, le pr&eacute;sident camerounais a nomm&eacute; Nama Remy &agrave; la pr&eacute;sidence du Conseil constitutionnel, selon un d&eacute;cret rendu public dans la journ&eacute;e. Le magistrat hors hi&eacute;rarchie, jusqu'ici charg&eacute; de mission &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, succ&egrave;de &agrave; Cl&eacute;ment Atangana, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 4 octobre &agrave; Paris &agrave; l'&acirc;ge de 85 ans.</p>
<p>L'int&eacute;rim &eacute;tait assur&eacute; depuis le 5 octobre par le Pr Paul Nchoji Nkwi, doyen d'&acirc;ge de l'institution. Une transition br&egrave;ve. Le pouvoir n'a pas laiss&eacute; de vide. Mais derri&egrave;re la continuit&eacute; institutionnelle, une question lancinante demeure : qui est R&eacute;my Nama, et pourquoi lui ?</p>
<h2>Un magistrat de l'ombre propuls&eacute; au sommet de l'appareil judiciaire</h2>
<p>R&eacute;my Nama n'est pas un inconnu dans les cercles du pouvoir. Magistrat hors hi&eacute;rarchie en service &agrave; la division des affaires judiciaires au Secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, il exerce comme charg&eacute; de mission &agrave; la PRC. Son parcours est celui d'un homme de dossiers, discret, rompu aux arcanes de l'appareil d'&Eacute;tat.</p>
<p>Il est originaire de la Mefou-et-Akono, dans la r&eacute;gion du Centre. Un d&eacute;partement situ&eacute; &agrave; une trentaine de kilom&egrave;tres de Yaound&eacute;, dont le chef-lieu est Ngoumou, et qui compte un peu plus de 57 000 habitants selon les donn&eacute;es du recensement de 2001.</p>
<p>Sa nomination au perchoir du Conseil constitutionnel marque un changement de dimension. L'institution qu'il dirige est charg&eacute;e du contr&ocirc;le de constitutionnalit&eacute; des lois, du contentieux &eacute;lectoral national et de la proclamation des r&eacute;sultats d&eacute;finitifs de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Rien de mineur.</p>
<h2>Le vide laiss&eacute; par Cl&eacute;ment Atangana</h2>
<p>Cl&eacute;ment Atangana est mort le 4 octobre 2026 &agrave; l'H&ocirc;pital am&eacute;ricain de Paris. Il avait 85 ans. Il fut le premier pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, nomm&eacute; en f&eacute;vrier 2018 lors de la mise en place effective de l'institution, 22 ans apr&egrave;s sa cr&eacute;ation par la Constitution de 1996.</p>
<p>Son bilan &agrave; la t&ecirc;te de l'institution est contrast&eacute;. En 2018, il avait proclam&eacute; la victoire de Paul Biya avec plus de 71 % des suffrages officiels, rejetant les recours de Maurice Kamto. En 2025, il avait confirm&eacute; le rejet de la candidature de Kamto avant le scrutin, puis proclam&eacute; la r&eacute;&eacute;lection contest&eacute;e de Paul Biya avec 53,66 % des voix le 27 octobre 2025.</p>
<p>Ces d&eacute;cisions ont valu &agrave; l'institution des critiques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es de l'opposition et de la soci&eacute;t&eacute; civile. Des observateurs avaient alors estim&eacute; que l'exclusion de Kamto avait r&eacute;duit la port&eacute;e concurrentielle du scrutin.</p>
<h2>L'int&eacute;rim de Paul Nchoji Nkwi</h2>
<p>Apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s d'Atangana, l'int&eacute;rim a &eacute;t&eacute; confi&eacute; au Pr Paul Nchoji Nkwi, anthropologue de 86 ans, doyen d'&acirc;ge du Conseil. Sa nomination par int&eacute;rim a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e par plusieurs m&eacute;dias camerounais, dont Camer.be, le 5 octobre 2026. Nkwi avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; membre du Conseil constitutionnel en 2018, puis renouvel&eacute; en 2024.</p>
<p>Son int&eacute;rim n'aura dur&eacute; qu'une douzaine de jours. Le d&eacute;cret du 16 octobre nomme &eacute;galement Abdoulaye Daouda comme nouveau membre, comblant les vides laiss&eacute;s par les disparitions r&eacute;centes au sein de l'institution.</p>
<h2>Une r&eacute;forme constitutionnelle qui change la donne</h2>
<p>La nomination de R&eacute;my Nama intervient dans un contexte institutionnel profond&eacute;ment remodel&eacute;. Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais r&eacute;uni en Congr&egrave;s a adopt&eacute; une r&eacute;vision constitutionnelle cr&eacute;ant le poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Le texte a &eacute;t&eacute; approuv&eacute; par 205 voix contre 16, avec trois bulletins nuls.</p>
<p>Cette r&eacute;forme, introduite &agrave; l'initiative de Paul Biya, modifie le m&eacute;canisme de succession &agrave; la t&ecirc;te de l'&Eacute;tat. D&eacute;sormais, le vice-pr&eacute;sident, nomm&eacute; et r&eacute;vocable par le pr&eacute;sident, ach&egrave;ve le mandat en cas de vacance du pouvoir pour d&eacute;c&egrave;s, d&eacute;mission ou emp&ecirc;chement d&eacute;finitif constat&eacute; par le Conseil constitutionnel.</p>
<p>Le S&eacute;nat a ensuite adopt&eacute;, le 7 avril, une r&eacute;forme de l'organisation du Conseil constitutionnel. Le projet, d&eacute;fendu par le ministre de la Justice Laurent Esso, pr&eacute;cise les proc&eacute;dures en cas de vacance &agrave; la t&ecirc;te de l'&Eacute;tat. Le texte modifie les articles 38 et 39 de la loi de 2004 portant organisation du Conseil constitutionnel.</p>
<p>Un point crucial : la r&eacute;vision d'avril 2026 attribue au seul vice-pr&eacute;sident la comp&eacute;tence pour saisir le Conseil constitutionnel en vue de constater l'emp&ecirc;chement d&eacute;finitif du chef de l'&Eacute;tat. Or, ce poste de vice-pr&eacute;sident reste vacant &agrave; ce jour.</p>
<h2>Les enjeux d'une institution sous tension</h2>
<p>Le Conseil constitutionnel camerounais est compos&eacute; de 11 membres, nomm&eacute;s par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique pour un mandat de six ans renouvelable. Son pr&eacute;sident est d&eacute;sign&eacute; parmi les trois membres nomm&eacute;s directement par le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Cette architecture institutionnelle a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute;e par plusieurs juristes. Une &eacute;tude acad&eacute;mique publi&eacute;e sur Cairn.info souligne que le constituant camerounais n'a impos&eacute; aucune condition d'&acirc;ge ni de comp&eacute;tence juridique pour &ecirc;tre nomm&eacute; conseiller. De plus, les membres sont majoritairement issus du parti au pouvoir.</p>
<p>La nomination de R&eacute;my Nama, un magistrat de carri&egrave;re et ancien charg&eacute; de mission &agrave; la Pr&eacute;sidence, s'inscrit dans cette logique de proximit&eacute; avec l'ex&eacute;cutif. Elle assure une continuit&eacute;, mais ne r&eacute;pond pas aux critiques sur l'ind&eacute;pendance de l'institution.</p>
<h2>Ce que dit le profil de R&eacute;my Nama</h2>
<p>Le parcours de R&eacute;my Nama est celui d'un haut magistrat rompu &agrave; l'administration. Sa position de charg&eacute; de mission &agrave; la Pr&eacute;sidence, o&ugrave; il traitait des affaires judiciaires, lui a donn&eacute; une connaissance intime des rouages de l'&Eacute;tat. Il a &eacute;galement si&eacute;g&eacute; au Comit&eacute; de suivi du CPSP, coopt&eacute; le 29 mai 2018 lors de la premi&egrave;re session ordinaire annuelle, selon les informations disponibles sur le site du CPSP.</p>
<p>Cette exp&eacute;rience au c&oelig;ur de l'appareil ex&eacute;cutif est &agrave; double tranchant. Elle garantit une ma&icirc;trise des dossiers, mais elle nourrit les interrogations sur la capacit&eacute; du Conseil &agrave; s'affranchir de la tutelle pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>Ce qui attend le nouveau pr&eacute;sident</h2>
<p>R&eacute;my Nama h&eacute;rite d'une institution &agrave; la crois&eacute;e des chemins. Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales sont pr&eacute;vues pour 2027. Le contentieux &eacute;lectoral, toujours sensible, pourrait &agrave; nouveau placer le Conseil au centre de l'attention. Les recours d&eacute;pos&eacute;s par l'opposition, notamment le MRC, ont &eacute;t&eacute; rejet&eacute;s en juin 2026 concernant la prorogation des mandats municipaux.</p>
<p>La question de la vacance du pouvoir reste enti&egrave;re. Le poste de vice-pr&eacute;sident n'est pas pourvu. En cas de vacance, l'int&eacute;rim reviendrait au pr&eacute;sident du S&eacute;nat jusqu'&agrave; l'&eacute;lection d'un nouveau pr&eacute;sident, selon le dispositif en vigueur.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel, dans cette configuration, joue un r&ocirc;le de verrou. C'est lui qui constate l'emp&ecirc;chement d&eacute;finitif, qui proclame les r&eacute;sultats, qui valide ou invalide. Son pr&eacute;sident, quel qu'il soit, est un acteur cl&eacute; du jeu politique.</p>
<hr>
<p><strong>Qui est R&eacute;my Nama ?</strong><br>Un magistrat hors hi&eacute;rarchie camerounais, originaire de la Mefou-et-Akono, ancien charg&eacute; de mission &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel le 16 octobre 2026.</p>
<p><strong>Pourquoi a-t-il &eacute;t&eacute; nomm&eacute; ?</strong><br>Apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de Cl&eacute;ment Atangana le 4 octobre 2026, l'int&eacute;rim a &eacute;t&eacute; assur&eacute; par Paul Nchoji Nkwi. Paul Biya a choisi R&eacute;my Nama pour lui succ&eacute;der &agrave; la pr&eacute;sidence.</p>
<p><strong>Quel est le r&ocirc;le du Conseil constitutionnel camerounais ?</strong><br>Il contr&ocirc;le la constitutionnalit&eacute; des lois, g&egrave;re le contentieux &eacute;lectoral et proclame les r&eacute;sultats d&eacute;finitifs de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle.</p>
<p><strong>La nomination de R&eacute;my Nama change-t-elle quelque chose ?</strong><br>Sur le plan institutionnel, elle assure la continuit&eacute;. Sur le plan politique, elle maintient un profil proche de l'ex&eacute;cutif &agrave; la t&ecirc;te d'une institution dont l'ind&eacute;pendance est r&eacute;guli&egrave;rement questionn&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Oct 2026 19:38:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Mvondo Ayolo dément : « On ne cache pas la mort d&#039;un chef d&#039;État »]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-mvondo-ayolo-dement-on-ne-cache-pas-la-mort-dun-chef-detat</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La rumeur de la mort de Paul Biya a enflammé X. Samuel Mvondo Ayolo
dément : « Paul Biya est bien portant et il travaille. » Voici ce
que l'on sait.

Une public...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Samuel-Mvondo-Ayolo081026500.webp" alt="Cameroun - Mvondo Ayolo dément : « On ne cache pas la mort d&#039;un chef d&#039;État »" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-mvondo-ayolo-dement-on-ne-cache-pas-la-mort-dun-chef-detat</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La rumeur de la mort de Paul Biya a enflamm&eacute; X. Samuel Mvondo Ayolo d&eacute;ment : &laquo; Paul Biya est bien portant et il travaille. &raquo; Voici ce que l'on sait.</p>
<p>Une publication virale sur X annonce la mort du pr&eacute;sident camerounais. Samuel Mvondo Ayolo d&eacute;ment. Mais le silence autour de la sant&eacute; de Paul Biya alimente toutes les sp&eacute;culations.</p>
<p>Samuel Mvondo Ayolo a r&eacute;pondu au t&eacute;l&eacute;phone. Sa phrase est tomb&eacute;e, cinglante : &laquo; Vous pensez qu'on peut cacher le d&eacute;c&egrave;s d'un chef d'&Eacute;tat ? &raquo; Le directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence camerounaise venait d'&ecirc;tre joint par <strong>Jeune Afrique</strong>, ce vendredi 16 octobre 2026. Il d&eacute;mentait, une fois de plus, la rumeur annon&ccedil;ant la mort de Paul Biya. Mais derri&egrave;re le d&eacute;menti, une question demeure : pourquoi cette rumeur circule-t-elle si vite, si loin, si souvent ?</p>
<p>Tout commence sur X. Un compte se fait appeler &laquo; Human Rights Forum &raquo;. Jeudi 15 octobre, il affirme que Paul Biya est d&eacute;c&eacute;d&eacute;. Il ajoute que des responsables politiques discutent d&eacute;j&agrave; de sa succession. Le post d&eacute;passe les centaines de milliers de vues en quelques heures. En soir&eacute;e, le m&ecirc;me compte rench&eacute;rit : &laquo; une &eacute;paisse fum&eacute;e &raquo; s'&eacute;l&egrave;verait du Palais de l'Unit&eacute; &agrave; Yaound&eacute;. Le hashtag RIPPaulBiya commence &agrave; pulluler.</p>
<h2>Ce que l'on sait de la rumeur</h2>
<p>La fausse nouvelle est n&eacute;e d'un compte inconnu. Pas d'images. Pas de noms. Pas de preuves. &laquo; Human Rights Forum &raquo; n'a jamais fourni la moindre confirmation de ses affirmations. Mais sur X, l'absence de preuve n'emp&ecirc;che pas la propagation.</p>
<p>Le lendemain, vendredi 16 octobre, la pr&eacute;sidence a r&eacute;agi. Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil et ancien ambassadeur de France, a qualifi&eacute; l'information de &laquo; fake &raquo;. Il a &eacute;voqu&eacute; &laquo; un d&eacute;cret publi&eacute; le 15 octobre et sign&eacute; de la main du chef de l'&Eacute;tat &raquo; comme preuve que Paul Biya travaille toujours. Il a dit regretter &laquo; la persistance des fausses informations &raquo; sur la sant&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<p>Sur le fond, rien ne prouve que Paul Biya soit mort. Rien ne prouve non plus qu'il soit en pleine forme. Le d&eacute;cret sign&eacute; est un acte administratif. Il ne remplace pas une apparition publique.</p>
<h2>74 jours d'absence qui ont tout chang&eacute;</h2>
<p>Paul Biya a quitt&eacute; Yaound&eacute; le 7 juin 2026. Son entourage avait parl&eacute; d'un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;. Le s&eacute;jour a dur&eacute; 74 jours. Il est rentr&eacute; le 20 ao&ucirc;t.</p>
<p>Entre-temps, Jeune Afrique a r&eacute;v&eacute;l&eacute; que le pr&eacute;sident avait &eacute;t&eacute; hospitalis&eacute; &agrave; Gen&egrave;ve. Le gouvernement a d&eacute;menti l'hospitalisation, tout en confirmant sa pr&eacute;sence en Suisse. Ren&eacute; Emmanuel Sadi, ministre de la Communication, avait alors d&eacute;nonc&eacute; des &laquo; sp&eacute;culations malveillantes et sans fondement &raquo;.</p>
<p>Depuis son retour, aucune apparition publique film&eacute;e ou photographi&eacute;e de mani&egrave;re ind&eacute;pendante n'a &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e. C'est ce vide qui nourrit les rumeurs. Chaque silence devient une pi&egrave;ce &agrave; conviction. Chaque absence, un d&eacute;but de preuve.</p>
<h2>93 ans, 44 ans au pouvoir : l'&eacute;quation qui d&eacute;range</h2>
<p>Paul Biya est n&eacute; le 13 f&eacute;vrier 1933. Il a 93 ans. Il dirige le Cameroun depuis 1982. C'est le plus vieux chef d'&Eacute;tat en exercice au monde.</p>
<p>Dans un pays o&ugrave; la question de la succession reste taboue, chaque rumeur sur sa sant&eacute; devient un &eacute;v&eacute;nement politique. En avril 2026, le Parlement a adopt&eacute; une r&eacute;vision constitutionnelle r&eacute;introduisant le poste de vice-pr&eacute;sident. En cas de vacance du pouvoir, le vice-pr&eacute;sident ach&egrave;verait le mandat en cours. Mais ce poste reste vacant.</p>
<p>Qui succ&eacute;dera &agrave; Paul Biya ? Le nom de son fils, Franck Biya, circule. D'autres &eacute;voquent Paul Atanga Nji ou Louis-Paul Motaz&eacute;. Aucune nomination n'a &eacute;t&eacute; faite.</p>
<h2>Une rumeur qui en cache d'autres</h2>
<p>Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que Paul Biya est &laquo; annonc&eacute; mort &raquo;. En ao&ucirc;t 2026, une vid&eacute;o TikTok affirmait d&eacute;j&agrave; son d&eacute;c&egrave;s. PesaCheck a conclu &agrave; une intox. En novembre 2025, une autre rumeur similaire avait circul&eacute;.</p>
<p>Le sch&eacute;ma se r&eacute;p&egrave;te. Un compte anonyme publie. Les r&eacute;seaux s'emballent. La pr&eacute;sidence d&eacute;ment. Et la question reste pos&eacute;e : pourquoi cette m&eacute;canique fonctionne-t-elle &agrave; chaque fois ?</p>
<p>La r&eacute;ponse tient en un mot : le vide. Quand un pr&eacute;sident de 93 ans dispara&icirc;t des &eacute;crans pendant 74 jours, quand aucune image r&eacute;cente et ind&eacute;pendante ne vient contredire les rumeurs, quand la loi interdit m&ecirc;me de d&eacute;battre de sa sant&eacute;, le silence devient le meilleur alli&eacute; des fausses nouvelles.</p>
<h2>Ce qui pourrait se passer maintenant</h2>
<p>La pr&eacute;sidence a d&eacute;menti. Elle a fourni un d&eacute;cret. Mais elle n'a pas fourni d'images. Pas d'apparition publique. Pas de preuve visuelle.</p>
<p>Tant que Paul Biya n'appara&icirc;tra pas devant les cam&eacute;ras, la rumeur reviendra. Elle reviendra parce que le vide est trop grand. Parce que 93 ans, c'est un &acirc;ge qui inqui&egrave;te. Parce que 44 ans au pouvoir, c'est une &eacute;ternit&eacute;. Parce que la succession reste une question sans r&eacute;ponse.</p>
<p>Samuel Mvondo Ayolo a dit : &laquo; Il n'y a aucune inqui&eacute;tude &agrave; se faire &raquo;. Mais un d&eacute;menti ne remplace pas une apparition. Et un d&eacute;cret ne remplace pas un visage.</p>
<hr>
<p><strong>Paul Biya est-il mort ?</strong><br>Non. La pr&eacute;sidence camerounaise a d&eacute;menti la rumeur le 16 octobre 2026. Aucune source cr&eacute;dible ne confirme son d&eacute;c&egrave;s.</p>
<p><strong>Qui a lanc&eacute; la rumeur ?</strong><br>Un compte X nomm&eacute; &laquo; Human Rights Forum &raquo;, qui a affirm&eacute; le d&eacute;c&egrave;s sans fournir de preuves.</p>
<p><strong>O&ugrave; est Paul Biya actuellement ?</strong><br>Selon la pr&eacute;sidence, il est au Cameroun et travaille. Aucune apparition publique n'a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e depuis son retour le 20 ao&ucirc;t 2026.</p>
<p><strong>Pourquoi les rumeurs sur sa sant&eacute; reviennent-elles ?</strong><br>Paul Biya a 93 ans, il a &eacute;t&eacute; absent 74 jours et aucune image r&eacute;cente ind&eacute;pendante n'a &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e. Ce vide alimente les sp&eacute;culations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 16 Oct 2026 13:31:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Samuel-Mvondo-Ayolo081026500.webp" type="image/webp" length="13108" />
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                            </item>
        
                            <item>
                <title><![CDATA[Gabon - Ali Bongo saisit la COSUMAF pour débloquer ses comptes]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/gabon-ali-bongo-saisit-la-cosumaf-pour-debloquer-ses-comptes</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Ali Bongo saisit la COSUMAF pour contester le gel de ses comptes à
BGFIBank. 366 milliards FCFA en jeu. Une ordonnance de séquestre
qu'il juge illégale.

