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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
        <link>https://mail.camer.be/rss/politique</link>
        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sat, 24 Oct 2026 10:03:49 +0200</lastBuildDate>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cambodge - Djeukam Tchameni : « Condamnez-moi, l&#039;Histoire m&#039;acquittera »]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cambodge-djeukam-tchameni-condamnez-moi-lhistoire-macquittera</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Djeukam Tchameni a plaidé « coupable » devant le tribunal militaire
de Yaoundé. Récit d'une plaidoirie qui retourne l'accusation et
défie le régime camerounais....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Djeukam-Tchameni100925500.jpg" alt="Cambodge - Djeukam Tchameni : « Condamnez-moi, l&#039;Histoire m&#039;acquittera »" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cambodge-djeukam-tchameni-condamnez-moi-lhistoire-macquittera</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Djeukam Tchameni a plaid&eacute; &laquo; coupable &raquo; devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;. R&eacute;cit d'une plaidoirie qui retourne l'accusation et d&eacute;fie le r&eacute;gime camerounais.</p>
<p>Inculp&eacute; d'atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat et passible de la perp&eacute;tuit&eacute;, l'opposant camerounais a transform&eacute; son proc&egrave;s en r&eacute;quisitoire contre le pouvoir, revendiquant chaque fait qui lui est reproch&eacute; comme un titre de l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique.</p>
<p>Il s'appelle Dominique Djeukam Tchameni. Il a 64 ans. Il est d&eacute;tenu depuis la nuit du 24 octobre 2025 &agrave; la prison centrale de Kondengui, &agrave; Yaound&eacute;. Et vendredi 31 octobre, devant le tribunal militaire de la capitale, il a prononc&eacute; un mot que personne n'attendait : &laquo; coupable &raquo;.</p>
<p>Pas coupable des faits qui lui sont reproch&eacute;s. Coupable d'avoir &eacute;t&eacute; premier de sa classe. Coupable d'avoir cr&eacute;&eacute; le premier micro-ordinateur africain r&eacute;sistant &agrave; la chaleur. Coupable d'avoir fond&eacute; un parti politique en 1986, quand le Cameroun vivait encore sous le r&egrave;gne du parti unique. Coupable, dit-il, d'avoir &laquo; consacr&eacute; sa vie &agrave; ce pays &raquo;.</p>
<p>Le texte de sa plaidoirie, dont l'authenticit&eacute; n'a pas pu &ecirc;tre confirm&eacute;e de mani&egrave;re ind&eacute;pendante par une source judiciaire, circule depuis sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais. Nous l'avons lu. Il m&eacute;rite mieux qu'un post viral. Il pose une question que le r&eacute;gime de Paul Biya pr&eacute;f&eacute;rerait &eacute;viter : que reste-t-il d'un proc&egrave;s quand l'accus&eacute; revendique les faits qu'on lui impute ?</p>
<h2>Le 24 octobre 2025, une arrestation sans mandat</h2>
<p>Il est un peu plus de 18 heures &agrave; Douala, ce vendredi 24 octobre 2025. Des hommes en uniforme entrent au domicile de Djeukam Tchameni. Ils n'ont ni mandat d'amener, ni mandat de perquisition, affirme la d&eacute;fense. La sc&egrave;ne est d&eacute;crite dans plusieurs r&eacute;cits concordants de proches et d'avocats, recoup&eacute;s par Africa-Press et Jeune Afrique.</p>
<p>Le m&ecirc;me soir, Anicet Ekane, dirigeant du MANIDEM et coaccus&eacute;, est interpell&eacute; &agrave; Douala. Les deux hommes sont transf&eacute;r&eacute;s &agrave; Yaound&eacute;. Djeukam Tchameni passe par le Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense (SED), une structure r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;nonc&eacute;e pour ses conditions de d&eacute;tention, avant d'&ecirc;tre inculp&eacute; le 5 d&eacute;cembre 2025 pour &laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat &raquo; et &eacute;crou&eacute; &agrave; Kondengui.</p>
<p>Ce que l'on sait, avec certitude : l'arrestation intervient deux jours avant la proclamation des r&eacute;sultats officiels de la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre, remport&eacute;e par Paul Biya avec 53,66 % des voix selon le Conseil constitutionnel. Djeukam Tchameni soutenait Issa Tchiroma Bakary, le candidat qui s'&eacute;tait autoproclam&eacute; vainqueur et dont le recours a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;.</p>
<h2>&laquo; Aucune plainte, aucun dossier &raquo;, d&eacute;nonce la d&eacute;fense</h2>
<p>Me Hyppolite Meli, avocat de la d&eacute;fense, a des mots durs. &laquo; Il n'y a aucune plainte, aucun dossier et ils n'ont rencontr&eacute; le moindre juge &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute; &agrave; Jeune Afrique, repris par Africa-Press. Il ajoute : &laquo; On les interpelle avant de chercher les indices qui peuvent les inculper &raquo;.</p>
<p>La proc&eacute;dure soul&egrave;ve une question de droit &eacute;l&eacute;mentaire. Le tribunal militaire est comp&eacute;tent pour les infractions militaires. Les faits reproch&eacute;s &agrave; Djeukam Tchameni organisation d'une coalition politique, participation &agrave; une &eacute;lection, contestation de r&eacute;sultats rel&egrave;vent-ils du code de justice militaire ? La d&eacute;fense conteste la l&eacute;gitimit&eacute; m&ecirc;me de la juridiction. Ce n'est pas une premi&egrave;re au Cameroun. Mais le contexte de l'apr&egrave;s-12 octobre rend la question plus br&ucirc;lante.</p>
<p>RFI rapporte que l'ordonnance de prolongation de d&eacute;tention, sign&eacute;e en juin 2026, a fait &eacute;voluer la qualification des infractions : on y parle d&eacute;sormais d'&laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; ext&eacute;rieure de l'&Eacute;tat, de propagation de fausses nouvelles, de r&eacute;volution &raquo;. L'avocat Jean Joseph Claude Siewe parle d'&laquo; ill&eacute;galit&eacute; la plus totale &raquo;.</p>
<h2>Un homme qui retourne l'accusation</h2>
<p>La plaidoirie elle-m&ecirc;me le document que nous analysons est construite comme un miroir. &Agrave; chaque chef d'accusation, Djeukam Tchameni oppose un fait de sa biographie.</p>
<p>On lui reproche la r&eacute;bellion ? Il rappelle qu'il a &eacute;t&eacute; &laquo; Major de promotion &agrave; l'Universit&eacute; de Yaound&eacute; en 1982 &raquo;, titulaire d'un MBA de l'Universit&eacute; de Houston, pass&eacute; par George Washington University et un programme conjoint MIT-Columbia. On lui reproche d'avoir troubl&eacute; l'ordre public ? Il &eacute;voque INTELAR, sa soci&eacute;t&eacute; de services informatiques cr&eacute;&eacute;e &agrave; Douala en 1986, et RAMSES, ce micro-ordinateur &laquo; r&eacute;sistant &agrave; la chaleur, &agrave; la poussi&egrave;re et &agrave; l'humidit&eacute; &raquo; qu'il pr&eacute;sente comme le premier ordinateur tropicalis&eacute; d'Afrique un fait corrobor&eacute; par Wikip&eacute;dia et Camer.be.</p>
<p>On lui reproche d'avoir conspir&eacute; contre l'&Eacute;tat ? Il cite la cr&eacute;ation, en 1979, du CERCA avec Achille Mbembe, puis CAP Libert&eacute; en 1991, l'Union pour le Changement en 1992, et enfin l'UPC 2025 aux c&ocirc;t&eacute;s d'Anicet Ekane.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Je suis coupable d'avoir refus&eacute; la m&eacute;diocrit&eacute; intellectuelle &raquo;, &eacute;crit-il. &laquo; Coupable d'avoir r&ecirc;v&eacute; grand pour le Cameroun et l'Afrique. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Le proc&eacute;d&eacute; est rh&eacute;torique. Mais il produit un effet : il d&eacute;place le proc&egrave;s. Ce n'est plus l'homme qui est jug&eacute;. C'est le r&eacute;gime qui a construit l'accusation.</p>
<h2>Ce que le dossier ne contient pas</h2>
<p>La plaidoirie mentionne des perquisitions sans mandat, une &eacute;cole appartenant &agrave; son &eacute;pouse &laquo; d&eacute;valis&eacute;e par des hommes arm&eacute;s &raquo;, et des journalistes proches du pouvoir qui auraient &eacute;voqu&eacute; la d&eacute;couverte de &laquo; chars d'assaut, de kalachnikovs, de drogue &raquo; des &eacute;l&eacute;ments qui, selon l'auteur du texte, ne figurent pas dans le dossier d'accusation.</p>
<p>Ces affirmations ne sont pas v&eacute;rifi&eacute;es par une source ind&eacute;pendante. Elles reposent sur la seule parole de l'accus&eacute;. Nous les rapportons comme telles.</p>
<p>En revanche, un fait est document&eacute; : Anicet Ekane, coaccus&eacute; et figure historique de l'opposition camerounaise, est mort en d&eacute;tention en d&eacute;cembre 2025. Son d&eacute;c&egrave;s a suscit&eacute; des inqui&eacute;tudes sur l'&eacute;tat de sant&eacute; de Djeukam Tchameni, alors que la d&eacute;fense et la famille d'Ekane d&eacute;non&ccedil;aient un d&eacute;faut de soins. Depuis, la d&eacute;tention provisoire de Tchameni a &eacute;t&eacute; prolong&eacute;e jusqu'au 5 d&eacute;cembre 2026.</p>
<blockquote>
<p>Le contexte : Une crise post-&eacute;lectorale document&eacute;e</p>
</blockquote>
<p>Il faut replacer ce proc&egrave;s dans son d&eacute;cor. Apr&egrave;s la proclamation de la victoire de Paul Biya le 27 octobre 2025, des manifestations &eacute;clatent dans plusieurs villes. Human Rights Watch documente une r&eacute;pression meurtri&egrave;re : &laquo; Les autorit&eacute;s du Cameroun ont r&eacute;pondu aux manifestations g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;es men&eacute;es par l'opposition &agrave; la suite de l'&eacute;lection du 12 octobre par une force l&eacute;tale et par des arrestations massives &raquo;.</p>
<p>L'organisation, qui dit s'appuyer sur vingt entretiens, &eacute;voque l'usage de gaz lacrymog&egrave;nes et de balles r&eacute;elles. Xinhua, citant des sources officielles, fait &eacute;tat de 20 morts et 1.243 interpellations dans cinq r&eacute;gions. L'opposition, elle, avance le chiffre de 55 morts, selon HRW. Ces chiffres divergent. Ils disent au moins une chose : la crise n'est pas une abstraction.</p>
<p>C'est dans ce contexte que Djeukam Tchameni est jug&eacute;. Non pas pour avoir pris les armes. Mais pour avoir organis&eacute; une coalition, choisi un candidat commun, et refus&eacute; d'accepter le r&eacute;sultat officiel.</p>
<h2>&laquo; Condamnez-moi &raquo; : la strat&eacute;gie du sacrifice</h2>
<p>La fin de la plaidoirie est un passage que peu d'accus&eacute;s osent &eacute;crire. Djeukam Tchameni ne demande pas l'acquittement. Il demande la perp&eacute;tuit&eacute;.</p>
<p>&laquo; Qu'il me soit retir&eacute; &agrave; jamais le privil&egrave;ge de subir cette dictature f&eacute;roce : son administration corrompue, sa presse b&acirc;illonn&eacute;e, sa justice aux ordres, sa jeunesse sans emploi, ses routes caboss&eacute;es, ses ordures jonchant les rues, ses h&ocirc;pitaux sans m&eacute;dicaments. &raquo;</p>
<blockquote>
<p>Puis vient la phrase qui circule le plus : &laquo; Condamnez-moi aujourd'hui. L'Histoire, elle, m'acquittera. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>La d&eacute;fense a-t-elle &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e exactement dans ces termes ? Le document fourni ne porte pas de mention de source judiciaire. Mais sa diffusion massive sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais, et sa reprise par des m&eacute;dias comme Camer.be et Africa-Press, en font un objet politique &agrave; part enti&egrave;re. Qu'il soit authentique ou non, ce texte est devenu un acte de parole publique.</p>
<hr>
<p><strong>Djeukam Tchameni est-il vraiment en prison ?</strong><br>Oui. Il est d&eacute;tenu &agrave; la prison centrale de Kondengui depuis d&eacute;cembre 2025, apr&egrave;s un passage au Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense. Sa d&eacute;tention provisoire a &eacute;t&eacute; prolong&eacute;e jusqu'au 5 d&eacute;cembre 2026.</p>
<p><strong>De quoi est-il accus&eacute; exactement ?</strong><br>D'&laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat &raquo;. La qualification a &eacute;volu&eacute; vers &laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; ext&eacute;rieure de l'&Eacute;tat, propagation de fausses nouvelles et r&eacute;volution &raquo;, selon l'ordonnance de prolongation cit&eacute;e par RFI.</p>
<p><strong>A-t-il &eacute;t&eacute; jug&eacute; ?</strong><br>Non. Il est en d&eacute;tention provisoire. Aucun proc&egrave;s au fond n'a encore &eacute;t&eacute; tenu &agrave; notre connaissance. La proc&eacute;dure devant le tribunal militaire a donn&eacute; lieu &agrave; un renvoi pour compl&eacute;ment d'enqu&ecirc;te en octobre 2025.</p>
<p><strong>La plaidoirie est-elle authentique ?</strong><br>Nous n'avons pas pu la v&eacute;rifier aupr&egrave;s du greffe du tribunal ou de la d&eacute;fense. Elle est reproduite ici comme un document circulant, avec les r&eacute;serves d'usage.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 17:00:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Le calendrier électoral est devenu un secret d’État au Cameroun !]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/le-calendrier-electoral-est-devenu-un-secret-detat-au-cameroun</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le 25 mars 2026, le mandat des Députés a été, une deuxième fois,
prorogé jusqu’au 20 décembre 2026.

L'article 15 alinéa 4 de la Constitution du CAMEROUN dispos...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Abdouraman-Hamadou-Babba050224500.jpg" alt="Le calendrier électoral est devenu un secret d’État au Cameroun !" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/le-calendrier-electoral-est-devenu-un-secret-detat-au-cameroun</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 25 mars 2026, le mandat des D&eacute;put&eacute;s a &eacute;t&eacute;, une deuxi&egrave;me fois, prorog&eacute; jusqu&rsquo;au 20 d&eacute;cembre 2026.</p>
<p>L'article 15 alin&eacute;a 4 de la Constitution du <strong>Cameroun</strong> disposant notamment qu&rsquo;en cas de prorogation du mandat des D&eacute;put&eacute;s, &laquo; l&rsquo;&eacute;lection d&rsquo;une nouvelle Assembl&eacute;e a lieu quarante (40) jours au moins et cent vingt (120) jours au plus apr&egrave;s l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de prorogation ou d&rsquo;abr&egrave;gement de mandat &raquo;, les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives doivent se tenir au cours de la p&eacute;riode allant du <strong>30 janvier au 19 avril 2027</strong>.</p>
<p>Le 4 mai 2026, le mandat des Conseillers Municipaux a &eacute;t&eacute;, une deuxi&egrave;me fois, prorog&eacute; jusqu&rsquo;au 28 f&eacute;vrier 2027.</p>
<p>L&rsquo;article 169 alin&eacute;a 3 du Code &Eacute;lectoral disposant que &laquo; l&rsquo;&eacute;lection a lieu au plus tard vingt (20) jours avant l&rsquo;expiration du mandat des conseillers municipaux &raquo;, les prochaines &eacute;lections municipales doivent se tenir au plus tard le 8 f&eacute;vrier 2027.</p>
<p>En l&rsquo;&eacute;tat actuel, si les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales doivent se tenir &agrave; la m&ecirc;me date, elles doivent se tenir dans la p&eacute;riode allant du 30 janvier au 8 f&eacute;vrier 2027. Ce qui signifie que le corps &eacute;lectoral doit &ecirc;tre convoqu&eacute; dans la p&eacute;riode allant du <strong>2 au 9 novembre 2026</strong>&hellip;</p>
<p><strong>Pass&eacute; le 9 novembre 2026 &agrave; minui</strong>t, il n&rsquo;y aura donc d&rsquo;autre choix que de proroger une troisi&egrave;me fois le mandat des Conseillers Municipaux&hellip;</p>
<p>Comme cela d&eacute;coule de tout ce qui pr&eacute;c&egrave;de, l&rsquo;on voit bien que le calendrier &eacute;lectoral, qui est un secret d&rsquo;&Eacute;tat au Cameroun, est utilis&eacute; par le pouvoir en place comme une arme pour d&eacute;stabiliser l&rsquo;opposition (la vraie).</p>
<p>Tous les Partisans du Changement qui veulent &ecirc;tre candidats &agrave; ces &eacute;lections doivent donc appr&ecirc;ter leurs dossiers au plus tard le vendredi 30 octobre 2026, afin d&rsquo;&eacute;viter de faire face &agrave; certains obstacles qui seront dress&eacute;s par l&rsquo;administration publique, une fois le corps &eacute;lectoral convoqu&eacute;&hellip;</p>
<p>Pour des raisons strat&eacute;giques, concernant les Partisans du Changement, les op&eacute;rations finales d&rsquo;investitures et les accords politiques finaux ne doivent se faire que dans la p&eacute;riode de 15 jours qui suivront la convocation du corps &eacute;lectoral, au moment o&ugrave; le parti au pouvoir sera en train de faire face &agrave; ses propres d&eacute;mons et n&rsquo;aura ni le temps ni la force de s&rsquo;occuper de nous&hellip;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 17:21:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Abdouraman Hamadou Babba</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Abdouraman-Hamadou-Babba050224500.jpg" type="image/jpeg" length="3821" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Libye : 15 ans après Kadhafi, le chaos a gagné]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/libye-15-ans-apres-kadhafi-le-chaos-a-gagne</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Quinze ans après la mort de Kadhafi, la Libye reste divisée, le
Sahel ravagé et l’ONU paralysée. Ce que la guerre de 2011 a
vraiment semé.

20 octobre 2011. Mou...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Mouammar-kadhafi221026500.webp" alt="Libye : 15 ans après Kadhafi, le chaos a gagné" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/libye-15-ans-apres-kadhafi-le-chaos-a-gagne</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Quinze ans apr&egrave;s la mort de Kadhafi, la Libye reste divis&eacute;e, le Sahel ravag&eacute; et l&rsquo;ONU paralys&eacute;e. Ce que la guerre de 2011 a vraiment sem&eacute;.</p>
<p>20 octobre 2011. Mouammar Kadhafi est captur&eacute; &agrave; Syrte, puis tu&eacute;. Quelques jours plus t&ocirc;t, Hillary Clinton, alors secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricaine, r&eacute;sumait l&rsquo;affaire d&rsquo;une phrase, en riant : &laquo; We came, we saw, he died. &raquo; Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort.</p>
<p>Quinze ans plus tard, la Libye n&rsquo;est toujours pas un &Eacute;tat. Le Sahel a pay&eacute; la facture. La M&eacute;diterran&eacute;e s&rsquo;est referm&eacute;e sur les migrants. Et au Conseil de s&eacute;curit&eacute;, la confiance n&rsquo;est jamais revenue.</p>
<p>Ce texte est une tribune. Il ne pr&eacute;tend pas &agrave; la neutralit&eacute;. Mais il s&rsquo;appuie sur des faits document&eacute;s, des d&eacute;clarations publiques et des rapports parlementaires. Libre &agrave; chacun d&rsquo;en tirer d&rsquo;autres conclusions.</p>
<h2>Syrte, 20 octobre 2011 : le troph&eacute;e</h2>
<p>Kadhafi est mort dans un foss&eacute;, &agrave; Syrte, apr&egrave;s quarante-deux ans de pouvoir. Les images de son corps ont fait le tour du monde en quelques heures.</p>
<p>Ce jour-l&agrave;, une partie de la classe politique occidentale a parl&eacute; de victoire. Pas de justice. De victoire.</p>
<p>Le mandat onusien, lui, parlait de protection des civils. La r&eacute;solution 1973 autorisait &laquo; toutes les mesures n&eacute;cessaires &raquo; pour prot&eacute;ger les populations. Elle ne mentionnait pas le changement de r&eacute;gime. Elle ne mentionnait pas non plus la mort du dirigeant libyen.</p>
<p>Le reste appartient &agrave; l&rsquo;histoire. Et &agrave; la justice, qui n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; saisie.</p>
<h2>Le jour d&rsquo;apr&egrave;s n&rsquo;avait pas de plan</h2>
<p>Barack Obama l&rsquo;a reconnu en 2016 : sa &laquo; pire erreur &raquo; a probablement &eacute;t&eacute; de ne pas pr&eacute;parer le jour d&rsquo;apr&egrave;s en Libye.</p>
<p>Il a fallu cinq ans pour l&rsquo;entendre. Et encore cinq pour que le Parlement britannique, dans un rapport de la commission des affaires &eacute;trang&egrave;res, reconnaisse les erreurs de l&rsquo;intervention de 2011.</p>
<p>Cinq ans, puis dix. C&rsquo;est le rythme de la responsabilit&eacute; occidentale : toujours apr&egrave;s.</p>
<p>Sur le terrain, les Libyens ont d&eacute;couvert autre chose que la d&eacute;mocratie. Les milices n&rsquo;ont pas rendu leurs armes aux institutions. Elles ont soumis les institutions &agrave; leurs canons.</p>
<p>Le r&eacute;sultat tient en trois mots : coupures, p&eacute;nuries, inflation. Dans un pays qui flotte sur le p&eacute;trole, l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; manque et le carburant se fait rare. Le pouvoir d&rsquo;achat s&rsquo;est effondr&eacute;. Les services publics ne fonctionnent plus.</p>
<p>Quinze ans plus tard, aucun d&eacute;compte consensuel des pertes civiles libyennes n&rsquo;existe. Ni &agrave; l&rsquo;ONU, ni &agrave; l&rsquo;OTAN. Personne ne l&rsquo;a demand&eacute;.</p>
<h2>Le Sahel paie la facture des arsenaux ouverts</h2>
<p>Les verrous des arsenaux de Kadhafi ont saut&eacute; en 2011. Armes et combattants ont franchi les fronti&egrave;res.</p>
<p>Au Mali, la crise de 2012 a suivi presque m&eacute;caniquement. D&egrave;s janvier 2012, les Nations unies alertaient sur la prolif&eacute;ration des armes, l&rsquo;essor des trafics et du terrorisme dans la bande sah&eacute;lo-saharienne. Les avertissements n&rsquo;ont pas manqu&eacute;.</p>
<p>En janvier 2013, la France intervenait au Mali. Elle combattait ceux qu&rsquo;elle avait contribu&eacute; &agrave; armer deux ans plus t&ocirc;t.</p>
<p>Sergue&iuml; Lavrov a racont&eacute; la sc&egrave;ne. &Agrave; l&rsquo;&eacute;poque, Laurent Fabius, ministre fran&ccedil;ais des Affaires &eacute;trang&egrave;res, lui aurait demand&eacute; le soutien de la Russie au Conseil de s&eacute;curit&eacute;. Lavrov lui aurait rappel&eacute; : &laquo; Vous allez affronter les m&ecirc;mes personnes que vous avez arm&eacute;es en Libye contre Kadhafi. &raquo; R&eacute;ponse de Fabius, en riant : &laquo; C&rsquo;est la vie. &raquo;</p>
<p>C&rsquo;est la vie. Pour les Sah&eacute;liens, cela s&rsquo;est traduit par des centaines de milliers de morts. Les chiffres varient selon les sources et les p&eacute;riodes. Mais les ordres de grandeur, eux, ne se discutent plus.</p>
<h2>M&eacute;diterran&eacute;e : les milices sont devenues partenaires</h2>
<p>La Libye faisait vivre des dizaines de milliers de travailleurs africains. Elle est devenue un pi&egrave;ge pour ceux qui la traversent.</p>
<p>Son effondrement a tari des revenus, d&eacute;sorganis&eacute; les &eacute;changes, compromis les investissements par lesquels Kadhafi entretenait son influence en Afrique. Pour retenir les d&eacute;parts vers l&rsquo;Europe, des &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE ont trouv&eacute; des partenaires parmi les hommes en armes.</p>
<p>Les milices avaient un march&eacute;. Elles ont trouv&eacute; des clients.</p>
<p>Les trafics se portent bien : ran&ccedil;ons, travail forc&eacute;, vente de migrants, drogue. Le rapport entre les gardes-c&ocirc;tes libyens financ&eacute;s par l&rsquo;Italie et les r&eacute;seaux de passeurs a &eacute;t&eacute; document&eacute; par plusieurs enqu&ecirc;tes journalistiques et ONG. Il n&rsquo;a jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;un d&eacute;menti officiel s&eacute;rieux.</p>
<h2>&Agrave; l&rsquo;ONU, la confiance ne s&rsquo;est jamais r&eacute;tablie</h2>
<p>Moscou et P&eacute;kin s&rsquo;&eacute;taient abstenus sur la r&eacute;solution 1973. Ils avaient accept&eacute; la protection des civils. Pas la chute de Kadhafi.</p>
<p>Le mandat d&eacute;tourn&eacute;, ils ont jur&eacute; qu&rsquo;on ne les y reprendrait plus. Quinze ans apr&egrave;s, cette d&eacute;fiance paralyse toujours le Conseil de s&eacute;curit&eacute;. Sur la Syrie, sur le Soudan, sur Gaza, sur l&rsquo;Ukraine.</p>
<p>La &laquo; responsabilit&eacute; de prot&eacute;ger &raquo;, consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;ONU en 2005 pour pr&eacute;venir les crimes de masse, avait nourri rapports, colloques et promesses. En Libye, ses promoteurs en ont fait l&rsquo;instrument d&rsquo;un changement de r&eacute;gime. Ils ont discr&eacute;dit&eacute; ce qu&rsquo;ils pr&eacute;tendaient consacrer.</p>
<p>C&rsquo;est peut-&ecirc;tre le dommage le plus durable de cette guerre. Pas seulement les morts. La possibilit&eacute; m&ecirc;me, pour l&rsquo;ONU, d&rsquo;intervenir encore.</p>
<h2>Ceux qui avaient pr&eacute;venu n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; &eacute;cout&eacute;s</h2>
<p>Rony Brauman, ancien pr&eacute;sident de M&eacute;decins sans fronti&egrave;res, avait contest&eacute; d&egrave;s 2011 les r&eacute;cits qui justifiaient l&rsquo;urgence de la guerre. Il demandait des preuves lorsque les certitudes tenaient lieu d&rsquo;arguments.</p>
<p>Au lendemain de la mort de Kadhafi, il d&eacute;non&ccedil;ait une dangereuse &laquo; revanche sur l&rsquo;Irak &raquo;. Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; entendu.</p>
<p>Les regrets d&rsquo;Obama et le r&eacute;quisitoire parlementaire britannique sont venus cinq ans plus tard. Cinq ans trop tard. L&rsquo;humanitaire avait parl&eacute; lorsque le d&eacute;sastre pouvait encore &ecirc;tre emp&ecirc;ch&eacute;.</p>
<p>Les d&eacute;cideurs ont fait mine de ne rien entendre. Depuis, ils n&rsquo;ont gu&egrave;re eu &agrave; s&rsquo;en expliquer.</p>
<h2>La justice passe pour les comptes de campagne</h2>
<p>Dans le dossier Sarkozy, des millions soup&ccedil;onn&eacute;s d&rsquo;avoir financ&eacute; une campagne ont mobilis&eacute; enqu&ecirc;teurs, magistrats et m&eacute;dias pendant des ann&eacute;es.</p>
<p>La d&eacute;cision de faire la guerre, le d&eacute;tournement du mandat de protection et les centaines de milliers de morts au Sahel n&rsquo;ont pas suscit&eacute; la m&ecirc;me exigence.</p>
<p>Les comptes de campagne ont leurs juges, leurs audiences, leurs verdicts. Pour les familles des victimes de cette guerre, la justice n&rsquo;a toujours pas trouv&eacute; de date.</p>
<p>Quinze ans apr&egrave;s, un fait nouveau est venu s&rsquo;ajouter au dossier. Le 20 octobre 2026, selon l&rsquo;auteure de cette tribune, le Parlement de l&rsquo;Est libyen, dans le camp du mar&eacute;chal Haftar, a approuv&eacute; l&rsquo;accord maritime sign&eacute; en 2019 entre Ankara et Tripoli un accord auquel il s&rsquo;opposait jusqu&rsquo;ici.</p>
<p>Ce revirement renforcerait les pr&eacute;tentions turques en M&eacute;diterran&eacute;e orientale et raviverait les tensions avec la Gr&egrave;ce et l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Au sein m&ecirc;me de l&rsquo;OTAN, les alli&eacute;s se d&eacute;chirent.</p>
<p>Le sort des Libyens, lui, attendra. Il avait pourtant servi &agrave; justifier la guerre.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi la Libye est-elle toujours divis&eacute;e en 2026 ?</strong><br>Parce que la chute du r&eacute;gime de Kadhafi en 2011 n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; suivie d&rsquo;un processus politique. Les milices ont conserv&eacute; leurs armes, deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir, et les puissances &eacute;trang&egrave;res soutiennent chacune un camp.</p>
<p><strong>Combien de morts la guerre de Libye a-t-elle caus&eacute;s ?</strong><br>Il n&rsquo;existe aucun d&eacute;compte consensuel des pertes civiles libyennes entre 2011 et 2012. Les estimations varient fortement selon les sources. Aucune enqu&ecirc;te internationale n&rsquo;a &eacute;t&eacute; ouverte pour &eacute;tablir un bilan officiel.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que la &laquo; responsabilit&eacute; de prot&eacute;ger &raquo; et pourquoi est-elle contest&eacute;e ?</strong><br>C&rsquo;est un principe adopt&eacute; par l&rsquo;ONU en 2005 pour pr&eacute;venir les crimes de masse. En Libye, la r&eacute;solution 1973 l&rsquo;a autoris&eacute;e pour prot&eacute;ger les civils. Plusieurs &Eacute;tats, dont la Russie et la Chine, estiment que le mandat a &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute; au profit d&rsquo;un changement de r&eacute;gime.</p>
<p><strong>Pourquoi la mort de Kadhafi a-t-elle d&eacute;stabilis&eacute; le Sahel ?</strong><br>Parce que les arsenaux libyens ont &eacute;t&eacute; pill&eacute;s en 2011. Armes et combattants ont gagn&eacute; le Mali, le Niger et le Tchad, renfor&ccedil;ant les r&eacute;bellions et les groupes djihadistes. La crise malienne de 2012 en est la cons&eacute;quence directe la plus document&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 22 Oct 2026 02:15:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Binyam sort du silence : « Mon nom n’est pas à vendre »]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-binyam-sort-du-silence-mon-nom-nest-pas-a-vendre</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Pierre Emmanuel Binyam dénonce l'instrumentalisation de son nom
contre le MRC. Il assume son retrait et appelle les militants à la
vigilance.

Un mois après avo...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Pierre-Emmanuel-Binyam190926500.webp" alt="Cameroun - Binyam sort du silence : « Mon nom n’est pas à vendre »" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-binyam-sort-du-silence-mon-nom-nest-pas-a-vendre</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pierre Emmanuel Binyam d&eacute;nonce l'instrumentalisation de son nom contre le MRC. Il assume son retrait et appelle les militants &agrave; la vigilance.</p>
<p>Un mois apr&egrave;s avoir retir&eacute; sa candidature et une semaine apr&egrave;s l'&eacute;lection de Tiriane Noah, l'ancien challenger sort du silence pour d&eacute;noncer ceux qui veulent &laquo; r&eacute;gler leurs comptes &raquo; avec le parti en utilisant son nom.</p>
<p>Pierre Emmanuel Binyam, ancien candidat &agrave; la pr&eacute;sidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a publi&eacute; le 21 octobre 2026 un communiqu&eacute; dans lequel il d&eacute;nonce les tentatives d'instrumentalisation de son nom et de celui de ses colistiers &laquo; pour r&eacute;gler des comptes &raquo; avec le parti. Il rappelle qu'il n'a &laquo; mandat&eacute; personne &raquo; pour parler en son nom, assume son retrait du processus &eacute;lectoral du 17 octobre et appelle les militants &agrave; &laquo; la vigilance &raquo; face aux &laquo; tentatives de manipulation &raquo;. Mais derri&egrave;re la mise au point, une question reste pos&eacute;e : qui, au sein du MRC ou en dehors, cherche &agrave; utiliser le nom de Binyam pour d&eacute;stabiliser la nouvelle direction ?</p>
<h2>Un retrait, une &eacute;lection, et des voix qui ne passent pas</h2>
<p>L'histoire commence le 14 octobre 2026. &Agrave; trois jours de la convention extraordinaire du MRC, la liste conduite par Pierre Emmanuel Binyam annonce son retrait. Motif invoqu&eacute; dans un communiqu&eacute; : &laquo; les conditions n&eacute;cessaires &agrave; notre participation ne nous semblent plus r&eacute;unies &raquo;. Des d&eacute;saccords sur l'organisation du scrutin, des accusations de manquements. Binyam ne veut pas cautionner la proc&eacute;dure.</p>
<p>Trois jours plus tard, le 17 octobre, la convention se tient au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, dans l'arrondissement de Yaound&eacute; IV. Tiriane Balbine Noah, pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, est &eacute;lue avec 1 246 voix sur 1 286 votants, soit 96,89 %. Onze bulletins nuls. Et 29 voix attribu&eacute;es &agrave; la liste Binyam. Malgr&eacute; son retrait.</p>
<p>C'est ce d&eacute;tail qui met le feu. Dans un communiqu&eacute; publi&eacute; apr&egrave;s le vote, Binyam d&eacute;nonce &laquo; la proclamation de r&eacute;sultats fictifs &raquo; et compare la proc&eacute;dure &agrave; &laquo; des m&eacute;thodes peu orthodoxes observ&eacute;es chez Elecam &raquo;. Son grief ne porte pas sur le nombre de bulletins d&eacute;pos&eacute;s en sa faveur, mais sur le fait que des suffrages aient &eacute;t&eacute; comptabilis&eacute;s au nom d'une liste qui avait officiellement jet&eacute; l'&eacute;ponge. Mamadou Mota, soutien de Tiriane Noah, balaie l'argument : &laquo; rh&eacute;torique de la d&eacute;faite &raquo;. Selon lui, le retrait est intervenu alors que le processus mat&eacute;riel &eacute;tait d&eacute;j&agrave; achev&eacute;.</p>
<p>Quatre jours plus tard, le 21 octobre, Binyam remet une couche. Pas sur les 29 voix cette fois. Sur son nom.</p>
<h2>Ce que dit le communiqu&eacute; du 21 octobre</h2>
<p>Le texte, sign&eacute; de Douala, tient en une page. Binyam y d&eacute;nonce des &laquo; personnes, manifestement anim&eacute;es par des intentions hostiles au MRC &raquo;, qui &laquo; tentent d'instrumentaliser mon nom et celui de certains de mes colistiers pour r&eacute;gler leurs comptes avec notre parti &raquo;.</p>
<p>Il pose une limite claire : &laquo; Je n'ai mandat&eacute; personne pour parler en mon nom, ni pour engager ma responsabilit&eacute; dans des d&eacute;clarations, des initiatives ou des d&eacute;marches qui ne rel&egrave;vent pas de ma volont&eacute;. &raquo; Toute personne qui pr&eacute;tendrait s'exprimer en son nom sans autorisation le ferait &laquo; de sa propre initiative &raquo;.</p>
<p>Sur son retrait, il ne recule pas. Il le revendique comme un choix assum&eacute;, guid&eacute; par une &laquo; pr&eacute;occupation essentielle : pr&eacute;server le MRC d'une crise post-&eacute;lectorale aux cons&eacute;quences potentiellement d&eacute;sastreuses &raquo;. Il affirme avoir refus&eacute; de &laquo; tomber dans le pi&egrave;ge &raquo; tendu par des &laquo; adversaires tapis dans l'ombre &raquo;, dont les man&oelig;uvres auraient pu &laquo; pr&eacute;cipiter notre parti dans une grave crise interne et compromettre sa participation aux prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives &raquo;.</p>
<p>Il refuse en revanche de voir son engagement utilis&eacute; comme &laquo; un instrument de d&eacute;stabilisation de notre propre famille politique &raquo;. Et il appelle &agrave; la &laquo; vigilance &raquo; face aux &laquo; tentatives de manipulation, de r&eacute;cup&eacute;ration et de division &raquo;.</p>
<p>Une phrase r&eacute;sume le tout : &laquo; Le MRC m&eacute;rite mieux que les r&egrave;glements de comptes. &raquo;</p>
<h2>Qui instrumentalise qui ?</h2>
<p>Le communiqu&eacute; ne nomme personne. C'est &agrave; la fois sa force et sa faiblesse. Force, parce qu'il permet &agrave; Binyam de rester au-dessus de la m&ecirc;l&eacute;e. Faiblesse, parce qu'il laisse le lecteur deviner.</p>
<p>Deux lectures sont possibles.</p>
<p>La premi&egrave;re est interne. Apr&egrave;s l'&eacute;lection de Tiriane Noah, le MRC traverse une phase de recomposition. La nouvelle direction, conduite par la pr&eacute;sidente &eacute;lue, doit int&eacute;grer les sensibilit&eacute;s. Certains cadres, exclus ou marginalis&eacute;s ces derniers mois, cherchent peut-&ecirc;tre &agrave; s'appuyer sur le nom de Binyam pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de la nouvelle &eacute;quipe. Le communiqu&eacute; serait alors un avertissement : ne m'entra&icirc;nez pas dans vos guerres.</p>
<p>La seconde est externe. La s&eacute;quence des derniers jours est charg&eacute;e. Le 18 octobre, l'&eacute;mission &laquo; D&eacute;battons &raquo; sur Times TV re&ccedil;oit Willy Mengue, pr&eacute;sent&eacute; comme &laquo; homme politique MRC &raquo; alors que le parti affirme l'avoir exclu en juin 2026. Le 20 octobre, le MRC publie un communiqu&eacute; qui d&eacute;nonce des propos tenus sur Times TV et r&eacute;clame des comptes. Le m&ecirc;me jour, Times TV pr&eacute;sente ses regrets. Le 21 octobre, Binyam sort son communiqu&eacute;. Le timing n'est pas anodin. Mais Binyam ne fait aucun lien explicite avec l'affaire Times TV. Nous ne pouvons donc pas l'affirmer.</p>
<p>Une troisi&egrave;me hypoth&egrave;se, plus personnelle, ne peut pas &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;e : Binyam pr&eacute;pare la suite. En d&eacute;posant ce communiqu&eacute;, il pose des jalons pour rester dans le jeu politique du MRC, sans pour autant endosser la d&eacute;faite. Il ne quitte pas le parti. Il ne rejoint pas la nouvelle direction. Il se place en r&eacute;serve.</p>
<h2>Ce que cela dit de l'&eacute;tat du MRC</h2>
<p>Le MRC sort d'une s&eacute;quence &eacute;prouvante. D&eacute;mission de Maurice Kamto le 8 septembre. D&eacute;part de Mamadou Mota le m&ecirc;me jour. Convention contest&eacute;e. Retrait de Binyam. &Eacute;lection de Tiriane Noah. Contestation des 29 voix. Puis ce communiqu&eacute;.</p>
<p>Chaque &eacute;tape a laiss&eacute; des traces. Le parti a beau afficher un score de 96,89 %, l'unanimit&eacute; est de fa&ccedil;ade. Les 29 voix attribu&eacute;es &agrave; une liste retir&eacute;e sont un caillou dans la chaussure de la nouvelle direction. Elles rappellent que le processus n'a pas &eacute;t&eacute; net.</p>
<p>Le communiqu&eacute; de Binyam ajoute une couche. Il ne conteste pas l'&eacute;lection de Tiriane Noah &mdash; il l'avait f&eacute;licit&eacute;e d&egrave;s le 18 octobre. Il conteste la mani&egrave;re dont son nom est utilis&eacute;. C'est une nuance importante. Binyam ne dit pas que la pr&eacute;sidente est ill&eacute;gitime. Il dit que certains, autour d'elle ou en dehors, cherchent &agrave; se servir de lui.</p>
<p>La balle est dans le camp de la nouvelle direction. Tiriane Noah doit g&eacute;rer deux dossiers en m&ecirc;me temps : la consolidation interne et la pr&eacute;paration des &eacute;ch&eacute;ances de 2027. Le communiqu&eacute; de Binyam est un test. Soit la direction l'ignore et poursuit son chemin. Soit elle tend la main et int&egrave;gre les sensibilit&eacute;s. Soit elle consid&egrave;re le texte comme une d&eacute;claration de guerre larv&eacute;e.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le secr&eacute;tariat national du MRC pour conna&icirc;tre sa r&eacute;action au communiqu&eacute;. Sans r&eacute;ponse au moment d'&eacute;crire ces lignes. Binyam, de son c&ocirc;t&eacute;, n'a pas donn&eacute; suite &agrave; notre demande d'entretien.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le MRC n'a pas fini de parler de lui. Et Binyam, m&ecirc;me retir&eacute; de la course, reste un nom qui compte.</p>
<hr>
<p><strong>Qui est Pierre Emmanuel Binyam ?</strong><br>C'est un cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il a &eacute;t&eacute; candidat &agrave; la pr&eacute;sidence du parti lors de la convention extraordinaire du 17 octobre 2026, avant de retirer sa liste trois jours avant le scrutin.</p>