L'anci...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique/Ali-Bongo150524500.jpg" alt="Gabon - Ali Bongo saisit la COSUMAF pour débloquer ses comptes" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Ali Bongo saisit la COSUMAF pour contester le gel de ses comptes &agrave; BGFIBank. 366 milliards FCFA en jeu. Une ordonnance de s&eacute;questre qu'il juge ill&eacute;gale.</p>
<p>L'ancien pr&eacute;sident gabonais, priv&eacute; d'acc&egrave;s &agrave; ses comptes depuis le coup d'&Eacute;tat d'ao&ucirc;t 2023, internationalise son contentieux en saisissant le r&eacute;gulateur financier de la CEMAC.</p>
<p>Ali Bongo Ondimba a saisi, le 12 octobre 2026, la Commission de surveillance du march&eacute; financier de l'Afrique centrale (COSUMAF) pour contester le gel de ses comptes domicili&eacute;s &agrave; BGFIBank Gabon. La banque invoque une ordonnance judiciaire de mise sous s&eacute;questre, une justification que l'entourage de l'ancien pr&eacute;sident juge ill&eacute;gale. En jeu : plus de 366 milliards de FCFA.</p>
<h2>Pr&egrave;s de trois ans sans acc&egrave;s &agrave; ses comptes</h2>
<p>Depuis le coup d'&Eacute;tat du 30 ao&ucirc;t 2023, Ali Bongo Ondimba affirme ne plus avoir acc&egrave;s &agrave; ses comptes log&eacute;s &agrave; BGFIBank Gabon. Son gestionnaire d&eacute;di&eacute; aurait cess&eacute; de r&eacute;pondre &agrave; ses sollicitations. Plusieurs courriers seraient rest&eacute;s sans suite. L'ancien pr&eacute;sident, aujourd'hui exil&eacute; entre Paris et Londres, a donc choisi l'offensive judiciaire et sous-r&eacute;gionale.</p>
<h2>Les faits : Une saisine du r&eacute;gulateur financier</h2>
<p>Selon plusieurs sources concordantes, Ali Bongo a saisi la COSUMAF le 12 octobre 2026. Objectif : contraindre BGFIBank &agrave; s'expliquer sur un gel qu'il estime ill&eacute;gal. Cette d&eacute;marche vise, selon son entourage, &agrave; alerter sur les cons&eacute;quences potentielles de cette affaire pour la r&eacute;putation du premier groupe bancaire d'Afrique centrale.</p>
<h2>L'ordonnance de s&eacute;questre : le c&oelig;ur du bras de fer</h2>
<p>Le 8 juin 2026, Ali Bongo avait mis en demeure la banque de lui communiquer ses relev&eacute;s et de justifier le blocage de ses avoirs. Dans une r&eacute;ponse dat&eacute;e du 17 juin, BGFIBank a invoqu&eacute; une ordonnance du juge du cabinet d'instruction sp&eacute;cialis&eacute; num&eacute;ro un du parquet de Libreville ordonnant la mise sous s&eacute;questre des comptes du couple Bongo.</p>
<p>Une justification contest&eacute;e par l'entourage de l'ancien pr&eacute;sident, qui souligne que la d&eacute;cision ne lui aurait jamais &eacute;t&eacute; signifi&eacute;e. Le 22 juin, Ali Bongo a donc saisi le tribunal de premi&egrave;re instance de Libreville, par l'interm&eacute;diaire de son avocat, Me Francis Nk&eacute;a Ndzigue, pour obtenir une copie int&eacute;grale de cette ordonnance. Il a &eacute;galement engag&eacute; une proc&eacute;dure en r&eacute;f&eacute;r&eacute; visant notamment la lev&eacute;e du gel et la restitution de ses avoirs.</p>
<h2>L'enjeu financier : 366 milliards de FCFA</h2>
<p>Les avoirs gel&eacute;s sont &eacute;valu&eacute;s &agrave; plus de 366 milliards de FCFA (366 970 230 410 FCFA, selon certaines sources). Ces fonds seraient log&eacute;s sur des comptes &agrave; titulaires multiples impliquant notamment Sylvia Bongo et Noureddin Bongo Valentin, tous deux concern&eacute;s par des proc&eacute;dures judiciaires au Gabon.</p>
<p>Selon les informations disponibles, Sylvia Bongo et Noureddin Bongo Valentin ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s par contumace en 2025 &agrave; 20 ans de r&eacute;clusion criminelle pour d&eacute;tournement de fonds publics et blanchiment. Ils contestent les accusations. Ali Bongo lui-m&ecirc;me n'a pas &eacute;t&eacute; mis en examen dans la proc&eacute;dure fran&ccedil;aise sur les "biens mal acquis", selon Le Monde.</p>
<h2>BGFIBank, entre obligation bancaire et contentieux familial</h2>
<p>Dans une telle configuration, BGFIBank est plac&eacute; dans une position d&eacute;licate. Lorsqu'une mesure judiciaire ex&eacute;cutoire lui est notifi&eacute;e, l'&eacute;tablissement doit en principe l'ex&eacute;cuter. La contestation de la mesure rel&egrave;ve alors des voies de recours pr&eacute;vues devant la juridiction comp&eacute;tente.</p>
<p>La nature des comptes constitue un &eacute;l&eacute;ment central. Lorsque plusieurs personnes sont co-titulaires, la d&eacute;termination des droits de chacun peut devenir un enjeu du contentieux. C'est au juge qu'il appartient de d&eacute;terminer l'&eacute;tendue des mesures conservatoires et les droits patrimoniaux susceptibles d'&ecirc;tre revendiqu&eacute;s.</p>
<h2>Un dossier aux ramifications r&eacute;gionales</h2>
<p>Avant la COSUMAF, Ali Bongo avait d&eacute;j&agrave; sollicit&eacute; la Commission bancaire de l'Afrique centrale (COBAC), charg&eacute;e de la supervision bancaire dans la sous-r&eacute;gion. Il envisage &eacute;galement de saisir l'Autorit&eacute; de contr&ocirc;le prudentiel et de r&eacute;solution (ACPR), en raison de la pr&eacute;sence de BGFIBank en France.</p>
<p>Pour ses proches, le blocage serait politiquement motiv&eacute; et juridiquement contestable. La banque, elle, invoque une d&eacute;cision judiciaire. Contact&eacute;s par Jeune Afrique, le ministre de la Justice, Augustin Emane, et BGFIBank n'ont pas souhait&eacute; commenter l'affaire.</p>
<h2>Un pr&eacute;c&eacute;dent pour la CEMAC</h2>
<p>Cette affaire, au-del&agrave; du cas Ali Bongo, pose une question de fond : quelle est la port&eacute;e des d&eacute;cisions judiciaires nationales sur des comptes bancaires dans l'espace CEMAC ? La COSUMAF, en tant que r&eacute;gulateur r&eacute;gional, pourrait &ecirc;tre amen&eacute;e &agrave; pr&eacute;ciser sa doctrine. Une d&eacute;cision qui ferait jurisprudence.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Ali Bongo a-t-il saisi la COSUMAF ?</strong><br>Il conteste le gel de ses comptes &agrave; BGFIBank, qu'il juge ill&eacute;gal. La banque invoque une ordonnance de mise sous s&eacute;questre. Ali Bongo veut contraindre l'&eacute;tablissement &agrave; s'expliquer.</p>
<p><strong>Combien d'argent est gel&eacute; ?</strong><br>Les avoirs concern&eacute;s sont &eacute;valu&eacute;s &agrave; plus de 366 milliards de FCFA, selon les informations disponibles.</p>
<p><strong>Qui est concern&eacute; par le gel ?</strong><br>Ali Bongo, mais aussi son &eacute;pouse Sylvia Bongo et leur fils Noureddin Bongo Valentin. Les comptes seraient &agrave; titulaires multiples.</p>
<p><strong>La COSUMAF peut-elle d&eacute;bloquer les comptes ?</strong><br>La COSUMAF est un r&eacute;gulateur, pas une juridiction. Son r&ocirc;le sera d'examiner la conformit&eacute; des pratiques de BGFIBank aux r&egrave;gles du march&eacute; financier de la CEMAC.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 15 Oct 2026 15:29:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Conseil constitutionnel du Cameroun : l&#039;intérim d&#039;un anthropologue]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/conseil-constitutionnel-du-cameroun-linterim-dun-anthropologue</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Paul Nchoji Nkwi, anthropologue de 86 ans, assure l'intérim à la
présidence du Conseil constitutionnel du Cameroun. Une situation
inédite qui pose question.

Un...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Paul-Nchoji-Nkwi111026500.webp" alt="Conseil constitutionnel du Cameroun : l&#039;intérim d&#039;un anthropologue" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/conseil-constitutionnel-du-cameroun-linterim-dun-anthropologue</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Nchoji Nkwi, anthropologue de 86 ans, assure l'int&eacute;rim &agrave; la pr&eacute;sidence du Conseil constitutionnel du Cameroun. Une situation in&eacute;dite qui pose question.</p>
<p>Un anthropologue de 86 ans, sans qualification juridique connue, pr&eacute;side par int&eacute;rim l'institution qui proclame les r&eacute;sultats de l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle au Cameroun.</p>
<p>Un anthropologue. Pas un juge. Pas un juriste. Un universitaire de 86 ans, sp&eacute;cialiste des traditions du Nord-Ouest. C'est lui qui dirige, par int&eacute;rim, l'institution qui valide les &eacute;lections au Cameroun.</p>
<h2>Le d&eacute;c&egrave;s qui a tout d&eacute;clench&eacute;</h2>
<p>Cl&eacute;ment Atangana est mort le 4 octobre 2026 &agrave; l'H&ocirc;pital am&eacute;ricain de Paris. Il avait 85 ans. Il pr&eacute;sidait le Conseil constitutionnel depuis 2018, date de la cr&eacute;ation effective de l'institution.</p>
<p>Premier pr&eacute;sident du Conseil, il en aura &eacute;t&eacute; le visage pendant huit ans. Un visage associ&eacute; aux proclamations de victoire de Paul Biya. En 2018. En 2025.</p>
<p>Son bureau a &eacute;t&eacute; scell&eacute;. Une op&eacute;ration men&eacute;e sous la supervision du Procureur pr&egrave;s le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;. Le 7 octobre, les onze conseillers se sont r&eacute;unis au Palais des Congr&egrave;s pour constater officiellement la vacance.</p>
<p>Puis ils ont laiss&eacute; la place au doyen.</p>
<h2>Paul Nchoji Nkwi, l'homme qui h&eacute;rite de l'int&eacute;rim</h2>
<p>La loi est simple. En cas de vacance, le doyen d'&acirc;ge des conseillers assure l'int&eacute;rim. Article 7 de la loi n&deg;2004/004. Loi n&deg;2004/005 fixant le statut des membres.</p>
<p>Paul Nchoji Nkwi a 86 ans. Il est n&eacute; en 1940, dans la r&eacute;gion du Nord-Ouest du Cameroun, &agrave; Kom. Il est le membre le plus &acirc;g&eacute; du Conseil. C'est donc lui.</p>
<p>Mais qui est-il ?</p>
<h2>Un anthropologue, pas un juriste</h2>
<p>Le parcours de Paul Nchoji Nkwi est celui d'un universitaire. Anthropologue. Sp&eacute;cialiste des syst&egrave;mes de gouvernance traditionnelle et du changement social en Afrique.</p>
<p>Il a &eacute;tudi&eacute; &agrave; l'Universit&eacute; de Fribourg, en Suisse. Il y a obtenu son habilitation &agrave; diriger des recherches en 1982. Il a enseign&eacute; &agrave; l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; I. &Agrave; l'Universit&eacute; Catholique d'Afrique Centrale. Il a &eacute;t&eacute; professeur invit&eacute; dans plusieurs universit&eacute;s internationales. Boursier Fulbright. Boursier Humboldt.</p>
<p>Il a fond&eacute; la Pan-African Association of Anthropology. Il est l'auteur de nombreux ouvrages. The Catholic Church in Kom. Traditional government and social change.</p>
<p>Il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; membre du Conseil constitutionnel par Paul Biya en f&eacute;vrier 2018. D&egrave;s la cr&eacute;ation de l'institution.</p>
<p>Son profil acad&eacute;mique est incontestable. Mais son profil juridique l'est tout autant : il n'a jamais exerc&eacute; la fonction de juge. Aucune qualification juridique connue n'est associ&eacute;e &agrave; son parcours.</p>
<h2>Ce que la loi exige, ce qu'elle n'exige pas</h2>
<p>La loi camerounaise est claire. Ou plut&ocirc;t, elle ne l'est pas.</p>
<p>Une &eacute;tude sur le Conseil constitutionnel camerounais le souligne : &laquo; aucune condition d'&acirc;ge et aucune condition de comp&eacute;tence en mati&egrave;re juridique n'est exig&eacute;e pour &ecirc;tre nomm&eacute; comme conseiller &raquo;. Le texte retient une formule simple : les membres sont &laquo; choisis parmi les personnalit&eacute;s de r&eacute;putation professionnelle &eacute;tablie &raquo;.</p>
<p>Paul Nchoji Nkwi a une r&eacute;putation professionnelle &eacute;tablie. En anthropologie. Pas en droit constitutionnel.</p>
<p>Ce n'est pas une anomalie. C'est le fonctionnement pr&eacute;vu par la loi.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel camerounais n'est pas compos&eacute; uniquement de magistrats. Sur les onze membres, six sont des personnalit&eacute;s nomm&eacute;es par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, le pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, le pr&eacute;sident du S&eacute;nat et le Conseil sup&eacute;rieur de la magistrature. Les cinq autres sont des magistrats.</p>
<p>Paul Nchoji Nkwi est l'une de ces personnalit&eacute;s. Un universitaire. Un anthropologue.</p>
<h2>Un int&eacute;rim, pas un mandat</h2>
<p>Ce qu'il faut comprendre, c'est que Paul Nchoji Nkwi n'est pas nomm&eacute; pr&eacute;sident. Il assure un int&eacute;rim. La distinction est essentielle.</p>
<p>L'int&eacute;rim vise &laquo; uniquement &agrave; assurer la continuit&eacute; administrative et institutionnelle de l'organe &raquo;. Le pr&eacute;sident par int&eacute;rim g&egrave;re les affaires courantes. Il ne peut pas &laquo; adopter des r&eacute;formes institutionnelles majeures ni modifier la direction jurisprudentielle &agrave; long terme de la cour &raquo;, selon une analyse publi&eacute;e par Streamline Feed.</p>
<p>La nomination d'un pr&eacute;sident titulaire reste la pr&eacute;rogative de Paul Biya. Un d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel doit d&eacute;signer le prochain ma&icirc;tre du Conseil constitutionnel. Ce d&eacute;cret n'a pas encore &eacute;t&eacute; pris.</p>
<h2>Le contexte politique</h2>
<p>Le timing n'est pas anodin.</p>
<p>Le Cameroun a tenu une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle en octobre 2025. Paul Biya a &eacute;t&eacute; proclam&eacute; vainqueur avec 53,66 % des voix. Cl&eacute;ment Atangana, alors pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, a d&eacute;clar&eacute; que le scrutin s'&eacute;tait d&eacute;roul&eacute; &laquo; de mani&egrave;re libre et transparente &raquo;.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel a jou&eacute; son r&ocirc;le. Il a valid&eacute;. Il a proclam&eacute;. Il a l&eacute;gitim&eacute;.</p>
<p>Aujourd'hui, ce m&ecirc;me Conseil est dirig&eacute; par int&eacute;rim par un homme qui n'a jamais jug&eacute;. Un homme qui, pendant des d&eacute;cennies, a &eacute;tudi&eacute; les syst&egrave;mes de gouvernance traditionnelle du Cameroun. Un anthropologue devenu, par la force des textes, pr&eacute;sident temporaire de l'institution qui arbitre la vie politique du pays.</p>
<p>Est-ce un probl&egrave;me ? Pas au sens l&eacute;gal. La loi est respect&eacute;e. Le doyen assure l'int&eacute;rim. C'est tout.</p>
<p>Mais la situation pose une question. Une question qui d&eacute;passe Paul Nchoji Nkwi. Le Conseil constitutionnel doit-il &ecirc;tre pr&eacute;sid&eacute; par un juriste ? La l&eacute;gitimit&eacute; d'une institution qui tranche des contentieux &eacute;lectoraux ne d&eacute;pend-elle pas, en partie, de la comp&eacute;tence juridique de ceux qui la dirigent ?</p>
<p>Nous n'avons pas pu joindre le Conseil constitutionnel ni la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique pour obtenir une r&eacute;action. Le d&eacute;cret de nomination d'un nouveau pr&eacute;sident titulaire n'avait pas &eacute;t&eacute; publi&eacute; au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>Paul Nchoji Nkwi assure l'int&eacute;rim. Il g&egrave;re les affaires courantes. Il attend.</p>
<p>Paul Biya doit nommer un nouveau pr&eacute;sident. Le nom circule dans les couloirs du pouvoir. Aucune confirmation officielle n'a filtr&eacute;.</p>
<p>En attendant, le Conseil constitutionnel est dirig&eacute; par un anthropologue de 86 ans. Un homme dont la vie a &eacute;t&eacute; consacr&eacute;e &agrave; l'&eacute;tude des traditions. Pas &agrave; l'interpr&eacute;tation de la Constitution.</p>
<p>La question n'est pas de savoir s'il est comp&eacute;tent. La question est de savoir si l'institution est bien con&ccedil;ue. Une institution qui peut &ecirc;tre pr&eacute;sid&eacute;e par un non-juriste est-elle &agrave; la hauteur des enjeux qu'elle doit trancher ?</p>
<hr>
<p><strong>Qui est le nouveau pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel du Cameroun ?</strong><br>Paul Nchoji Nkwi, un anthropologue de 86 ans, assure l'int&eacute;rim &agrave; la pr&eacute;sidence du Conseil constitutionnel depuis le 5 octobre 2026. Il n'est pas nomm&eacute; pr&eacute;sident titulaire. Il est le doyen d'&acirc;ge des onze conseillers.</p>
<p><strong> Pourquoi un anthropologue pr&eacute;side-t-il le Conseil constitutionnel ?</strong><br>Parce que la loi camerounaise pr&eacute;voit qu'en cas de vacance, le doyen d'&acirc;ge des conseillers assure l'int&eacute;rim. Paul Nchoji Nkwi est le membre le plus &acirc;g&eacute; du Conseil. Il a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; en 2018.</p>
<p><strong>Faut-il &ecirc;tre juriste pour si&eacute;ger au Conseil constitutionnel ?</strong><br>Non. La loi n'exige &laquo; aucune condition de comp&eacute;tence en mati&egrave;re juridique &raquo; pour &ecirc;tre nomm&eacute; conseiller. Les membres sont choisis parmi les &laquo; personnalit&eacute;s de r&eacute;putation professionnelle &eacute;tablie &raquo;.</p>
<p><strong>Quand un nouveau pr&eacute;sident sera-t-il nomm&eacute; ?</strong><br>La nomination d'un pr&eacute;sident titulaire est la pr&eacute;rogative du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya. Aucun d&eacute;cret n'a encore &eacute;t&eacute; publi&eacute;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Onze ans sans Conseil des ministres : le pouvoir figé de Paul Biya]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-onze-ans-sans-conseil-des-ministres-le-pouvoir-fige-de-paul-biya</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Cameroun : 11 ans sans Conseil des ministres sous Paul Biya. Ministres
décédés jamais remplacés, institutions décapitées. Les chiffres
d’un pouvoir figé.

Le de...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Conseil-Ministre091026500.webp" alt="Cameroun - Onze ans sans Conseil des ministres : le pouvoir figé de Paul Biya" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Cameroun : 11 ans sans Conseil des ministres sous Paul Biya. Ministres d&eacute;c&eacute;d&eacute;s jamais remplac&eacute;s, institutions d&eacute;capit&eacute;es. Les chiffres d&rsquo;un pouvoir fig&eacute;.</p>
<p>Le dernier Conseil des ministres pr&eacute;sid&eacute; par Paul Biya remonte au 15 octobre 2015. Onze ans plus tard, des ministres sont morts sans &ecirc;tre remplac&eacute;s, et les institutions du pays tournent au ralenti.</p>
<p>Aucun n&rsquo;a &eacute;t&eacute; remplac&eacute;. Aucun Conseil des ministres n&rsquo;a &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;. Et le pays, lui, continue de tourner. Ou plut&ocirc;t, il continue comme il peut.</p>
<h2>Le 15 octobre 2015 : dernier Conseil des ministres</h2>
<p>Ce jour-l&agrave;, Paul Biya pr&eacute;side un Conseil minist&eacute;riel au Palais de l&rsquo;Unit&eacute;. Trois points &agrave; l&rsquo;ordre du jour : le Plan d&rsquo;urgence pour la croissance, les pr&eacute;paratifs des CAN 2016 et 2019, et une communication sp&eacute;ciale du chef de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>Le communiqu&eacute; officiel de la Pr&eacute;sidence, que nous avons consult&eacute;, mentionne la participation du Premier ministre, des ministres d&rsquo;&Eacute;tat, des ministres, des ministres d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et des secr&eacute;taires d&rsquo;&Eacute;tat. Une r&eacute;union classique. La derni&egrave;re du genre.</p>
<p>Depuis, plus rien. Pas un seul Conseil des ministres. Le gouvernement actuel, dirig&eacute; par Joseph Dion Ngute, est en place depuis sept ans. Sans nouvelle nomination. Malgr&eacute; les d&eacute;c&egrave;s. Malgr&eacute; les d&eacute;missions.</p>
<h2>Les morts que personne n&rsquo;a remplac&eacute;s</h2>
<p>Quatre membres du gouvernement Dion Ngute sont morts en fonction. Aucun n&rsquo;a &eacute;t&eacute; remplac&eacute;.</p>
<p>Adoum Gargoum, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s du ministre des Relations ext&eacute;rieures, mort le 8 mars 2021. Alim Hayatou, secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat aupr&egrave;s du ministre de la Sant&eacute; publique, mort le 5 avril 2021. Cl&eacute;mentine Ananga Messina, ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e aupr&egrave;s du ministre de l&rsquo;Agriculture, morte le 5 ao&ucirc;t 2022. Gabriel Dodo Ndoke, ministre des Mines, de l&rsquo;Industrie et du D&eacute;veloppement technologique, mort le 21 janvier 2023.</p>
<p>&Agrave; ces quatre d&eacute;c&egrave;s s&rsquo;ajoutent deux d&eacute;missions. Issa Tchiroma Bakary, ministre de l&rsquo;Emploi et de la Formation professionnelle, et Bello Bouba Ma&iuml;gari, ministre du Tourisme et des Loisirs, ont quitt&eacute; leurs postes avant la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025 pour s&rsquo;y pr&eacute;senter. Eux non plus n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; remplac&eacute;s.</p>
<p>Le constat est simple. Des minist&egrave;res fonctionnent sans ministre. Des secr&eacute;taires d&rsquo;&Eacute;tat exp&eacute;dient les affaires courantes. Et le gouvernement, dans son ensemble, ne se r&eacute;unit plus.</p>
<h2>Les institutions d&eacute;capit&eacute;es</h2>
<p>Ce n&rsquo;est pas seulement le gouvernement. Les trois pr&eacute;sidents des institutions les plus importantes du pays sont morts en 2026.</p>
<p>Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril, pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale pendant 34 ans, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 6 mai 2026 &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 86 ans. Th&eacute;odore Datouo lui a succ&eacute;d&eacute; le jour m&ecirc;me de son &eacute;viction, le 17 mars 2026.</p>
<p>Marcel Niat Njifenji, premier pr&eacute;sident du S&eacute;nat, est mort le 11 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;. Il avait 91 ans. Aboubakary Abdoulaye avait d&eacute;j&agrave; pris sa succession.</p>
<p>Cl&eacute;ment Atangana, premier pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 4 octobre 2026 &agrave; Paris, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 85 ans. Il &eacute;tait soign&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital am&eacute;ricain de Neuilly.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel, lui, n&rsquo;a pas encore de successeur. Le bureau du pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; mis sous scell&eacute;s. L&rsquo;institution qui valide les candidatures, proclame les r&eacute;sultats et tranche les contentieux &eacute;lectoraux est sans visage.</p>
<h2>Une vacance qui n&rsquo;est pas une exception</h2>
<p>Le droit camerounais pr&eacute;voit le remplacement des membres d&eacute;c&eacute;d&eacute;s. L&rsquo;article 51 de la Constitution stipule qu&rsquo;il est pourvu au remplacement d&rsquo;un membre d&eacute;c&eacute;d&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; qui l&rsquo;avait d&eacute;sign&eacute;. Ici, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Mais le texte ne fixe aucun d&eacute;lai.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que le b&acirc;t blesse. Ce que la loi ne borne pas, l&rsquo;habitude l&rsquo;&eacute;tire. Le Cameroun a donc appris &agrave; vivre avec des minist&egrave;res sans ministres et des ministres sans portefeuille.</p>
<p>Ce n&rsquo;est plus un retard. C&rsquo;est une m&eacute;thode.</p>
<h2>Le pr&eacute;sident, lui, gouverne &agrave; distance</h2>
<p>Pendant que les institutions se vident, Paul Biya, 93 ans, gouverne depuis Gen&egrave;ve. En 2026, il a pass&eacute; 73 jours cons&eacute;cutifs &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel InterContinental, battant son pr&eacute;c&eacute;dent record de 42 jours en 2024.</p>
<p>Il est rentr&eacute; le 20 ao&ucirc;t 2026. Mais les questions, elles, sont rest&eacute;es. Qui dirige le pays quand le pr&eacute;sident est absent ? Qui prend les d&eacute;cisions ? Qui signe les d&eacute;crets ?</p>
<p>Le 31 d&eacute;cembre 2025, dans son discours de fin d&rsquo;ann&eacute;e, Paul Biya avait promis un &laquo; nouveau gouvernement &raquo; dans &laquo; les prochains jours &raquo;. Dix mois plus tard, rien. Pas un remaniement. Pas une nomination.</p>
<h2>Ce que cette vacance dit du Cameroun</h2>
<p>Le Cameroun n&rsquo;est pas en crise ouverte. Les administrations fonctionnent. Les services publics tournent. Les fonctionnaires sont pay&eacute;s. Mais l&rsquo;&Eacute;tat donne l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;tre en pilotage automatique.</p>
<p>Des r&eacute;formes sont attendues. Des dossiers urgents s&rsquo;accumulent. La question anglophone n&rsquo;est pas r&eacute;solue. La crise &eacute;conomique frappe les m&eacute;nages. Et le gouvernement, lui, ne se r&eacute;unit plus.</p>
<p>Une question revient, lancinante : combien de temps un pays peut-il tenir sans que son gouvernement se r&eacute;unisse ? Onze ans, visiblement. Et ce n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas fini.</p>
<hr>
<p><strong>Quand a eu lieu le dernier Conseil des ministres au Cameroun ?</strong><br>Le dernier Conseil des ministres pr&eacute;sid&eacute; par Paul Biya s&rsquo;est tenu le 15 octobre 2015, au Palais de l&rsquo;Unit&eacute; &agrave; Yaound&eacute;. Le communiqu&eacute; officiel de la Pr&eacute;sidence en fait foi.</p>
<p><strong>Combien de ministres sont morts sans &ecirc;tre remplac&eacute;s ?</strong><br>Quatre membres du gouvernement Dion Ngute sont morts en fonction entre 2021 et 2023 : Adoum Gargoum, Alim Hayatou, Cl&eacute;mentine Ananga Messina et Gabriel Dodo Ndoke. Aucun n&rsquo;a &eacute;t&eacute; remplac&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi le gouvernement ne se r&eacute;unit-il plus ?</strong><br>Aucune explication officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; fournie. Le pr&eacute;sident Biya a annonc&eacute; un remaniement dans son discours du 31 d&eacute;cembre 2025, mais rien n&rsquo;a suivi.</p>
<p><strong>Qui dirige le Cameroun quand Paul Biya est absent ?</strong><br>Aucun vice-pr&eacute;sident n&rsquo;a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;. Le Premier ministre exp&eacute;die les affaires courantes, mais aucune autorit&eacute; ne peut remplacer le pr&eacute;sident dans ses pr&eacute;rogatives constitutionnelles.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 16:00:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Conseil-Ministre091026500.webp" type="image/webp" length="11187" />
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                            </item>
        
                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Baongla libéré : le dossier s&#039;effondre-t-il ?]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-baongla-libere-le-dossier-seffondre-t-il</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Georges Gilbert Baongla, qui se dit fils aîné de Paul Biya, a été
remis en liberté. Ni Franck Biya ni la famille présidentielle n'ont
porté plainte.