<p><strong>Pourquoi a-t-il publi&eacute; ce communiqu&eacute; le 21 octobre ?</strong><br>Il d&eacute;nonce l'instrumentalisation de son nom et de celui de ses colistiers par des personnes qu'il accuse de vouloir &laquo; r&eacute;gler leurs comptes &raquo; avec le MRC. Il affirme n'avoir mandat&eacute; personne pour parler en son nom.</p>
<p><strong>Conteste-t-il l'&eacute;lection de Tiriane Noah ?</strong><br>Non. Il l'a f&eacute;licit&eacute;e publiquement d&egrave;s le 18 octobre. Il conteste en revanche le maintien de sa liste sur les bulletins et les 29 voix qui lui ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;es malgr&eacute; son retrait.</p>
<p><strong>Quelles sont les suites possibles ?</strong><br>La nouvelle direction du MRC doit d&eacute;cider si elle r&eacute;pond &agrave; ce communiqu&eacute;, l'ignore ou tend la main &agrave; Binyam. Le parti pr&eacute;pare les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales de 2027.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 21:02:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Convention extraordinaire du Mrc: Les militants de Kékem  envisagent les victoires futures]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-convention-extraordinaire-du-mrc-les-militants-de-kekem-envisagent-les-victoires-futures</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Après la convention extraordinaire du Mouvement pour la renaissance
du Cameroun(Mrc) tenue le 17 octobre 2026 au siège de cette formation
politique au quartier...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Kekem_Mrc_21102026.jpg" alt="Cameroun - Convention extraordinaire du Mrc: Les militants de Kékem  envisagent les victoires futures" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-convention-extraordinaire-du-mrc-les-militants-de-kekem-envisagent-les-victoires-futures</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s la convention extraordinaire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun(Mrc) tenue le 17 octobre 2026 au si&egrave;ge de cette formation politique au quartier Odza &agrave; Yaound&eacute;, Harold Nkoudoh, secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration communale de K&eacute;kem est serein et se dit pr&ecirc;t &agrave; affronter tous ses adversaires sur le terrain.</p>
<p>Treize d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s de la f&eacute;d&eacute;ration communale du <strong>Mouvement pour la renaissance du Cameroun</strong>(Mrc) ont activement pris ,part aux travaux de la convention extraordinaire de cette formation politique tenue le 17 octobre dernier &agrave; Yaound&eacute; et sanctionn&eacute; par l&rsquo;&eacute;lection de Tiriane Balbine Noah intervenue suite &agrave; la d&eacute;mission du Pr Maurice Kamto de &nbsp; la pr&eacute;sidence du Mrc depuis le mois de septembre dernier.</p>
<p><em>&laquo; Nous avons tenu notre convention malgr&eacute; les bavardages de nos d&eacute;tracteurs sur les reseaux sociaux. Nous sommes sereins et nous comptons rafler toutes les voix lors des prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives. Nous sommes pr&eacute;par&eacute;s et nous sommes ma&icirc;tres du terrain &agrave; Kekem &raquo;</em>, soutient <strong>Harold Nkoudoh</strong>, secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration communale du Mrc &agrave; K&eacute;kem. Pour celui-ci, il faudrait questionner les statistiques de la derni&egrave;re &eacute;lection pr&eacute;sidentielle pour savoir qui tient effectivement le terrain. &nbsp;</p>
<p>Il rappelle que c&rsquo;est aux votes des militants et sympathisants du Mrc en faveur de Issa Tchiroma Bakary que Paul Biya, le candidat du Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (Rdpc), a &eacute;t&eacute; vaincu apr&egrave;s le d&eacute;pouillement des bureaux de vote de la commune de K&eacute;kem dans le cadre de l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025. Les moyens logistiques d&eacute;ploy&eacute;s par <strong>Emmanuel &nbsp;Neoss</strong>i, fils du coin et milliardaire tr&egrave;s influent dans les milieux du parti au pouvoir, n&rsquo;ont pas fait vaciller les &eacute;lecteurs assoiff&eacute;s du changement de l&rsquo;alternance au sommet de l&rsquo;Etat.</p>
<p>&nbsp;Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sortant, d&rsquo;apr&egrave;s les chiffres compil&eacute;s par les acteurs politiques locaux, &nbsp;a r&eacute;colt&eacute;, suite aux d&eacute;pouillements des &eacute;lections dans les 67 bureaux de vote de cette circonscription, &nbsp;juste 2745 voix alors qu&rsquo;Issa Tchiroma &nbsp;s&rsquo;est vu &nbsp;cr&eacute;diter de 5843 votes.</p>
<p>Dans cet arrondissement, Bello Bouba est class&eacute; 3eme avec 177 voix. Josuah Osih du Front social-d&eacute;mocrate (Sdf en anglais), y a obtenu 104 votes. &nbsp;Espoir Matomba se positionne cinqui&egrave;me avec 84 voix. &nbsp;Cabral Libii arrive en sixi&egrave;me &nbsp;position avec 80 voix. Il est suivi par le candidat &nbsp;Pierre Kwemo, fils du d&eacute;partement du Haut-Nkam, &nbsp;d&eacute;put&eacute; &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e nationale, milliardaire et pr&eacute;sident national de l&rsquo;Union des mouvements socialistes (Ums). Celui-ci a r&eacute;colt&eacute; 79 voix dans cette commune o&ugrave; son parti semble bien implant&eacute;. Patricia Ndam Njoya y a r&eacute;colt&eacute; 77 voix. Akere Muna, Ateki, Iray Iyodi et Bougha Hagbe, candidat du Mouvement citoyen national camerounais (Mcnc) de Jean Month&eacute; Nkouobith&eacute; et ancien fonctionnaire du fonds mon&eacute;taire international (Fmi), &nbsp;ont r&eacute;colt&eacute;, chacun, moins de &nbsp;chacun moins de 50 voix. Il y a eu 127 bulletins nuls pour l&rsquo;ensemble des bureaux de vote de l&rsquo;arrondissement de K&eacute;kem.</p>
<p><strong>Les milliards de la corruption &eacute;lectorale sans impact</strong></p>
<p>Emmanuel Neossi, conseiller r&eacute;gional du Rdpc &agrave; l&rsquo;Ouest et patron local des troupes de Paul Biya a Kekem, n&rsquo;en &nbsp;revient pas &agrave; la &nbsp;suite &agrave; ces r&eacute;sultats. Il serait en train de tout faire pour essayer de torpiller le d&eacute;ploiement de Harold Nkoudoh et des troupes du Mrc sur le terrain. &nbsp;</p>
<p>Reste que les &eacute;quipes des scrutateurs &nbsp;d&eacute;ploy&eacute;es lors de la derniere &eacute;lection pr&eacute;sidentielle appuy&eacute;e par Harold Nkoudoh, le secr&eacute;taire de la f&eacute;d&eacute;ration communale du Mrc &agrave; Kek&eacute;m, sont et restent &nbsp;d&eacute;termin&eacute;es &agrave; s'opposer &agrave; cette tentative de fraude pr&eacute;-&eacute;lectorales ou &eacute;lectorales.</p>
<p>Lors de la pr&eacute;c&eacute;dente consultation, ils se sont d&rsquo;ailleurs mobilis&eacute;s durant les op&eacute;rations de vote pour emp&ecirc;cher les votes multiples qui se profilaient. <em>&laquo; Il y a des charters &eacute;lectoraux qui ont &eacute;t&eacute; mis en route pour venir voter &agrave; Kekem. Cette op&eacute;ration n&rsquo;a pas march&eacute;. Nous sommes rest&eacute;s vigilants &raquo;</em>, soutient une source proche de l&rsquo;opposition &agrave; Kekem. <em>&laquo; De nombreux militants du Mrc se sont impliqu&eacute;s pour le vote de Issa Tchiroma . Nous avons suivi les consignes de notre leader, le Pr Maurice Kamto. Il nous a demand&eacute; depuis le 26 septembre dernier de sortir pour voter en faveur d&rsquo;un candidat de l&rsquo;opposition. A Kekem, nous avons massivement soutenu le candidat de l&rsquo;Union pour le changement. Et nous savons qu'il a gagn&eacute; &raquo;</em>, affirme Harold Nkoudoh.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 08:07:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Guy Modeste Dzudie</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l&#039;État ?]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-les-katikas-veulent-renverser-la-table-a-qui-profiterait-la-chute-de-letat</link>
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                    <p>Au poker, on ne renverse pas la table quand on gagne. On la renverse
quand vient l'heure de montrer ses cartes. Et parfois, ce n'est même
pas un joueur qui la r...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Cyrille-tcham.jpg" alt="Cameroun - Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l&#039;État ?" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-les-katikas-veulent-renverser-la-table-a-qui-profiterait-la-chute-de-letat</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Au poker, on ne renverse pas la table quand on gagne. On la renverse quand vient l'heure de montrer ses cartes. Et parfois, ce n'est m&ecirc;me pas un joueur qui la renverse. C'est la maison elle-m&ecirc;me.</p>
<p>Et si certains de ceux qui pr&eacute;tendent d&eacute;fendre le r&eacute;gime &eacute;taient, en r&eacute;alit&eacute;, les pompiers pyromanes de la R&eacute;publique ? Et si, derri&egrave;re les proclamations de fid&eacute;lit&eacute; au chef, se jouait une partie autrement plus trouble : celle de l'apr&egrave;s-Biya ?</p>
<p>Quand le secret d'&Eacute;tat devient conversation de rue</p>
<p>En 1998, &eacute;voquer la sant&eacute; du chef de l'&Eacute;tat pouvait conduire en prison. Pius Njaw&eacute;, fondateur du Messager, fut condamn&eacute; apr&egrave;s avoir publi&eacute; une information &eacute;voquant un possible malaise cardiaque de Paul Biya.</p>
<p>Aujourd'hui, les interrogations sur la sant&eacute; du pr&eacute;sident et la succession circulent ouvertement, jusque dans les conversations attribu&eacute;es &agrave; certains cercles du pouvoir.</p>
<p>Que s'est-il pass&eacute; ? Pourquoi ce qui relevait hier du secret d'&Eacute;tat est-il devenu conversation de rue ? Qui a int&eacute;r&ecirc;t &agrave; banaliser ce qui &eacute;tait autrefois tabou ?</p>
<p>Pr&eacute;pare-t-on simplement l'opinion &agrave; une succession ou certains cherchent-ils &agrave; se positionner dans la bataille de l'apr&egrave;s-Biya ? Rien ne permet d'affirmer qu'un sc&eacute;nario pr&eacute;cis est organis&eacute;. Mais en politique, les changements de discours m&eacute;ritent toujours d'&ecirc;tre interrog&eacute;s.</p>
<p>Car un r&eacute;gime ne se fragilise pas uniquement par les attaques de ses adversaires. Il peut aussi s'affaiblir sous les coups de ceux qui, en apparence, le d&eacute;fendent.</p>
<h3>Les pompiers pyromanes</h3>
<p>Les r&eacute;v&eacute;lations se multiplient. Les scandales &eacute;clatent. Les affaires &eacute;claboussent les responsables publics. Les gestionnaires et les r&eacute;seaux du pouvoir. &Agrave; premi&egrave;re vue, on pourrait y voir les signes d'une n&eacute;cessaire lutte contre la corruption.</p>
<p>Mais une autre lecture m&eacute;rite d'&ecirc;tre examin&eacute;e.</p>
<p>Et si l'accumulation de ces r&eacute;v&eacute;lations produisait un effet politique qui d&eacute;passe la d&eacute;nonciation des malversations ? Et si, &agrave; force d'exposer les failles du syst&egrave;me, elle contribuait &agrave; d&eacute;construire progressivement sa cr&eacute;dibilit&eacute;, &agrave; d&eacute;moraliser ses soutiens et &agrave; isoler ceux qui pourraient encore le d&eacute;fendre ?</p>
<p>Le probl&egrave;me n'est pas que les scandales soient r&eacute;v&eacute;l&eacute;s. Si les faits sont &eacute;tablis, ils doivent &ecirc;tre d&eacute;nonc&eacute;s et leurs auteurs r&eacute;pondre de leurs actes. Le probl&egrave;me est de savoir si cette exigence de transparence peut aussi &ecirc;tre instrumentalis&eacute;e dans une bataille de pouvoir.</p>
<p>Pourquoi certaines affaires surgissent-elles &agrave; certains moments ? Qui les r&eacute;v&egrave;le ? Qui les amplifie ? Qui en tire profit ? Et surtout, quels effets leur accumulation produit-elle sur les rapports de force au sommet de l'&Eacute;tat ?</p>
<p>Un r&eacute;gime ne tient pas seulement par son chef. Il tient aussi par ses militants, ses fonctionnaires, ses responsables locaux et tous ceux qui, malgr&eacute; leurs critiques, continuent de croire &agrave; sa capacit&eacute; de se r&eacute;former.</p>
<p>Mais que reste-t-il de cette fid&eacute;lit&eacute; lorsque chaque nouvelle r&eacute;v&eacute;lation donne le sentiment que les institutions sont gangren&eacute;es, que les responsables sont compromis et que les r&eacute;seaux cens&eacute;s prot&eacute;ger l'&Eacute;tat sont eux-m&ecirc;mes &eacute;clabouss&eacute;s ?</p>
<p>Les soutiens doutent. Les cadres prennent leurs distances. Les militants se d&eacute;mobilisent. Ceux qui d&eacute;fendaient hier le pouvoir finissent par se demander s'il m&eacute;rite encore de l'&ecirc;tre.</p>
<p>Il n'est m&ecirc;me pas n&eacute;cessaire de provoquer une r&eacute;volte pour affaiblir un r&eacute;gime. Il peut suffire de convaincre progressivement ceux qui auraient pu le d&eacute;fendre qu'il ne m&eacute;rite plus de l'&ecirc;tre. Et si certains l'avaient compris ?</p>
<h3>La bataille de l'apr&egrave;s</h3>
<p>Dans les syst&egrave;mes o&ugrave; la succession demeure incertaine, les rivalit&eacute;s peuvent prendre des formes inattendues. Certains acteurs ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; pr&eacute;server le pouvoir en place. D'autres veulent en contr&ocirc;ler l'h&eacute;ritage. D'autres encore peuvent chercher &agrave; affaiblir leurs concurrents pour appara&icirc;tre, le moment venu, comme les seuls recours possibles.</p>
<p>Un acteur qui anticipe la fin d'un r&egrave;gne peut ainsi continuer &agrave; proclamer sa fid&eacute;lit&eacute; tout en profitant des scandales qui fragilisent ses rivaux. Il peut se pr&eacute;senter en d&eacute;fenseur de l'&Eacute;tat tout en laissant prosp&eacute;rer un r&eacute;gime ne tient pas seulement par son chef. Il tient aussi par ses militants, ses fonctionnaires, ses responsables locaux et tous ceux qui, malgr&eacute; leurs critiques, continuent de croire &agrave; sa capacit&eacute; de se r&eacute;former.</p>
<p>Mais que reste-t-il de cette fid&eacute;lit&eacute; lorsque chaque nouvelle r&eacute;v&eacute;lation donne le sentiment que les institutions sont gangren&eacute;es, que les responsables sont compromis et que les r&eacute;seaux cens&eacute;s prot&eacute;ger l'&Eacute;tat sont eux-m&ecirc;mes &eacute;clabouss&eacute;s ?</p>
<p>Les soutiens doutent. Les cadres prennent leurs distances. Les militants se d&eacute;mobilisent. Ceux qui d&eacute;fendaient hier le pouvoir finissent par se demander s'il m&eacute;rite encore de l'&ecirc;tre.</p>
<p>Il n'est m&ecirc;me pas n&eacute;cessaire de provoquer une r&eacute;volte pour affaiblir un r&eacute;gime. Il peut suffire de convaincre progressivement ceux qui auraient pu le d&eacute;fendre qu'il ne m&eacute;rite plus de l'&ecirc;tre. Et si certains l'avaient compris ?</p>
<h3>La bataille de l'apr&egrave;s</h3>
<p>Dans les syst&egrave;mes o&ugrave; la succession demeure incertaine, les rivalit&eacute;s peuvent prendre des formes inattendues. Certains acteurs ont int&eacute;r&ecirc;t &agrave; pr&eacute;server le pouvoir en place. D'autres veulent en contr&ocirc;ler l'h&eacute;ritage. D'autres encore peuvent chercher &agrave; affaiblir leurs concurrents pour appara&icirc;tre, le moment venu, comme les seuls recours possibles.</p>
<p>Un acteur qui anticipe la fin d'un r&egrave;gne peut ainsi continuer &agrave; proclamer sa fid&eacute;lit&eacute; tout en profitant des scandales qui fragilisent ses rivaux. Il peut se pr&eacute;senter en d&eacute;fenseur du syst&egrave;me le matin et laisser prosp&eacute;rer les discours qui le discr&eacute;ditent le soir.</p>
<p>La contradiction n'est qu'apparente : il ne d&eacute;fendrait plus n&eacute;cessairement le r&eacute;gime pour assurer sa p&eacute;rennit&eacute;, mais pour conserver sa position jusqu'au moment opportun.</p>
<p>Le plus habile des pompiers pyromanes ne met pas le feu en criant qu'il veut d&eacute;truire la maison. Il proclame son attachement &agrave; la maison tandis que les poutres br&ucirc;lent. Et lorsque les habitants commencent &agrave; fuir, il se pr&eacute;sente comme celui qui peut les sauver.</p>
<p>Cette hypoth&egrave;se ne prouve pas que les r&eacute;v&eacute;lations actuelles proc&egrave;dent d'une machination coordonn&eacute;e. Elle invite plut&ocirc;t &agrave; regarder au-del&agrave; des discours et &agrave; examiner les int&eacute;r&ecirc;ts, les strat&eacute;gies et les b&eacute;n&eacute;ficiaires possibles de la d&eacute;stabilisation. Car celui qui r&eacute;clame aujourd'hui le maintien du syst&egrave;me peut aussi vouloir en organiser la succession &agrave; son avantage.</p>
<h3>Renverser la table pour &eacute;viter les comptes</h3>
<p>L'histoire enseigne que la chute d'un r&eacute;gime ne garantit pas la disparition des r&eacute;seaux qui l'ont fait vivre. Au Burkina Faso, Thomas Sankara fut port&eacute; au pouvoir par le coup d'&Eacute;tat conduit par Blaise Compaor&eacute; en ao&ucirc;t 1983. Quatre ans plus tard, le 15 octobre 1987, Sankara fut assassin&eacute; lors du coup d'&Eacute;tat qui porta Compaor&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du pays. Partager une rupture politique ne signifie donc pas partager le m&ecirc;me projet pour l'avenir.</p>
<p>En &Eacute;gypte, la chute de Hosni Moubarak en 2011 n'a pas emp&ecirc;ch&eacute; l'arm&eacute;e de reprendre le contr&ocirc;le du pouvoir en 2013, sous la conduite d'Abdel Fattah al-Sissi. Le d&eacute;part d'un dirigeant n'avait pas suffi &agrave; transformer les rapports de force institutionnels.</p>
<p>Ces exemples sont diff&eacute;rents, mais ils posent la m&ecirc;me question : qui ma&icirc;trise r&eacute;ellement le changement lorsque l'ancien ordre vacille ?</p>
<p>Au Cameroun, l'enjeu ne serait donc pas seulement de savoir qui succ&eacute;dera &agrave; Paul Biya. Il serait aussi de d&eacute;terminer si les rivalit&eacute;s au sein du pouvoir servent &agrave; pr&eacute;server les institutions ou &agrave; pr&eacute;parer une redistribution des positions, sans v&eacute;ritable remise en cause des pratiques.</p>
<p>Le danger serait que les r&eacute;v&eacute;lations, au lieu d'ouvrir la voie &agrave; une v&eacute;ritable reddition des comptes, deviennent les instruments d'une bataille o&ugrave; chacun cherche &agrave; compromettre l'autre, &agrave; n&eacute;gocier sa propre survie, &agrave; pr&eacute;parer sa reconversion et, surtout, &agrave; mettre ses avoirs &agrave; l'abri.</p>
<p>Car derri&egrave;re les rivalit&eacute;s de palais se joue peut-&ecirc;tre une autre bataille, moins visible mais tout aussi d&eacute;cisive : celle de la protection des int&eacute;r&ecirc;ts acquis. Quand l'&eacute;tau se resserre, certains peuvent &ecirc;tre tent&eacute;s de sacrifier des alli&eacute;s, de livrer des concurrents ou de se pr&eacute;senter en nouveaux r&eacute;formateurs, non pour sauver la R&eacute;publique, mais pour sauver leur position, leur fortune et leur avenir.</p>
<p>La question n'est donc pas seulement de savoir qui pr&eacute;pare l'apr&egrave;s-Biya. Elle est aussi de savoir qui cherche &agrave; sauver quoi, et &agrave; quel prix pour le pays.</p>
<p>La lutte contre la corruption est indispensable. Mais elle ne doit devenir ni une arme s&eacute;lective contre des adversaires ni un &eacute;cran derri&egrave;re lequel les b&eacute;n&eacute;ficiaires du syst&egrave;me organisent leur reconversion.</p>
<p>Le Cameroun a besoin de v&eacute;rit&eacute;, de justice ind&eacute;pendante et de r&eacute;formes. Pas d'un jeu de chaises musicales o&ugrave; les responsables changent de place tandis que les m&eacute;canismes demeurent. Au fond, la question est simple : et si les plus dangereux fossoyeurs du r&eacute;gime &eacute;taient pr&eacute;cis&eacute;ment ceux qui jurent aujourd'hui de le d&eacute;fendre ?</p>
<p>Le plus grand hold-up politique serait que ceux qui ont profit&eacute; des failles de la R&eacute;publique contribuent &agrave; la fragiliser, puis se pr&eacute;sentent en sauveurs lorsque la maison vacille.</p>
<p>Le peuple croirait assister &agrave; la chute d'un syst&egrave;me. Il pourrait n'assister qu'&agrave; la pr&eacute;paration de sa succession, &agrave; la reconversion de ses b&eacute;n&eacute;ficiaires et &agrave; la mise en s&eacute;curit&eacute; de leurs int&eacute;r&ecirc;ts.</p>
<p>Car dans cette partie, il ne suffit pas de regarder les joueurs. Il faut aussi observer celui qui distribue les cartes, surveille les mises et conna&icirc;t les secrets de la table.</p>
<p>Au Cameroun, le katika n'est pas toujours celui que l'on croit. Et parfois, celui qui semble d&eacute;fendre la maison pr&eacute;pare d&eacute;j&agrave; le partage des d&eacute;pouilles.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 21 Oct 2026 03:20:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Cyrille Tchamba</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Tiriane Balbine Noah : « Kamto mérite le Nobel de la Paix »]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-tiriane-balbine-noah-kamto-merite-le-nobel-de-la-paix</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Élue à 96,89 %, Tiriane Balbine Noah propose Kamto pour le Nobel de
la Paix. Ce que ce coup politique dit du MRC et de 2027.

En proposant Maurice Kamto pour le...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Tiriane-Balbine-Noah201026500.webp" alt="Cameroun - Tiriane Balbine Noah : « Kamto mérite le Nobel de la Paix »" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Eacute;lue &agrave; 96,89 %, Tiriane Balbine Noah propose Kamto pour le Nobel de la Paix. Ce que ce coup politique dit du MRC et de 2027.</p>
<p>En proposant Maurice Kamto pour le Nobel de la Paix, la nouvelle pr&eacute;sidente du MRC ne fait pas qu&rsquo;honorer un homme : elle pose un acte politique qui pourrait peser lourd en 2027.</p>
<p>96,89 % des voix. Ce samedi 17 octobre 2026, &agrave; Yaound&eacute;, Tiriane Balbine Noah est devenue la nouvelle pr&eacute;sidente nationale du MRC. Son premier acte fort n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; un programme &eacute;conomique, ni une r&eacute;forme interne. Non. Elle a demand&eacute; que Maurice Kamto, son pr&eacute;d&eacute;cesseur, re&ccedil;oive le Prix Nobel de la Paix. Un geste qui n&rsquo;a rien d&rsquo;anodin &agrave; trois ans des &eacute;lections g&eacute;n&eacute;rales.</p>
<h2>14 ans apr&egrave;s, Kamto passe la main</h2>
<p>Maurice Kamto a dirig&eacute; le MRC pendant pr&egrave;s de quatorze ans. Il en a fait l&rsquo;un des partis d&rsquo;opposition les plus structur&eacute;s du Cameroun. Son parcours judiciaire &ndash; contestation de la pr&eacute;sidentielle de 2018, arrestation en f&eacute;vrier 2019, plusieurs mois de d&eacute;tention, lib&eacute;ration en octobre 2019 &ndash; a forg&eacute; une l&eacute;gitimit&eacute; que ses partisans pr&eacute;sentent comme morale. Devant les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s r&eacute;unis &agrave; Yaound&eacute;, Tiriane Balbine Noah a salu&eacute; un homme qui a &laquo; toujours privil&eacute;gi&eacute; la voie du droit et de la paix, malgr&eacute; les pers&eacute;cutions subies &raquo;.</p>
<p>Le passage de t&eacute;moin s&rsquo;est fait sans heurt apparent. Le score de 96,89 % en dit long sur la volont&eacute; du parti de ne pas donner l&rsquo;impression d&rsquo;une division. Dans une formation qui a longtemps &eacute;t&eacute; identifi&eacute;e &agrave; son fondateur, l&rsquo;enjeu pour la nouvelle pr&eacute;sidente est simple : incarner le changement sans rompre avec l&rsquo;h&eacute;ritage.</p>
<h2>Un Nobel pour Kamto : le sens politique d&rsquo;une demande</h2>
<p>La proposition de Nobel de la Paix ne rel&egrave;ve pas d&rsquo;une proc&eacute;dure officielle. Le Comit&eacute; Nobel norv&eacute;gien n&rsquo;accepte les candidatures que de personnes qualifi&eacute;es &ndash; parlementaires, professeurs, dirigeants d&rsquo;institutions internationales. Une formation politique camerounaise ne peut donc pas &laquo; nommer &raquo; un laur&eacute;at. Ce que propose Noah, c&rsquo;est une demande symbolique.</p>
<p>Mais le symbole p&egrave;se. En demandant un Nobel pour Kamto, la nouvelle pr&eacute;sidente du MRC inscrit son parti dans une ligne claire : le droit, la paix, la non-violence. Elle &eacute;loigne les accusations de radicalit&eacute; qui collent parfois &agrave; l&rsquo;opposition camerounaise. Elle rappelle aussi que son mentor a pay&eacute; le prix de son engagement. &laquo; Un homme qui a toujours privil&eacute;gi&eacute; la voie du droit et de la paix, malgr&eacute; les pers&eacute;cutions subies &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;.</p>
<h2>2018-2019 : l&rsquo;h&eacute;ritage qui hante et qui unit</h2>
<p>Le r&eacute;cit du MRC repose sur une s&eacute;quence pr&eacute;cise. Octobre 2018 : Maurice Kamto conteste les r&eacute;sultats de la pr&eacute;sidentielle et revendique la victoire. Janvier 2019 : il appelle &agrave; des marches. F&eacute;vrier 2019 : il est arr&ecirc;t&eacute;. S&rsquo;ensuivent plusieurs mois de d&eacute;tention qui font de lui un symbole. Octobre 2019 : lib&eacute;ration sous pression internationale.</p>
<p>Ce parcours, Tiriane Balbine Noah l&rsquo;a rappel&eacute; dans son discours. Non pas pour raviver la col&egrave;re, mais pour poser un h&eacute;ritage. Le message est clair : le MRC reste le parti de la r&eacute;sistance l&eacute;gale, pas celui de l&rsquo;aventure. Une mani&egrave;re de rassurer les &eacute;lecteurs mod&eacute;r&eacute;s &agrave; l&rsquo;approche de 2027.</p>
<h2>2027 : le vrai d&eacute;fi de Tiriane Balbine Noah</h2>
<p>Le MRC n&rsquo;a jamais remport&eacute; d&rsquo;&eacute;lection nationale. En 2018, Kamto a revendiqu&eacute; la victoire sans que les institutions ne lui donnent raison. En 2027, la nouvelle pr&eacute;sidente devra faire mieux : transformer une base militante en force &eacute;lectorale. La proposition de Nobel peut y contribuer. Elle donne au parti une stature internationale et un r&eacute;cit positif.</p>
<p>Mais elle comporte un risque. &Agrave; force de sanctifier Kamto, le MRC pourrait donner l&rsquo;impression de ne pas tourner la page. La question que beaucoup posent d&eacute;j&agrave; : Tiriane Balbine Noah sera-t-elle candidate en 2027, ou le parti restera-t-il suspendu &agrave; son fondateur ? Aucune r&eacute;ponse officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; apport&eacute;e.</p>
<h2>Ce que le MRC veut montrer</h2>
<p>Au-del&agrave; du symbole, la nouvelle &eacute;quipe veut envoyer un signal. Le MRC n&rsquo;est pas mort. Il a une pr&eacute;sidente, une ligne, un h&eacute;ritage. La proposition de Nobel pour Kamto sert de ciment. Elle rappelle aux militants pourquoi ils ont adh&eacute;r&eacute;. Elle rappelle aux observateurs internationaux que le parti camerounais d&rsquo;opposition s&rsquo;inscrit dans une tradition de lutte pacifique.</p>
<p>Il faudra plus qu&rsquo;un Nobel symbolique pour gagner 2027. Mais dans un pays o&ugrave; l&rsquo;opposition est souvent fragment&eacute;e, le MRC tente de se doter d&rsquo;un r&eacute;cit. Et ce r&eacute;cit passe par la paix, le droit, et le nom d&rsquo;un homme.</p>
<hr>
<p><strong>Qui est la nouvelle pr&eacute;sidente du MRC ?</strong><br>Tiriane Balbine Noah a &eacute;t&eacute; &eacute;lue pr&eacute;sidente nationale du MRC le 17 octobre 2026 avec 96,89 % des voix.</p>
<p><strong>Peut-on vraiment nommer Kamto au Nobel de la Paix ?</strong><br>Non. Le Comit&eacute; Nobel n&rsquo;accepte les candidatures que de personnes qualifi&eacute;es. La demande du MRC est symbolique, pas une nomination officielle.</p>
<p><strong>Que signifie cette proposition pour 2027 ?</strong><br>Elle positionne le MRC sur le terrain du droit et de la paix, tout en maintenant le nom de Kamto au centre du r&eacute;cit. Reste &agrave; savoir si cela suffira &agrave; peser &eacute;lectoralement.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 12:44:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[FRANCE : QUAND LA JEUNESSE S’EMBRASE, LE FILM DES EVENEMENTS]]></title>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;avenir d&rsquo;un pays ne saurait se construire sans ceux qui devront demain en porter les esp&eacute;rances et les responsabilit&eacute;s, c&rsquo;est cette id&eacute;e que la jeunesse fran&ccedil;aise vient de montrer aux yeux du monde. La France, cette grande nation des Lumi&egrave;res, patrie de Victor Hugo, de Jean-Jacques Rousseau et de Montesquieu, terre de la D&eacute;claration des droits de l&rsquo;homme et du citoyen, conna&icirc;t depuis longtemps ces r&eacute;veils de la conscience&nbsp; qui viennent parfois &eacute;branler les certitudes du pouvoir. Lorsqu&rsquo;une jeunesse descend dans la rue, lorsqu&rsquo;elle abandonne les salles de classe et les amphith&eacute;&acirc;tres pour faire entendre ses revendications, il serait imprudent de ne voir dans son agitation une manifestation d&rsquo;indiscipline. Derri&egrave;re les slogans, les barricades et les cris de col&egrave;re se dissimulent souvent des inqui&eacute;tudes profondes, des frustrations accumul&eacute;es et cette angoisse particuli&egrave;re qui habite une g&eacute;n&eacute;ration lorsqu&rsquo;elle commence &agrave; douter de la place que la soci&eacute;t&eacute; lui r&eacute;serve.</p>
<p>La France poss&egrave;de une longue tradition de contestation &eacute;tudiante. De Mai 68 aux mobilisations contre le contrat premi&egrave;re embauche en 2006, en passant par les nombreuses manifestations contre les r&eacute;formes de l&rsquo;enseignement et les difficult&eacute;s de la vie universitaire, les jeunes Fran&ccedil;ais ont r&eacute;guli&egrave;rement rappel&eacute; que l&rsquo;&eacute;cole et l&rsquo;universit&eacute; sont des lieux de transmission des connaissances certes, mais &eacute;galement des espaces o&ugrave; se forme la conscience citoyenne. Cette histoire m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre rappel&eacute;e, car une R&eacute;publique qui enseigne la libert&eacute;, l&rsquo;&eacute;galit&eacute; et la fraternit&eacute; doit &eacute;galement accepter que ses enfants interrogent la mani&egrave;re dont ces principes sont appliqu&eacute;s. La contestation n&rsquo;est pas une menace pour la d&eacute;mocratie. Elle peut en &ecirc;tre l&rsquo;une des expressions les plus vivantes, &agrave; condition de ne jamais confondre la libert&eacute; de manifester avec la libert&eacute; de d&eacute;truire.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22249" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE1.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE1.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE1.jpg?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE1.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE1.jpg?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE1.jpg?resize=122%2C122&amp;ssl=1 122w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE1.jpg?w=1280&amp;ssl=1 1280w" alt="" width="300" height="300" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Les images de violences urbaines, de barricades dress&eacute;es dans les rues, de commerces vandalis&eacute;s, de b&acirc;timents publics d&eacute;grad&eacute;s et d&rsquo;affrontements avec les forces de l&rsquo;ordre provoquent naturellement l&rsquo;indignation. Comment comprendre que des jeunes, dont l&rsquo;avenir d&eacute;pend pr&eacute;cis&eacute;ment de la solidit&eacute; des institutions, puissent parfois s&rsquo;en prendre aux biens collectifs qui appartiennent &agrave; la nation tout enti&egrave;re ? Une mairie incendi&eacute;e n&rsquo;est pas seulement un b&acirc;timent d&eacute;truit. C&rsquo;est une partie de la maison commune qui dispara&icirc;t sous les flammes. Une &eacute;cole saccag&eacute;e repr&eacute;sente un affront &agrave; la connaissance. Un commerce pill&eacute; peut signifier la ruine d&rsquo;une famille qui a consacr&eacute; plusieurs ann&eacute;es de sacrifices &agrave; b&acirc;tir son activit&eacute;.</p>
<p>Quant aux policiers et aux gendarmes bless&eacute;s dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions, ils nous rappellent que derri&egrave;re les uniformes se trouvent des femmes et des hommes, des parents et des enfants, dont la dignit&eacute; et l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; physique doivent &ecirc;tre respect&eacute;es. Il faut cependant se garder de confondre l&rsquo;ensemble de la jeunesse mobilis&eacute;e avec ceux qui profitent des manifestations pour commettre des actes de violence. Tous les &eacute;tudiants qui revendiquent de meilleures conditions d&rsquo;&eacute;tudes ne sont pas des casseurs. Tous les lyc&eacute;ens qui d&eacute;noncent les difficult&eacute;s de leur &eacute;tablissement ne souhaitent pas affronter les forces de l&rsquo;ordre. La grande majorit&eacute; des jeunes qui s&rsquo;engagent dans des mouvements sociaux aspirent simplement &agrave; &ecirc;tre entendus. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment cette distinction qui doit guider le jugement d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;mocratique. Condamner fermement les destructions ne signifie pas m&eacute;priser les revendications.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22248" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?resize=768%2C434&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?w=885&amp;ssl=1 885w" alt="" width="300" height="169" data-recalc-dims="1"></p>
<p>D&eacute;fendre l&rsquo;autorit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat ne doit pas conduire &agrave; consid&eacute;rer toute protestation comme une insubordination. La grandeur d&rsquo;une d&eacute;mocratie se mesure aussi &agrave; sa capacit&eacute; de maintenir cette fronti&egrave;re entre la fermet&eacute; n&eacute;cessaire et l&rsquo;&eacute;coute indispensable. A cet &eacute;gard, la France m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre salu&eacute;e pour son h&eacute;ritage r&eacute;publicain et pour les garanties juridiques qui encadrent les libert&eacute;s publiques. Elle demeure une r&eacute;f&eacute;rence historique majeure dans la reconnaissance des droits de l&rsquo;homme, m&ecirc;me si aucune d&eacute;mocratie ne peut pr&eacute;tendre &ecirc;tre irr&eacute;prochable. Ayant connu plusieurs r&eacute;alit&eacute;s africaines, je mesure combien la possibilit&eacute; de manifester, de contester publiquement une d&eacute;cision gouvernementale et d&rsquo;interpeller les autorit&eacute;s constitue une conqu&ecirc;te politique pr&eacute;cieuse.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22252" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-01210.jpg?resize=168%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 168px) 100vw, 168px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-01210.jpg?resize=168%2C300&amp;ssl=1 168w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-01210.jpg?resize=572%2C1024&amp;ssl=1 572w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-01210.jpg?resize=768%2C1375&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-01210.jpg?resize=858%2C1536&amp;ssl=1 858w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-01210.jpg?w=1080&amp;ssl=1 1080w" alt="" width="168" height="300" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Dans certains pays, des manifestations comparables peuvent malheureusement d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer en trag&eacute;dies humaines, lorsque la r&eacute;ponse s&eacute;curitaire prend le pas sur la protection des citoyens. Il serait injuste de g&eacute;n&eacute;raliser cette r&eacute;alit&eacute; &agrave; toute l&rsquo;Afrique, o&ugrave; existent &eacute;galement des traditions de mobilisation pacifique et des forces de s&eacute;curit&eacute; professionnelles. Mais cette comparaison doit nous rappeler une v&eacute;rit&eacute; essentielle. La puissance d&rsquo;un &Eacute;tat ne r&eacute;side pas dans sa capacit&eacute; de r&eacute;primer, mais dans son aptitude &agrave; pr&eacute;server l&rsquo;ordre sans sacrifier la vie humaine.</p>
<p>Il convient donc de reconna&icirc;tre le professionnalisme et la retenue dont peuvent faire preuve les policiers et les gendarmes fran&ccedil;ais lorsqu&rsquo;ils affrontent des situations particuli&egrave;rement tendues. Leur mission est difficile, car ils doivent prot&eacute;ger les manifestants, garantir la s&eacute;curit&eacute; des populations et emp&ecirc;cher les violences sans porter atteinte aux libert&eacute;s fondamentales. Cette responsabilit&eacute; exige du sang-froid, de la formation et une conscience aigu&euml; de la valeur de chaque existence.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22247" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE3.jpg?resize=230%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE3.jpg?resize=230%2C300&amp;ssl=1 230w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE3.jpg?resize=785%2C1024&amp;ssl=1 785w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE3.jpg?resize=768%2C1002&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE3.jpg?resize=1178%2C1536&amp;ssl=1 1178w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE3.jpg?w=1206&amp;ssl=1 1206w" alt="" width="230" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Elle suppose &eacute;galement que toute intervention demeure proportionn&eacute;e et que les &eacute;ventuels abus puissent &ecirc;tre examin&eacute;s avec impartialit&eacute;. Le respect des forces de l&rsquo;ordre et la d&eacute;fense des droits des manifestants ne sont pas deux exigences contradictoires. Ils constituent, au contraire, les deux piliers d&rsquo;un m&ecirc;me id&eacute;al r&eacute;publicain. La contestation qui secoue actuellement la France s&rsquo;est progressivement install&eacute;e depuis la mi-septembre 2026. Partie des &eacute;tablissements scolaires, elle s&rsquo;est &eacute;tendue aux universit&eacute;s et &agrave; d&rsquo;autres composantes de la soci&eacute;t&eacute;. Les lyc&eacute;ens d&eacute;noncent notamment la surcharge des classes, le manque d&rsquo;enseignants, la d&eacute;gradation de certains &eacute;tablissements et les incertitudes qui entourent leur orientation. Des &eacute;tudiants des grandes &eacute;coles ont &eacute;galement rejoint le mouvement, exprimant leur inqui&eacute;tude devant la pr&eacute;carit&eacute;, les difficult&eacute;s d&rsquo;insertion professionnelle et l&rsquo;affaiblissement des services publics.</p>
<p>Au fil des semaines, cette mobilisation &eacute;ducative s&rsquo;est transform&eacute;e en une contestation sociale plus vaste, port&eacute;e par des citoyens pr&eacute;occup&eacute;s par la chert&eacute; de la vie et l&rsquo;avenir de leur pays. Le samedi 17 octobre 2026 restera sans doute comme l&rsquo;une des journ&eacute;es les plus pr&eacute;occupantes de cette s&eacute;quence sociale. Plusieurs centaines de milliers de manifestants se sont mobilis&eacute;s &agrave; travers le territoire fran&ccedil;ais. &Agrave; Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Limoges, des affrontements ont &eacute;clat&eacute;, des commerces ont &eacute;t&eacute; pill&eacute;s et des b&acirc;timents publics ont &eacute;t&eacute; pris pour cible. &Agrave; Limoges, l&rsquo;incendie de la mairie a particuli&egrave;rement frapp&eacute; les esprits. &Agrave; Marseille, des individus ont p&eacute;n&eacute;tr&eacute; dans l&rsquo;h&ocirc;tel de ville, tandis qu&rsquo;&agrave; Bordeaux, la r&eacute;sidence du pr&eacute;fet a subi des d&eacute;gradations. Dans la capitale, les barricades et les violences ont plac&eacute; les forces de s&eacute;curit&eacute; devant des situations extr&ecirc;mement difficiles.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22244" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=244%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 244px) 100vw, 244px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=244%2C300&amp;ssl=1 244w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=832%2C1024&amp;ssl=1 832w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=768%2C945&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?w=1206&amp;ssl=1 1206w" alt="" width="244" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Plus de 1 200 interpellations et au moins 150 policiers et gendarmes bless&eacute;s ont &eacute;t&eacute; signal&eacute;s au lendemain de cette journ&eacute;e. Ces &eacute;v&eacute;nements t&eacute;moignent d&rsquo;une crise qui a largement d&eacute;pass&eacute; le cadre des premi&egrave;res revendications scolaires. C&rsquo;est dans ce climat particuli&egrave;rement tendu que le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Emmanuel Macron, a pris la parole le dimanche 18 octobre 2026. Son intervention, empreinte de gravit&eacute;, a exprim&eacute; l&rsquo;indignation du chef de l&rsquo;&Eacute;tat devant les destructions qui ont endeuill&eacute; moralement la nation. Il s&rsquo;est interrog&eacute; sur les motivations de ceux qui avaient pu s&rsquo;attaquer avec une telle violence aux symboles de la R&eacute;publique et aux biens de leurs propres concitoyens.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22257" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-10.jpg?resize=245%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 245px) 100vw, 245px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-10.jpg?resize=245%2C300&amp;ssl=1 245w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-10.jpg?resize=838%2C1024&amp;ssl=1 838w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-10.jpg?resize=768%2C939&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-10.jpg?w=1053&amp;ssl=1 1053w" alt="" width="245" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Le pr&eacute;sident a manifest&eacute; son soutien aux forces de l&rsquo;ordre, aux &eacute;lus locaux, aux commer&ccedil;ants et aux familles touch&eacute;es par les &eacute;v&eacute;nements. Il a annonc&eacute; des mesures destin&eacute;es &agrave; r&eacute;tablir la s&eacute;curit&eacute;, tout en demandant au gouvernement de tirer les enseignements des insuffisances constat&eacute;es dans l&rsquo;anticipation des violences. Mais son discours ne s&rsquo;est pas limit&eacute; &agrave; la condamnation. Il a &eacute;galement reconnu la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;entendre les pr&eacute;occupations l&eacute;gitimes des lyc&eacute;ens et des &eacute;tudiants et annonc&eacute; une d&eacute;marche de concertation avec les acteurs politiques, syndicaux et &eacute;ducatifs.</p>