L'homme qu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Georges-Gilbert-Baongla081026500.webp" alt="Cameroun - Baongla libéré : le dossier s&#039;effondre-t-il ?" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-baongla-libere-le-dossier-seffondre-t-il</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Georges Gilbert Baongla, qui se dit fils a&icirc;n&eacute; de Paul Biya, a &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute;. Ni Franck Biya ni la famille pr&eacute;sidentielle n'ont port&eacute; plainte.</p>
<p>L'homme qui contestait depuis des ann&eacute;es la filiation de Franck Biya retrouve la libert&eacute; sans qu'aucune plainte de la famille pr&eacute;sidentielle n'ait &eacute;t&eacute; formellement d&eacute;pos&eacute;e, laissant l'affaire dans un flou total.</p>
<p>Georges Gilbert Baongla est libre. L'homme qui se pr&eacute;sente comme le fils a&icirc;n&eacute; de Paul Biya et qui contestait la filiation de Franck Biya a &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute;. Motif : ni Franck Biya ni aucun membre de la famille pr&eacute;sidentielle n'a port&eacute; plainte contre lui.</p>
<p>Une question simple se pose alors. Si personne dans la famille Biya n'a port&eacute; plainte, comment une proc&eacute;dure judiciaire a-t-elle pu &ecirc;tre engag&eacute;e ? Et pourquoi Baongla a-t-il &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; ?</p>
<h2>Les faits : une arrestation, une lib&eacute;ration, un vide juridique</h2>
<p>Georges Gilbert Baongla a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026 &agrave; Ed&eacute;a, sur la nationale N3 qui relie Yaound&eacute; &agrave; Douala. Il &eacute;tait recherch&eacute; depuis plusieurs mois pour des faits pr&eacute;sum&eacute;s d'usurpation, de diffamation et de cybercriminalit&eacute;.</p>
<p>Il a &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute; &agrave; Yaound&eacute;. Il a &eacute;t&eacute; d&eacute;tenu pendant plusieurs mois. Et puis, le 8 octobre 2026, il a &eacute;t&eacute; remis en libert&eacute;.</p>
<p>Les conditions exactes de cette lib&eacute;ration n'ont pas &eacute;t&eacute; officiellement communiqu&eacute;es. Mais plusieurs sources concordantes confirment qu'il n'est plus d&eacute;tenu. Le motif qui revient avec insistance : aucune plainte formelle n'a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e par Franck Biya ou par un membre de la famille pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>La plainte fant&ocirc;me</h2>
<p>L'affaire Baongla a commenc&eacute; par une convocation. Le 28 avril 2026, l'homme d'affaires et pr&eacute;sident du Parti R&eacute;publicain &eacute;tait convoqu&eacute; par la gendarmerie &agrave; Yaound&eacute;. Motif officiel : cybercriminalit&eacute; et diffamation.</p>
<p>Cette convocation faisait suite, selon plusieurs m&eacute;dias, &agrave; une plainte d&eacute;pos&eacute;e par Franck Biya.&nbsp;&laquo; On n'a aucune preuve que Franck Emmanuel Olivier Biya a d&eacute;pos&eacute; plainte au Secr&eacute;tariat &agrave; la D&eacute;fense &raquo;, affirmait une source bien introduite au Palais d'&Eacute;toudi.</p>
<p>Un mois plus tard, le 8 mai 2026,&nbsp; Baongla &eacute;tait toujours &agrave; Yaound&eacute;, malgr&eacute; deux convocations au SED pour une plainte de Franck Biya. Puis plus rien. Jusqu'&agrave; l'arrestation de juillet.</p>
<h2>Ce que Baongla reprochait &agrave; Franck Biya</h2>
<p>L'affaire ne portait pas sur des broutilles. Baongla affirmait publiquement que Franck Biya n'&eacute;tait pas le fils biologique de Paul Biya, mais son fils adoptif. Il l'avait r&eacute;p&eacute;t&eacute; dans des vid&eacute;os sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>Il ajoutait que &laquo; Paul Biya n'a que trois enfants &raquo;, remettant en cause le statut de Franck Biya. Et il exigeait un test ADN impliquant Paul Biya, Franck Biya et lui-m&ecirc;me pour trancher la question.</p>
<p>Ces d&eacute;clarations intervenaient dans un contexte de sp&eacute;culations sur une possible d&eacute;signation de Franck Biya comme vice-pr&eacute;sident, apr&egrave;s la r&eacute;vision constitutionnelle d'avril 2026.</p>
<h2>L'absence de plainte change tout</h2>
<p>Si Franck Biya n'a pas port&eacute; plainte, alors la base juridique de la proc&eacute;dure contre Baongla s'effondre. En droit camerounais, la diffamation et l'usurpation de filiation n&eacute;cessitent en principe une plainte de la personne vis&eacute;e.</p>
<p>Sans plainte, pas de partie civile. Sans partie civile, pas de proc&egrave;s sur le fond. Sans proc&egrave;s, pas de test ADN. Et sans test ADN, la question de la filiation de Franck Biya reste enti&egrave;re.</p>
<p>Cette absence de plainte pose une autre question. Si la famille Biya ne voulait pas de ce proc&egrave;s, pourquoi Baongla a-t-il &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; ? Pourquoi a-t-il &eacute;t&eacute; d&eacute;tenu pendant des mois ? Et qui a ordonn&eacute; cette proc&eacute;dure ?</p>
<h2>Une affaire qui en dit long</h2>
<p>L'affaire Baongla n'est pas qu'une histoire de filiation. C'est un r&eacute;v&eacute;lateur des tensions qui traversent le sommet de l'&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, un homme qui revendique depuis des d&eacute;cennies &ecirc;tre le fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident. De l'autre, Franck Biya, fils officiel, dont la l&eacute;gitimit&eacute; est contest&eacute;e. Entre les deux, un pouvoir qui g&egrave;re l'apr&egrave;s-Biya sans jamais en parler publiquement.</p>
<p>Un observateur de la vie politique camerounaise, qui a requis l'anonymat, r&eacute;sume : &laquo; La lib&eacute;ration de Baongla sans plainte, c'est un signal. &Ccedil;a veut dire que le dossier &eacute;tait trop toxique pour aller au bout. Personne ne veut d'un test ADN. Ni d'un c&ocirc;t&eacute;, ni de l'autre. &raquo;</p>
<p>Baongla est libre. La plainte n'existe pas. Le test ADN n'aura pas lieu. Et la question de la filiation de Franck Biya reste sans r&eacute;ponse officielle.</p>
<p>L'homme qui se pr&eacute;sente comme le fils a&icirc;n&eacute; de Paul Biya a d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; qu'il ne comptait pas se taire. Dans une vid&eacute;o publi&eacute;e apr&egrave;s sa lib&eacute;ration, il a promis de continuer &agrave; se battre.</p>
<p>La famille Biya, elle, n'a pas r&eacute;agi. Ni confirmation, ni d&eacute;menti. Le silence.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Georges Gilbert Baongla a-t-il &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute; ?</strong><br>Parce que ni Franck Biya ni aucun membre de la famille pr&eacute;sidentielle n'a port&eacute; plainte contre lui, selon plusieurs sources concordantes. Sans plainte, la proc&eacute;dure ne peut pas aboutir.</p>
<p><strong>Franck Biya a-t-il port&eacute; plainte ?</strong><br>Aucune preuve formelle de cette plainte n'a &eacute;t&eacute; &eacute;tablie. Certaines sources affirment qu'elle n'a jamais &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e. Le parquet n'a pas communiqu&eacute; sur ce point.</p>
<p><strong>Baongla a-t-il &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; pour autre chose ?</strong><br>Il &eacute;tait recherch&eacute; pour usurpation, diffamation et cybercriminalit&eacute;. Mais sans plainte de la personne vis&eacute;e, ces infractions ne peuvent pas &ecirc;tre poursuivies.</p>
<p><strong>Un test ADN aura-t-il lieu ?</strong><br>Sans plainte, il n'y a pas de proc&egrave;s. Sans proc&egrave;s, pas de test ADN. La question de la filiation de Franck Biya reste sans r&eacute;ponse officielle.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 08 Oct 2026 19:43:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Vision 4 : Mvondo Ayolo et Dion Ngute sont intervenus]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-vision-4-mvondo-ayolo-et-dion-ngute-sont-intervenus</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Jeune Afrique révèle que Mvondo Ayolo et Dion Ngute sont intervenus
dans l'affaire Vision 4-CNC. Le CNC sort fragilisé de ce bras de fer.
Les coulisses.

Selon...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Samuel-Mvondo-Ayolo081026500.webp" alt="Cameroun - Vision 4 : Mvondo Ayolo et Dion Ngute sont intervenus" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-vision-4-mvondo-ayolo-et-dion-ngute-sont-intervenus</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Jeune Afrique r&eacute;v&egrave;le que Mvondo Ayolo et Dion Ngute sont intervenus dans l'affaire Vision 4-CNC. Le CNC sort fragilis&eacute; de ce bras de fer. Les coulisses.</p>
<p>Selon l'enqu&ecirc;te de Jeune Afrique, le directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence a demand&eacute; &agrave; Ren&eacute; Sadi de lever la suspension de Vision 4, tandis que le Premier ministre a re&ccedil;u le CNC avant son revirement.</p>
<p>Le 29 septembre, le CNC suspend Vision 4. Le 2 octobre, Ren&eacute; Sadi &eacute;crit &agrave; Canal+ pour demander son r&eacute;tablissement. Le 5 octobre, la cha&icirc;ne retrouve les ondes. Le 6 octobre, le CNC proteste, puis se ravise. Derri&egrave;re ce revirement, Jeune Afrique r&eacute;v&egrave;le les interventions de Samuel Mvondo Ayolo et de Joseph Dion Ngute. Le magazine panafricain a publi&eacute; son enqu&ecirc;te le 7 octobre 2026. Voici ce qu'elle contient.</p>
<h2>De la suspension au r&eacute;tablissement : six jours qui ont &eacute;branl&eacute; le CNC</h2>
<p>Tout commence le 29 septembre 2026. R&eacute;uni en 48e session extraordinaire &agrave; Yaound&eacute;, le Conseil national de la communication suspend Vision 4 de diffusion pour un mois . Trois griefs sont retenus : une atteinte &agrave; la dignit&eacute; de Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate des ayants droit de Martinez Zogo, &agrave; travers un reportage diffus&eacute; le 2 juin 2026 ; la non-ex&eacute;cution d'une d&eacute;cision ant&eacute;rieure du 18 ao&ucirc;t 2026 visant le journaliste Martial Owona ; et une d&eacute;fiance envers le r&eacute;gulateur .</p>
<p>Canal+ retire le signal. La cha&icirc;ne dispara&icirc;t des bouquets.</p>
<p>Le 1er octobre, le Tribunal administratif du Centre ordonne un sursis &agrave; ex&eacute;cution des sanctions visant Vision 4 et deux de ses responsables . Le CNC d&eacute;cide de ne pas s'incliner. Il introduit un pourvoi en cassation . Le lendemain, une lettre du ministre de la Communication tombe.</p>
<h2>L'intervention de Mvondo Ayolo</h2>
<p>C'est ici que Jeune Afrique situe la premi&egrave;re intervention "en haut lieu". Selon le magazine panafricain, Jean-Pierre Amougou Belinga, alors d&eacute;tenu &agrave; la prison centrale de Yaound&eacute;-Kondengui, aurait sollicit&eacute; une intervention apr&egrave;s le pourvoi engag&eacute; par le CNC .</p>
<p>Selon l'enqu&ecirc;te, un &eacute;change a lieu entre un repr&eacute;sentant de Vision 4 et Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique . Mvondo Ayolo compte parmi les proches d'Amougou Belinga, pr&eacute;cise Jeune Afrique .</p>
<p>Au cours de cet &eacute;change, le repr&eacute;sentant de la cha&icirc;ne aurait d&eacute;fendu un argument d'ordre identitaire. Vision 4 permettrait de traiter l'actualit&eacute; "du point de vue des Beti", dans un paysage m&eacute;diatique qu'il estimait domin&eacute; par les Bamil&eacute;k&eacute;s . C'est &agrave; la suite de cet &eacute;change que Mvondo Ayolo aurait demand&eacute; &agrave; Ren&eacute; Emmanuel Sadi de se saisir du dossier .</p>
<h2>La lettre de Sadi &agrave; Canal+</h2>
<p>Le 2 octobre 2026, Ren&eacute; Emmanuel Sadi, ministre de la Communication, signe une lettre. Elle est adress&eacute;e &agrave; la directrice g&eacute;n&eacute;rale de Canal+ Cameroun, &agrave; Douala .</p>
<p>Objet : demander la reprise de la diffusion de Vision 4 .</p>
<p>La lettre invoque "la pr&eacute;servation de l'&eacute;quilibre de l'espace m&eacute;diatique national", les emplois menac&eacute;s et l'&eacute;conomie nationale . Elle demande le r&eacute;tablissement "sans d&eacute;lai" de la cha&icirc;ne.</p>
<p>Ce que la lettre ne dit pas est tout aussi r&eacute;v&eacute;lateur. Elle ne r&eacute;pond &agrave; aucun des trois griefs du CNC. Elle ne cite aucune base l&eacute;gale permettant &agrave; un ministre de demander la remise en ligne d'un m&eacute;dia suspendu par le r&eacute;gulateur .</p>
<p>Le m&ecirc;me jour, le ministre met en demeure les responsables de Vision 4 de respecter les sanctions visant les trois journalistes . Une mise en garde qui n'emp&ecirc;chera pas la cha&icirc;ne de retrouver les ondes.</p>
<p>Le 5 octobre, Vision 4 est de retour sur Canal+ .</p>
<h2>L'intervention de Dion Ngute</h2>
<p>Le 6 octobre, le CNC contre-attaque. Joseph Chebonkeng Kalabubsu, pr&eacute;sident du r&eacute;gulateur, &eacute;crit &agrave; Canal+ International. Il demande le retrait "sans d&eacute;lai" du signal de Vision 4 . Il rappelle que le CNC est une "autorit&eacute; administrative ind&eacute;pendante, nullement plac&eacute;e sous la tutelle du Minist&egrave;re de la Communication" .</p>
<p>Le ton est ferme. Mais dans la soir&eacute;e du m&ecirc;me jour, le CNC fait marche arri&egrave;re. Une nouvelle correspondance est sign&eacute;e. Cette fois, le r&eacute;gulateur demande la r&eacute;activation du signal "dans l'esprit d'un traitement apais&eacute; du dossier" .</p>
<p>Que s'est-il pass&eacute; entre-temps ?</p>
<p>Jeune Afrique apporte une r&eacute;ponse. Selon le magazine, Joseph Dion Ngute, Premier ministre, a re&ccedil;u le CNC en audience quelques heures avant ce revirement . C'est cette intervention du chef du gouvernement qui expliquerait le changement de position du r&eacute;gulateur .</p>
<h2>Le "traitement apais&eacute;" : que signifie-t-il ?</h2>
<p>La formule employ&eacute;e par le CNC dans sa seconde correspondance m&eacute;rite d'&ecirc;tre examin&eacute;e. "Traitement apais&eacute;" signifie, dans le langage administratif camerounais, que le dossier est sorti du champ purement r&eacute;glementaire pour entrer dans celui de l'arbitrage politique.</p>
<p>Le CNC a choisi de ne pas maintenir sa position. Il a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; s'aligner sur la demande du ministre de la Communication. Une d&eacute;cision qui, selon plusieurs observateurs, affaiblit l'institution.</p>
<p>L'article 8 du d&eacute;cret de 1991 pr&eacute;cise que le CNC "propose ses conseils sur la politique globale de la communication sociale et l'attribution des licences aux entreprises audiovisuelles priv&eacute;es" . Il n'a pas le pouvoir de d&eacute;livrer ou de retirer une licence. C'est le Mincom qui d&eacute;tient cette pr&eacute;rogative.</p>
<p>Le tribunal administratif l'avait rappel&eacute; le 1er octobre. Le CNC peut avertir. Il peut suspendre un journaliste. Il peut suspendre une &eacute;mission. Mais il ne peut pas fermer une cha&icirc;ne.</p>
<h2>Ce que r&eacute;v&egrave;le cette s&eacute;quence</h2>
<p>L'affaire Vision 4 n'est plus seulement un contentieux entre un m&eacute;dia sanctionn&eacute; et son r&eacute;gulateur. Elle met en lumi&egrave;re un m&eacute;canisme qui traverse l'histoire politique camerounaise : l'intervention de l'ex&eacute;cutif dans les d&eacute;cisions des autorit&eacute;s administratives ind&eacute;pendantes.</p>
<p>Trois centres de pouvoir sont intervenus dans ce dossier. Le minist&egrave;re de la Communication, qui a demand&eacute; le r&eacute;tablissement. Le cabinet civil de la pr&eacute;sidence, qui a initi&eacute; la d&eacute;marche. Et le Premier ministre, qui a re&ccedil;u le CNC avant son revirement.</p>
<p>Le CNC, lui, a tent&eacute; de r&eacute;sister. Il a &eacute;crit, protest&eacute;, rappel&eacute; son ind&eacute;pendance. Puis il a c&eacute;d&eacute;.</p>
<p>Une question demeure. Si le CNC ne peut pas faire appliquer ses propres d&eacute;cisions face &agrave; une intervention de l'ex&eacute;cutif, &agrave; quoi sert sa suspension ?</p>
<hr>
<p><strong>Que r&eacute;v&egrave;le Jeune Afrique sur l'affaire Vision 4 ?</strong><br>Le magazine panafricain r&eacute;v&egrave;le que Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence, a demand&eacute; &agrave; Ren&eacute; Sadi de se saisir du dossier pour lever la suspension de Vision 4. Joseph Dion Ngute a re&ccedil;u le CNC avant son revirement.</p>
<p><strong>Qui est Mvondo Ayolo ?</strong><br>Samuel Mvondo Ayolo est le directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Il est charg&eacute; du protocole d'&Eacute;tat, de la communication du pr&eacute;sident et des affaires r&eacute;serv&eacute;es. Il compte parmi les proches d'Amougou Belinga, selon Jeune Afrique.</p>
<p><strong>Pourquoi le CNC a-t-il chang&eacute; de position ?</strong><br>Selon Jeune Afrique, le revirement du CNC fait suite &agrave; une intervention de Joseph Dion Ngute, qui a re&ccedil;u le r&eacute;gulateur en audience quelques heures avant.</p>
<p><strong>Le CNC est-il vraiment ind&eacute;pendant ?</strong><br>Le CNC a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par la loi n&deg; 90/052 du 19 d&eacute;cembre 1990. Il est pr&eacute;sent&eacute; comme un organe dot&eacute; de la personnalit&eacute; juridique et de l'autonomie financi&egrave;re. Mais l'&eacute;pisode Vision 4 montre que son autonomie est limit&eacute;e face &agrave; l'intervention de l'ex&eacute;cutif.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 08 Oct 2026 00:10:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Après-Biya : l&#039;option Franck Biya qui rassure Washington]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-apres-biya-loption-franck-biya-qui-rassure-washington</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Cameroun après-Biya : Washington multiplie les visites, surveille la
succession et étudie tous les scénarios. Enquête sur une diplomatie
qui prépare l'avenir....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Franck_Biya140224500.jpg" alt="Cameroun - Après-Biya : l&#039;option Franck Biya qui rassure Washington" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Cameroun apr&egrave;s-Biya : Washington multiplie les visites, surveille la succession et &eacute;tudie tous les sc&eacute;narios. Enqu&ecirc;te sur une diplomatie qui pr&eacute;pare l'avenir.</p>
<p>Derri&egrave;re le rapprochement spectaculaire entre Washington et Yaound&eacute;, les &Eacute;tats-Unis pr&eacute;parent activement l'apr&egrave;s-Paul Biya, entre surveillance de la succession, accords secrets et pr&eacute;servation de leurs int&eacute;r&ecirc;ts strat&eacute;giques.</p>
<p>Washington pr&eacute;pare l'apr&egrave;s-Paul Biya. Le pr&eacute;sident camerounais a 93 ans, il vient d'entamer un huiti&egrave;me mandat, et les Am&eacute;ricains ne veulent pas &ecirc;tre pris au d&eacute;pourvu.</p>
<p>Depuis septembre 2025, les g&eacute;n&eacute;raux de l'Africom d&eacute;filent au Palais de l'Unit&eacute;. Un ambassadeur sp&eacute;cialiste des accords d'expulsion a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; &agrave; Yaound&eacute;. Un accord secret a &eacute;t&eacute; sign&eacute; en d&eacute;cembre 2025. Et en mai 2026, Paul Biya a annul&eacute; un vol m&eacute;dical vers la Suisse sur recommandation des services de renseignement am&eacute;ricains.</p>
<p>Officiellement, tout cela rel&egrave;ve de la coop&eacute;ration antiterroriste. Mais dans les couloirs du pouvoir camerounais, personne n'y croit vraiment. La question que tout le monde se pose : que pr&eacute;pare exactement Washington ?</p>
<h2>Des g&eacute;n&eacute;raux am&eacute;ricains au chevet du pouvoir camerounais</h2>
<p>Septembre 2025. Le g&eacute;n&eacute;ral Dagvin Anderson, commandant de l'Africom, est re&ccedil;u au Palais de l'Unit&eacute;. Une audience de quarante minutes avec Paul Biya. Officiellement, on parle de &laquo; la menace pr&eacute;occupante dans le Nord du Cameroun &raquo; et de la lutte contre Boko Haram.</p>
<p>En mai 2026, c'est son adjoint, le lieutenant-g&eacute;n&eacute;ral John William Brennan Jr., qui se rend &agrave; Yaound&eacute; pour &laquo; &eacute;valuer l'&eacute;volution du partenariat &raquo;. Deux g&eacute;n&eacute;raux de l'Africom en moins d'un an au sommet de l'&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Mais selon une enqu&ecirc;te de Jeune Afrique publi&eacute;e en juin 2026, le v&eacute;ritable enjeu de ces visites n'est pas la lutte contre le terrorisme. Cit&eacute; par plusieurs sources concordantes, un proche du dossier r&eacute;sume : &laquo; Le v&eacute;ritable enjeu porte sur la protection du chef de l'&Eacute;tat et sur le recueil de renseignement li&eacute;s &agrave; sa succession. &raquo;</p>
<p>La lutte contre Boko Haram est le paravent diplomatique. La succession de Biya est l'enjeu r&eacute;el.</p>
<h2>L'avion annul&eacute; et la note de la CIA</h2>
<p>L'&eacute;pisode le plus r&eacute;v&eacute;lateur remonte &agrave; mai 2026. Paul Biya doit se rendre en Suisse pour un s&eacute;jour m&eacute;dical. Un avion a &eacute;t&eacute; sp&eacute;cialement affr&eacute;t&eacute; depuis la Guin&eacute;e &Eacute;quatoriale. Le voyage est annul&eacute;.</p>
<p>La raison ? Une &laquo; note confidentielle des services de renseignement am&eacute;ricains faisant &eacute;tat de risques s&eacute;curitaires dans le pays &raquo;, selon Jeune Afrique. Le pr&eacute;sident camerounais a suivi la recommandation am&eacute;ricaine.</p>