<p>Cette intervention pr&eacute;sidentielle m&eacute;rite une r&eacute;flexion plus profonde. Emmanuel Macron a eu raison de rappeler que la R&eacute;publique ne saurait tol&eacute;rer que la violence devienne un instrument ordinaire de revendication. Mais la fermet&eacute;, aussi n&eacute;cessaire soit-elle, ne constitue jamais &agrave; elle seule une politique de r&eacute;conciliation sociale. On peut faire dispara&icirc;tre une barricade en quelques heures sans parvenir &agrave; effacer les frustrations qui l&rsquo;ont fait na&icirc;tre. On peut disperser une manifestation sans convaincre ceux qui y participaient.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22243" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-7.jpg?resize=300%2C164&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-7.jpg?resize=300%2C164&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-7.jpg?resize=1024%2C560&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-7.jpg?resize=768%2C420&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-7.jpg?w=1206&amp;ssl=1 1206w" alt="" width="300" height="164" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>On peut condamner des auteurs de violences sans avoir encore apport&eacute; de r&eacute;ponses aux pr&eacute;occupations de milliers de jeunes qui ne demandent qu&rsquo;&agrave; &eacute;tudier dignement. La v&eacute;ritable autorit&eacute; politique ne consiste donc pas seulement &agrave; r&eacute;tablir l&rsquo;ordre, mais aussi &agrave; comprendre pourquoi cet ordre a &eacute;t&eacute; contest&eacute; avec une telle intensit&eacute;. Il existe dans la jeunesse une force que les gouvernants auraient tort de sous-estimer. Elle ressemble parfois &agrave; une eau dormante dont la tranquillit&eacute; apparente dissimule des courants souterrains. On la croit indiff&eacute;rente, absorb&eacute;e par les &eacute;crans, distraite par les r&eacute;seaux sociaux et &eacute;loign&eacute;e des grandes pr&eacute;occupations nationales. Pourtant, il suffit que s&rsquo;accumulent les injustices ressenties, les promesses non tenues et les perspectives d&rsquo;avenir incertaines pour que cette eau paisible se transforme en torrent.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22256" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE12.jpg?resize=169%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 169px) 100vw, 169px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE12.jpg?resize=169%2C300&amp;ssl=1 169w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE12.jpg?resize=577%2C1024&amp;ssl=1 577w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE12.jpg?resize=768%2C1364&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE12.jpg?resize=865%2C1536&amp;ssl=1 865w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE12.jpg?w=1126&amp;ssl=1 1126w" alt="" width="169" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>La jeunesse poss&egrave;de cette &eacute;trange facult&eacute; de convertir ses inqui&eacute;tudes en &eacute;nergie collective. Elle peut demeurer silencieuse pendant des ann&eacute;es avant de se r&eacute;veiller brusquement et d&rsquo;imposer &agrave; toute une soci&eacute;t&eacute; des interrogations que personne ne voulait entendre. Ce r&eacute;veil n&rsquo;est pas toujours raisonnable, il peut &ecirc;tre excessif, d&eacute;sordonn&eacute; et parfois tragique.</p>
<p>Mais il r&eacute;v&egrave;le g&eacute;n&eacute;ralement qu&rsquo;une parole longtemps contenue cherche &agrave; se faire entendre. Il serait toutefois dangereux de consid&eacute;rer la violence comme une cons&eacute;quence in&eacute;vitable de la frustration. L&rsquo;histoire nous enseigne que les plus grandes conqu&ecirc;tes sociales et politiques ont souvent &eacute;t&eacute; obtenues par l&rsquo;organisation, la pers&eacute;v&eacute;rance, la n&eacute;gociation et la mobilisation pacifique. Les jeunes Fran&ccedil;ais doivent comprendre que leur l&eacute;gitimit&eacute; r&eacute;side d&rsquo;abord dans la justesse de leurs revendications et dans leur capacit&eacute; &agrave; les d&eacute;fendre sans d&eacute;truire ce qui appartient &agrave; tous.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22244" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=244%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 244px) 100vw, 244px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=244%2C300&amp;ssl=1 244w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=832%2C1024&amp;ssl=1 832w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?resize=768%2C945&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-6.jpg?w=1206&amp;ssl=1 1206w" alt="" width="244" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Br&ucirc;ler une mairie ne construit pas une &eacute;cole. Saccager une biblioth&egrave;que ne forme pas un professeur. Blesser un policier ne cr&eacute;e pas une place suppl&eacute;mentaire &agrave; l&rsquo;universit&eacute;. Le courage v&eacute;ritable consiste &agrave; transformer la col&egrave;re en propositions, l&rsquo;indignation en engagement et la contestation en une volont&eacute; durable de changer la soci&eacute;t&eacute;. Cette crise interpelle &eacute;galement les enseignants, les responsables universitaires et les familles. L&rsquo;autorit&eacute; du savoir ne doit jamais devenir une forme d&rsquo;arrogance intellectuelle. Un dipl&ocirc;me conf&egrave;re une qualification et atteste un parcours de formation, mais il ne donne &agrave; personne le monopole de la v&eacute;rit&eacute;.</p>
<p>Dans un monde o&ugrave; les connaissances circulent avec une rapidit&eacute; extraordinaire, les jeunes disposent de moyens nouveaux pour s&rsquo;informer, confronter les id&eacute;es et interroger les discours institutionnels. Cela ne signifie pas que toutes les opinions se valent ni que l&rsquo;exp&eacute;rience des enseignants serait devenue inutile. Cela signifie simplement que l&rsquo;&eacute;ducation moderne doit davantage cultiver le dialogue, la r&eacute;flexion critique et le respect mutuel. Un professeur qui accepte d&rsquo;&eacute;couter son &eacute;l&egrave;ve ne perd rien de son autorit&eacute;. Il lui donne, au contraire, sa dimension la plus noble.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22255" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-120.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-120.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-120.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-120.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-120.jpg?w=1536&amp;ssl=1 1536w" alt="" width="225" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Il faut &eacute;galement reconna&icirc;tre que les difficult&eacute;s de l&rsquo;&eacute;ducation ne sont pas exclusivement fran&ccedil;aises. Partout dans le monde, les gouvernements cherchent &agrave; concilier les exigences de la formation, les contraintes budg&eacute;taires, les attentes des enseignants et les ambitions des &eacute;tudiants. Dans plusieurs pays africains, les gr&egrave;ves universitaires se prolongent parfois pendant des mois, compromettant les ann&eacute;es acad&eacute;miques et retardant l&rsquo;entr&eacute;e des jeunes dans la vie professionnelle. En France, malgr&eacute; les insuffisances d&eacute;nonc&eacute;es, l&rsquo;&Eacute;tat continue de consacrer des moyens consid&eacute;rables &agrave; l&rsquo;enseignement public et &agrave; la formation.</p>
<p>Cette r&eacute;alit&eacute; m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre reconnue, sans pour autant conduire &agrave; minimiser les difficult&eacute;s concr&egrave;tes des &eacute;l&egrave;ves. Une nation peut accomplir de grands efforts et demeurer confront&eacute;e &agrave; des insuffisances. Le progr&egrave;s ne consiste pas &agrave; nier ce qui a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;, mais &agrave; chercher continuellement ce qui peut &ecirc;tre am&eacute;lior&eacute;. La France, pays des droits de l&rsquo;homme, doit pr&eacute;cis&eacute;ment puiser dans son h&eacute;ritage historique les ressources morales n&eacute;cessaires pour traverser cette &eacute;preuve. La R&eacute;volution fran&ccedil;aise de 1789 n&rsquo;a pas seulement boulevers&eacute; l&rsquo;organisation politique d&rsquo;un royaume.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22248" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?resize=768%2C434&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE2.jpg?w=885&amp;ssl=1 885w" alt="" width="300" height="169" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Elle a port&eacute; devant l&rsquo;humanit&eacute; une ambition universelle, celle de reconna&icirc;tre &agrave; chaque &ecirc;tre humain une dignit&eacute; qui ne d&eacute;pend ni de sa naissance, ni de sa fortune, ni de sa condition sociale. Cet id&eacute;al demeure l&rsquo;une des grandes contributions fran&ccedil;aises &agrave; la civilisation contemporaine. Il ne saurait cependant &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; une formule inscrite sur les fa&ccedil;ades des &eacute;difices publics. Il doit vivre dans les &eacute;tablissements scolaires, dans les commissariats, dans les tribunaux, dans les universit&eacute;s et jusque dans la mani&egrave;re dont un gouvernement re&ccedil;oit les inqui&eacute;tudes de sa jeunesse. Une d&eacute;mocratie fid&egrave;le &agrave; ses principes ne craint pas la contradiction.</p>
<p>Elle la transforme en occasion de progr&egrave;s. Aujourd&rsquo;hui, la responsabilit&eacute; des autorit&eacute;s fran&ccedil;aises est immense. Il leur appartient de restaurer la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, de prot&eacute;ger les citoyens et de poursuivre, dans le respect du droit, ceux qui se sont rendus coupables de destructions. Mais il leur revient &eacute;galement d&rsquo;ouvrir un dialogue sinc&egrave;re avec les organisations &eacute;tudiantes, les syndicats d&rsquo;enseignants, les familles et les responsables des &eacute;tablissements.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22254" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=650%2C434&amp;ssl=1 650w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=730%2C487&amp;ssl=1 730w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=112%2C75&amp;ssl=1 112w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=425%2C283&amp;ssl=1 425w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?resize=430%2C287&amp;ssl=1 430w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-123.jpg?w=960&amp;ssl=1 960w" alt="" width="300" height="200" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Ce dialogue ne devra pas se limiter &agrave; quelques d&eacute;clarations rassurantes. Il devra d&eacute;boucher sur des engagements cr&eacute;dibles, des priorit&eacute;s clairement d&eacute;finies et des r&eacute;ponses adapt&eacute;es aux r&eacute;alit&eacute;s du terrain. Car lorsque les citoyens ont le sentiment que leurs revendications disparaissent dans les m&eacute;andres administratifs, ils finissent parfois par perdre confiance dans les m&eacute;canismes ordinaires de la d&eacute;mocratie. Au fond, cette crise pose une question philosophique essentielle sur les rapports entre l&rsquo;autorit&eacute; et la libert&eacute;. Une soci&eacute;t&eacute; ne peut vivre sans r&egrave;gles, mais aucune autorit&eacute; ne saurait durablement prosp&eacute;rer en ignorant les aspirations de ceux qu&rsquo;elle gouverne. La libert&eacute; sans responsabilit&eacute; peut conduire au d&eacute;sordre, tandis que l&rsquo;autorit&eacute; sans &eacute;coute risque de produire la r&eacute;volte. Entre ces deux extr&ecirc;mes se trouve le chemin difficile de la sagesse politique, celui qui consiste &agrave; faire respecter la loi tout en reconnaissant la l&eacute;gitimit&eacute; des interrogations sociales.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22246" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE4.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE4.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE4.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE4.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE4.jpg?w=1206&amp;ssl=1 1206w" alt="" width="225" height="300" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>C&rsquo;est sur ce terrain que se mesure la maturit&eacute; des institutions et que se construit la confiance entre les g&eacute;n&eacute;rations. Je voudrais enfin adresser une pens&eacute;e &agrave; cette jeunesse fran&ccedil;aise qui traverse une p&eacute;riode d&rsquo;incertitude, mais dont les aspirations demeurent profond&eacute;ment humaines. Elle veut apprendre, travailler, vivre dignement et croire que les sacrifices consentis aujourd&rsquo;hui lui permettront de construire demain une existence meilleure. Ces aspirations ne sont ni extravagantes ni ill&eacute;gitimes. Elles constituent le fondement m&ecirc;me du contrat moral qui unit une nation &agrave; ses enfants. Mais je voudrais &eacute;galement lui rappeler qu&rsquo;un pays se construit avec patience, avec intelligence et avec le respect des biens communs. On ne peut pr&eacute;tendre d&eacute;fendre l&rsquo;avenir de la France en d&eacute;truisant les instruments qui permettent &agrave; ses citoyens de vivre ensemble. Que cette crise serve donc de le&ccedil;on, non seulement &agrave; la France, mais &agrave; toutes les nations qui observent aujourd&rsquo;hui les &eacute;v&eacute;nements. Les gouvernants doivent apprendre qu&rsquo;une jeunesse n&eacute;glig&eacute;e finit toujours par chercher les moyens de se faire entendre.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22253" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-1245.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-1245.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-1245.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-1245.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-1245.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/GREVE-EN-FRANCE-1245.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w" alt="" width="300" height="225" loading="lazy" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Les jeunes doivent comprendre que la grandeur d&rsquo;une revendication se mesure aussi &agrave; la dignit&eacute; des m&eacute;thodes employ&eacute;es pour la d&eacute;fendre. Quant &agrave; la R&eacute;publique fran&ccedil;aise, elle doit continuer d&rsquo;incarner cette promesse historique qui a fait d&rsquo;elle une r&eacute;f&eacute;rence dans le monde, celle d&rsquo;une nation o&ugrave; la libert&eacute; peut s&rsquo;exprimer sans que la violence triomphe et o&ugrave; l&rsquo;autorit&eacute; peut s&rsquo;exercer sans que la dignit&eacute; humaine soit sacrifi&eacute;e. Car une jeunesse qui se r&eacute;veille n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement une jeunesse qui se r&eacute;volte contre son pays. Elle peut &ecirc;tre une jeunesse qui appelle son pays &agrave; devenir meilleur. La v&eacute;ritable victoire de la France ne sera donc pas seulement de retrouver le calme dans ses rues, mais de parvenir &agrave; r&eacute;concilier ses enfants avec leur avenir. Une nation ne grandit pas en faisant taire sa jeunesse. Elle grandit lorsqu&rsquo;elle lui donne des raisons d&rsquo;esp&eacute;rer, des moyens de r&eacute;ussir et la conviction profonde que sa parole compte dans la construction du destin collectif.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 00:02:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Orselini Aurelie</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Partis politiques : Tiriane Balbine Noah élue présidente du MRC]]></title>
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Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), ce samedi 17 octobre
2026 à Yaoundé, lors de la c...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Tiriane_Balbine_%20Noah_07102026.jpg" alt="Cameroun - Partis politiques : Tiriane Balbine Noah élue présidente du MRC" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>C'est officiel. Tiriane Balbine Noah a &eacute;t&eacute; &eacute;lue pr&eacute;sidente du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), ce samedi 17 octobre 2026 &agrave; Yaound&eacute;, lors de la convention extraordinaire du parti.</p>
<p>Une &eacute;lection qui la porte &agrave; la t&ecirc;te de la formation d'opposition, apr&egrave;s avoir longtemps assur&eacute; la continuit&eacute; dans l'ombre.</p>
<p>Originaire de la Mefou-et-Akono (Centre), dipl&ocirc;m&eacute;e en sciences politiques &agrave; Yaound&eacute; II et en histoire &agrave; Yaound&eacute; I, elle a travaill&eacute; dans le priv&eacute; - assistante commerciale en BTP, puis commerce, marketing et communication - avant d'adh&eacute;rer au MRC en 2018, convaincue par le projet de Maurice Kamto.</p>
<p>D&egrave;s avril 2018, elle est &eacute;lue deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente nationale, poste auquel elle est reconduite en 2023.</p>
<p>Habitu&eacute;e &agrave; la direction, elle avait d&eacute;j&agrave; assur&eacute; l'int&eacute;rim de la pr&eacute;sidence &agrave; deux reprises, dont une premi&egrave;re fois en 2019 apr&egrave;s l'arrestation de Maurice Kamto, de Mamadou Mota et de plusieurs cadres suite aux mobilisations post-&eacute;lectorales.</p>
<p>D&eacute;sormais &eacute;lue pr&eacute;sidente titulaire, <strong>Tiriane Balbine Noah</strong> succ&egrave;de &agrave; <strong>Maurice Kamto</strong> et prend les r&ecirc;nes d'un parti confront&eacute; &agrave; des d&eacute;fis de coh&eacute;sion interne, de r&eacute;organisation et de pr&eacute;paration des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 17 Oct 2026 21:30:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Isaac Ekwalla</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun -  MRC à Odza : le jour où l’opposition change de visage]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-a-odza-le-jour-ou-lopposition-change-de-visage</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le MRC tient sa convention à Odza pour élire le successeur de
Maurice Kamto. Tiriane Noah, seule en lice après le retrait de
Binyam, incarne l’après-Kamto.

Une...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/MRC171026500.webp" alt="Cameroun -  MRC à Odza : le jour où l’opposition change de visage" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-a-odza-le-jour-ou-lopposition-change-de-visage</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC tient sa convention &agrave; Odza pour &eacute;lire le successeur de Maurice Kamto. Tiriane Noah, seule en lice apr&egrave;s le retrait de Binyam, incarne l&rsquo;apr&egrave;s-Kamto.</p>
<p>Une convention extraordinaire, un seul nom, et une question : le MRC peut-il survivre &agrave; son fondateur sans se fracturer ?</p>
<p>Le MRC tient ce samedi 17 octobre 2026 sa convention extraordinaire &agrave; Odza, &agrave; Yaound&eacute;. Objectif : &eacute;lire le successeur de Maurice Kamto, d&eacute;missionnaire le 8 septembre. Tiriane Balbine Noah, pr&eacute;sidente int&eacute;rimaire, est d&eacute;sormais la seule candidate en lice apr&egrave;s le retrait fracassant de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p>Odza, 8 heures. Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s arrivent par vagues. Ils viennent de l&rsquo;Adamaoua, du Nord, du Littoral, du Sud. Les tenues sont belles, les visages rayonnants. Il y a la joie des retrouvailles, la fiert&eacute; d&rsquo;appartenir &agrave; ce parti qui se veut le plus grand. Et, sous la ferveur, une tension que personne n&rsquo;ose nommer.</p>
<h2>Odza, le quartier g&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;une refondation</h2>
<p>Le si&egrave;ge du MRC, &agrave; Odza, n&rsquo;a pas toujours &eacute;t&eacute; un lieu de f&ecirc;te. Novembre 2025 : la convention est interdite la veille. D&eacute;cembre 2025 : le parti se r&eacute;unit en visioconf&eacute;rence, 2 320 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s votent en ligne, Kamto est reconduit avec 95,44 %. Ao&ucirc;t 2026 : le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale refuse de reconna&icirc;tre les instances issues de ce vote. Septembre 2026 : Kamto d&eacute;missionne.</p>
<p>Depuis, le MRC vit au rythme des r&eacute;c&eacute;piss&eacute;s et des recours. Le 28 septembre, le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV signe enfin l&rsquo;autorisation pour la convention du 17 octobre. Un document num&eacute;ro 000332/RDMP/J06.04/SP, valable de 8 heures &agrave; 20 heures. Une victoire administrative. Mais personne, au parti, n&rsquo;oublie que l&rsquo;administration camerounaise a d&eacute;j&agrave; montr&eacute; qu&rsquo;un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; ne vaut pas reconnaissance.</p>
<h2>Tiriane Noah, l&rsquo;h&eacute;riti&egrave;re de la continuit&eacute;</h2>
<p>Elle n&rsquo;est pas une inconnue. Deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah a assur&eacute; l&rsquo;int&eacute;rim &agrave; plusieurs reprises lors des absences de Kamto. Elle incarne la ligne historique, celle qui veut pr&eacute;server l&rsquo;h&eacute;ritage sans renier l&rsquo;ouverture.</p>
<p>Son parcours est celui d&rsquo;une militante de l&rsquo;ombre, &eacute;lue deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente en 2018, r&eacute;&eacute;lue en 2023. Pas de charisme de tribun, pas de grandes d&eacute;clarations. Une gestionnaire, dit-on au parti. Une femme de dossiers. &Agrave; 17h19, le 17 septembre, elle a d&eacute;pos&eacute; son dossier. Unique femme candidate &agrave; la pr&eacute;sidence nationale.</p>
<h2>Le retrait qui change tout</h2>
<p>Pierre Emmanuel Binyam devait &ecirc;tre l&rsquo;alternative. Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du MRC, il a d&eacute;pos&eacute; sa candidature dans les d&eacute;lais. Sa liste a &eacute;t&eacute; valid&eacute;e apr&egrave;s discussion. Puis, le 14 octobre, &agrave; trois jours du scrutin, il a annonc&eacute; son retrait.</p>
<p>Le communiqu&eacute; est sign&eacute; Marie Flore Mboussi, porte-parole de sa liste. On y lit le refus de &laquo; conditions n&eacute;cessaires &agrave; une participation cr&eacute;dible et &eacute;quitable &raquo;. En coulisses, les accusations sont plus dures : tripatouillage des listes de d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s, scrutin verrouill&eacute;, marginalisation du Grand Nord. Selon les proches de Binyam, le vainqueur &eacute;tait connu avant m&ecirc;me le vote.</p>
<h2>Un pl&eacute;biscite, mais quelle l&eacute;gitimit&eacute; ?</h2>
<p>Tiriane Noah sera donc &eacute;lue. Sans adversaire. Un pl&eacute;biscite en forme de pi&egrave;ge. Car le MRC, qui d&eacute;nonce depuis des ann&eacute;es les &eacute;lections verrouill&eacute;es du RDPC, organise aujourd&rsquo;hui sa propre succession sans d&eacute;bat contradictoire.</p>
<p>Le paradoxe n&rsquo;&eacute;chappe &agrave; personne. Du SDF de John Fru Ndi aux crises de l&rsquo;UDC, du PCRN au MRC lui-m&ecirc;me, l&rsquo;histoire de l&rsquo;opposition camerounaise est jalonn&eacute;e de congr&egrave;s contest&eacute;s et de d&eacute;parts fracassants pour &laquo; d&eacute;ficit d&eacute;mocratique interne &raquo;. La question que pose ce 17 octobre n&rsquo;est pas seulement celle de la succession de Kamto. Elle est celle de la capacit&eacute; du MRC &agrave; &ecirc;tre une alternative cr&eacute;dible.</p>
<h2>Kamto, l&rsquo;ombre qui plane</h2>