<p>Ce que cela signifie concr&egrave;tement : les services de renseignement am&eacute;ricains orientent d&eacute;sormais les d&eacute;placements du pr&eacute;sident camerounais. Ils d&eacute;finissent les param&egrave;tres de sa protection personnelle. Et selon la m&ecirc;me enqu&ecirc;te, ils auraient renforc&eacute; la s&eacute;curit&eacute; autour de la r&eacute;sidence de Franck Biya, le fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<h2>L'accord secret de d&eacute;cembre 2025</h2>
<p>Le rapprochement entre Washington et Yaound&eacute; ne se limite pas au renseignement. En d&eacute;cembre 2025, les deux pays signent un accord bilat&eacute;ral sur le partage de sp&eacute;cimens. Un texte technique, discret, entr&eacute; en vigueur le 15 janvier 2026.</p>
<p>Mais c'est un autre accord, bien plus sensible, qui a fait scandale. Le New York Times a r&eacute;v&eacute;l&eacute; le 25 mars 2026 que l'administration Trump avait conclu un accord confidentiel avec le Cameroun pour y expulser des migrants. Des migrants qui, pour la plupart, ne sont pas camerounais.</p>
<p>Le montant : 30 millions de dollars, vers&eacute;s au Haut-Commissariat aux r&eacute;fugi&eacute;s au Cameroun. Selon le New York Times, Washington a utilis&eacute; son silence face &agrave; la r&eacute;pression meurtri&egrave;re des manifestations post-&eacute;lectorales d'octobre 2025 comme levier de n&eacute;gociation.</p>
<p>Un responsable camerounais, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a qualifi&eacute; l'arrangement de &laquo; chantage &raquo;.</p>
<h2>Franck Biya, l'option qui rassure Washington</h2>
<p>Dans ce contexte, un nom revient avec insistance dans les discussions sur l'apr&egrave;s-Biya : Franck Biya.</p>
<p>Le fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident, n&eacute; de son premier mariage avec Jeanne-Ir&egrave;ne Biya, n'a jamais occup&eacute; de poste minist&eacute;riel. Il n'a pas de base politique visible. Sa force, disent ses partisans, c'est justement sa discr&eacute;tion. Form&eacute; au Cameroun puis aux &Eacute;tats-Unis, dipl&ocirc;m&eacute; en sciences politiques, il incarne une forme de continuit&eacute; sans les exc&egrave;s du s&eacute;rail.</p>
<p>Washington aurait &laquo; jet&eacute; son d&eacute;volu &raquo; sur Franck Biya. Non pas qu'il soit officiellement soutenu, mais parce qu'il &laquo; rassurerait le plus en termes de stabilit&eacute; &raquo;.</p>
<p>Le quotidien britannique The Guardian a document&eacute; en juin 2026 la r&eacute;introduction du poste de vice-pr&eacute;sident, officiellement pour &laquo; assurer la continuit&eacute; de l'&Eacute;tat &raquo;. Dans la pratique, cette r&eacute;forme ouvre la voie &agrave; une succession dynastique. Une hypoth&egrave;se que le r&eacute;gime avait toujours repouss&eacute;e.</p>
<p>Nous n'avons pas pu obtenir de confirmation officielle de ces informations. Le cabinet de Franck Biya n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations.</p>
<h2>Le BIR, pi&egrave;ce ma&icirc;tresse du dispositif am&eacute;ricain</h2>
<p>Si Washington s'int&eacute;resse &agrave; la succession de Biya, c'est aussi pour une raison militaire. Le Bataillon d'intervention rapide (BIR), unit&eacute; d'&eacute;lite de l'arm&eacute;e camerounaise, est un partenaire cl&eacute; dans la lutte contre Boko Haram dans l'Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p>Les &Eacute;tats-Unis ont form&eacute; et &eacute;quip&eacute; cette unit&eacute; pendant des ann&eacute;es. En juin 2026, le D&eacute;partement d'&Eacute;tat a offert deux h&ocirc;pitaux mobiles de campagne aux Forces arm&eacute;es camerounaises. Un don symbolique, mais qui dit l'importance du partenariat.</p>
<p>Washington veut &laquo; &eacute;viter une d&eacute;flagration au Cameroun, car le BIR constitue un &eacute;l&eacute;ment strat&eacute;gique pour la stabilit&eacute; de la sous-r&eacute;gion &raquo;. Une transition chaotique, un vide s&eacute;curitaire, et c'est tout le bassin du lac Tchad qui vacille.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le minist&egrave;re camerounais de la D&eacute;fense &agrave; plusieurs reprises. Aucune r&eacute;ponse n'a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e &agrave; nos questions sur l'avenir de cette coop&eacute;ration.</p>
<h2>Un rapprochement qui divise</h2>
<p>Tous les Camerounais ne voient pas d'un bon &oelig;il cette mainmise am&eacute;ricaine. L'avocat Ntimbane Bomo a d&eacute;nonc&eacute; dans une tribune ce qu'il appelle un &laquo; sc&eacute;nario &agrave; la gabonaise &raquo;. Pour lui, les lobbies occidentaux organisent &laquo; une transition contr&ocirc;l&eacute;e &raquo; sans le peuple camerounais.</p>
<p>Le Dr Ngobo Elok, dans un texte distinct que nous avons pu consulter, pose une question qui d&eacute;range : &laquo; Comment un pays peut-il accepter que des &eacute;trangers d&eacute;cident de sa succession ? &raquo;</p>
<p>Ces voix restent minoritaires dans le d&eacute;bat public. Mais elles traduisent une inqui&eacute;tude r&eacute;elle : celle d'un pays dont l'avenir se joue en partie &agrave; Washington.</p>
<h2>Que pr&eacute;pare Washington ?</h2>
<p>Deux mois apr&egrave;s la r&eacute;&eacute;lection contest&eacute;e de Paul Biya, Washington a f&eacute;licit&eacute; le pr&eacute;sident camerounais. Mais les mots &eacute;taient soigneusement choisis. Aucune mention de &laquo; d&eacute;mocratie &raquo; ou de &laquo; processus &eacute;lectoral &raquo;. Seulement &laquo; stabilit&eacute; &raquo; et &laquo; coop&eacute;ration &raquo;.</p>
<p>Pour les Am&eacute;ricains, l'objectif est clair : pr&eacute;server leurs int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques et s&eacute;curitaires dans une r&eacute;gion strat&eacute;gique. Le p&eacute;trole de l'Extr&ecirc;me-Nord, les min&eacute;raux critiques, la lutte contre Boko Haram. Tout cela vaut bien quelques accommodements.</p>
<p>La question n'est plus de savoir si Washington pr&eacute;pare l'apr&egrave;s-Biya. La question est de savoir quel r&ocirc;le les Camerounais auront dans cette pr&eacute;paration.</p>
<p>Une chose est certaine : &agrave; Yaound&eacute;, personne ne veut &ecirc;tre le dernier inform&eacute;.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi les &Eacute;tats-Unis s'int&eacute;ressent-ils &agrave; la succession de Paul Biya ?</strong><br>Parce que le Cameroun est un partenaire strat&eacute;gique dans la lutte contre Boko Haram et abrite des ressources p&eacute;troli&egrave;res et min&eacute;rales importantes. Washington veut &eacute;viter un vide s&eacute;curitaire.</p>
<p><strong>Qui est Franck Biya ?</strong><br>C'est le fils a&icirc;n&eacute; de Paul Biya, n&eacute; de son premier mariage. Il n'a jamais occup&eacute; de poste gouvernemental. Selon plusieurs sources, il serait per&ccedil;u par Washington comme une option rassurante pour une transition stable.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que l'accord secret de d&eacute;cembre 2025 ?</strong><br>Selon le New York Times, il s'agit d'un accord entre les &Eacute;tats-Unis et le Cameroun pour expulser vers ce pays des migrants qui ne sont pas camerounais, en &eacute;change de 30 millions de dollars.</p>
<p><strong>L'Africom a-t-elle vraiment renforc&eacute; la s&eacute;curit&eacute; autour de Paul Biya ?</strong><br>Selon Jeune Afrique, les services de renseignement am&eacute;ricains ont orient&eacute; les d&eacute;placements du pr&eacute;sident camerounais en mai 2026 et auraient renforc&eacute; la protection autour de son fils Franck. Nous n'avons pas pu confirmer ces informations de mani&egrave;re ind&eacute;pendante.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 06 Oct 2026 15:58:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Conseil constitutionnel : le bureau d&#039;Atangana scellé à Yaoundé]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-conseil-constitutionnel-le-bureau-datangana-scelle-a-yaounde</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le bureau de Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel
décédé le 4 octobre à Paris, a été scellé à Yaoundé. Nchoji
Nkwi assure l'intérim.

Vingt-qu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Conseil-Constitutionnel090224500.jpg" alt="Cameroun - Conseil constitutionnel : le bureau d&#039;Atangana scellé à Yaoundé" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-conseil-constitutionnel-le-bureau-datangana-scelle-a-yaounde</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le bureau de Cl&eacute;ment Atangana, pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 4 octobre &agrave; Paris, a &eacute;t&eacute; scell&eacute; &agrave; Yaound&eacute;. Nchoji Nkwi assure l'int&eacute;rim.</p>
<p>Vingt-quatre heures apr&egrave;s la mort de Cl&eacute;ment Atangana &agrave; Paris, le bureau du pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel a &eacute;t&eacute; plac&eacute; sous scell&eacute;s &agrave; Yaound&eacute;, sous la supervision du procureur de la R&eacute;publique. Une mesure conservatoire qui ouvre la question de la succession &agrave; la t&ecirc;te de l'institution.</p>
<p>Cl&eacute;ment Atangana est mort dimanche 4 octobre 2026, &agrave; l'h&ocirc;pital am&eacute;ricain de Paris, &agrave; l'&acirc;ge de 85 ans. Il &eacute;tait le premier pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel du Cameroun. Vingt-quatre heures plus tard, son bureau au Palais des Congr&egrave;s de Yaound&eacute; a &eacute;t&eacute; scell&eacute;.</p>
<p>L'op&eacute;ration a &eacute;t&eacute; men&eacute;e sous la supervision du procureur de la R&eacute;publique pr&egrave;s le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;, Ntyam Nkoto Yves Florent. Des bandes de scell&eacute;s ont &eacute;t&eacute; appos&eacute;es sur la porte. Un document indiquant la date de l'op&eacute;ration a &eacute;t&eacute; affich&eacute;.</p>
<p>Mais pourquoi sceller le bureau d'un haut magistrat d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans l'exercice de ses fonctions ? Et que dit cette mesure de la vacance &agrave; la t&ecirc;te de l'institution qui doit valider les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives ?</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; au Conseil constitutionnel</h2>
<p>Le Conseil constitutionnel camerounais si&egrave;ge au Palais des Congr&egrave;s de Yaound&eacute;. C'est l&agrave;, dans ce b&acirc;timent officiel, que le bureau de Cl&eacute;ment Atangana a &eacute;t&eacute; scell&eacute;.</p>
<p>Le procureur de la R&eacute;publique pr&egrave;s le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute; Centre administratif, Ntyam Nkoto Yves Florent, a supervis&eacute; l'op&eacute;ration. Selon les informations recueillies, plusieurs responsables &eacute;taient pr&eacute;sents : le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Conseil constitutionnel, le greffier en chef, et des agents de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>Apr&egrave;s v&eacute;rification de la fermeture du bureau, des bandes de scell&eacute;s ont &eacute;t&eacute; appos&eacute;es sur la porte. Un document indiquant la date de l'op&eacute;ration a &eacute;t&eacute; affich&eacute;. Le bureau restera inaccessible jusqu'&agrave; ce que la famille et l'institution soient pr&ecirc;tes &agrave; r&eacute;cup&eacute;rer les effets personnels.</p>
<p>&laquo; C'est une mesure de pr&eacute;caution destin&eacute;e &agrave; emp&ecirc;cher tout acc&egrave;s au bureau du d&eacute;funt &raquo;, a expliqu&eacute; le procureur.</p>
<h2>Le parcours d'un magistrat hors norme</h2>
<p>Pour comprendre l'importance de cette vacance, il faut mesurer ce qu'a repr&eacute;sent&eacute; Cl&eacute;ment Atangana dans l'appareil judiciaire camerounais.</p>
<p>N&eacute; le 20 septembre 1941 &agrave; Ekoumeyeck, dans l'arrondissement de Ngomedzap, dans la r&eacute;gion du Centre, il est dipl&ocirc;m&eacute; de l'&Eacute;cole nationale d'administration et de magistrature (ENAM) et de l'Institut international d'administration publique de Paris. Il int&egrave;gre la magistrature le 20 d&eacute;cembre 1968, &agrave; l'&acirc;ge de 27 ans.</p>
<p>Sa carri&egrave;re est un long parcours dans les rouages de l'&Eacute;tat. Juge d'instruction &agrave; Nkongsamba. Pr&eacute;sident des tribunaux d'Es&eacute;ka, de Bafia, de Mora et de Sangm&eacute;lima. Directeur adjoint des affaires judiciaires et du sceau au minist&egrave;re de la Justice. Procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la cour d'appel de Garoua. Pr&eacute;sident de la cour d'appel du Centre. Conseiller &agrave; la Cour supr&ecirc;me, puis pr&eacute;sident de sa chambre administrative. Il prend sa retraite de la magistrature en d&eacute;cembre 2014.</p>
<p>Entre 1997 et 2014, il pr&eacute;side &eacute;galement la Commission nationale de recensement g&eacute;n&eacute;ral des votes, supervisant le comptage des r&eacute;sultats de plusieurs &eacute;lections l&eacute;gislatives et pr&eacute;sidentielles.</p>
<p>Le 7 f&eacute;vrier 2018, un d&eacute;cret du pr&eacute;sident Paul Biya le nomme membre du Conseil constitutionnel. Un second d&eacute;cret, le m&ecirc;me jour, le d&eacute;signe pr&eacute;sident de l'institution. Il devient le premier &agrave; occuper ce poste depuis la cr&eacute;ation du Conseil par la r&eacute;vision constitutionnelle du 18 janvier 1996.</p>
<p>Son mandat est renouvel&eacute; le 18 janvier 2024 pour six ans suppl&eacute;mentaires.</p>
<h2>Deux &eacute;lections pr&eacute;sidentielles sous sa pr&eacute;sidence</h2>
<p>C'est pendant les contentieux &eacute;lectoraux que Cl&eacute;ment Atangana a forg&eacute; sa r&eacute;putation publique.</p>
<p>En 2018, le Conseil constitutionnel examine les recours d&eacute;pos&eacute;s par Maurice Kamto et d'autres candidats apr&egrave;s la victoire de Paul Biya. Une formule revient alors comme un refrain dans les audiences t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es : &laquo; irrecevable &raquo;. Elle lui vaut le surnom de &laquo; Monsieur Irrecevable &raquo; sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>En 2025, la configuration change. Issa Tchiroma Bakary, ancien alli&eacute; de Paul Biya, conteste le r&eacute;sultat proclam&eacute; par le Conseil constitutionnel, qui d&eacute;clare Paul Biya vainqueur avec 53,66 % des voix contre 35,19 % pour son principal adversaire. Le camp Tchiroma annonce qu'il ne saisira pas le Conseil constitutionnel. D'autres candidats d&eacute;posent des recours. La candidature de Maurice Kamto, investi par le MANIDEM, avait &eacute;t&eacute; invalid&eacute;e en amont.</p>
<p>Un &eacute;pisode alimente la controverse apr&egrave;s la proclamation des r&eacute;sultats. Dans une vid&eacute;o diffus&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux, Cl&eacute;ment Atangana appara&icirc;t levant un verre devant des proches, d&eacute;clarant : &laquo; Je suis heureux que vous c&eacute;l&eacute;briez &agrave; la fois le travail de votre p&egrave;re et la victoire de votre candidat. &raquo; La s&eacute;quence relance le d&eacute;bat sur l'impartialit&eacute; du Conseil constitutionnel.</p>
<p>&laquo; Le Conseil constitutionnel aux ordres et partial &raquo;, d&eacute;non&ccedil;ait alors l'opposition. Une critique que le pr&eacute;sident de l'institution n'a jamais comment&eacute;e publiquement.</p>
<h2>Une vacance juridique, pas un simple int&eacute;rim</h2>
<p>La mort de Cl&eacute;ment Atangana cr&eacute;e une vacance &agrave; la t&ecirc;te du Conseil constitutionnel. Le droit camerounais est clair sur la proc&eacute;dure.</p>
<p>L'article 51 de la Constitution pr&eacute;voit qu'il est pourvu au remplacement d'un membre d&eacute;c&eacute;d&eacute; par l'autorit&eacute; qui l'avait d&eacute;sign&eacute;. Pour le pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, cette autorit&eacute; est le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Un d&eacute;cret doit &ecirc;tre sign&eacute;.</p>
<p>En attendant, c'est le doyen d'&acirc;ge du coll&egrave;ge des conseillers qui assure l'int&eacute;rim. Le Pr Paul Nchoji Nkwi, 86 ans, anthropologue de formation, a &eacute;t&eacute; nomm&eacute; au Conseil constitutionnel en 2018. Il si&egrave;ge depuis sa mise en place effective.</p>
<p>&laquo; Cet int&eacute;rim automatique ne vaut pas nomination d&eacute;finitive &raquo;, citant les dispositions combin&eacute;es de l'article 7 de la loi n&deg;2004/004 et de la loi n&deg;2004/005.</p>
<p>Paul Nchoji Nkwi est un universitaire. N&eacute; en 1940 dans la r&eacute;gion du Nord-Ouest, originaire de Kom, il a &eacute;tudi&eacute; l'anthropologie &agrave; l'Universit&eacute; de Fribourg en Suisse, o&ugrave; il a obtenu son habilitation en 1982. Il a enseign&eacute; &agrave; l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; I, &agrave; l'Universit&eacute; catholique d'Afrique centrale, et dans plusieurs universit&eacute;s internationales. Il a fond&eacute; la Pan-African Association of Anthropology.</p>
<p>Son int&eacute;rim devrait durer le temps n&eacute;cessaire &agrave; la nomination d'un pr&eacute;sident titulaire. Mais combien de temps ? Le texte ne fixe pas de d&eacute;lai.</p>
<h2>Ce que r&eacute;v&egrave;le la mise sous scell&eacute;s</h2>
<p>La mise sous scell&eacute;s du bureau de Cl&eacute;ment Atangana n'est pas une mesure anodine.</p>
<p>D'abord, parce qu'elle est judiciaire. Le procureur de la R&eacute;publique a supervis&eacute; l'op&eacute;ration. Cela signifie que la justice s'est saisie du dossier, non pas pour enqu&ecirc;ter sur un crime rien ne l'indique &agrave; ce stade mais pour s&eacute;curiser un espace institutionnel.</p>
<p>Ensuite, parce qu'elle intervient dans un contexte de vacance. Le Conseil constitutionnel est sans pr&eacute;sident titulaire. L'int&eacute;rim est assur&eacute; par un doyen d'&acirc;ge. Le bureau du d&eacute;funt reste ferm&eacute;.</p>
<p>Enfin, parce qu'elle pose une question de confiance. Que contient ce bureau ? Des dossiers en cours ? Des documents sensibles ? La mesure vise pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; garantir que rien ne disparaisse avant l'ouverture officielle.</p>
<p>&laquo; On ne g&egrave;re pas par int&eacute;rim l'arbitre des &eacute;lections, des r&eacute;f&eacute;rendums et des lois &raquo;, &eacute;crit Koaci. &laquo; Qui valide les candidatures, proclame les r&eacute;sultats et tranche les contentieux doit avoir un visage, et vite. &raquo;</p>
<p>Les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives sont pr&eacute;vues en 2027. Le Conseil constitutionnel aura &agrave; valider les candidatures, &agrave; proclamer les r&eacute;sultats et &agrave; trancher les contentieux. Il ne peut pas rester sans pr&eacute;sident titulaire ind&eacute;finiment.</p>
<h2>Trois questions restent ouvertes.</h2>
<p>Qui sera le prochain pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel ? Aucun nom n'a filtr&eacute;. Le pr&eacute;sident Paul Biya doit signer un d&eacute;cret. Le d&eacute;lai n'est pas fix&eacute; par la loi.</p>
<p>Que va-t-il se passer avec les deux si&egrave;ges vacants ? Le Conseil constitutionnel compte normalement onze membres. Cl&eacute;ment Atangana &eacute;tait le onzi&egrave;me. Avant lui, Bah Oumarou Sanda, doyen des conseillers, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 7 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Yaound&eacute;, &agrave; l'&acirc;ge de 86 ans. Deux si&egrave;ges sont donc vacants.</p>
<p>Quand le bureau scell&eacute; sera-t-il ouvert ? La r&eacute;ouverture devra se d&eacute;rouler sous la supervision du procureur. Aucune date n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le bureau de Cl&eacute;ment Atangana a-t-il &eacute;t&eacute; scell&eacute; ?</strong><br>C'est une mesure conservatoire prise sous la supervision du procureur de la R&eacute;publique. Elle vise &agrave; emp&ecirc;cher tout acc&egrave;s au bureau jusqu'&agrave; sa r&eacute;ouverture officielle, en pr&eacute;sence de la famille et de l'autorit&eacute; judiciaire.</p>
<p><strong>Qui dirige le Conseil constitutionnel en attendant ?</strong><br>Le Pr Paul Nchoji Nkwi, doyen d'&acirc;ge du coll&egrave;ge des conseillers, assure l'int&eacute;rim. Il a 86 ans et si&egrave;ge au Conseil depuis 2018. Cet int&eacute;rim ne vaut pas nomination d&eacute;finitive.</p>
<p><strong>Quand un nouveau pr&eacute;sident sera-t-il nomm&eacute; ?</strong><br>Aucun d&eacute;lai n'est fix&eacute; par la loi. C'est le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique qui signe le d&eacute;cret de nomination. &Agrave; ce stade, aucun nom n'a filtr&eacute;.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que cela change pour les prochaines &eacute;lections ?</strong><br>Les &eacute;lections l&eacute;gislatives sont pr&eacute;vues en 2027. Le Conseil constitutionnel devra valider les candidatures et proclamer les r&eacute;sultats. La vacance &agrave; sa t&ecirc;te pourrait compliquer le processus si elle se prolonge.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 19:47:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Conseil-Constitutionnel090224500.jpg" type="image/jpeg" length="5971" />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Effoudou : de l&#039;EMIA à l&#039;exil, itinéraire d&#039;un officier]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-effoudou-de-lemia-a-lexil-itineraire-dun-officier.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le capitaine Effoudou, ex-membre de l'état-major de Biya, accuse
Ferdinand Ngoh Ngoh de contrôler l'appareil sécuritaire. Il vit en
exil en France.

Kenneth Ron...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Effoudou-keneth.jpg" alt="Cameroun - Effoudou : de l&#039;EMIA à l&#039;exil, itinéraire d&#039;un officier" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le capitaine Effoudou, ex-membre de l'&eacute;tat-major de Biya, accuse Ferdinand Ngoh Ngoh de contr&ocirc;ler l'appareil s&eacute;curitaire. Il vit en exil en France.</p>
<p>Kenneth Ronald Effoudou a servi au c&oelig;ur du renseignement pr&eacute;sidentiel. Depuis la France, il accuse Ferdinand Ngoh Ngoh d'avoir voulu s'emparer du pouvoir.</p>
<p>Il a suivi les traces de son grand-p&egrave;re, un g&eacute;n&eacute;ral qui dirigeait les services de renseignements camerounais. Puis il est entr&eacute; &agrave; l'&eacute;tat-major particulier de Paul Biya. Aujourd'hui, il vit en exil en France et accuse Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, d'avoir voulu s'emparer du pouvoir. Le capitaine Kenneth Ronald Effoudou n'est pas un opposant ordinaire. Il a vu l'appareil d'&Eacute;tat de l'int&eacute;rieur. Et ce qu'il d&eacute;crit ressemble &agrave; un avertissement.</p>
<h2>Le petit-fils du g&eacute;n&eacute;ral Angouand</h2>
<p>Kenneth Ronald Effoudou a grandi dans l'ombre d'un nom qui p&egrave;se lourd dans l'histoire du renseignement camerounais. Son grand-p&egrave;re, le g&eacute;n&eacute;ral de division Angouand Claude Laurent, a dirig&eacute; le Centre national des &eacute;tudes et des recherches (Cener), l'anc&ecirc;tre de la Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure (DGRE).</p>
<p>&laquo; J'ai suivi, &agrave; ma mani&egrave;re, les traces de mon grand-p&egrave;re &raquo;, confie-t-il &agrave; Jeune Afrique.</p>
<p>Pensionnaire de la 35ᵉ promotion de l'EMIA, baptis&eacute;e &laquo; Paix et &Eacute;mergence &raquo; (2013-2016), il est nomm&eacute; sous-lieutenant le 1ᵉʳ juillet 2016. Son stage d'application le conduit dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, alors en guerre. Une balle lui laisse une cicatrice dans le dos. En mars 2018, il est rappel&eacute; &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<h2>De l'ombre au c&oelig;ur du pouvoir</h2>
<p>Effoudou gravit les &eacute;chelons. Cabinet du Secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la Gendarmerie. Division des affaires g&eacute;n&eacute;rales. Int&eacute;rim au service du protocole. Puis, en janvier 2020, il est d&eacute;tach&eacute; &agrave; l'&eacute;tat-major particulier du chef de l'&Eacute;tat comme chef du Bureau des renseignements.</p>
<p>Ce poste lui donne acc&egrave;s aux informations les plus confidentielles du r&eacute;gime. Il suit et exploite les renseignements de tous les services de s&eacute;curit&eacute; : DGRE, Centre de renseignement militaire, SED, et les &laquo; honorables correspondants &raquo; r&eacute;partis sur le territoire.</p>
<p>C'est l&agrave; qu'il dit avoir constat&eacute; ce qu'il d&eacute;nonce aujourd'hui.</p>
<h2>&laquo; Il n'est pas le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo;</h2>
<p>Dans une interview de 27 minutes accord&eacute;e au journaliste Morgan Palmer le 24 juillet 2026, Effoudou brise trois ans de silence. Il vise directement Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence depuis 2009.</p>
<p>&laquo; Ferdinand Ngoh Ngoh a progressivement plac&eacute; sous son contr&ocirc;le plusieurs pans de l'appareil s&eacute;curitaire de l'&Eacute;tat, bien au-del&agrave; des attributions attach&eacute;es &agrave; sa fonction &raquo;, accuse-t-il.</p>
<p>Il cite la nomination de Galax Yves Landry Etoga &agrave; la t&ecirc;te du SED et celle de Jean-Pierre Robins Ghoumo &agrave; la DGRE comme des preuves de cette mainmise.</p>
<p>&laquo; Je veux rappeler une chose simple &agrave; Ferdinand Ngoh Ngoh : il n'est pas le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Il demeure un collaborateur du chef de l'&Eacute;tat. &raquo;</p>
<h2>L'affaire du l&eacute;gionnaire</h2>
<p>Effoudou &eacute;voque un dossier qu'il dit avoir suivi &agrave; l'&eacute;tat-major particulier. Un ancien militaire de la L&eacute;gion &eacute;trang&egrave;re fran&ccedil;aise, Sani Mouhamadou, aurait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; et soup&ccedil;onn&eacute; d'&ecirc;tre &laquo; un maillon important d'un dispositif de d&eacute;stabilisation des institutions mis en place depuis 2022 &raquo;.</p>
<p>L'homme se faisait passer pour un chef de bataillon et un conseiller &agrave; la d&eacute;fense du ministre de l'Administration territoriale. Son arrestation aurait permis la saisie d'un fusil d'assaut, d'une arme de poing et de munitions de guerre.</p>
<p>Effoudou affirme que Sani Mouhamadou aurait pr&eacute;sent&eacute; des autorisations &eacute;manant du minist&egrave;re de l'Administration territoriale. &laquo; Comment un tel individu a-t-il pu obtenir ces documents &agrave; vingt-six reprises entre 2018 et 2022 ? &raquo;</p>
<p>Sani Mouhamadou d&eacute;ment ces accusations. Il a saisi la justice fran&ccedil;aise pour diffamation, selon plusieurs m&eacute;dias camerounais. Joint par t&eacute;l&eacute;phone, son entourage n'a pas souhait&eacute; commenter en d&eacute;tail.</p>
<h2>&laquo; La DGRE est venue me tuer en France &raquo;</h2>
<p>Effoudou dit avoir re&ccedil;u des menaces de mort. &laquo; Plusieurs personnalit&eacute;s directement mises en cause m'ont menac&eacute;, certaines ouvertement, d'autres en mobilisant les moyens de l'&Eacute;tat. J'&eacute;tais r&eacute;guli&egrave;rement suivi &agrave; Yaound&eacute;, et mon v&eacute;hicule de service a &eacute;t&eacute; vandalis&eacute; &agrave; plusieurs reprises. &raquo;</p>
<p>Sa hi&eacute;rarchie l'aurait &laquo; l&acirc;chement abandonn&eacute; &raquo;. Il quitte le Cameroun en mai 2025. Les autorit&eacute;s le poursuivent pour &laquo; d&eacute;sertion en temps de paix &raquo;. Il est radi&eacute; des cadres de l'arm&eacute;e en juin 2026.</p>
<p>Depuis la France, il affirme qu'une &eacute;quipe de la DGRE est arriv&eacute;e avec pour mission de l'assassiner. Il &eacute;tablit un parall&egrave;le avec l'assassinat du journaliste Martinez Zogo en janvier 2023.</p>
<p>&laquo; Inutile de rappeler que ce sont des &eacute;l&eacute;ments de la DGRE, agissant sur commande, qui ont &eacute;limin&eacute; le journaliste Martinez Zogo. &raquo;</p>
<p>Nous n'avons pas pu v&eacute;rifier ces accusations de mani&egrave;re ind&eacute;pendante. Aucune source officielle camerounaise n'a confirm&eacute; l'envoi d'agents en France.</p>
<h2>Ce que dit la loi, ce que dit Effoudou</h2>
<p>Effoudou affirme disposer de preuves. Il dit &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; les transmettre &agrave; la justice. &laquo; Par respect pour le secret de la proc&eacute;dure, je ne pourrai en dire davantage publiquement, mais je continue d'esp&eacute;rer que les juridictions comp&eacute;tentes me solliciteront. &raquo;</p>
<p>Ces &eacute;l&eacute;ments, pr&eacute;cise-t-il, font partie de ses archives personnelles. Certains sont &laquo; couverts par le secret d&eacute;fense ou n&eacute;cessitent la protection des personnes et des sources concern&eacute;es &raquo;.</p>
<p>La justice camerounaise n'a pas rendu public un quelconque mandat de comparution ou acte d'accusation visant Effoudou au-del&agrave; des poursuites pour d&eacute;sertion. Nous n'avons pas pu joindre le parquet militaire de Yaound&eacute;.</p>
<h2>Pourquoi cet officier parle maintenant</h2>
<p>Effoudou dit avoir attendu trois ans. Trois ans &agrave; l'&eacute;tranger, &agrave; voir les accusations qu'il portait rester sans &eacute;cho judiciaire. Il dit avoir voulu donner une chance aux institutions.</p>
<p>&laquo; Mon d&eacute;part n'est pas une fuite, c'est un repli strat&eacute;gique. &raquo;</p>
<p>Il conclut par une promesse : &laquo; &Agrave; ceux qui ont voulu me r&eacute;duire au silence, je dis : nous nous reverrons plus t&ocirc;t que vous ne le pensez. Le Cameroun est notre bien commun et nul ne peut se l'approprier exclusivement. &raquo;</p>
<hr />
<p><strong>Qui est le capitaine Effoudou ?</strong><br />C'est un ancien officier de l'arm&eacute;e camerounaise, ex-chef du Bureau des renseignements &agrave; l'&eacute;tat-major particulier du pr&eacute;sident Paul Biya. Il vit en exil en France depuis mai 2025.</p>
<p><strong>Que reproche-t-il &agrave; Ferdinand Ngoh Ngoh ?</strong><br />Il l'accuse d'avoir plac&eacute; sous son contr&ocirc;le plusieurs services de s&eacute;curit&eacute;, d'avoir voulu s'emparer du pouvoir et d'&ecirc;tre impliqu&eacute; dans une tentative de d&eacute;stabilisation via un ancien l&eacute;gionnaire fran&ccedil;ais.</p>
<p><strong>Pourquoi a-t-il quitt&eacute; le Cameroun ?</strong><br />Il dit avoir &eacute;t&eacute; menac&eacute; de mort par des personnalit&eacute;s qu'il avait mises en cause dans ses rapports. Il affirme que son d&eacute;part &eacute;tait un &laquo; repli strat&eacute;gique &raquo;, pas une fuite.</p>
<p><strong>Ngoh Ngoh a-t-il r&eacute;pondu aux accusations ?</strong><br />Non. Ni Ferdinand Ngoh Ngoh ni le secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence n'ont r&eacute;agi publiquement aux accusations d'Effoudou au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 16:33:16 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - À Yaoundé, les espions s&#039;espionnent désormais entre eux]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-a-yaounde-les-espions-sespionnent-desormais-entre-eux.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Révélations sur la guerre des clans qui paralyse la DGRE et le
renseignement camerounais. Ngoh Ngoh, Eko Eko, Franck Biya : les
dessous d'une fracture d'État. ...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Palais_Etoudi290424500.jpg" alt="Cameroun - À Yaoundé, les espions s&#039;espionnent désormais entre eux" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-a-yaounde-les-espions-sespionnent-desormais-entre-eux.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>R&eacute;v&eacute;lations sur la guerre des clans qui paralyse la DGRE et le renseignement camerounais. Ngoh Ngoh, Eko Eko, Franck Biya : les dessous d'une fracture d'&Eacute;tat.&nbsp;</p>
<p>La DGRE, nagu&egrave;re redout&eacute;e, n'est plus que l'ombre d'elle-m&ecirc;me. Derri&egrave;re l'affaiblissement du service, une guerre de clans autour de Paul Biya qui transforme les secrets d'&Eacute;tat en monnaie d'&eacute;change.</p>
<p>Le patron du renseignement ext&eacute;rieur camerounais est en prison. Son successeur ne peut transmettre ses rapports au pr&eacute;sident qu'apr&egrave;s les avoir fait lire par le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence. Et le fils a&icirc;n&eacute; du chef de l'&Eacute;tat a r&eacute;clam&eacute; par &eacute;crit, en f&eacute;vrier 2026, la t&ecirc;te de ce m&ecirc;me successeur.</p>
<p>Voil&agrave; o&ugrave; en est la DGRE. Le service qui, il y a dix ans, &eacute;tait craint jusqu'au sein de l'appareil d'&Eacute;tat camerounais. Aujourd'hui, il produit des notes que plus personne ne croit. Des rapports que tout le monde soup&ccedil;onne d'&ecirc;tre filtr&eacute;s. Des agents qui monnayent leurs informations sur un march&eacute; clandestin, &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Ce n'est pas une crise passag&egrave;re. C'est une fracture.</p>
<h2>Une conversation fuit&eacute;e, une proph&eacute;tie r&eacute;alis&eacute;e</h2>
<p>Novembre 2021. Un &eacute;change entre le colonel &Eacute;mile Jo&euml;l Bamkoui, alors patron de la S&eacute;curit&eacute; militaire, et un lanceur d'alerte atterrit sur les r&eacute;seaux sociaux. Le contenu est stup&eacute;fiant : le lanceur d'alerte ne se contente pas de r&eacute;clamer des informations. Il donne des conseils &agrave; l'officier. Il s'inqui&egrave;te de voir son nom m&ecirc;l&eacute; &agrave; des affaires. Et il met en garde Bamkoui contre leur &laquo; complice commun &raquo;, Herv&eacute; Parfait Mbapou, dont les r&eacute;v&eacute;lations finiront par provoquer la chute.</p>
<p>La proph&eacute;tie s'est r&eacute;alis&eacute;e. Mbapou a &eacute;t&eacute; bri&egrave;vement d&eacute;tenu, puis rel&acirc;ch&eacute; sous surveillance, apr&egrave;s son implication pr&eacute;sum&eacute;e dans une tentative de chantage visant le vice-amiral Joseph Fouda, conseiller de Paul Biya. Fouda a travers&eacute; une p&eacute;riode de disgr&acirc;ce tensions vives avec Chantal Biya avant de revenir en cour &agrave; Etoudi.</p>
<p>Mais ce qui importe, c'est ce que cet &eacute;pisode a r&eacute;v&eacute;l&eacute; : l'implication croissante des services de renseignement dans les guerres de clans autour du pr&eacute;sident. Une premi&egrave;re fissure dans un mur qui semblait monolithique.</p>
<h2>&Agrave; Yaound&eacute;, l'information est devenue une arme qui se vend</h2>
<p>Dans les couloirs du palais, disposer d'un relais au sein des &laquo; services &raquo; n'est plus un luxe. C'est une n&eacute;cessit&eacute; strat&eacute;gique. Une indiscr&eacute;tion peut prot&eacute;ger une position. Un rapport peut neutraliser un adversaire.</p>
<p>Le contexte aggrave tout : les agents sont sous-pay&eacute;s, pr&eacute;caris&eacute;s. Alors les d&eacute;tenteurs de secrets monnayent leur savoir. Une photographie de proc&egrave;s-verbal. Une note confidentielle envoy&eacute;e par messagerie crypt&eacute;e. Un relev&eacute; t&eacute;l&eacute;phonique. Quelques lignes extraites d'un rapport. Tout se vend.</p>
<p>&laquo; Certains publient ces documents tels que re&ccedil;us. D'autres les vendent ou les utilisent pour faire pression sur les adversaires de leurs commanditaires et pr&eacute;cipiter leur chute &raquo;, confie une source au palais pr&eacute;sidentiel d'Etoudi.</p>
<p>Herv&eacute; Parfait Mbapou &eacute;tait l'un de ces acteurs. Justin Danwe en est un autre mais depuis l'int&eacute;rieur. Alors qu'il &eacute;tait Directeur des op&eacute;rations de la DGRE, il a longtemps fait fuiter des informations. Selon son dossier au Tribunal militaire de Yaound&eacute;, il transmettait des &eacute;l&eacute;ments de surveillance &agrave; Modeste Mopa Fatoing, ancien directeur des imp&ocirc;ts. Le lieutenant-colonel entretenait aussi des liens &eacute;troits avec Jean-Pierre Amougou Belinga, homme d'affaires incarc&eacute;r&eacute; dans l'affaire Zogo, qui aurait b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des moyens de la DGRE pour surveiller ministres et responsables de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Ces informations lui auraient servi &agrave; exercer des pressions. Ou &agrave; consolider ses relations avec des dirigeants &eacute;trangers Faure Essozimna Gnassingb&eacute; (Togo), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guin&eacute;e &eacute;quatoriale), Faustin-Archange Touad&eacute;ra (Centrafrique).</p>
<p>Une seule conclusion s'impose : il n'existe plus de rapports de renseignements neutres. Tous sont manipul&eacute;s. Tous sont trafiqu&eacute;s.</p>
<h2>Eko Eko et Ngoh Ngoh, la rivalit&eacute; qui a tout chang&eacute;</h2>
<p>L'affrontement entre L&eacute;opold Maxime Eko Eko et Ferdinand Ngoh Ngoh a fa&ccedil;onn&eacute; le renseignement camerounais tel qu'il existe aujourd'hui. Mais d'o&ugrave; vient-il ?</p>
<p>2020. Eko Eko, encore directeur de la DGRE, transmet &agrave; Paul Biya un rapport sur la gestion des fonds Covid-19. Le document fait &eacute;tat de l'implication pr&eacute;sum&eacute;e de Ferdinand Ngoh Ngoh dans des d&eacute;tournements. Laurent Esso, ministre de la Justice, en d&eacute;licatesse de longue date avec le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, y voit une opportunit&eacute;. Fort du rapport et des conclusions de la Cour des comptes, il fait convoquer Ngoh Ngoh devant le Tribunal criminel sp&eacute;cial.</p>
<p>Ngoh Ngoh refuse de s'y pr&eacute;senter. Une cinquantaine de policiers d&eacute;p&ecirc;ch&eacute;s &agrave; son domicile y trouvent face &agrave; eux une unit&eacute; du Bataillon d'intervention rapide, lourdement arm&eacute;e. L'op&eacute;ration est suspendue sur ordre d'Etoudi.</p>
<p>Paul Biya charge alors Eko Eko d'enqu&ecirc;ter sur son secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Le 26 janvier 2023, le patron de la DGRE est convoqu&eacute; pour exposer ses conclusions. Quatre jours plus tard, son rapport parvient &agrave; la pr&eacute;sidence. Il est explosif : Ngoh Ngoh y est d&eacute;crit comme impliqu&eacute; dans un projet de coup d'&Eacute;tat contre Paul Biya.</p>
<p>Le 31 janvier, moins de vingt-quatre heures apr&egrave;s la transmission de ce rapport, c'est Eko Eko qui est arr&ecirc;t&eacute;. Dans le cadre de l'enqu&ecirc;te sur l'assassinat du journaliste Martinez Zogo. Il n'a pas recouvr&eacute; la libert&eacute; depuis.</p>
<p>L'ex-chef des espions camerounais d&eacute;taille &agrave; qui veut l'entendre le curieux timing de sa chute. Ferdinand Ngoh Ngoh balaie les accusations.</p>
<p>Mais l'histoire ne s'arr&ecirc;te pas l&agrave;.</p>
<h2>Franck Biya entre en sc&egrave;ne et r&eacute;clame la t&ecirc;te du patron de la DGRE</h2>
<p>Fin 2023, le poste d'Eko Eko est pourvu. Ngoh Ngoh y fait nommer un proche : Jean-Pierre Robins Ghoumo, ancien cadre du secr&eacute;tariat g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence.</p>