<p>Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; le 8 septembre 2026. &laquo; Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;, a-t-il &eacute;crit. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a fait de m&ecirc;me. Mais Kamto n&rsquo;a pas quitt&eacute; le MRC. Il reste en coulisses, travaille &agrave; l&rsquo;implantation nationale du parti, veut peser sur les futures alliances &eacute;lectorales.</p>
<p>&Agrave; Odza, son nom circule dans toutes les conversations. Les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s venus de l&rsquo;Extr&ecirc;me-Nord parlent de lui avec respect. Ceux du Centre, avec prudence. Kamto a &eacute;t&eacute; leur candidat en 2018, leur espoir en 2025. Sa candidature a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e par Elecam, puis par le Conseil constitutionnel. Il n&rsquo;a pas disparu. Il s&rsquo;est d&eacute;plac&eacute;.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>Les r&eacute;solutions finales de la convention sont attendues dans la soir&eacute;e. Elles diront si le MRC sort uni ou fractur&eacute;. Elles diront aussi si le nouveau directoire sera reconnu par le minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale, condition indispensable pour pr&eacute;parer les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re. Le MRC qui sortira de cette journ&eacute;e ne sera plus tout &agrave; fait celui de Kamto. Il sera celui de Tiriane Noah. Et il devra prouver, sur le terrain, qu&rsquo;il peut &ecirc;tre autre chose qu&rsquo;un parti d&rsquo;opposition charismatique sans charisme.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 17 Oct 2026 15:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Fichier vicié : Binyam boycotte le scrutin du MRC]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-fichier-vicie-binyam-boycotte-le-scrutin-du-mrc</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>La liste Binyam retire sa candidature à la présidence du MRC à 72h
du scrutin. Dénonçant un fichier électoral vicié, elle refuse de
cautionner un processus "ind...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Pierre-Emmanuel-Binyam190926500.webp" alt="Cameroun - Fichier vicié : Binyam boycotte le scrutin du MRC" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>La liste Binyam retire sa candidature &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC &agrave; 72h du scrutin. D&eacute;non&ccedil;ant un fichier &eacute;lectoral vici&eacute;, elle refuse de cautionner un processus "indigne".</p>
<p>&Agrave; travers un communiqu&eacute; officiel sign&eacute; ce 14 octobre 2026, la liste conduite par Pierre Emmanuel Binyam acte son retrait de l'&eacute;lection du Pr&eacute;sidium, d&eacute;non&ccedil;ant des irr&eacute;gularit&eacute;s majeures qui fragilisent la l&eacute;gitimit&eacute; du futur pr&eacute;sident du parti.</p>
<p>La liste conduite par Pierre Emmanuel Binyam a annonc&eacute;, ce mercredi 14 octobre 2026, son retrait de l'&eacute;lection du Pr&eacute;sidium du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), pr&eacute;vue le 17 octobre. En cause : un fichier &eacute;lectoral truff&eacute; d'irr&eacute;gularit&eacute;s, &agrave; 72 heures du vote. Un coup de th&eacute;&acirc;tre qui plonge le principal parti d'opposition dans une zone de turbulences.</p>
<h2>Un scrutin sous haute tension</h2>
<p>Le 17 octobre 2026 devait &ecirc;tre le jour de v&eacute;rit&eacute; pour le MRC. Une convention extraordinaire pour &eacute;lire un Pr&eacute;sidium l&eacute;gitime, cr&eacute;dible et respect&eacute;. La liste Binyam s'y pr&eacute;parait "avec s&eacute;rieux", selon son communiqu&eacute;. Mais &agrave; 72 heures du scrutin, le constat est sans appel. Le fichier &eacute;lectoral ne tient pas la route.</p>
<h2>Les faits : Un fichier &eacute;lectoral profond&eacute;ment vici&eacute;</h2>
<p>Nous avons pu consulter le document de six pages rendu public. Les irr&eacute;gularit&eacute;s document&eacute;es sont vertigineuses. Des doublons d'abord : les noms de deux m&ecirc;mes personnes figurent simultan&eacute;ment sur deux listes distinctes, notamment dans le d&eacute;partement du Diamar&eacute; II et la commune de Douala. Des communes enti&egrave;res ont &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute;es, malgr&eacute; des preuves de paiement. Balazar Alcali, Makari, Kousseri, Fotokol, Mokolo, Soul&eacute;d&eacute; Roua, Wouri 3-4, Wouri 3-5... La liste est longue.</p>
<p>Pire. Un candidat officiel de la liste Binyam est absent du fichier. M. Longa Shengang Evaristus, 5e vice-pr&eacute;sident, ne figure pas dans le corps &eacute;lectoral de la M&eacute;fou et Afamba. Une anomalie sans pr&eacute;c&eacute;dent. Sur le fichier de la F&eacute;d&eacute;ration D&eacute;partementale du Noun, 64 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s sont retenus... alors qu'ils sont d&eacute;c&eacute;d&eacute;s. "C'est une r&eacute;alit&eacute; macabre", note le communiqu&eacute;. "C'est une r&eacute;alit&eacute; inacceptable."</p>
<h2>L'ironie d'un parti qui d&eacute;nonce la fraude</h2>
<p>Le MRC, fer de lance de la contestation de la mauvaise gouvernance au Cameroun, se retrouve face &agrave; ses propres d&eacute;mons. Le fichier &eacute;lectoral, pi&egrave;ce ma&icirc;tresse de toute d&eacute;mocratie interne, est ici "biais&eacute;, opaque et indigne". La liste Binyam avait pos&eacute; ses conditions le 12 octobre : lev&eacute;e de l'exigence de cotisation, paiement int&eacute;gral des transports pour le Grand Nord, publication imm&eacute;diate du fichier. Les r&eacute;ponses ont &eacute;t&eacute; jug&eacute;es insuffisantes.</p>
<h2>Une l&eacute;gitimit&eacute; fragilis&eacute;e</h2>
<p>Le retrait de Binyam n'est pas une capitulation. C'est un acte de courage, mart&egrave;le le texte. Mais il pose une question cruciale : quel pr&eacute;sident pour le MRC ? Un pr&eacute;sident &eacute;lu sur un fichier vici&eacute; serait, selon les signataires, "fragilis&eacute; avant m&ecirc;me d'avoir commenc&eacute; &agrave; gouverner". La cr&eacute;dibilit&eacute; du parti, qui se veut une alternative cr&eacute;dible au pouvoir en place, en prend un coup.</p>
<h2>Perspective future : La paix avant tout</h2>
<p>La liste Binyam appelle &agrave; ne pas contester les r&eacute;sultats. "Nous ne contesterons pas." Un appel &agrave; la responsabilit&eacute; pour &eacute;viter une crise interne grave &agrave; la veille des &eacute;ch&eacute;ances d&eacute;cisives de 2027. Le MRC a besoin de v&eacute;rit&eacute;. Le MRC a besoin d'unit&eacute;. Reste &agrave; savoir si cet appel sera entendu.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 15 Oct 2026 13:50:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Bamenda : Dion Ngute lance le dialogue communautaire]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-bamenda-dion-ngute-lance-le-dialogue-communautaire</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Premier ministre Joseph Dion Ngute lance le dialogue communautaire
à Bamenda les 14 et 15 octobre 2026. Projets de développement et
appel au dépôt des armes...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Bamenda-Accueil141026500.webp" alt="Cameroun - Bamenda : Dion Ngute lance le dialogue communautaire" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-bamenda-dion-ngute-lance-le-dialogue-communautaire</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Premier ministre Joseph Dion Ngute lance le dialogue communautaire &agrave; Bamenda les 14 et 15 octobre 2026. Projets de d&eacute;veloppement et appel au d&eacute;p&ocirc;t des armes au programme.</p>
<p>Deux jours &agrave; Bamenda, des projets &agrave; visiter, un dialogue &agrave; lancer. Mais derri&egrave;re les discours officiels, une question persiste : avec qui le gouvernement compte-t-il r&eacute;ellement parler ?</p>
<p>Le Premier ministre Joseph Dion Ngute est &agrave; Bamenda depuis ce mercredi 14 octobre 2026 pour lancer le dialogue communautaire dans la r&eacute;gion du Nord-Ouest. Une visite de deux jours qui doit aussi permettre d'inspecter plusieurs projets de d&eacute;veloppement.</p>
<p>Les danses traditionnelles ont commenc&eacute; t&ocirc;t &agrave; Matazem, &agrave; l'entr&eacute;e de la ville. Les groupes de soutien du RDPC, venus de plusieurs villages, sont l&agrave;. Les tambours r&eacute;sonnent. Les couleurs du parti flottent. L'accueil est chaleureux. Presque trop.</p>
<p>Parce qu'&agrave; quelques kilom&egrave;tres de l&agrave;, la route est encore coup&eacute;e certaines nuits. Parce que dans les villages autour de Bamenda, des familles attendent toujours de savoir si elles pourront cultiver cette saison. Parce que dix ans de crise ne se sont pas arr&ecirc;t&eacute;s le temps d'une visite officielle.</p>
<p>Le Premier ministre est arriv&eacute;. Le dialogue est lanc&eacute;. Mais la vraie question reste pos&eacute;e : avec qui ?</p>
<h2>Un accueil en grande pompe, une ville en attente</h2>
<p>Bamenda, capitale r&eacute;gionale du Nord-Ouest. Ce mercredi 14 octobre 2026. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute entame une visite de travail de deux jours.</p>
<p>Le programme est charg&eacute;. Rencontres avec les autorit&eacute;s r&eacute;gionales, les chefs traditionnels, les chefs religieux, la soci&eacute;t&eacute; civile. Inspections de projets de d&eacute;veloppement. Et surtout, le lancement officiel du dialogue communautaire dans la r&eacute;gion.</p>
<p>Cette visite intervient apr&egrave;s celle effectu&eacute;e &agrave; Buea le 28 septembre 2026, o&ugrave; Dion Ngute avait d&eacute;j&agrave; initi&eacute; une d&eacute;marche similaire pour le Sud-Ouest. Deux r&eacute;gions, deux visites, une m&ecirc;me m&eacute;thode. Le gouvernement veut montrer qu'il avance.</p>
<p>Sur le terrain, l'accueil est &agrave; la hauteur des attentes officielles. Les groupes de danse se sont mobilis&eacute;s. Les comit&eacute;s de soutien ont r&eacute;pondu pr&eacute;sents. L'image est celle d'une population qui adh&egrave;re. Mais l'image n'est pas la r&eacute;alit&eacute;.</p>
<p>Derri&egrave;re les danses, il y a des questions. Celles des combattants toujours actifs dans les bush. Celles des familles d&eacute;plac&eacute;es. Celles des leaders s&eacute;paratistes emprisonn&eacute;s. Celles de toute une population qui, depuis 2016, attend une paix qui ne vient pas.</p>
<h2>Ce que le gouvernement propose : un dialogue communautaire</h2>
<p><strong>L'initiative s'appelle &laquo; dialogue communautaire &raquo;. Le principe est simple : descendre dans les villages, rencontrer les &eacute;lites, les chefs traditionnels, les pr&eacute;fets, et convaincre les combattants de d&eacute;poser les armes.</strong></p>
<p>&Agrave; Buea, Dion Ngute avait r&eacute;uni l'&eacute;lite et les autorit&eacute;s traditionnelles du Sud-Ouest. &Agrave; Bamenda, il fait de m&ecirc;me pour le Nord-Ouest. Le message est clair : l'&Eacute;tat est pr&ecirc;t &agrave; accueillir ceux qui se repentent et se rendent. Vingt-cinq anciens combattants s&eacute;paratistes avaient d'ailleurs &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;s &agrave; Dion Ngute lors de son passage dans le Sud-Ouest.</p>
<p>Mais cette approche a une limite &eacute;vidente. Elle s'adresse &agrave; ceux qui sont d&eacute;j&agrave; pr&ecirc;ts &agrave; d&eacute;poser les armes. Pas &agrave; ceux qui continuent de se battre. Pas aux leaders historiques du mouvement s&eacute;paratiste, toujours en prison ou en exil. Pas &agrave; ceux qui, dans les villages, estiment que leurs griefs n'ont jamais &eacute;t&eacute; v&eacute;ritablement entendus.</p>
<p>&laquo; Il y a une n&eacute;cessit&eacute; de dialogue, mais les interlocuteurs sont difficiles &agrave; trouver &raquo;, r&eacute;sumait l'analyste politique St&eacute;phane Akoa en mai 2026. La formule est rest&eacute;e.</p>
<h2>Les projets de d&eacute;veloppement : le volet visible de la visite</h2>
<p><strong>Le Premier ministre ne vient pas seulement parler de paix. Il vient aussi inspecter des chantiers.</strong></p>
<p>Au programme : le si&egrave;ge r&eacute;gional des Douanes, les nouveaux bureaux du m&eacute;diateur ind&eacute;pendant, les locaux de l'Assembl&eacute;e r&eacute;gionale du Nord-Ouest, l'h&ocirc;pital de district de Mankon r&eacute;cemment construit, le nouveau march&eacute; de Bamenda I, et plusieurs tron&ccedil;ons routiers, dont la route Nouveau march&eacute; de Bamenda I-Carrefour Mezam.</p>
<p>La travers&eacute;e urbaine de Bamenda, un projet de deux fois deux voies, est en cours. Les travaux de chauss&eacute;e et d'assainissement progressaient &agrave; un taux de 34 % en mai 2026, selon le minist&egrave;re des Travaux publics. La r&eacute;ception des travaux dans la ville est pr&eacute;vue pour le 31 d&eacute;cembre 2026. Le march&eacute; de Bamenda Mile 4, lui, doit accueillir 1 230 commer&ccedil;ants.</p>
<p>Ces projets sont r&eacute;els. Ils sont v&eacute;rifiables. Ils r&eacute;pondent &agrave; des besoins concrets. Mais ils ne r&eacute;pondent pas &agrave; la question politique. Un march&eacute; ne remplace pas un dialogue. Une route bitum&eacute;e ne remplace pas la reconnaissance d'une injustice.</p>
<h2>Les prisonniers : le dossier qui f&acirc;che</h2>
<p><strong>Si le gouvernement parle de dialogue, il doit aussi parler de ceux qui sont en prison. Et c'est l&agrave; que le b&acirc;t blesse.</strong></p>
<p>En mars 2026, la Cour supr&ecirc;me du Cameroun a cass&eacute; la condamnation &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; de Sisiku Ayuk Tabe et de ses neuf coaccus&eacute;s. Une d&eacute;cision qualifi&eacute;e d'&laquo; historique et courageuse &raquo; par leurs avocats. L'affaire a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;e devant la Cour d'appel du Centre, dans une composition diff&eacute;rente, pour &ecirc;tre rejug&eacute;e.</p>
<p>Ayuk Tabe, pr&eacute;sident autoproclam&eacute; de l'Ambazonie, et ses compagnons &eacute;taient d&eacute;tenus depuis 2018. Leur condamnation &agrave; perp&eacute;tuit&eacute;, prononc&eacute;e en 2019, avait &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e en appel en 2020. La Cour supr&ecirc;me a estim&eacute; que le proc&egrave;s &eacute;tait entach&eacute; d'irr&eacute;gularit&eacute;s. Un proc&egrave;s de nuit. Des accus&eacute;s qui n'avaient pas pu s'exprimer.</p>
<p>Cette d&eacute;cision a ouvert une br&egrave;che. Les avocats de la d&eacute;fense esp&egrave;rent d&eacute;sormais une lib&eacute;ration. &laquo; Ce qu'il faut retenir, c'est que la Cour supr&ecirc;me a d&eacute;cid&eacute; de casser une d&eacute;cision, de reconna&icirc;tre qu'il y a eu des injustices &raquo;, a r&eacute;agi Me Akere Muna. Son confr&egrave;re, Me Emmanuel Simh, demande que ses clients puissent compara&icirc;tre libres pour un nouveau proc&egrave;s.</p>
<p>En parall&egrave;le, Paul Biya a ordonn&eacute; la lib&eacute;ration de 330 d&eacute;tenus li&eacute;s &agrave; la crise anglophone. Une mesure salu&eacute;e comme un geste d'apaisement. Mais insuffisante, selon les organisations de d&eacute;fense des droits humains, qui estiment que des milliers d'autres restent incarc&eacute;r&eacute;s pour des motifs souvent contestables.</p>
<p><strong>La question est simple : peut-on parler de paix sans parler de ceux qui sont en prison pour avoir port&eacute; les revendications qui ont men&eacute; &agrave; cette crise ?</strong></p>
<h2>Les combattants dans les bush : le dialogue impossible ?</h2>
<p>Il y a les prisonniers. Il y a aussi ceux qui se battent encore. Les combattants s&eacute;paratistes, actifs dans les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ceux-l&agrave; ne sont pas &agrave; la table.</p>
<p>Le gouvernement a une position claire. Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, l'a r&eacute;p&eacute;t&eacute; : &laquo; On ne peut pas parler &agrave; ceux qui remettent en cause l'unit&eacute; nationale. &raquo; Les s&eacute;paratistes ne sont pas convi&eacute;s au dialogue. Point.</p>
<p>Mais alors, avec qui parle-t-on ? Les chefs traditionnels ? Ils sont souvent pris entre deux feux. Les autorit&eacute;s religieuses ? Elles jouent un r&ocirc;le de m&eacute;diation, mais elles n'ont pas de mandat politique. La soci&eacute;t&eacute; civile ? Elle est fragment&eacute;e.</p>
<p>L'archev&ecirc;que de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, a rencontr&eacute; Dion Ngute en septembre 2026 avec une d&eacute;l&eacute;gation d'autorit&eacute;s religieuses et traditionnelles. Il pr&eacute;pare un cat&eacute;chisme consacr&eacute; &agrave; la paix, destin&eacute; aux jeunes g&eacute;n&eacute;rations. Une initiative salu&eacute;e. Mais qui ne remplace pas une n&eacute;gociation.</p>
<p>&laquo; Symbolism matters, but conflict resolution requires difficult, inclusive conversations with both separatist fighters and leaders as well as with government officials and soldiers &raquo;, &eacute;crivait la Cameroon News Agency apr&egrave;s la visite du pape &agrave; Bamenda en avril 2026. Le symbole ne suffit pas. Il faut des actes.</p>
<h2>Dix ans de crise : les chiffres qui p&egrave;sent</h2>
<p>Il y a dix ans, en octobre 2016, des avocats et des enseignants descendaient dans les rues de Bamenda et de Buea. Ils protestaient contre la nomination de magistrats francophones et la remise en cause du syst&egrave;me &eacute;ducatif anglophone.</p>
<p>La r&eacute;pression de ces manifestations a fait basculer la crise. En 2017, le conflit est devenu arm&eacute;. Des groupes s&eacute;paratistes ont pris les armes pour r&eacute;clamer l'ind&eacute;pendance des deux r&eacute;gions anglophones. L'arm&eacute;e a ripost&eacute;. La violence s'est install&eacute;e.</p>
<p>Aujourd'hui, le bilan est lourd. Plus de 6 500 morts depuis le d&eacute;but du conflit, selon les &eacute;valuations les plus r&eacute;centes. Entre 493 000 et 584 000 d&eacute;plac&eacute;s internes dans les r&eacute;gions anglophones. Des centaines de milliers d'autres ont fui vers le Nigeria. Des &eacute;coles attaqu&eacute;es, des enseignants enlev&eacute;s, des enfants priv&eacute;s d'&eacute;ducation pendant des ann&eacute;es.</p>
<p>En 2026, la violence continue. Le 8 septembre, des hommes arm&eacute;s ont attaqu&eacute; le Government Teachers Training College de Wum, tuant un officier de police et enlevant cinq enseignants. Le 7 juillet, neuf civils ont &eacute;t&eacute; tu&eacute;s dans la r&eacute;gion. Les attaques, les enl&egrave;vements, les menaces restent le quotidien de nombreuses communaut&eacute;s.</p>
<p><strong>Ces chiffres ne sont pas des abstractions. Ce sont des familles. Des villages. Des vies bris&eacute;es.</strong></p>
<h2>La question que personne ne veut poser</h2>
<p>Le dialogue communautaire est une m&eacute;thode. Ce n'est pas une solution en soi. La solution, c'est de savoir avec qui on parle, de quoi on parle, et ce qu'on est pr&ecirc;t &agrave; conc&eacute;der.</p>
<p>Le gouvernement parle de paix. Il parle de d&eacute;veloppement. Il parle de r&eacute;int&eacute;gration des combattants repentis. Mais il refuse de parler aux s&eacute;paratistes. Il refuse de discuter du f&eacute;d&eacute;ralisme. Il refuse de reconna&icirc;tre que la crise a des causes politiques qui ne se r&egrave;gleront pas avec des march&eacute;s et des routes.</p>
<p>Les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile appellent &agrave; un dialogue inclusif. Elles demandent que les voix de ceux qui sont dans les bush soient entendues. Elles rappellent que la paix ne se d&eacute;cr&egrave;te pas, elle se n&eacute;gocie.</p>
<p>&laquo; Le dialogue est n&eacute;cessaire, in&eacute;vitable et finalement indispensable &raquo;, &eacute;crivait le leader s&eacute;paratiste Chris Anu en f&eacute;vrier 2026, dans une feuille de route adress&eacute;e au gouvernement. Il proposait des &eacute;tapes concr&egrave;tes. Il n'a jamais re&ccedil;u de r&eacute;ponse publique.</p>
<p>Alors, la question n'est pas de savoir si le dialogue communautaire est une bonne id&eacute;e. La question est de savoir s'il peut produire des r&eacute;sultats sans ceux qui font la guerre.</p>
<p><strong>Le Premier ministre repartira jeudi 15 octobre, apr&egrave;s la r&eacute;union de dialogue pr&eacute;vue au Bamenda Congress Hall. Il laissera derri&egrave;re lui des projets visit&eacute;s, des discours prononc&eacute;s, des promesses renouvel&eacute;es.</strong></p>
<p>Les habitants de Bamenda, eux, resteront. Ils continueront de vivre avec les checkpoints, les couvre-feux, les nuits sans &eacute;lectricit&eacute;. Ils continueront d'attendre une paix qui, depuis dix ans, se fait d&eacute;sirer.</p>
<p>Le dialogue communautaire est un pas. Mais un pas vers quoi ? Vers une paix durable ou vers une nouvelle ann&eacute;e de statu quo ?</p>
<hr>
<p><strong>Qu'est-ce que le dialogue communautaire lanc&eacute; &agrave; Bamenda ?</strong><br>C'est une initiative du gouvernement camerounais visant &agrave; encourager les communaut&eacute;s locales, les chefs traditionnels et religieux &agrave; contribuer &agrave; la fin du conflit anglophone. Le principe : descendre dans les villages pour convaincre les combattants de d&eacute;poser les armes.</p>
<p><strong>Qui participe &agrave; ce dialogue ?</strong><br>Les autorit&eacute;s r&eacute;gionales, les chefs traditionnels, les chefs religieux, les organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile. Les s&eacute;paratistes ne sont pas convi&eacute;s.</p>
<p><strong>Pourquoi les s&eacute;paratistes sont-ils exclus ?</strong><br>Le gouvernement estime qu'on ne peut pas dialoguer avec ceux qui remettent en cause l'unit&eacute; nationale. Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, l'a affirm&eacute; publiquement.</p>
<p><strong>O&ugrave; en est le dossier des prisonniers s&eacute;paratistes ?</strong><br>La Cour supr&ecirc;me a cass&eacute; en mars 2026 la condamnation &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; de Sisiku Ayuk Tabe et de ses coaccus&eacute;s. L'affaire sera rejug&eacute;e. Paul Biya a par ailleurs ordonn&eacute; la lib&eacute;ration de 330 d&eacute;tenus li&eacute;s &agrave; la crise.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 14 Oct 2026 17:55:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC : Salomon Beas sommé de prouver ses accusations]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-salomon-beas-somme-de-prouver-ses-accusations</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le MRC et Maurice Kamto traînent Salomon Beas et Hervé Ulrich Ngoko
Kamgang en référé d'heure à heure à Douala. Preuves exigées,
retrait demandé.