<p>Le probl&egrave;me, c'est que Ghoumo est per&ccedil;u comme une cr&eacute;ature de Ngoh Ngoh et de Chantal Biya. Les deux auraient pes&eacute; ensemble pour sa nomination. Une nomination port&eacute;e par le clan adverse &agrave; Franck Biya, le fils a&icirc;n&eacute; du pr&eacute;sident.</p>
<p>En f&eacute;vrier 2026, Franck Biya passe &agrave; l'offensive. Selon les r&eacute;v&eacute;lations de Jeune Afrique, il adresse une note directement &agrave; son p&egrave;re. Il y r&eacute;clame le remplacement de Ghoumo. Et propose un successeur : le colonel de gendarmerie &agrave; la retraite Jo&euml;l &Eacute;mile Bamkoui, ex-patron de la S&eacute;curit&eacute; militaire.</p>
<p>Ce n'est pas une suggestion. C'est une demande politique. D'un fils qui entend peser sur l'appareil s&eacute;curitaire.</p>
<p>Pourquoi cette offensive ? Parce que, selon des sources proches de la pr&eacute;sidence cit&eacute;es par Jeune Afrique, &laquo; les rapports de Jean-Pierre Robins Ghoumo transitent exclusivement par Ngoh Ngoh, qui contr&ocirc;le ainsi les informations remontant au Chef de l'&Eacute;tat &raquo;. Franck Biya redoute la r&eacute;tention d'informations. Il redoute que Ngoh Ngoh filtre les renseignements concernant ses propres ambitions. Ou pire : qu'il transmette &agrave; son p&egrave;re des informations d&eacute;form&eacute;es sur son fils.</p>
<p>La note n'a pas produit l'effet escompt&eacute;. Ghoumo est toujours en poste. Mais elle a r&eacute;v&eacute;l&eacute; une chose : la guerre du renseignement ne se joue plus seulement entre services. Elle se joue au sein de la famille pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>Une DGRE asphyxi&eacute;e, des circuits parall&egrave;les qui prosp&egrave;rent</h2>
<p>L&eacute;opold Maxime Eko Eko aurait peut-&ecirc;tre &eacute;chapp&eacute; &agrave; Kondengui s'il avait accept&eacute;, fin 2020, le poste d'ambassadeur au Br&eacute;sil. Mais l&agrave; o&ugrave; d'autres auraient vu une promotion, lui a per&ccedil;u une man&oelig;uvre pour l'&eacute;carter. Il est parvenu &agrave; &eacute;viter l'exil. Le d&eacute;cret n'a jamais &eacute;t&eacute; sign&eacute;.</p>
<p>Eko Eko en est persuad&eacute; : l'homme qui a tent&eacute; de l'&eacute;loigner, c'est Ferdinand Ngoh Ngoh. Et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral aurait ensuite adopt&eacute; une autre strat&eacute;gie : affaiblir financi&egrave;rement la DGRE. &laquo; M&ecirc;me pour acheter une rame de papier, la DGRE n'avait plus de moyens &raquo;, r&eacute;sume un interlocuteur.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me temps, des circuits de renseignements parall&egrave;les se sont d&eacute;velopp&eacute;s. L'un a pris racine au Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense, o&ugrave; Ngoh Ngoh dispose d'un homme de confiance, Galax Yves Landry Etoga. Un autre &agrave; la S&eacute;curit&eacute; militaire, dirig&eacute;e jusqu'&agrave; r&eacute;cemment par Bamkoui un temps r&eacute;put&eacute; proche du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral.</p>
<p>La DGRE a peu &agrave; peu perdu son r&ocirc;le central. Comme lorsque le service a tent&eacute; d'engager le dialogue avec les s&eacute;paratistes anglophones de l'Ambazonie, avec l'aval de Paul Biya. &laquo; Eko Eko avait obtenu un passeport ordinaire pour le Canada et un autre pour un pays europ&eacute;en, afin de conduire cette m&eacute;diation avec le soutien du Premier ministre Joseph Dion Ngute. Mais, au dernier moment, les man&oelig;uvres du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral ont entrav&eacute; ce processus. On lui a interdit de quitter le territoire &raquo;, affirme une source.</p>
<p>Des agents qui ne peuvent plus travailler. Des rapports qui ne circulent plus. Une m&eacute;diation bloqu&eacute;e. Et pendant ce temps, la crise anglophone continue.</p>
<h2>La cellule Alpha est morte, les Am&eacute;ricains sont arriv&eacute;s</h2>
<p>Paul Biya a bien tent&eacute; de reprendre la main. En 2015, il cr&eacute;e la &laquo; cellule Alpha &raquo;, un groupe d'environ huit officiers et agents charg&eacute;s de v&eacute;rifier les renseignements qui lui parviennent. Recrut&eacute;s par Jean-Marie Aleokol, alors secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense. Hors de tout organigramme officiel. Aleokol &eacute;tait l'unique interm&eacute;diaire entre les agents Alpha et le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Seulement, Aleokol est d&eacute;c&eacute;d&eacute; en juin 2024. Et la cellule Alpha est tomb&eacute;e en d&eacute;sh&eacute;rence. Le m&eacute;canisme cens&eacute; limiter les effets des rivalit&eacute;s de clans n'existe plus.</p>
<p>Alors, Paul Biya s'est tourn&eacute; ailleurs. De discrets conseillers am&eacute;ricains lui fournissent d&eacute;sormais leurs propres analyses. Objectif : limiter l'influence des r&eacute;seaux isra&eacute;liens, historiquement au c&oelig;ur de la protection pr&eacute;sidentielle, jug&eacute;s trop proches d'un certain Ferdinand Ngoh Ngoh.</p>
<p>Selon Jeune Afrique, le partenariat s&eacute;curitaire entre Yaound&eacute; et Tel-Aviv, qui durait depuis des d&eacute;cennies, est progressivement remplac&eacute; par une coop&eacute;ration avec Washington. &laquo; C'est la recommandation am&eacute;ricaine qui l'emporte signifiant que Paul Biya fait d&eacute;sormais plus confiance &agrave; la CIA qu'&agrave; son propre Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral sur les questions de s&eacute;curit&eacute; personnelle &raquo;, analyse un observateur.</p>
<p>Un basculement g&eacute;opolitique majeur. Et un aveu : le pr&eacute;sident ne croit plus son propre appareil.</p>
<h2>Ce que cette guerre dit de l'apr&egrave;s-Biya</h2>
<p>La guerre du renseignement n'est pas un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne. C'est un sympt&ocirc;me.</p>
<p>Chaque clan celui de Ngoh Ngoh et Chantal Biya, celui de Franck Biya, les r&eacute;seaux parall&egrave;les au SED et &agrave; la Semil tente de contr&ocirc;ler l'information qui remonte au pr&eacute;sident. Parce que celui qui contr&ocirc;le l'information contr&ocirc;le la perception. Et celui qui contr&ocirc;le la perception contr&ocirc;le la succession.</p>
<p>&laquo; Chaque homme politique haut plac&eacute; au Cameroun dispose de son agent de renseignements. Chaque ministre a ses relais &agrave; la DGRE, &agrave; la Semil ou dans les renseignements g&eacute;n&eacute;raux &raquo;, affirme Val&egrave;re Bessala, ancien administrateur civil.</p>
<p>Dans ce contexte, la s&eacute;curit&eacute; nationale devient un enjeu secondaire. La lutte contre Boko Haram dans l'Extr&ecirc;me-Nord ? La crise anglophone ? Les menaces ext&eacute;rieures ? Tout passe au second plan derri&egrave;re la guerre de positionnement.</p>
<p>Et pendant que les clans s'affrontent, la DGRE, elle, ne remplit plus sa mission. Un service de renseignement ext&eacute;rieur qui ne peut plus transmettre directement ses conclusions au chef de l'&Eacute;tat n'est plus un service de renseignement. C'est un bureau de poste filtr&eacute;.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi la DGRE camerounaise est-elle affaiblie ?</strong><br />La DGRE a &eacute;t&eacute; priv&eacute;e de moyens financiers &agrave; partir de 2020, dans le cadre du conflit entre son ancien directeur, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, et le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. Son successeur, Jean-Pierre Robins Ghoumo, ne peut transmettre ses rapports &agrave; Paul Biya qu'apr&egrave;s filtrage par Ngoh Ngoh.</p>
<p><strong>Qui est Ferdinand Ngoh Ngoh ?</strong><br />Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence depuis quinze ans, il est consid&eacute;r&eacute; comme l'homme le plus puissant du Cameroun apr&egrave;s Paul Biya. Il dispose du &laquo; pouvoir de signature &raquo; qui lui permet de signer des documents officiels au nom du pr&eacute;sident. Un rapport de la DGRE l'a d&eacute;crit, en janvier 2023, comme impliqu&eacute; dans un projet de coup d'&Eacute;tat. Il d&eacute;ment.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que l'affaire Martinez Zogo ?</strong><br />Le journaliste Martinez Zogo, animateur de Radio Amplitude &agrave; Yaound&eacute;, a &eacute;t&eacute; enlev&eacute; le 17 janvier 2023, tortur&eacute;, puis retrouv&eacute; mort cinq jours plus tard. Le lieutenant-colonel Justin Danwe, de la DGRE, a reconnu avoir planifi&eacute; l'enl&egrave;vement et la torture. Eko Eko et Amougou Belinga figurent parmi les principaux accus&eacute;s. Le proc&egrave;s est en cours.</p>
<p><strong>Franck Biya peut-il r&eacute;ellement &eacute;vincer le patron de la DGRE ?</strong><br />Franck Biya a adress&eacute; une note &agrave; son p&egrave;re en f&eacute;vrier 2026 pour r&eacute;clamer le remplacement de Ghoumo. La note n'a pas produit d'effet imm&eacute;diat. Mais elle marque l'entr&eacute;e active du fils a&icirc;n&eacute; dans la bataille pour le contr&ocirc;le de l'appareil s&eacute;curitaire, en vue de la succession.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 18 Sep 2026 15:34:25 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                <title><![CDATA[Atanga Nji : « Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun »]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/atanga-nji-paul-biya-connait-le-cameroun-mieux-que-chacun.html</link>
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                    <p>Dans une tribune au Guardian Post, Paul Atanga Nji défend le droit de
Paul Biya à choisir seul le vice-président et qualifie de « chasse
aux sorcières » les cri...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Atanga_Nji01122023.jpg" alt="Atanga Nji : « Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun »" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une tribune au Guardian Post, Paul Atanga Nji d&eacute;fend le droit de Paul Biya &agrave; choisir seul le vice-pr&eacute;sident et qualifie de &laquo; chasse aux sorci&egrave;res &raquo; les critiques sur cette r&eacute;forme.</p>
<p>Alors que les sp&eacute;culations sur l'identit&eacute; du futur vice-pr&eacute;sident agitent la classe politique camerounaise, le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji publie une tribune incendiaire dans The Guardian Post pour d&eacute;fendre les pr&eacute;rogatives pr&eacute;sidentielles et mettre fin aux controverses.</p>
<p>Le 7 septembre 2026, Paul Atanga Nji a publi&eacute; une tribune dans The Guardian Post. Son message est sans ambigu&iuml;t&eacute; : &laquo; <strong>Quiconque pr&eacute;tend aimer le Cameroun davantage que le chef de l'&Eacute;tat est un charlatan</strong> &raquo;.</p>
<p>Le ministre de l'Administration territoriale ne m&acirc;che pas ses mots. La r&eacute;forme constitutionnelle cr&eacute;ant le poste de vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e &agrave; une &laquo; <strong>tr&egrave;s large majorit&eacute;</strong> &raquo; par le Parlement et promulgu&eacute;e par le chef de l'&Eacute;tat. Alors pourquoi tant de pol&eacute;miques ?</p>
<p>La r&eacute;ponse est dans la question que tout le Cameroun se pose : <strong>qui sera le prochain vice-pr&eacute;sident ?</strong> Le fils du pr&eacute;sident ? Son beau-fils ? Un fid&egrave;le du r&eacute;gime ? Atanga Nji r&eacute;pond : ce n'est pas &agrave; nous de d&eacute;cider.</p>
<h2>DE LA PROMESSE DE 2025 &Agrave; LA LOI DE 2026</h2>
<h3>Le 6 novembre 2025, Paul Biya s'engage</h3>
<p>Tout commence le 6 novembre 2025. Ce jour-l&agrave;, Paul Biya, 93 ans, pr&ecirc;te serment pour un huiti&egrave;me mandat &agrave; la t&ecirc;te du Cameroun. Devant le Parlement r&eacute;uni en s&eacute;ance solennelle, le pr&eacute;sident d&eacute;clare : &laquo; Nous devons &eacute;galement soumettre au Parlement certaines r&eacute;formes qui permettront &agrave; l'&Eacute;tat de fonctionner plus efficacement, en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement &raquo;.</p>
<p>Cette promesse, Paul Biya la tiendra. En mars 2026, il saisit le Parlement d'un projet de loi constitutionnelle portant cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident.</p>
<h2>L'adoption par le Parlement : un vote sans surprise</h2>
<p>Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais, r&eacute;uni en session conjointe &agrave; Yaound&eacute;, adopte la r&eacute;vision constitutionnelle. Les chiffres parlent d'eux-m&ecirc;mes : <strong>200 voix pour, 18 contre, 4 abstentions</strong>. Le Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir depuis 1982, domine l'Assembl&eacute;e nationale. Le texte est promulgu&eacute; par le pr&eacute;sident le 14 avril 2026.</p>
<p>Le nouveau vice-pr&eacute;sident sera <strong>nomm&eacute; directement par le chef de l'&Eacute;tat</strong> et non &eacute;lu. En cas de vacance du pouvoir d&eacute;c&egrave;s, d&eacute;mission ou incapacit&eacute; du pr&eacute;sident il ach&egrave;vera le mandat en cours. Une fonction supprim&eacute;e en 1972, r&eacute;introduite 54 ans plus tard.</p>
<h2>LES CONTESTATIONS : ENTRE &laquo; COUP D'&Eacute;TAT INSTITUTIONNEL &raquo; ET RECOURS INTERNATIONAUX</h2>
<h3>L'opposition monte au cr&eacute;neau</h3>
<p>D&egrave;s l'adoption du texte, les critiques fusent. <strong>Maurice Kamto</strong>, pr&eacute;sident du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), d&eacute;nonce un &laquo; <strong>coup d'&Eacute;tat institutionnel et constitutionnel</strong> &raquo;. L'opposition pointe du doigt le caract&egrave;re <strong>nomm&eacute;</strong> du vice-pr&eacute;sident, qui, selon elle, &laquo; affaiblit la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique et ouvre la porte &agrave; un transfert de pouvoir non &eacute;lectif &raquo;.</p>
<p><strong>Issa Tchiroma Bakary</strong>, autre figure de l'opposition en exil en Gambie, rejoint le concert de critiques. Le <strong>Social Democratic Front (SDF)</strong> estime que l'amendement &laquo; ne garantit pas la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique, l'inclusivit&eacute; et l'&eacute;quilibre institutionnel &raquo;.</p>
<h2>La saisine de l'Union africaine</h2>
<p>Le MRC ne s'arr&ecirc;te pas aux d&eacute;clarations. Le parti de Maurice Kamto <strong>saisit l'Union africaine</strong> pour d&eacute;noncer ce qu'il appelle un &laquo; <strong>changement anticonstitutionnel du gouvernement</strong> &raquo;. L'opposition craint que ce m&eacute;canisme ne &laquo; normalise une succession non &eacute;lective au sommet de l'&Eacute;tat camerounais &raquo;.</p>
<h2>L'International Crisis Group met en garde</h2>
<p>L'International Crisis Group (ICG) s'est &eacute;galement exprim&eacute;e. L'organisation estime que la r&eacute;forme &laquo; pourrait exacerber les tensions entre les factions rivales au sein de l'&eacute;lite dirigeante, dans un contexte de sp&eacute;culations intenses sur l'identit&eacute; du successeur de Paul Biya &raquo;.</p>
<h2>LA TRIBUNE D'ATANGA NJI : &laquo; PAUL BIYA CONNA&Icirc;T LE CAMEROUN MIEUX QUE CHACUN D'ENTRE NOUS &raquo;</h2>
<h3>Une d&eacute;fense en r&egrave;gle des pr&eacute;rogatives pr&eacute;sidentielles</h3>
<p>C'est dans ce climat de tensions que Paul Atanga Nji publie sa tribune le 7 septembre 2026 dans The Guardian Post. Le ministre, qui a eu le privil&egrave;ge de pr&eacute;senter le texte devant le Parlement, y d&eacute;fend point par point la r&eacute;forme.</p>
<p>Son argumentaire repose sur un principe constitutionnel : le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique nomme aux emplois civils et militaires et peut relever de leurs fonctions les personnes nomm&eacute;es &agrave; tout moment. Vouloir imposer au chef de l'&Eacute;tat un nom, un profil ou un calendrier de nomination constituerait, selon lui, une ing&eacute;rence dans ses pr&eacute;rogatives constitutionnelles.</p>
<h2>&laquo; Le Cameroun, ma&icirc;tre de son destin &raquo;</h2>
<p>Atanga Nji rejette &eacute;galement l'id&eacute;e d'importer m&eacute;caniquement des mod&egrave;les &eacute;trangers. &laquo; Pourquoi le Cameroun devrait-il se pr&eacute;occuper de ce qui se passe ailleurs ? &raquo; interroge-t-il. Il rappelle que Paul Biya avait d&eacute;j&agrave; averti : &laquo; Le Cameroun est un pays ma&icirc;tre de son propre destin, qui ne suit pas aveugl&eacute;ment les autres sans tenir compte de ses propres r&eacute;alit&eacute;s &raquo;.</p>
<h2>L'hommage &agrave; 37 ans de loyaut&eacute;</h2>
<p>Le ministre s'appuie &eacute;galement sur son ouvrage publi&eacute; en septembre 2025, 37 Years of Unwavering Loyalty to the Head of State. Un livre qui retrace son parcours et son &laquo; <strong>d&eacute;vouement ind&eacute;fectible</strong> &raquo; envers le chef de l'&Eacute;tat. Une mani&egrave;re de rappeler que sa d&eacute;fense du r&eacute;gime n'est pas une posture, mais l'&oelig;uvre d'une vie.</p>
<h2>La formule qui fait pol&eacute;mique</h2>
<p>Mais la phrase qui retient l'attention, celle que les r&eacute;seaux sociaux s'arracheront, c'est celle-ci : &laquo; Quiconque pr&eacute;tend aimer le Cameroun davantage que le pr&eacute;sident Paul Biya est un charlatan &raquo;. Une d&eacute;claration qui ne laisse aucune place &agrave; l'ambigu&iuml;t&eacute;.</p>
<h2>LES CANDIDATS POTENTIELS : QUI SERA LE VICE-PR&Eacute;SIDENT ?</h2>
<h3>Les trois favoris</h3>
<p>Plusieurs noms circulent dans les couloirs du pouvoir :</p>
<p>- <strong>Ferdinand Ngoh Ngoh</strong>, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, d&eacute;tenteur du &laquo; pouvoir de signature &raquo;<br />- <strong>Paul Atanga Nji</strong>, ministre de l'Administration territoriale, auteur de la tribune<br />- <strong>Louis-Paul Motaz&eacute;</strong>, ministre des Finances</p>
<h2>L'hypoth&egrave;se dynastique : Franck Biya et Franck Hertz</h2>
<p>Mais la rumeur la plus persistante concerne les deux fils du pr&eacute;sident : <strong>Franck Biya</strong>, fils de la d&eacute;funte premi&egrave;re dame Jean-Ir&egrave;ne Biya, et <strong>Franck Hertz</strong>, fils de l'actuelle premi&egrave;re dame Chantal Biya. The Guardian &eacute;voque une possible &laquo; cr&eacute;ation d'un syst&egrave;me dynastique qui transf&eacute;rerait le pouvoir &agrave; son fils ou &agrave; son beau-fils &raquo;.</p>
<p>Franck Biya a officiellement rejoint le RDPC en novembre 2023. Franck Hertz, homme d'affaires membre du conseil d'administration de Tradex, accompagne r&eacute;guli&egrave;rement le pr&eacute;sident dans ses d&eacute;placements &agrave; l'&eacute;tranger.</p>
<h2>Une nomination encore &agrave; venir</h2>
<p>&Agrave; ce jour, aucune nomination n'a &eacute;t&eacute; officialis&eacute;e. Des rumeurs d'avril 2026 annon&ccedil;ant la nomination de Franck Biya ont &eacute;t&eacute; d&eacute;menties par les autorit&eacute;s camerounaises.</p>
<h2>PERSPECTIVE CE QUE LA VICE-PR&Eacute;SIDENCE CHANGE POUR LE CAMEROUN</h2>
<h3>Une r&eacute;forme majeure depuis 2008</h3>
<p>Cette r&eacute;vision constitutionnelle est la plus significative depuis 2008. Elle modifie l'architecture de l'ex&eacute;cutif camerounais et s&eacute;curise la transition au sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>Un enjeu de succession</h2>
<p>&Agrave; 93 ans, Paul Biya est le <strong>plus vieux chef d'&Eacute;tat du monde</strong>. La question de sa succession longtemps taboue est d&eacute;sormais au c&oelig;ur du d&eacute;bat public. La vice-pr&eacute;sidence est une r&eacute;ponse institutionnelle &agrave; cette interrogation.</p>
<h2>Entre stabilit&eacute; et d&eacute;rive monarchique</h2>
<p>Les autorit&eacute;s pr&eacute;sentent cette &eacute;volution comme un <strong>facteur de stabilit&eacute;</strong>. Les opposants y voient une &laquo; d&eacute;rive monarchique du pouvoir &raquo;. Le barreau du Cameroun a mis en garde contre une r&eacute;forme qui &laquo; &eacute;rode la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique du bureau pr&eacute;sidentiel &raquo;.</p>
<h2>&nbsp;L'HEURE DES CHOIX</h2>
<p>La tribune de Paul Atanga Nji ne mettra pas fin aux sp&eacute;culations. Mais elle rappelle une r&eacute;alit&eacute; institutionnelle : au Cameroun, le pr&eacute;sident nomme. Et il nommera seul.</p>
<p>Reste la question que tout le pays se pose : qui ? Et surtout, pourquoi maintenant ? Alors que la communaut&eacute; internationale observe, que l'Union africaine est saisie et que l'opposition d&eacute;nonce un &laquo; coup d'&Eacute;tat institutionnel &raquo;, le Cameroun retient son souffle.</p>
<p>&laquo; Paul Biya conna&icirc;t le Cameroun mieux que chacun d'entre nous &raquo;, affirme Atanga Nji. Les Camerounais jugeront.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 08 Sep 2026 01:26:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Succession dynastique au Cameroun : le scénario secret]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Après la présidentielle du 12 octobre 2025, Paul Biya est au plus
haut de son impopularité. La succession se heurte à un blocage
institutionnel total au Camerou...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Franck_Biya140224500.jpg" alt="Succession dynastique au Cameroun : le scénario secret" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, Paul Biya est au plus haut de son impopularit&eacute;. La succession se heurte &agrave; un blocage institutionnel total au Cameroun. Analyse des enjeux.</p>
<p>Alors que le pr&eacute;sident Paul Biya, 93 ans, est &agrave; un niveau historique d'impopularit&eacute;, le Cameroun s'enfonce dans une paralysie institutionnelle qui alimente toutes les sp&eacute;culations sur sa succession entre rumeurs dynastiques, blocage du remaniement et d&eacute;sinformation d'&Eacute;tat.</p>
<p>Le 12 octobre 2025, le Cameroun a vot&eacute;. Huit mois plus tard, le pays attend toujours son Vice-pr&eacute;sident. Son gouvernement aussi. Et dans les couloirs du pouvoir &agrave; Yaound&eacute;, une question hante les esprits : qui succ&eacute;dera &agrave; Paul Biya ?</p>
<p>&Agrave; 93 ans, le plus vieux pr&eacute;sident en exercice au monde, au pouvoir depuis 1982, n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi impopulaire. L'occultation de la liste &eacute;lectorale nationale en violation flagrante de la loi a ouvert la porte &agrave; toutes les fraudes. Le remaniement minist&eacute;riel annonc&eacute; par Biya lui-m&ecirc;me est bloqu&eacute; depuis 246 jours. Les communicants du r&eacute;gime multiplient les d&eacute;clarations contradictoires.</p>
<p>Et dans ce vide politique, une rumeur persistante : et si Franck Biya, le fils du pr&eacute;sident, h&eacute;ritait du tr&ocirc;ne ?</p>
<h2>Paul Biya, 44 ans de pouvoir et une impopularit&eacute; historique</h2>
<p>Paul Biya est pr&eacute;sident du Cameroun depuis le 6 novembre 1982. Quarante-quatre ans. Aucun autre chef d'&Eacute;tat en exercice dans le monde ne d&eacute;tient ce record.</p>
<p>Mais le temps n'&eacute;pargne personne. L'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, dont les r&eacute;sultats officiels n'ont jamais &eacute;t&eacute; pleinement transparents en raison de l'occultation de la liste &eacute;lectorale nationale par Elecam a marqu&eacute; un tournant.</p>
<p>Selon des sources proches du dossier, l'impopularit&eacute; du r&eacute;gime n'a jamais &eacute;t&eacute; aussi &eacute;lev&eacute;e. Les communicants du pouvoir de Yaound&eacute; peinent &agrave; masquer cette r&eacute;alit&eacute;, multipliant les d&eacute;clarations contradictoires sur un remaniement minist&eacute;riel annonc&eacute; mais jamais concr&eacute;tis&eacute;.</p>
<h2>Le blocage du remaniement minist&eacute;riel : 246 jours d'attente</h2>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya a lui-m&ecirc;me annonc&eacute; un remaniement minist&eacute;riel. Cela fait 246 jours. Pourtant, aucun d&eacute;cret n'est sign&eacute;.</p>
<p>&laquo; Le pr&eacute;sident Paul Biya a d&eacute;j&agrave; choisi le Vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo;, affirment certains communicants du r&eacute;gime. &laquo; <strong>Les Camerounais conna&icirc;tront bient&ocirc;t le Vice-pr&eacute;sident</strong> &raquo;, promettent d'autres. &laquo; Une short list de trois personnalit&eacute;s est &agrave; l'&eacute;tude &raquo;, ajoutent les plus optimistes.</p>
<p>Mais les jours passent. Les semaines. Les mois. Et le Cameroun tourne au ralenti, avec un appareil d'&Eacute;tat en &eacute;tat de paralysie partielle.</p>
<h2>Succession dynastique : le sc&eacute;nario Franck Biya</h2>
<p>Depuis la fin des ann&eacute;es 1990, une campagne de d&eacute;sinformation s'emploie &agrave; instiller dans la conscience collective une id&eacute;e : Franck Biya, le fils du pr&eacute;sident, va succ&eacute;der &agrave; son p&egrave;re.</p>
<p>Le pic de cette strat&eacute;gie a &eacute;t&eacute; atteint les 25 et 26 juillet 2022, lors de la visite officielle d'Emmanuel Macron &agrave; Yaound&eacute;. Les communicants du r&eacute;gime ont alors laiss&eacute; entendre que la France apportait sa caution &agrave; la succession dynastique.</p>
<p>Cette th&egrave;se, jamais confirm&eacute;e par l'&Eacute;lys&eacute;e, a pourtant &eacute;t&eacute; largement relay&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux et dans certains m&eacute;dias proches du pouvoir.</p>
<h2>D&eacute;sinformation d'&Eacute;tat : quand le r&eacute;gime s'emp&ecirc;tre</h2>
<p>Les contradictions s'accumulent. &laquo; Le vice-pr&eacute;sident est d&eacute;j&agrave; choisi &raquo;, affirmait-on il y a encore quelques semaines. &laquo; <strong>Il est actuellement &agrave; l'&eacute;tranger</strong> &raquo;, a-t-on ensuite pr&eacute;cis&eacute;. Puis : &laquo; <strong>Une short list est &agrave; l'&eacute;tude</strong> &raquo;.</p>
<p>Ces d&eacute;clarations, parfois tenues par des membres de la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle, t&eacute;moignent d'une f&eacute;brilit&eacute; inhabituelle.</p>
<p>L'occultation de la liste &eacute;lectorale nationale en violation de la loi camerounaise ouvre la porte &agrave; toutes les sp&eacute;culations. La fraude &eacute;lectorale, si elle &eacute;tait av&eacute;r&eacute;e, pourrait bien &ecirc;tre l'arme du r&eacute;gime pour tenter de se maintenir.</p>
<h2>Le vide politique : quelles cons&eacute;quences pour les Camerounais ?</h2>
<p>Au-del&agrave; des sp&eacute;culations, ce sont les Camerounais qui paient le prix de cette paralysie.</p>
<p>Le syst&egrave;me de sant&eacute; est en crise. L'&eacute;ducation est sous-financ&eacute;e. L'ins&eacute;curit&eacute; s&eacute;vit dans plusieurs r&eacute;gions. Et pendant ce temps, les communicants du r&eacute;gime s'&eacute;puisent &agrave; justifier l'injustifiable.</p>
<p>&laquo; Nous expliquons depuis des lustres quelque chose que les soutiens ind&eacute;fectibles de l'ordre de Yaound&eacute; n'arrivent manifestement pas &agrave; comprendre &raquo;, confie un analyste politique sous couvert d'anonymat.</p>
<h2>L'apr&egrave;s-Biya : un horizon encore flou</h2>
<p>Une certitude : Paul Biya ne sera pas &eacute;ternel. Mais personne ne sait quand, ni comment, ni par qui il sera remplac&eacute;.</p>
<p>La Constitution camerounaise pr&eacute;voit un vice-pr&eacute;sident. Mais le poste est vacant. Un vide institutionnel qui accentue l'incertitude.</p>
<p>L'arm&eacute;e, comme toujours dans les transitions incertaines, observe. Les chefs traditionnels et religieux appellent au calme. La soci&eacute;t&eacute; civile s'organise.</p>
<p>Et les Camerounais, lass&eacute;s des promesses non tenues, attendent. Ils attendent un remaniement qui ne vient pas. Un vice-pr&eacute;sident qui n'arrive pas. Une transition qui n'est pas programm&eacute;e. Une d&eacute;mocratie qui peine &agrave; s'installer.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 12:57:34 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Qui est vraiment Junior Biya ?]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-qui-est-vraiment-junior-biya.html</link>
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                    <p>Junior Biya, le fils discret du président Paul Biya, a fêté ses 31
ans à Genève entouré du clan présidentiel. Portrait d'un héritier
que tout le monde observe s...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Junior-Biya030926500.webp" alt="Cameroun - Qui est vraiment Junior Biya ?" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Junior Biya, le fils discret du pr&eacute;sident Paul Biya, a f&ecirc;t&eacute; ses 31 ans &agrave; Gen&egrave;ve entour&eacute; du clan pr&eacute;sidentiel. Portrait d'un h&eacute;ritier que tout le monde observe sans qu'il ne se montre jamais.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; 31 ans, Junior Biya, fils cadet du pr&eacute;sident Paul Biya et de Chantal Biya, reste un myst&egrave;re pour les Camerounais. Sa discr&eacute;tion contraste avec les sp&eacute;culations sur la succession pr&eacute;sidentielle qui agitent le pays.</p>
<p>Junior Biya a 31 ans. Il les a f&ecirc;t&eacute;s le 22 juin &agrave; Gen&egrave;ve, en Suisse, entour&eacute; de toute sa famille son p&egrave;re Paul Biya, sa m&egrave;re Chantal Biya, sa s&oelig;ur Brenda et une partie du clan pr&eacute;sidentiel. Mais vous ne l'avez probablement jamais vu.</p>
<p>Le fils du pr&eacute;sident camerounais est un fant&ocirc;me. Il n'a pas de compte sur les r&eacute;seaux sociaux. Il ne donne pas d'interview. Il fuit les cam&eacute;ras. Et pourtant, tout le monde l'observe. Car dans l'ombre de ce jeune homme discret se joue peut-&ecirc;tre l'avenir politique du Cameroun.</p>
<h2>&laquo; Monsieur le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &raquo; : un surnom qui interroge</h2>
<p>Lors de la c&eacute;l&eacute;bration de ses 31 ans &agrave; Gen&egrave;ve, une sc&egrave;ne a marqu&eacute; les esprits. Cathy Meba, la ni&egrave;ce de Paul Biya, s'est adress&eacute;e &agrave; lui en ces termes : &laquo; <strong>Nous sommes l&agrave; pour f&ecirc;ter l'ann&eacute;e de plus de Monsieur le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique : Junior Biya !</strong> &raquo;</p>
<p>Une pluie d'applaudissements a salu&eacute; cette d&eacute;claration. Mais ce titre honorifique a imm&eacute;diatement fait r&eacute;agir. Dans l'entourage du chef de l'&Eacute;tat, on assure pourtant qu'il s'agit d'une simple marque d'affection ancr&eacute;e dans la tradition ekang. &laquo; Ce titre affectueux, utilis&eacute; dans le cercle familial, n'a rien &agrave; voir avec un quelconque projet politique secret &raquo;, insiste un proche.</p>
<p>Dans le contexte camerounais celui d'une succession de Paul Biya &agrave; laquelle chacun pense cette pr&eacute;cision est d'importance.</p>
<h2>Un fils b&eacute;ni par deux papes</h2>
<p>Junior Biya est n&eacute; en 1995, l'ann&eacute;e de la visite du pape Jean-Paul II au Cameroun. Le souverain pontife l'a baptis&eacute;. En mars 2009, il a re&ccedil;u une seconde imposition des mains cette fois du pape Beno&icirc;t XVI.</p>
<p>Ces deux gestes pontificaux font de lui, selon un artiste camerounais, &laquo; l'enfant le plus b&eacute;ni de la R&eacute;publique &raquo;. Une b&eacute;n&eacute;diction qui, dans l'imaginaire collectif, renforce son aura myst&eacute;rieuse.</p>
<h2>L'homme le plus discret du clan pr&eacute;sidentiel</h2>
<p>La biographie officielle du chef de l'&Eacute;tat, publi&eacute;e par la pr&eacute;sidence, mentionne trois enfants : Emmanuel Franck Biya, Anastasie Brenda Biya Eyenga et Paul Biya Junior. Mais ce dernier l'a&icirc;n&eacute; de Brenda Biya de deux ans est de loin le plus secret.</p>
<p>&Agrave; l'adolescence, il a &eacute;t&eacute; scolaris&eacute; en internat au Coll&egrave;ge du L&eacute;man, &agrave; Gen&egrave;ve. L'&eacute;crin est &agrave; l'abri des regards. Ses parents l'en ont ensuite retir&eacute; pour des raisons de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>Sur internet, l'une de ses rares photographies r&eacute;centes le montre aux c&ocirc;t&eacute;s de Samuel Eto'o, &agrave; la veille de la candidature de l'ancien capitaine des Lions indomptables &agrave; la pr&eacute;sidence de la Fecafoot.</p>
<h2>Le passage controvers&eacute; &agrave; l'Enam</h2>
<p>En 2017, son nom s'est impos&eacute; dans le d&eacute;bat public. Junior Biya se pr&eacute;sente avec sa s&oelig;ur Brenda au concours d'entr&eacute;e de l'&Eacute;cole nationale d'administration et de magistrature (Enam). Leur admission alimente une pol&eacute;mique nationale sur l'&eacute;galit&eacute; devant le concours.</p>
<p>Arriv&eacute; en retard &agrave; une &eacute;preuve, Junior Biya aurait permis &agrave; d'autres candidats retardataires d'entrer &agrave; leur tour. La pol&eacute;mique enfle. Pourtant, il poursuit son cursus jusqu'&agrave; son terme et obtient son dipl&ocirc;me.</p>
<p>Mais depuis, aucune nomination au sein de la fonction publique. Junior Biya est retomb&eacute; dans l'anonymat.</p>
<h2>Un r&ocirc;le discret mais influent</h2>
<p>Calme et r&eacute;serv&eacute;, Junior Biya n'est pas indiff&eacute;rent &agrave; la vie de la famille. Il est d&eacute;crit comme l'un des d&eacute;fenseurs les plus fervents de la &laquo; mesure &raquo; au sein du clan Biya. Il lui arrive de rappeler sa s&oelig;ur Brenda &agrave; l'ordre lorsque celle-ci s'aventure dans des d&eacute;clarations jug&eacute;es trop sensibles sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>Il discute aussi de politique en priv&eacute; au palais. Il donne son avis sur la marche du pays, sur les rivalit&eacute;s et les batailles qui opposent ceux qu'il consid&egrave;re comme ses &laquo; fr&egrave;res &raquo;.</p>
<h2>Une succession qui divise la famille</h2>
<p>L'ann&eacute;e 2026 n'a pas chang&eacute; la donne. Alors que les pr&eacute;tendants &agrave; la succession sont nombreux, Franck Biya reste le seul candidat familial s&eacute;rieux. Mais il fait face &agrave; l'opposition de l'actuelle premi&egrave;re dame, Chantal Biya, qui serait tent&eacute;e de favoriser l'ascension d'un autre fils, Franck Hertz.</p>
<p>En revanche, Junior Biya, enfant de Chantal Biya tout autant que du pr&eacute;sident, n'est pas cit&eacute; chez les pr&eacute;tendants. Pour l'instant.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 03 Sep 2026 18:19:14 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec JA</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Junior-Biya030926500.webp" type="image/webp" length="9537" />
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                            </item>
        
                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Olive Ngobo Elok attaque Joseph Fouda en justice]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-olive-ngobo-elok-attaque-joseph-fouda-en-justice.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Olive Ngobo Elok dépose une plainte pénale contre le Vice-Amiral
Joseph Fouda pour tortures, corruption, haute trahison et blanchiment.