Ce mardi 13 o...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Justice150424500.jpg" alt="Cameroun - MRC : Salomon Beas sommé de prouver ses accusations" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-salomon-beas-somme-de-prouver-ses-accusations</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC et Maurice Kamto tra&icirc;nent Salomon Beas et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure &agrave; Douala. Preuves exig&eacute;es, retrait demand&eacute;.</p>
<p>Ce mardi 13 octobre 2026, le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo examine une proc&eacute;dure en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure opposant le MRC et Maurice Kamto &agrave; Salomon Beas et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang, somm&eacute;s de d&eacute;poser leurs preuves au greffe ou de voir leurs contenus retir&eacute;s.</p>
<p>Ce mardi 13 octobre 2026, &agrave; 10 heures, le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo a ouvert une audience en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure. D'un c&ocirc;t&eacute; : le MRC et Maurice Kamto, repr&eacute;sent&eacute;s par Me Nguefack Augustin. De l'autre : Salomon Beas, non comparant, repr&eacute;sent&eacute; par Me Paul Payere. Et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang, pr&eacute;sent en personne, qui a &eacute;galement constitu&eacute; un avocat.</p>
<p>Le MRC exige des preuves. Beas et Ngoko Kamgang demandent une semaine de report. Le juge a fix&eacute; leurs conclusions en r&eacute;plique &agrave; demain, mercredi 14 octobre, &agrave; 10 heures.</p>
<p>Entre c&eacute;l&eacute;rit&eacute; et respect des droits de la d&eacute;fense, l'audience avance. L'opinion observe.</p>
<h2>Une audience en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure</h2>
<p>Le r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure est une proc&eacute;dure exceptionnelle. R&eacute;serv&eacute;e aux situations les plus graves, celles qui ne souffrent aucun d&eacute;lai, elle permet &agrave; un justiciable d'obtenir une d&eacute;cision dans un d&eacute;lai moyen de 96 heures. Ce mardi 13 octobre 2026, le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo l'a examin&eacute;e.</p>
<p>L'affaire oppose le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et son pr&eacute;sident Maurice Kamto &agrave; Salomon Beas et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang. En cause : des d&eacute;clarations jug&eacute;es diffamatoires diffus&eacute;es sur les r&eacute;seaux sociaux depuis septembre 2026.</p>
<p>Le MRC est repr&eacute;sent&eacute; par Me Nguefack Augustin. Salomon Beas, absent, est repr&eacute;sent&eacute; par Me Paul Payere. Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang, pr&eacute;sent en personne, a &eacute;galement constitu&eacute; un avocat. Toutes les parties ont comparu, selon le communiqu&eacute; du Collectif Sylvain Souop sign&eacute; par Me Hippolyte BT Meli.</p>
<h2>Les faits : une interview et des accusations</h2>
<p>Le 18 septembre 2026, Salomon Beas, ancien militant d&eacute;missionnaire du MRC, accorde une interview. Il y affirme que le parti de Maurice Kamto aurait tenu des r&eacute;unions au sein de son directoire dans le but de &laquo; d&eacute;truire &raquo; Samuel Eto'o, pr&eacute;sident de la FECAFOOT. Il ajoute que le MRC aurait financ&eacute; des influenceurs pour ternir l'image du dirigeant sportif.</p>
<p>L'interview est relay&eacute;e par Samuel Eto'o lui-m&ecirc;me sur sa page Facebook. La vid&eacute;o circule. Les r&eacute;actions s'encha&icirc;nent.</p>
<p>Le MRC r&eacute;agit imm&eacute;diatement. Dans un communiqu&eacute; sign&eacute; le 18 septembre 2026 par son porte-parole Roger Justin Noah, le parti rejette &laquo; en bloc &raquo; ces all&eacute;gations. Il d&eacute;ment avoir tenu des r&eacute;unions visant &agrave; &laquo; d&eacute;truire &raquo; Eto'o ou avoir financ&eacute; des influenceurs. Il rappelle que Salomon Beas n'a jamais &eacute;t&eacute; membre de son directoire. Il qualifie ces accusations de &laquo; r&egrave;glement de comptes politiques orchestr&eacute;s &raquo; et de &laquo; frustrations personnelles &raquo;.</p>
<h2>La proc&eacute;dure : prouver ou retirer</h2>
<p>Le MRC ne s'est pas content&eacute; de d&eacute;mentir. Il a d&eacute;cid&eacute; d'aller en justice. Une ordonnance dat&eacute;e du 9 octobre 2026 a convoqu&eacute; Salomon Beas et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang devant le tribunal de premi&egrave;re instance de Douala-Bonanjo.</p>
<p>La proc&eacute;dure est engag&eacute;e en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure. Le MRC ne demande pas seulement des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts. Il demande au tribunal d'ordonner le d&eacute;p&ocirc;t au greffe des &eacute;l&eacute;ments de preuve des d&eacute;clarations incriminatoires. Ces preuves auraient &eacute;t&eacute; recueillies par Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang puis r&eacute;pandues en ligne depuis septembre.</p>
<p>L'objectif affich&eacute; : permettre aux victimes de discuter ces preuves, d'exercer utilement leur droit de r&eacute;ponse. Et en cas de carence constat&eacute;e, le MRC demande le retrait partiel ou total imm&eacute;diat du contenu d&eacute;cri&eacute;, sous astreinte forte.</p>
<h2>L'audience du 13 octobre</h2>
<p>L'audience s'est ouverte &agrave; 10 heures. La proc&eacute;dure a &eacute;t&eacute; mise en &eacute;tat, et les d&eacute;bats contradictoires se sont ouverts devant le juge en charge de l'affaire.</p>
<p>Les pi&egrave;ces qui fondent les demandes du MRC ont &eacute;t&eacute; produites et communiqu&eacute;es aux d&eacute;fendeurs. Ces derniers ont demand&eacute; un report &agrave; une semaine. Le MRC s'y est oppos&eacute;, souhaitant plut&ocirc;t une d&eacute;cision pr&eacute;paratoire dans ce d&eacute;lai, comme date de d&eacute;p&ocirc;t des preuves du contenu d&eacute;cri&eacute; au greffe.</p>
<p>Le juge a tranch&eacute;. Il a fix&eacute; &agrave; demain, mercredi 14 octobre 2026 &agrave; 10 heures, la date pr&eacute;vue pour leurs conclusions en r&eacute;plique. Entre c&eacute;l&eacute;rit&eacute; et respect des droits de la d&eacute;fense, la proc&eacute;dure avance.</p>
<h2>Le contexte : une bataille politique et judiciaire</h2>
<p>Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large. Le MRC est engag&eacute; dans plusieurs batailles judiciaires. En juillet 2026, une proc&eacute;dure en r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure opposant le MRC &agrave; trois militants dissidents s'&eacute;tait effondr&eacute;e d&egrave;s la premi&egrave;re audience devant le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Yaound&eacute;-Ekounou. Deux des trois demandeurs &eacute;taient absents. Le seul pr&eacute;sent, Willy Mengue, n'avait pas de mandat pour repr&eacute;senter les autres.</p>
<p>Le Collectif Sylvain Souop, qui repr&eacute;sente le MRC dans cette affaire, est un collectif d'avocats du nom d'un avocat et militant disparu en 2020. Il d&eacute;fend les int&eacute;r&ecirc;ts du MRC devant les juridictions. Son coordinateur, Me Hippolyte Meli, est connu pour ses prises de position sur l'&eacute;tat de droit au Cameroun.</p>
<p>Salomon Beas, lui, est un ancien militant du MRC. Il a d&eacute;missionn&eacute; du parti. Ses d&eacute;clarations du 18 septembre 2026 interviennent dans un contexte de tensions internes au parti et de rapports complexes entre le MRC et la FECAFOOT.</p>
<h2>Ce que le MRC demande, ce que les d&eacute;fendeurs contestent</h2>
<p>Le MRC demande une chose simple : que Beas et Ngoko Kamgang d&eacute;posent au greffe les preuves de leurs accusations. S'ils ne le font pas, que les contenus soient retir&eacute;s.</p>
<p>Les d&eacute;fendeurs, eux, contestent. Me Paul Payere, qui repr&eacute;sente Salomon Beas, est un avocat connu, &eacute;galement militant du Social Democratic Front (SDF). Il n'a pas encore expos&eacute; publiquement sa ligne de d&eacute;fense dans cette affaire.</p>
<p>Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang, pr&eacute;sent &agrave; l'audience, a constitu&eacute; un avocat. Il est pr&eacute;sent&eacute; comme le cr&eacute;ateur de contenu qui a diffus&eacute; les d&eacute;clarations de Beas. Son r&ocirc;le exact dans la cha&icirc;ne de diffusion simple relais ou co-auteur devra &ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute; par le tribunal.</p>
<p>Le juge a fix&eacute; la date du 14 octobre pour les conclusions en r&eacute;plique des d&eacute;fendeurs. &Agrave; l'issue de cette audience, il pourrait rendre une d&eacute;cision pr&eacute;paratoire sur le d&eacute;p&ocirc;t des preuves, ou renvoyer l'affaire &agrave; une date ult&eacute;rieure.</p>
<p>Le r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure est une proc&eacute;dure rapide. Mais la c&eacute;l&eacute;rit&eacute; ne signifie pas pr&eacute;cipitation. Le juge a choisi de donner aux d&eacute;fendeurs un d&eacute;lai suppl&eacute;mentaire d'un jour. Une mani&egrave;re de concilier l'urgence invoqu&eacute;e par le MRC et le respect des droits de la d&eacute;fense.</p>
<p>L'opinion sera tenue inform&eacute;e des suites, a promis le Collectif Sylvain Souop. Mais au-del&agrave; de cette affaire, c'est une question plus large qui se pose : les proc&eacute;dures judiciaires peuvent-elles trancher des batailles politiques qui se jouent d'abord sur les r&eacute;seaux sociaux ?</p>
<hr>
<p><strong>Qu'est-ce qu'un r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure ?</strong><br>C'est une proc&eacute;dure d'urgence exceptionnelle qui permet de saisir le pr&eacute;sident du tribunal de premi&egrave;re instance pour obtenir une d&eacute;cision dans un d&eacute;lai tr&egrave;s court, en moyenne 96 heures. Elle est r&eacute;serv&eacute;e aux situations les plus graves.</p>
<p><strong>Que demande exactement le MRC ?</strong><br>Le MRC demande au tribunal d'ordonner &agrave; Salomon Beas et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang de d&eacute;poser au greffe les preuves des accusations formul&eacute;es le 18 septembre 2026. En cas de carence, il demande le retrait imm&eacute;diat des contenus.</p>
<p><strong>Qui est Salomon Beas ?</strong><br>Un ancien militant du MRC. Il a d&eacute;missionn&eacute; du parti. Le 18 septembre 2026, dans une interview, il a affirm&eacute; que le MRC aurait tenu des r&eacute;unions pour &laquo; d&eacute;truire &raquo; Samuel Eto'o.</p>
<p><strong>Quelle est la prochaine &eacute;tape ?</strong><br>Le juge a fix&eacute; au mercredi 14 octobre 2026 &agrave; 10 heures la date pour les conclusions en r&eacute;plique des d&eacute;fendeurs. Une d&eacute;cision pourrait suivre.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 17:30:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Élections 2027 : la grande omission de la circulaire budgétaire]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-elections-2027-la-grande-omission-de-la-circulaire-budgetaire</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La circulaire présidentielle pour le budget 2027 ne mentionne pas les
élections municipales et législatives attendues. Une omission qui
soulève des questions....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Urne131026500.webp" alt="Cameroun - Élections 2027 : la grande omission de la circulaire budgétaire" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-elections-2027-la-grande-omission-de-la-circulaire-budgetaire</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La circulaire pr&eacute;sidentielle pour le budget 2027 ne mentionne pas les &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives attendues. Une omission qui soul&egrave;ve des questions.</p>
<p>Alors que la circulaire budg&eacute;taire 2027 d&eacute;taille les priorit&eacute;s &eacute;conomiques, elle passe sous silence les scrutins municipaux et l&eacute;gislatifs. Un oubli ou un choix ?</p>
<p>La circulaire pr&eacute;sidentielle relative &agrave; la pr&eacute;paration du budget 2027 a &eacute;t&eacute; rendue publique. Elle fixe les grandes orientations &eacute;conomiques : import-substitution, agriculture, infrastructures. Mais elle ne dit pas un mot des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives pourtant annonc&eacute;es pour l&rsquo;ann&eacute;e prochaine.</p>
<p>Qui a d&eacute;cid&eacute; de ce silence ? Pourquoi les scrutins ne figurent-ils pas dans les priorit&eacute;s budg&eacute;taires ?</p>
<h2>Ce que dit la circulaire</h2>
<p>La circulaire budg&eacute;taire 2027 reprend les grandes orientations des ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes. Elle met l&rsquo;accent sur l&rsquo;import-substitution, la production locale, la r&eacute;duction des importations. Elle &eacute;voque des pr&eacute;l&egrave;vements cibl&eacute;s pour financer cette politique. Elle parle d&rsquo;agriculture, d&rsquo;infrastructures, de foncier.</p>
<p>Aucune ligne sur les &eacute;lections.</p>
<h2>L&rsquo;absence des &eacute;lections</h2>
<p>Les &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives sont attendues en 2027. Elles devaient &ecirc;tre annonc&eacute;es. Elles impliquent des d&eacute;penses : organisation des bureaux de vote, formation des agents, impression des bulletins, s&eacute;curisation des scrutins.</p>
<p>Rien de tout cela n&rsquo;appara&icirc;t dans la circulaire.</p>
<h2>Pourquoi ce silence pose question</h2>
<p>Un budget, c&rsquo;est un programme. Ce qu&rsquo;on y met, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on veut faire. Ce qu&rsquo;on n&rsquo;y met pas, c&rsquo;est ce qu&rsquo;on ne veut pas faire ou ce qu&rsquo;on veut cacher.</p>
<p>L&rsquo;absence des &eacute;lections dans la circulaire peut signifier plusieurs choses. Soit les cr&eacute;dits seront allou&eacute;s plus tard, par une loi de finances rectificative. Soit les &eacute;lections seront report&eacute;es. Soit elles seront financ&eacute;es par d&rsquo;autres canaux, moins transparents.</p>
<p>Aucune de ces hypoth&egrave;ses n&rsquo;est confirm&eacute;e.</p>
<h2>Les enjeux pour les collectivit&eacute;s</h2>
<p>Les &eacute;lections municipales concernent directement les collectivit&eacute;s locales d&eacute;centralis&eacute;es. Leur organisation rel&egrave;ve du minist&egrave;re de l&rsquo;Administration territoriale et d&rsquo;ELECAM. Un budget doit &ecirc;tre pr&eacute;vu.</p>
<p>Si les cr&eacute;dits ne sont pas inscrits, comment les communes pourront-elles organiser les scrutins ? Comment les partis politiques pourront-ils faire campagne ?</p>
<p>La question reste ouverte.</p>
<h2>Que dit la loi ?</h2>
<p>Le Code &eacute;lectoral pr&eacute;voit l&rsquo;organisation des &eacute;lections &agrave; intervalles r&eacute;guliers. Les l&eacute;gislatives et municipales de 2020 avaient &eacute;t&eacute; organis&eacute;es en f&eacute;vrier. Les prochaines devaient suivre le m&ecirc;me calendrier.</p>
<p>Mais aucun texte officiel ne confirme &agrave; ce stade une date pour 2027. Le silence de la circulaire ajoute &agrave; l&rsquo;incertitude.</p>
<h2>Un silence qui en dit long</h2>
<p>Dans un pays o&ugrave; le budget est un instrument politique, l&rsquo;absence des &eacute;lections dans la circulaire n&rsquo;est pas anodine. Elle peut pr&eacute;parer un report. Elle peut aussi signifier que les cr&eacute;dits seront d&eacute;caiss&eacute;s en urgence, sans d&eacute;bat.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le silence budg&eacute;taire ne fait pas dispara&icirc;tre les &eacute;lections. Il les rend plus opaques.</p>
<h2>Ce qui attend 2027</h2>
<p>Si les &eacute;lections ont lieu, il faudra bien les financer. Si elles n&rsquo;ont pas lieu, il faudra l&rsquo;expliquer. Dans les deux cas, la circulaire budg&eacute;taire 2027 restera comme le document qui n&rsquo;en a pas parl&eacute;.</p>
<hr>
<p><strong>La circulaire budg&eacute;taire 2027 mentionne-t-elle les &eacute;lections ?</strong><br>Non. Aucune mention des &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives n&rsquo;appara&icirc;t dans les &eacute;l&eacute;ments disponibles.</p>
<p><strong>Les &eacute;lections sont-elles pr&eacute;vues en 2027 ?</strong><br>Elles sont annonc&eacute;es pour 2027 selon les informations disponibles, mais aucun calendrier officiel n&rsquo;a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi ce silence ?</strong><br>Plusieurs hypoth&egrave;ses : report, financement ult&eacute;rieur, oubli. Aucune n&rsquo;est confirm&eacute;e.</p>
<p><strong>Que dit la loi ?</strong><br>Le Code &eacute;lectoral pr&eacute;voit l&rsquo;organisation r&eacute;guli&egrave;re des scrutins. Les modalit&eacute;s de financement rel&egrave;vent de la loi de finances.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 02:06:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Rd Congo - Kabila président du FRN : l&#039;ancien chef d&#039;État rejoint officiellement les rebelles]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Joseph Kabila prend la tête du Front pour la Refondation de la Nation
(FRN), un mouvement politico-militaire incluant le M23. La RDC bascule
dans l'inconnu.

L'...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Kabila101026500.webp" alt="Rd Congo - Kabila président du FRN : l&#039;ancien chef d&#039;État rejoint officiellement les rebelles" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Joseph Kabila prend la t&ecirc;te du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire incluant le M23. La RDC bascule dans l'inconnu.</p>
<p>L'ancien pr&eacute;sident Joseph Kabila a officialis&eacute; son ralliement &agrave; la r&eacute;bellion en prenant la pr&eacute;sidence du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), une nouvelle structure politico-militaire qui absorbe l'AFC/M23 et le Twirwaneho.</p>
<p>Ce lundi 12 octobre 2026, &agrave; Goma, dans sa propre r&eacute;sidence, Joseph Kabila a &eacute;t&eacute; proclam&eacute; pr&eacute;sident du Front pour la Refondation de la Nation (FRN). L'ancien chef de l'&Eacute;tat (2001-2019), condamn&eacute; &agrave; mort par contumace pour trahison fin septembre 2025, prend officiellement la t&ecirc;te d'un mouvement politico-militaire qui absorbe l'AFC/M23 et le Twirwaneho. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa sont annonc&eacute;s vice-pr&eacute;sidents. Sultani Makenga, chef d'&eacute;tat-major.</p>
<p>L'information a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par plusieurs m&eacute;dias internationaux, dont l'AFP, la RTBF et Franceinfo, pr&eacute;sents sur place.</p>
<p>Ce n'est plus une rumeur. C'est une d&eacute;claration de guerre.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; &agrave; Goma</h2>
<p>La conf&eacute;rence de presse s'est tenue dans la r&eacute;sidence de Joseph Kabila, &agrave; Goma, chef-lieu du Nord-Kivu contr&ocirc;l&eacute; par le M23 depuis janvier 2025. Un responsable de la branche politique du groupe arm&eacute; a lu la d&eacute;claration fondatrice.</p>
<p>&laquo; Est cr&eacute;&eacute; un mouvement politico-militaire Front pour la refondation de la nation (FRN) &raquo;, a-t-il annonc&eacute;. &laquo; Devient pr&eacute;sident : Joseph Kabila. &raquo;</p>
<p>L'ancien chef de l'&Eacute;tat, 55 ans, &eacute;tait pr&eacute;sent. Il n'a pas pris la parole. Sa pr&eacute;sence suffisait.</p>
<h2>La composition du FRN</h2>
<p>Selon les informations communiqu&eacute;es lors de la conf&eacute;rence de presse, le FRN repose sur une direction coll&eacute;giale. Joseph Kabila en assure la pr&eacute;sidence. Corneille Nangaa, jusqu'ici coordonnateur de l'Alliance Fleuve Congo (AFC), et Bertrand Bisimwa, pr&eacute;sident du M23, sont vice-pr&eacute;sidents.</p>
<p>Freddy Kaniki, coordinateur adjoint de l'AFC/M23, occupe le poste de secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Il est second&eacute; par Benjamin Bonimpa, secr&eacute;taire permanent du M23. Sultani Makenga, chef militaire du M23, devient chef d'&eacute;tat-major g&eacute;n&eacute;ral du mouvement, avec rang de vice-pr&eacute;sident.</p>
<p>Le quatri&egrave;me vice-pr&eacute;sident reste &agrave; confirmer, selon la source proche des rebelles cit&eacute;e par les m&eacute;dias.</p>
<h2>Ce que le FRN remplace</h2>
<p>Le Front pour la Refondation de la Nation n'est pas une cr&eacute;ation ex nihilo. Il absorbe l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 Mars (M23), qui disparaissent en tant qu'entit&eacute;s distinctes.</p>
<p>L'AFC &eacute;tait la branche politique de la r&eacute;bellion. Le M23 en &eacute;tait la branche militaire. Le Twirwaneho, groupe arm&eacute; actif au Sud-Kivu et alli&eacute; &agrave; l'AFC/M23, rejoint &eacute;galement la nouvelle structure.</p>
<p>Cette fusion intervient apr&egrave;s des mois de sp&eacute;culations sur une restructuration de la r&eacute;bellion. Dans son rapport publi&eacute; en juin 2026, le Groupe d'experts des Nations unies sur la RDC &eacute;voquait d&eacute;j&agrave; cette possibilit&eacute;. Les experts rapportaient que Kabila s'&eacute;tait rendu &agrave; plusieurs reprises dans les territoires contr&ocirc;l&eacute;s par le mouvement depuis mai 2025 et avait rencontr&eacute; ses principaux responsables.</p>
<h2>Le contexte politique</h2>
<p>L'annonce intervient trois jours apr&egrave;s un discours de Joseph Kabila, diffus&eacute; le vendredi 9 octobre. L'ancien pr&eacute;sident y d&eacute;non&ccedil;ait la &laquo; dictature &raquo; de son successeur F&eacute;lix Tshisekedi et appelait &agrave; un dialogue national inclusif.</p>
<p>Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avait ripost&eacute; le jour m&ecirc;me. Il accusait Kabila d'&ecirc;tre &laquo; l'homme du pass&eacute;, prompt &agrave; perp&eacute;tuer le chaos &raquo;.</p>
<p>La r&eacute;ponse du gouvernement &agrave; l'annonce du FRN n'a pas &eacute;t&eacute; imm&eacute;diate. Contact&eacute;s par l'AFP, les services de F&eacute;lix Tshisekedi n'avaient pas r&eacute;agi au moment de la publication.</p>
<h2>La question constitutionnelle</h2>
<p>Le FRN invoque l'article 64 de la Constitution congolaise pour justifier son action. Cet article dispose que &laquo; tout Congolais a le devoir de faire &eacute;chec &agrave; tout individu ou groupe qui prend le pouvoir par la force ou l'exerce en violation de la Constitution &raquo;.</p>
<p>Le mouvement affirme vouloir &laquo; mutualiser les forces et les efforts &raquo; pour mettre fin &agrave; la pr&eacute;sidence de F&eacute;lix Tshisekedi, qu'il qualifie de &laquo; tyrannie &raquo;. Il dit vouloir recourir &agrave; &laquo; tous les moyens &raquo;, y compris la force.</p>
<p>Cette invocation de l'article 64 est une justification juridique a posteriori. Elle transforme une r&eacute;bellion arm&eacute;e en devoir constitutionnel.</p>
<h2>La condamnation de Kabila</h2>
<p>Joseph Kabila a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; mort par contumace le 30 septembre 2025 par la Haute Cour militaire de Kinshasa. Les chefs d'accusation : &laquo; trahison &raquo; et &laquo; crimes de guerre &raquo;.</p>
<p>La justice militaire congolaise avait jug&eacute; que Kabila &eacute;tait l'un des initiateurs de l'Alliance Fleuve Congo (AFC). Cette condamnation n'a pas emp&ecirc;ch&eacute; l'ancien pr&eacute;sident de circuler. Il r&eacute;side &agrave; Goma, dans une zone contr&ocirc;l&eacute;e par la r&eacute;bellion.</p>
<h2>Ce que cela change</h2>
<p>La RDC entre dans une nouvelle phase. Jusqu'ici, le M23 &eacute;tait une r&eacute;bellion. L'AFC en &eacute;tait la vitrine politique. D&eacute;sormais, c'est un ancien chef d'&Eacute;tat qui en prend la t&ecirc;te.</p>
<p>Cela change la nature du conflit. Le FRN n'est plus seulement une r&eacute;bellion arm&eacute;e. C'est une alternative politique institutionnelle. Kabila, ancien pr&eacute;sident, apporte une l&eacute;gitimit&eacute; que ni Nangaa ni Bisimwa ne poss&eacute;daient.</p>