Le tribunal militaire de...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Contre-Amiral-Fouda060826500.webp" alt="Cameroun - Olive Ngobo Elok attaque Joseph Fouda en justice" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-olive-ngobo-elok-attaque-joseph-fouda-en-justice.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Olive Ngobo Elok d&eacute;pose une plainte p&eacute;nale contre le Vice-Amiral Joseph Fouda pour tortures, corruption, haute trahison et blanchiment. Le tribunal militaire de Yaound&eacute; est saisi.&nbsp;</p>
<p>Le Vice-Amiral Joseph Fouda, conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya, est vis&eacute; par une plainte p&eacute;nale d&eacute;pos&eacute;e devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; pour des faits de tortures, corruption, complicit&eacute; d'enl&egrave;vement, atteinte &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat et haute trahison.</p>
<p>Une plainte p&eacute;nale d'une gravit&eacute; exceptionnelle a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e le 31 ao&ucirc;t 2024 devant le parquet militaire de Yaound&eacute;. La plaignante, le Docteur Olive Ngobo Elok, experte en relations internationales et ancienne cadre au Minist&egrave;re de la D&eacute;fense et &agrave; la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique, accuse le Vice-Amiral Joseph Fouda, conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya et officier sup&eacute;rieur de la Marine Nationale, de douze chefs d'accusation incluant tortures, corruption, complicit&eacute; d'enl&egrave;vement et haute trahison.</p>
<p><strong>Les faits d&eacute;nonc&eacute;s plongent au c&oelig;ur des arcanes du pouvoir camerounais.</strong> La plaignante affirme avoir &eacute;t&eacute; victime de harc&egrave;lement sexuel d&egrave;s 2017, puis d'une tentative de viol en janvier 2018, avant d'&ecirc;tre instrumentalis&eacute;e dans des proc&eacute;dures secondaires l'impliquant &agrave; tort dans des trafics d'armes au sein du minist&egrave;re. La plainte s'inscrit dans le prolongement de l'affaire dite &laquo; Fouda / Mbapou et consorts &raquo;, dont les ramifications touchent aux plus hautes sph&egrave;res de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le commissaire du gouvernement pr&egrave;s le Tribunal militaire de Yaound&eacute; doit d&eacute;sormais appr&eacute;cier l'opportunit&eacute; des poursuites. Une d&eacute;cision qui, compte tenu de la personnalit&eacute; mise en cause, sera scrut&eacute;e de pr&egrave;s par l'opinion publique camerounaise et la communaut&eacute; internationale.</p>
<h2>Une plainte aux multiples ramifications</h2>
<p>Le Tribunal militaire de Yaound&eacute;, juridiction d'exception charg&eacute;e des affaires impliquant des militaires et des atteintes &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat, a &eacute;t&eacute; saisi d'une plainte qui pourrait faire date. Le Docteur Olive Ngobo Elok, experte en relations internationales, y d&eacute;nonce un syst&egrave;me d'abus et d'impunit&eacute; qu'elle attribue au Vice-Amiral Joseph Fouda, l'un des officiers les plus influents du r&eacute;gime camerounais.</p>
<p>Les accusations sont d'une rare densit&eacute; : escroquerie aggrav&eacute;e, man&oelig;uvres frauduleuses, corruption, complicit&eacute; d'enl&egrave;vement, s&eacute;questration ill&eacute;gale, tortures ayant entra&icirc;n&eacute; l'interruption involontaire de grossesse de la plaignante. <strong>S'y ajoutent des qualifications relevant du droit p&eacute;nal sp&eacute;cial</strong> : atteinte &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat, atteinte au secret de la D&eacute;fense Nationale, actes de haute trahison, terrorisme, blanchiment de capitaux, et instrumentalisation des institutions judiciaires et de l'autorit&eacute; pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>L'affaire &laquo; Fouda / Mbapou et consorts &raquo;</h2>
<p>La plainte du Dr Ngobo Elok s'inscrit dans le prolongement de la proc&eacute;dure dite &laquo; Fouda / Mbapou et consorts &raquo;. Cette affaire, d&eacute;j&agrave; connue des observateurs de la vie judiciaire camerounaise, implique le Vice-Amiral Fouda dans un litige complexe dont les contours restent encore flous.</p>
<p>Ce qui est nouveau, c'est la dimension personnelle des accusations. La plaignante ne se contente plus de d&eacute;noncer des faits g&eacute;n&eacute;raux de corruption ou d'abus de pouvoir. Elle articule sa plainte autour de son propre parcours de victime, apportant des &eacute;l&eacute;ments documentaires, des enregistrements et des d&eacute;positions de t&eacute;moins &agrave; l'appui de ses all&eacute;gations.</p>
<h2>Un dossier sensible au c&oelig;ur du pouvoir</h2>
<p><strong>Le Vice-Amiral Joseph Fouda n'est pas un militaire ordinaire.</strong> Conseiller sp&eacute;cial du pr&eacute;sident Paul Biya, il est l'un des officiers les plus proches du chef de l'&Eacute;tat. Sa position lui donne acc&egrave;s aux plus hautes instances de d&eacute;cision et le place &agrave; l'intersection des sph&egrave;res politique, militaire et s&eacute;curitaire.</p>
<p>Cette proximit&eacute; avec le pouvoir rend l'affaire particuli&egrave;rement sensible. La plainte met en cause non seulement un haut dignitaire militaire, mais aussi, indirectement, l'autorit&eacute; pr&eacute;sidentielle dont il est le conseiller. L'accusation d'&laquo; instrumentalisation des institutions judiciaires et de l'autorit&eacute; pr&eacute;sidentielle &raquo; ne manquera pas d'alimenter les interrogations sur l'ind&eacute;pendance de la justice camerounaise.</p>
<h2>Que risque Joseph Fouda ?</h2>
<p>Les chefs d'accusation retenus contre le Vice-Amiral Fouda sont parmi les plus graves du code p&eacute;nal militaire camerounais. La haute trahison, le terrorisme et l'atteinte &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat sont passibles de peines pouvant aller jusqu'&agrave; la r&eacute;clusion &agrave; perp&eacute;tuit&eacute;, voire la peine capitale dans certaines juridictions militaires d'Afrique centrale.</p>
<p><strong>Toutefois, rien n'est moins s&ucirc;r &agrave; ce stade.</strong> La plainte a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e, mais le commissaire du gouvernement pr&egrave;s le Tribunal militaire de Yaound&eacute; doit d&eacute;sormais appr&eacute;cier l'opportunit&eacute; des poursuites. Il peut d&eacute;cider d'engager des poursuites, de requ&eacute;rir un suppl&eacute;ment d'information ou de classer la plainte sans suite.</p>
<h2>Les enjeux pour la justice camerounaise</h2>
<p><strong>Cette affaire met la justice militaire camerounaise face &agrave; un test de cr&eacute;dibilit&eacute;.</strong> Le Tribunal militaire de Yaound&eacute;, souvent per&ccedil;u comme une juridiction aux ordres de l'ex&eacute;cutif, devra d&eacute;montrer son ind&eacute;pendance en instruisant cette plainte avec rigueur et impartialit&eacute;.</p>
<p>La communaut&eacute; internationale, et particuli&egrave;rement les organisations de d&eacute;fense des droits de l'homme, seront attentives. Les accusations de tortures ayant entra&icirc;n&eacute; une interruption involontaire de grossesse, de s&eacute;questration et de violences sexuelles si elles &eacute;taient confirm&eacute;es constitueraient des violations graves des droits humains, engageant la responsabilit&eacute; de l'&Eacute;tat camerounais.</p>
<p>Pour le Dr Olive Ngobo Elok, l'enjeu est &agrave; la fois personnel et symbolique. En brisant le silence et en engageant une proc&eacute;dure judiciaire contre un haut dignitaire, elle prend un risque consid&eacute;rable. Mais elle ouvre aussi une br&egrave;che dans le syst&egrave;me d'impunit&eacute; qui, selon de nombreux observateurs, caract&eacute;rise les affaires impliquant des proches du pouvoir au Cameroun.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 20:18:49 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Contre-Amiral-Fouda060826500.webp" type="image/webp" length="9823" />
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                <title><![CDATA[Cameroun - Lionnes au Palais : sacre historique, selfie interdit]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/cameroun-lionnes-au-palais-sacre-historique-selfie-interdit.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Sacrées championnes d'Afrique pour la première fois, les Lionnes
Indomptables sont reçues ce samedi au Palais de l'Unité. Mais les
téléphones sont interdits : p...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Palais_Etoudi290424500.jpg" alt="Cameroun - Lionnes au Palais : sacre historique, selfie interdit" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Sacr&eacute;es championnes d'Afrique pour la premi&egrave;re fois, les Lionnes Indomptables sont re&ccedil;ues ce samedi au Palais de l'Unit&eacute;. Mais les t&eacute;l&eacute;phones sont interdits : pas de selfie historique.</p>
<p>Ce samedi 22 ao&ucirc;t, les Lionnes Indomptables foulent le tapis rouge du Palais de l'Unit&eacute; pour une r&eacute;ception solennelle. Une cons&eacute;cration attendue depuis 40 ans. Mais les t&eacute;l&eacute;phones portables sont formellement interdits dans l'enceinte du palais. Pas de selfie pr&eacute;sidentiel pour les h&eacute;ro&iuml;nes.</p>
<p>Elles ont attendu 40 ans. Trois finales perdues. Des larmes, des sacrifices, des nuits blanches. Le 16 ao&ucirc;t 2026, les Lionnes Indomptables ont enfin inscrit leur nom au palmar&egrave;s continental. Ce samedi 22 ao&ucirc;t, &agrave; 16 heures, elles franchissent le portail d'honneur du Palais de l'Unit&eacute;.</p>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya et son &eacute;pouse Chantal Biya les accueillent pour une c&eacute;r&eacute;monie solennelle. Le point d'orgue d'une semaine de liesse populaire. Mais il y a un hic : <strong>les t&eacute;l&eacute;phones portables sont interdits &agrave; l'int&eacute;rieur du palais</strong>.</p>
<p>Pas de selfie avec le pr&eacute;sident. Pas de photo du troph&eacute;e aux c&ocirc;t&eacute;s du chef de l'&Eacute;tat. Pas d'instantan&eacute; de ce moment historique sur les r&eacute;seaux sociaux. Les Lionnes entrent dans l'histoire, mais sans leur t&eacute;l&eacute;phone.</p>
<h2>Un sacre historique apr&egrave;s 40 ans d'attente</h2>
<h3>La finale qui a tout chang&eacute;</h3>
<p>Dimanche 16 ao&ucirc;t, au stade Moulay El Hassan de Rabat, les Camerounaises ont surclass&eacute; le Malawi sur le score de 3-0. Marie Ngah Manga a ouvert le score &agrave; la 20e minute, puis a sign&eacute; un doubl&eacute; juste avant la pause. Naomi Eto a inscrit le deuxi&egrave;me but d'une superbe vol&eacute;e.</p>
<p>Apr&egrave;s avoir &eacute;chou&eacute; sur la derni&egrave;re marche en 2004, 2014 et 2016, les Lionnes Indomptables ont enfin bris&eacute; la mal&eacute;diction. Il s'agit du tout premier titre continental de l'histoire du football f&eacute;minin camerounais.</p>
<h2>Des distinctions individuelles &eacute;clatantes</h2>
<p>Le succ&egrave;s collectif s'est accompagn&eacute; de r&eacute;compenses personnelles. <strong>Monique Ngock</strong> a &eacute;t&eacute; &eacute;lue meilleure joueuse du tournoi. <strong>Michaely Bihina</strong> a &eacute;t&eacute; sacr&eacute;e meilleure gardienne. Quatre Lionnes figurent dans le XI type de la CAF.</p>
<p>Gr&acirc;ce &agrave; ce sacre, le Cameroun empoche une prime de <strong>2 millions de dollars</strong> et se qualifie directement pour la Coupe du Monde F&eacute;minine de la FIFA 2027 au Br&eacute;sil.</p>
<h2>Un retour triomphal &agrave; Yaound&eacute;</h2>
<p>Le 17 ao&ucirc;t, au lendemain de la finale, l'&eacute;quipe est rentr&eacute;e &agrave; Yaound&eacute;. Des milliers de Camerounais s'&eacute;taient mass&eacute;s &agrave; l'a&eacute;roport international pour accueillir leurs h&eacute;ro&iuml;nes. Une parade triomphale a travers&eacute; les principales art&egrave;res de la capitale.</p>
<h2>La r&eacute;ception au Palais de l'Unit&eacute; : l'&eacute;tape institutionnelle</h2>
<h3>Une audience solennelle</h3>
<p>Ce samedi 22 ao&ucirc;t &agrave; 16 heures, le Palais de l'Unit&eacute; ouvre ses portes aux championnes d'Afrique. Le couple pr&eacute;sidentiel, Paul et Chantal Biya, recevra les nouvelles reines du football africain pour une c&eacute;r&eacute;monie solennelle.</p>
<p>Cette audience constitue le point d'orgue institutionnel des c&eacute;l&eacute;brations. Elle s'inscrit dans une tradition pr&eacute;sidentielle : recevoir les athl&egrave;tes qui ont honor&eacute; la nation.</p>
<h2>Les honneurs r&eacute;publicains</h2>
<p>Le protocole d'&Eacute;tat r&eacute;servera aux championnes d'Afrique les honneurs r&eacute;publicains. Une c&eacute;r&eacute;monie qui devrait marquer une nouvelle page de l'histoire du football f&eacute;minin camerounais.</p>
<h2>Le paradoxe : pas de selfie pour les h&eacute;ro&iuml;nes</h2>
<h3>Une interdiction qui fait jaser</h3>
<p>Selon la note d'invitation, <strong>les t&eacute;l&eacute;phones portables ne seront pas autoris&eacute;s &agrave; l'int&eacute;rieur du Palais de l'Unit&eacute;</strong>. Une pratique courante lors des r&eacute;ceptions pr&eacute;sidentielles, justifi&eacute;e par des raisons de s&eacute;curit&eacute; et de protocole.</p>
<p>Pourtant, dans une &egrave;re o&ugrave; les r&eacute;seaux sociaux amplifient les moments de communion nationale, cette interdiction semble anachronique. Les Lionnes, qui ont offert au Cameroun sa premi&egrave;re couronne continentale, ne pourront pas immortaliser ce moment par un selfie avec le pr&eacute;sident.</p>
<h2>Le symbole d'un protocole rigide</h2>
<p>Cette interdiction illustre la rigidit&eacute; du protocole pr&eacute;sidentiel. Elle rappelle que, m&ecirc;me dans la c&eacute;l&eacute;bration, le Palais de l'Unit&eacute; reste un sanctuaire hors d'atteinte. Les Camerounais, qui vivent cet exploit par procuration, ne verront les images que par le filtre des m&eacute;dias officiels.</p>
<h2>Un contraste saisissant</h2>
<p>D'un c&ocirc;t&eacute;, des joueuses qui ont bris&eacute; une mal&eacute;diction de 40 ans, qui ont fait vibrer tout un pays. De l'autre, une interdiction qui les prive d'un geste anodin : prendre une photo avec le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le contraste est saisissant. Il interroge sur la place du peuple dans les c&eacute;l&eacute;brations nationales. Sur la capacit&eacute; des institutions &agrave; s'adapter &agrave; l'&egrave;re num&eacute;rique. Sur le foss&eacute; entre l'&eacute;motion populaire et la rigidit&eacute; protocolaire.</p>
<h2>Une fiert&eacute; nationale malgr&eacute; tout</h2>
<p>Malgr&eacute; cette interdiction, les Lionnes restent les h&eacute;ro&iuml;nes d'une nation. Leur exploit restera grav&eacute; dans les m&eacute;moires. Les images officielles de la CRTV circuleront. Mais le selfie spontan&eacute;, l'instant vol&eacute; avec le pr&eacute;sident, restera un fantasme.</p>
<p>Ce samedi, les Lionnes entrent dans l'histoire. Avec ou sans t&eacute;l&eacute;phone.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 21:22:48 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Palais_Etoudi290424500.jpg" type="image/jpeg" length="18991" />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Biya : le vol qui va ramener le président au Cameroun]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/serail/biya-le-vol-qui-va-ramener-le-president-au-cameroun.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Paul Biya attendu à Yaoundé après 73 jours d'absence. Le Boeing 767
P4-CLA qui a conduit le président camerounais en Suisse est de retour
à Genève. Retour immin...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Boeing_767_200826500.webp" alt="Biya : le vol qui va ramener le président au Cameroun" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya attendu &agrave; Yaound&eacute; apr&egrave;s 73 jours d'absence. Le Boeing 767 P4-CLA qui a conduit le pr&eacute;sident camerounais en Suisse est de retour &agrave; Gen&egrave;ve. Retour imminent.</p>
<p>Apr&egrave;s 73 jours d'absence, le plus long s&eacute;jour hors du Cameroun de l'histoire de Paul Biya touche &agrave; sa fin le Boeing pr&eacute;sidentiel P4-CLA est en mouvement.</p>
<p>Le Boeing 767 immatricul&eacute; P4-CLA vient de fouler la piste de l'a&eacute;roport de Gen&egrave;ve-Cointrin. Il a d&eacute;coll&eacute; ce matin d'Antalya, en Turquie, o&ugrave; il avait atterri la veille avec &agrave; son bord le pr&eacute;sident congolais Denis Sassou Nguesso. Sa mission d&eacute;sormais : ramener Paul Biya &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>Le pr&eacute;sident camerounais, 93 ans, a quitt&eacute; le Cameroun le 7 juin 2026 pour ce qui avait &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par la pr&eacute;sidence comme un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;. Cela fait aujourd'hui 73 jours qu'il est hors du pays un record absolu pour celui qui dirige le Cameroun depuis 1982.</p>
<p>Le P4-CLA, un Boeing 767-200 exploit&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; Comlux Aviation, est l'appareil qui avait d&eacute;j&agrave; conduit Paul Biya d'urgence de Gen&egrave;ve &agrave; Paris le 24 septembre 2024. Le voil&agrave; de retour en Suisse. Selon des informations concordantes rapport&eacute;es par le journaliste Polycarpe Essomba de RFI, le chef de l'&Eacute;tat devrait regagner Yaound&eacute; ce jeudi 20 ao&ucirc;t 2026. Des bagages et des membres de sa suite seraient d&eacute;j&agrave; arriv&eacute;s au Cameroun la veille.</p>
<h2>73 jours d'absence, un pays en suspens</h2>
<p>Le 7 juin 2026, Paul Biya quitte Yaound&eacute; en compagnie de la premi&egrave;re dame Chantal Biya, du directeur du cabinet civil Samuel Mvondo Ayolo et du vice-amiral Joseph Fouda. La destination officielle : la Suisse, pour un s&eacute;jour priv&eacute;.</p>
<p>Mais les semaines s'&eacute;coulent. Aucune image, aucune apparition publique. Le pr&eacute;sident, que l'on surnomme le &laquo; Sphinx &raquo; pour sa discr&eacute;tion l&eacute;gendaire, n'a plus &eacute;t&eacute; vu en public depuis son d&eacute;part. Le doute s'installe. Les rumeurs enflent : hospitalisation d'urgence, malaise lors de la r&eacute;ception du 20 mai au palais pr&eacute;sidentiel de l'Unit&eacute;, vacance du pouvoir.</p>
<p>Le 2 ao&ucirc;t 2026, apr&egrave;s pr&egrave;s de deux mois de silence, le ministre de la Communication Ren&eacute; Emmanuel Sadi s'exprime en exclusivit&eacute; sur RFI, au micro de Polycarpe Essomba. Ses mots sont pes&eacute;s : &laquo; Le pr&eacute;sident est en vie. Il n'y a aucune vacance du pouvoir ! Le pr&eacute;sident Paul Biya n'a pas d&eacute;missionn&eacute; &raquo;. Interrog&eacute; sur la date du retour, il r&eacute;pond : &laquo; Je ne peux pas vous dire avec exactitude quand est-ce que le pr&eacute;sident Paul Biya revient. Je peux au moins me permettre de vous dire qu'il revient tr&egrave;s bient&ocirc;t &raquo;.</p>
<p>Depuis son absence, Paul Biya communique par d&eacute;crets sign&eacute;s &agrave; distance. Le 3 ao&ucirc;t 2026, il a &eacute;lev&eacute; cinq colonels au grade de g&eacute;n&eacute;ral de brigade. Le 28 juillet, un d&eacute;cret a mis &agrave; la retraite des officiers g&eacute;n&eacute;raux. Le 30 juillet, un autre d&eacute;cret a habilit&eacute; le ministre de l'&Eacute;conomie &agrave; signer des accords de financement de pr&egrave;s de 28 milliards de FCFA avec la Banque islamique de d&eacute;veloppement. &laquo; Plut&ocirc;t que de se montrer, le pr&eacute;sident envoie des messages visant &agrave; confirmer son exercice effectif du pouvoir &raquo;, analyse RFI.</p>
<h2>LE VOL P4-CLA D'ANTALYA &Agrave; GEN&Egrave;VE, LES COULISSES D'UN RETOUR</h2>
<p>Le Boeing 767 P4-CLA est un appareil qui n'est pas inconnu des observateurs de la vie politique camerounaise. Immatricul&eacute; sous pavillon arubais et exploit&eacute; par Comlux Aviation, il est r&eacute;guli&egrave;rement affr&eacute;t&eacute; par la pr&eacute;sidence camerounaise pour les d&eacute;placements du chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Ces derni&egrave;res heures, l'avion a &eacute;t&eacute; suivi &agrave; la trace par les sp&eacute;cialistes de l'aviation civile et les internautes camerounais. Apr&egrave;s avoir atterri &agrave; Antalya, en Turquie, avec &agrave; son bord le pr&eacute;sident congolais Denis Sassou Nguesso qui effectue un s&eacute;jour de quinze jours dans la station baln&eacute;aire turque le P4-CLA a repris l'air ce matin pour rejoindre Gen&egrave;ve.</p>
<p><strong>Selon nos informations</strong>, l'appareil est d&eacute;sormais stationn&eacute; &agrave; l'a&eacute;roport de Gen&egrave;ve-Cointrin, pr&ecirc;t &agrave; embarquer le pr&eacute;sident Paul Biya et sa d&eacute;l&eacute;gation. Le d&eacute;collage est pr&eacute;vu aux alentours de 11h, heure de Yaound&eacute;.</p>
<p>Ce vol n'est pas anodin. Il intervient alors que les bagages et une partie des personnes qui accompagnaient Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve seraient d&eacute;j&agrave; arriv&eacute;s au Cameroun la veille un signal fort que le retour est en cours de finalisation.</p>
<h2>LA CRTV EN &Eacute;TAT D'ALERTE UN DISPOSITIF EXCEPTIONNEL</h2>
<p>Si le retour de Paul Biya est encore officiellement non confirm&eacute; par la pr&eacute;sidence, la Cameroon Radio Television (CRTV) ne prend aucun risque. Un document interne dat&eacute; du 19 ao&ucirc;t 2026 r&eacute;v&egrave;le la mobilisation d'un important dispositif humain et technique.</p>
<p>Plus de 200 membres du personnel ont &eacute;t&eacute; mobilis&eacute;s pour assurer la production et la retransmission en direct de l'&eacute;v&eacute;nement. Les &eacute;quipes couvriront l'arriv&eacute;e du chef de l'&Eacute;tat &agrave; l'a&eacute;roport international de Yaound&eacute;-Nsimalen ainsi que son d&eacute;placement jusqu'au palais de l'Unit&eacute;. Le plan op&eacute;rationnel pr&eacute;voit des cam&eacute;ras, un car r&eacute;gie mobile, des dispositifs de retransmission, ainsi que des &eacute;quipes charg&eacute;es de la logistique et de la coordination.</p>
<p>Un politologue camerounais a r&eacute;agi avec ironie sur les r&eacute;seaux sociaux : &laquo; La CRTV s'appr&ecirc;te seulement &agrave; couvrir une finale de coupe du monde ? Les simples retours d'un pr&eacute;sident sont des f&ecirc;tes nationales &raquo;.</p>
<h2>LE TIMING POURQUOI CE JEUDI 20 AO&Ucirc;T ?</h2>
<p>Le choix de la date n'est pas le fruit du hasard. Dimanche 16 ao&ucirc;t 2026, les Lionnes Indomptables ont remport&eacute; leur premi&egrave;re Coupe d'Afrique des nations f&eacute;minine en battant le Malawi 3-0 &agrave; Rabat. Un sacre historique pour le football camerounais. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; que les championnes seraient re&ccedil;ues au Palais de l'Unit&eacute;.</p>
<p><strong>Le retour de Paul Biya co&iuml;nciderait avec cet accueil</strong>. Une mani&egrave;re de tourner la page de 73 jours d'absence sur une note positive, en apparaissant aux c&ocirc;t&eacute;s des h&eacute;ro&iuml;nes nationales.</p>
<p>C'est finalement un journaliste qui a donn&eacute; la date. Polycarpe Essomba, correspondant de RFI, a &eacute;crit sur les r&eacute;seaux sociaux : &laquo; EXCLUSIF, selon des informations concordantes et puis&eacute;es &agrave; bonnes sources, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique devrait regagner Yaound&eacute; dans les prochaines 48 heures. Rdv donc pour jeudi 20 ao&ucirc;t. &Agrave; moins que&hellip; &raquo;.</p>
<p>L'annonce a imm&eacute;diatement fait le tour du web et des groupes WhatsApp camerounais.</p>
<h2>QUESTION EN SUSPENS</h2>
<p><strong>L'&eacute;tat de sant&eacute; de Paul Biya reste la grande inconnue</strong>. Si le gouvernement d&eacute;ment toute hospitalisation, plusieurs sources, dont Jeune Afrique, &eacute;voquent un malaise lors de la r&eacute;ception du 20 mai. Aucune image r&eacute;cente du pr&eacute;sident n'a &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e. Son retour physique au Cameroun s'il a lieu mettra-t-il fin aux sp&eacute;culations ? Rien n'est moins s&ucirc;r.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 10:20:46 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SéRAIL</category>
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