<p>Cela change aussi la donne pour F&eacute;lix Tshisekedi. Son pr&eacute;d&eacute;cesseur, qu'il avait fait condamner &agrave; mort, dirige d&eacute;sormais officiellement la r&eacute;bellion qui menace son pouvoir.</p>
<h2>Un pays au bord du gouffre</h2>
<p>L'Est de la RDC est en proie &agrave; des violences depuis plus de 30 ans. Le M23, soutenu par le Rwanda, contr&ocirc;le de vastes pans du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Une offensive &eacute;clair d&eacute;but 2025 avait permis la prise de Goma et de Bukavu. Les accords de cessez-le-feu sign&eacute;s en 2025 n'ont pas &eacute;t&eacute; respect&eacute;s.</p>
<p>Le processus de paix est d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute;. L'annonce du FRN le complique davantage. Comment n&eacute;gocier avec une structure dirig&eacute;e par un homme condamn&eacute; &agrave; mort ?</p>
<p>La question se pose. Elle n'a pas de r&eacute;ponse &eacute;vidente.</p>
<hr>
<p><strong>Qui dirige le FRN ?</strong><br>Joseph Kabila, ancien pr&eacute;sident de la RDC (2001-2019), est pr&eacute;sident du Front pour la Refondation de la Nation (FRN).</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le FRN ?</strong><br>C'est un mouvement politico-militaire cr&eacute;&eacute; le 12 octobre 2026 &agrave; Goma. Il absorbe l'AFC/M23 et le Twirwaneho. Il vise &agrave; mettre fin &agrave; la pr&eacute;sidence de F&eacute;lix Tshisekedi.</p>
<p><strong>Kabila a-t-il &eacute;t&eacute; condamn&eacute; ?</strong><br>Oui. Il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; mort par contumace le 30 septembre 2025 pour &laquo; trahison &raquo; et &laquo; crimes de guerre &raquo;.</p>
<p><strong>O&ugrave; se trouve Kabila ?</strong><br>Il r&eacute;side &agrave; Goma, dans l'Est de la RDC, une ville contr&ocirc;l&eacute;e par le M23 depuis janvier 2025.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 00:46:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Salomon Beas face à la justice : le MRC exige des preuves au greffe]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-salomon-beas-face-a-la-justice-le-mrc-exige-des-preuves-au-greffe</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le MRC et Maurice Kamto attaquent Salomon Beas et un créateur de
contenu en justice pour diffamation. Le tribunal de Douala-Bonanjo
examine l'affaire ce mardi....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Palais_de_justice_de_Bonanjo121026500.webp" alt="Cameroun - Salomon Beas face à la justice : le MRC exige des preuves au greffe" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC et Maurice Kamto attaquent Salomon Beas et un cr&eacute;ateur de contenu en justice pour diffamation. Le tribunal de Douala-Bonanjo examine l'affaire ce mardi.</p>
<p>Le MRC et Maurice Kamto ne laissent pas passer. Ils tra&icirc;nent Salomon Beas et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang devant le tribunal pour diffamation, exigeant le d&eacute;p&ocirc;t des preuves ou le retrait imm&eacute;diat des contenus.</p>
<p>Ce mardi 13 octobre 2026, &agrave; 10 heures, le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo examine une proc&eacute;dure de r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure. &Agrave; la requ&ecirc;te du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), repr&eacute;sent&eacute; par sa pr&eacute;sidente Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, et du Pr Maurice Kamto, l'affaire oppose le parti &agrave; Salomon Beas et au cr&eacute;ateur de contenu Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang. En cause : des d&eacute;clarations jug&eacute;es diffamatoires diffus&eacute;es sur les r&eacute;seaux sociaux depuis septembre 2026.</p>
<p>Le MRC ne demande pas seulement des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts. Il demande au tribunal d'ordonner le d&eacute;p&ocirc;t des preuves au greffe. Et si les preuves ne viennent pas, il exige le retrait imm&eacute;diat des contenus.</p>
<p>Une bataille judiciaire s'ouvre. Et elle pourrait faire jurisprudence.</p>
<h2>Des accusations qui ont fait le tour des r&eacute;seaux</h2>
<p>Tout commence le 18 septembre 2026. Ce jour-l&agrave;, Salomon Beas, un ancien militant du MRC, accorde une interview. Il y affirme que le parti de Maurice Kamto aurait tenu des r&eacute;unions au sein de son directoire dans le but de &laquo; d&eacute;truire &raquo; Samuel Eto'o, pr&eacute;sident de la FECAFOOT. Il ajoute que le MRC aurait financ&eacute; des influenceurs pour ternir l'image du dirigeant sportif.</p>
<p>L'interview est relay&eacute;e par Samuel Eto'o lui-m&ecirc;me sur sa page Facebook. La vid&eacute;o circule. Les r&eacute;actions s'encha&icirc;nent.</p>
<p>Le MRC r&eacute;agit imm&eacute;diatement. Dans un communiqu&eacute; sign&eacute; le 18 septembre 2026 par son porte-parole Roger Justin Noah, le parti rejette &laquo; en bloc &raquo; ces all&eacute;gations. Il d&eacute;ment cat&eacute;goriquement avoir tenu des r&eacute;unions visant &agrave; &laquo; d&eacute;truire &raquo; Eto'o ou avoir financ&eacute; des influenceurs pour ternir son image.</p>
<p>Le parti rappelle que Salomon Beas n'a jamais &eacute;t&eacute; membre de son directoire. Il qualifie ces accusations de &laquo; r&egrave;glement de comptes politiques orchestr&eacute;s &raquo; et de &laquo; frustrations personnelles &raquo;.</p>
<h2>La proc&eacute;dure judiciaire</h2>
<p>Le MRC ne s'est pas content&eacute; de d&eacute;mentir. Il a d&eacute;cid&eacute; d'aller en justice.</p>
<p>Ce mardi, &agrave; 10 heures, une proc&eacute;dure de r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure d&eacute;bute devant le Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo. Le collectif d'avocats Sylvain Souop repr&eacute;sente les plaignants.</p>
<p>La proc&eacute;dure est dirig&eacute;e contre Salomon Beas, auteur des d&eacute;clarations, et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang, cr&eacute;ateur de contenu et diffuseur desdites d&eacute;clarations.</p>
<p>Ce que demande le MRC : que le tribunal ordonne le d&eacute;p&ocirc;t au greffe des &eacute;l&eacute;ments de preuve des d&eacute;clarations incriminatoires. Ces preuves auraient &eacute;t&eacute; recueillies par Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang puis r&eacute;pandues en ligne depuis septembre.</p>
<p>L'objectif affich&eacute; : permettre aux victimes de discuter ces preuves, d'exercer leur droit de r&eacute;ponse, ou d'exercer les autres droits r&eacute;serv&eacute;s aux victimes d'abus de la libert&eacute; d'expression.</p>
<h2>La demande de retrait</h2>
<p>Le MRC ne s'arr&ecirc;te pas au d&eacute;p&ocirc;t des preuves. Il demande &eacute;galement au tribunal d'ordonner, en cas de carence constat&eacute;e des deux mis en cause, le retrait partiel ou total imm&eacute;diat du contenu d&eacute;cri&eacute; sous astreinte forte.</p>
<p>Autrement dit : si Salomon Beas et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang ne fournissent pas les preuves de leurs accusations, ils devront retirer les contenus. Et s'ils ne retirent pas, ils paieront.</p>
<p>Le MRC pr&eacute;cise que cette proc&eacute;dure est engag&eacute;e &laquo; en attendant la fixation des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts cons&eacute;quents par la juridiction comp&eacute;tente, non encore saisie &raquo;.</p>
<h2>Qui est Salomon Beas ?</h2>
<p>Salomon Beas est pr&eacute;sent&eacute; comme un ancien militant du MRC, d&eacute;missionnaire. Il n'a jamais &eacute;t&eacute; membre du directoire du parti, selon le communiqu&eacute; officiel du MRC.</p>
<p>Dans son interview, il affirme avoir assist&eacute;, de l'int&eacute;rieur du parti, &agrave; des r&eacute;unions tenues &laquo; au directoire &raquo; et dont l'unique objet &eacute;tait de &laquo; d&eacute;truire Samuel Eto'o &raquo;.</p>
<p>Il accuse nomm&eacute;ment son ancienne formation d'avoir &laquo; pay&eacute; des influenceurs sur la toile &agrave; l'effet de salir son image et sa r&eacute;putation &raquo;.</p>
<p>Il situe l'origine de cette hostilit&eacute; en 2018, ann&eacute;e o&ugrave; Samuel Eto'o avait choisi d'afficher publiquement son soutien &agrave; la candidature de Paul Biya.</p>
<p>&laquo; Son seul p&eacute;ch&eacute;, c'&eacute;tait d'avoir dit qu'il soutient le pr&eacute;sident Paul Biya &raquo;, r&eacute;sume-t-il. &laquo; Je le dis et je l'assume. &raquo;</p>
<h2>Qui est Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang ?</h2>
<p>Il est pr&eacute;sent&eacute; comme un cr&eacute;ateur de contenu. C'est lui qui aurait recueilli les d&eacute;clarations de Salomon Beas et les aurait diffus&eacute;es en ligne.</p>
<p>Son r&ocirc;le exact dans la diffusion des contenus n'a pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute; publiquement. Aucune information n'a filtr&eacute; sur son identit&eacute; compl&egrave;te, son &acirc;ge, ou son parcours.</p>
<h2>Le contexte politique</h2>
<p>Cette affaire intervient dans un contexte de turbulences au sein du MRC. Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du parti qu'il occupait depuis sa cr&eacute;ation. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a &eacute;galement quitt&eacute; ses fonctions le m&ecirc;me jour.</p>
<p>Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, alors deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente, a assur&eacute; l'int&eacute;rim &agrave; la t&ecirc;te du parti. Elle a &eacute;t&eacute; officiellement investie pr&eacute;sidente nationale du MRC le 8 septembre 2026.</p>
<p>Cette crise interne fait suite &agrave; plusieurs semaines de tensions avec le minist&egrave;re de l'Administration territoriale. Le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre Paul Atanga Nji avait refus&eacute; de prendre acte des travaux de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti.</p>
<h2>L'affaire Eto'o : un contexte plus large</h2>
<p>Les accusations de Salomon Beas s'inscrivent dans un contexte de pression sur Samuel Eto'o. Le pr&eacute;sident de la FECAFOOT fait l'objet d'accusations portant sur la perception de plus de 500 000 euros sur son compte personnel, dans le cadre d'un match amical entre la Russie et le Cameroun en 2023.</p>
<p>Ces accusations financi&egrave;res restent, &agrave; ce jour, d&eacute;pourvues du moindre document probant selon les informations disponibles.</p>
<p>Le calendrier interpelle : les accusations contre Eto'o ont &eacute;merg&eacute; au lendemain m&ecirc;me de la diffusion de l'interview de Salomon Beas.</p>
<h2>Ce qui va se passer ce mardi</h2>
<p>L'audience de ce mardi est une proc&eacute;dure de r&eacute;f&eacute;r&eacute; d'heure &agrave; heure. C'est une proc&eacute;dure d'exception, r&eacute;serv&eacute;e aux situations de p&eacute;ril imminent. Elle permet d'obtenir une d&eacute;cision de justice dans des d&eacute;lais extr&ecirc;mement brefs.</p>
<p>Le tribunal examinera la demande du MRC : d&eacute;p&ocirc;t des preuves au greffe, retrait des contenus en cas de carence, astreinte financi&egrave;re.</p>
<p>Les d&eacute;bats seront contradictoires. Les deux mis en cause ont &eacute;t&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement convoqu&eacute;s. Ils ont re&ccedil;u les actes introductifs d'instance.</p>
<p>Le tribunal peut rendre sa d&eacute;cision imm&eacute;diatement, ou la mettre en d&eacute;lib&eacute;r&eacute;.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le MRC attaque-t-il Salomon Beas en justice ?</strong><br>Le MRC et Maurice Kamto estiment que les d&eacute;clarations de Salomon Beas, diffus&eacute;es sur les r&eacute;seaux sociaux depuis septembre 2026, sont diffamatoires. Ils demandent au tribunal d'ordonner le d&eacute;p&ocirc;t des preuves au greffe.</p>
<p><strong>Qui est vis&eacute; par la proc&eacute;dure ?</strong><br>Salomon Beas, auteur des d&eacute;clarations, et Herv&eacute; Ulrich Ngoko Kamgang, cr&eacute;ateur de contenu et diffuseur desdites d&eacute;clarations.</p>
<p><strong>Que demande le MRC au tribunal ?</strong><br>Le d&eacute;p&ocirc;t des preuves des accusations au greffe. En cas de carence, le retrait partiel ou total des contenus sous astreinte. Des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts pourront &ecirc;tre demand&eacute;s ult&eacute;rieurement.</p>
<p><strong>O&ugrave; et quand se tient l'audience ?</strong><br>Ce mardi 13 octobre 2026, &agrave; 10 heures, au Tribunal de Premi&egrave;re Instance de Douala-Bonanjo.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 22:45:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[LE PROF OLIVIER BILE SUR TIMES TV : LE CAMEROUN A BESOIN D’UNE PROFONDE REFONDATION POLITIQUE]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/le-prof-olivier-bile-sur-times-tv-le-cameroun-a-besoin-dune-profonde-refondation-politique</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le professeur Olivier Bilé a effectué un passage remarqué sur la
nouvelle chaîne Times TV, où il était l’invité du journaliste
Saint Séverin dans l’émission  »...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Olive-bile.png" alt="LE PROF OLIVIER BILE SUR TIMES TV : LE CAMEROUN A BESOIN D’UNE PROFONDE REFONDATION POLITIQUE" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/le-prof-olivier-bile-sur-times-tv-le-cameroun-a-besoin-dune-profonde-refondation-politique</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le professeur Olivier Bil&eacute; a effectu&eacute; un passage remarqu&eacute; sur la nouvelle cha&icirc;ne Times TV, o&ugrave; il &eacute;tait l&rsquo;invit&eacute; du journaliste Saint S&eacute;verin dans l&rsquo;&eacute;mission &nbsp;&raquo; T&eacute;l&eacute; Soir &laquo;&nbsp;. D&egrave;s les premi&egrave;res minutes, il a tenu &agrave; remercier ses h&ocirc;tes pour leur invitation et &agrave; saluer l&rsquo;&eacute;l&eacute;gance du cadre qui l&rsquo;accueillait, un environnement t&eacute;l&eacute;visuel agr&eacute;able dont j&rsquo;avais moi-m&ecirc;me, autrefois, c&eacute;l&eacute;br&eacute; la qualit&eacute;. Mais tr&egrave;s vite, derri&egrave;re les civilit&eacute;s d&rsquo;usage, l&rsquo;entretien a pris la profondeur d&rsquo;un v&eacute;ritable d&eacute;bat sur l&rsquo;avenir du Cameroun. Interrog&eacute; sur l&rsquo;univers politique national, Olivier Bil&eacute; n&rsquo;a pas cherch&eacute; les formules de circonstance. Selon lui, la d&eacute;mocratie camerounaise demeure encore embryonnaire dans sa pratique, notamment lorsqu&rsquo;on la compare &agrave; certains mod&egrave;les &eacute;trangers comme ceux de l&rsquo;Allemagne, du Japon ou de la Cor&eacute;e du Sud, o&ugrave; la stabilit&eacute; des institutions et la culture d&eacute;mocratique ont accompagn&eacute; le d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social. Il estime que la vie politique camerounaise reste travers&eacute;e par trop de dysfonctionnements, d&rsquo;aberrations et de pratiques &eacute;loign&eacute;es des exigences d&rsquo;un &Eacute;tat moderne.</p>
<p>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment de ce constat qu&rsquo;est n&eacute; Kairos, mouvement qu&rsquo;il pr&eacute;sente comme une plateforme de r&eacute;flexion et d&rsquo;action destin&eacute;e &agrave; promouvoir une profonde refondation politique et institutionnelle. Derri&egrave;re le mot &nbsp;&raquo; refondation &nbsp;&raquo; se trouve finalement une question beaucoup plus vaste. Comment r&eacute;concilier le citoyen avec la politique lorsque celle-ci cesse d&rsquo;&ecirc;tre per&ccedil;ue comme un service rendu &agrave; la collectivit&eacute; pour devenir, dans l&rsquo;imaginaire populaire, le territoire des ambitions personnelles ? Olivier Bil&eacute; entend r&eacute;pondre &agrave; cette interrogation en rassemblant diff&eacute;rentes composantes de la soci&eacute;t&eacute;. Il &eacute;voque ainsi Kairos &Eacute;lite, Kairos Jeunes, Kairos Diaspora et un mouvement f&eacute;minin encore en gestation. Il cite plusieurs personnalit&eacute;s qu&rsquo;il associe &agrave; cette dynamique, parmi lesquelles Albert Amougou, Jean-Pierre Djemba, ancien militant de l&rsquo;UPC et proche de Woungly Massaga de regrett&eacute; m&eacute;moire.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22159" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/olivier-bile-deux.png?resize=200%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/olivier-bile-deux.png?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/olivier-bile-deux.png?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/olivier-bile-deux.png?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/olivier-bile-deux.png?w=1024&amp;ssl=1 1024w" alt="" width="200" height="300" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Au Cameroun, il mentionne notamment le professeur Jean-Emmanuel Pondi et des journalistes tels que Serge Alain Godong, Mahamoudou Ngamdji et Manga Sou. Sa volont&eacute; affich&eacute;e est de s&rsquo;appuyer davantage sur la soci&eacute;t&eacute; civile, car il porte un jugement particuli&egrave;rement s&eacute;v&egrave;re sur une partie de la classe politique camerounaise, qu&rsquo;il d&eacute;crit comme un univers min&eacute; par les rivalit&eacute;s et les int&eacute;r&ecirc;ts contradictoires. Lorsque Saint S&eacute;verin lui demande comment il esp&egrave;re r&eacute;ussir avec Kairos l&agrave; o&ugrave; ses pr&eacute;c&eacute;dentes initiatives, notamment ATT, n&rsquo;ont pas atteint tous leurs objectifs, Olivier Bil&eacute; r&eacute;pond par une m&eacute;taphore qui r&eacute;sume assez bien la philosophie qu&rsquo;il revendique. Il se consid&egrave;re comme un marathonien et non comme un sprinteur. Dans un environnement politique qu&rsquo;il juge difficile et parfois hostile au changement, un premier revers ne saurait signifier la fin du combat. Cette conception du temps politique m&eacute;rite qu&rsquo;on s&rsquo;y arr&ecirc;te, car les grandes transformations historiques sont rarement l&rsquo;&oelig;uvre de l&rsquo;impatience. Elles naissent souvent d&rsquo;id&eacute;es longtemps minoritaires, parfois combattues, avant que les circonstances ne leur donnent une nouvelle r&eacute;sonance.</p>
<p>C&rsquo;est &eacute;galement dans cette perspective qu&rsquo;Olivier Bil&eacute; d&eacute;fend l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un &nbsp;&raquo; club des doyens &nbsp;&raquo; susceptible d&rsquo;accompagner une &eacute;ventuelle transition. Il convoque ici la sagesse traditionnelle africaine selon laquelle, lorsque les chemins deviennent confus et que la communaut&eacute; ne parvient plus &agrave; se parler, les anciens peuvent ramener la parole au centre du village. Il voit ainsi dans des personnalit&eacute;s exp&eacute;riment&eacute;es, parmi lesquelles le doyen d&rsquo;&acirc;ge du S&eacute;nat Ren&eacute; Ze Nguele, des figures susceptibles, selon sa conception, de contribuer &agrave; une table ronde nationale de refondation. Il ne s&rsquo;agirait pas de confier &eacute;ternellement le pays aux anciens, mais de tirer parti de leur exp&eacute;rience afin de cr&eacute;er les conditions d&rsquo;un passage vers une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration. A Francine Ateba, qui l&rsquo;interroge sur cette fascination que le pouvoir exerce parfois sur ceux qui le d&eacute;tiennent, au point de devenir presque une douceur dont on ne veut plus se s&eacute;parer, Olivier Bil&eacute; r&eacute;pond que les r&eacute;formes sont d&eacute;sormais incontournables. C&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; que son propos devient le plus philosophique.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-22160" src="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/bile.jpg?resize=241%2C300&amp;ssl=1" sizes="(max-width: 241px) 100vw, 241px" srcset="https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/bile.jpg?resize=241%2C300&amp;ssl=1 241w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/bile.jpg?resize=822%2C1024&amp;ssl=1 822w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/bile.jpg?resize=768%2C956&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/www.afriksurseine.com/wp-content/uploads/2026/10/bile.jpg?w=1028&amp;ssl=1 1028w" alt="" width="241" height="300" data-recalc-dims="1"></p>
<p>Le pouvoir n&rsquo;est v&eacute;ritablement d&eacute;mocratique que lorsqu&rsquo;il accepte sa propre fin. Celui qui gouverne devrait toujours savoir qu&rsquo;il n&rsquo;est que le d&eacute;positaire provisoire d&rsquo;une autorit&eacute; appartenant au peuple. Toute d&eacute;mocratie commence ainsi par une institution et s&rsquo;accomplit par une culture, celle de l&rsquo;alternance, de la responsabilit&eacute;, de la transmission et de la limite. Poursuivant son raisonnement, le professeur revient sur les ann&eacute;es 1990 et sur l&rsquo;ouverture d&eacute;mocratique qui a suivi le discours de La Baule. Il estime que l&rsquo;importation de certains mod&egrave;les politiques n&rsquo;a pas suffisamment tenu compte des r&eacute;alit&eacute;s historiques, sociologiques et culturelles africaines. Se r&eacute;f&eacute;rant notamment &agrave; la pens&eacute;e du philosophe Fabien Eboussi Boulaga et &agrave; des conversations qu&rsquo;il dit avoir eues avec lui, Olivier Bil&eacute; remet en question la mani&egrave;re dont la d&eacute;mocratie &eacute;lectorale a &eacute;t&eacute; construite et pratiqu&eacute;e au Cameroun. Pour lui, le probl&egrave;me d&eacute;passe largement les individus.</p>
<p>Il ne suffirait donc pas de d&eacute;signer tel responsable ou tel autre comme la cause unique des difficult&eacute;s, puisque celles-ci seraient &eacute;galement inscrites dans l&rsquo;architecture du syst&egrave;me. Il rappelle les d&eacute;bats des ann&eacute;es 1990 autour de la multiplication des partis politiques. Certains pr&eacute;conisaient alors un nombre limit&eacute; de grandes formations capables de structurer durablement la vie publique, tandis que d&rsquo;autres d&eacute;fendaient un pluralisme beaucoup plus large. Olivier Bil&eacute; consid&egrave;re que cette fragmentation a parfois favoris&eacute; l&rsquo;&eacute;mergence de formations fortement li&eacute;es &agrave; des personnalit&eacute;s, &agrave; des territoires ou &agrave; des appartenances communautaires. Il d&eacute;fend, pour sa part, l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une vie politique structur&eacute;e autour de trois grandes forces, estimant qu&rsquo;une telle configuration pourrait clarifier les projets de soci&eacute;t&eacute; et limiter le nomadisme politique. Cette proposition peut naturellement &ecirc;tre discut&eacute;e, car la d&eacute;mocratie repose aussi sur la libert&eacute; d&rsquo;association et sur le pluralisme. Elle soul&egrave;ve n&eacute;anmoins une interrogation essentielle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A quoi sert d&rsquo;avoir une multitude de partis si ceux-ci ne portent plus des visions suffisamment distinctes de la soci&eacute;t&eacute; ? Le v&eacute;ritable enjeu n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas seulement le nombre des formations politiques, mais leur capacit&eacute; &agrave; produire des id&eacute;es, &agrave; former des militants, &agrave; pr&eacute;parer des dirigeants et &agrave; replacer l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral au-dessus de ce qu&rsquo;Olivier Bil&eacute; assimile &agrave; la &laquo; politique du ventre &raquo;. La d&eacute;mocratie ne peut vivre durablement lorsque la politique devient uniquement un moyen d&rsquo;acc&eacute;der aux ressources de l&rsquo;&Eacute;tat. Elle retrouve sa noblesse lorsque le pouvoir redevient service, lorsque l&rsquo;&eacute;lu se consid&egrave;re comme un serviteur public et lorsque l&rsquo;engagement retrouve une dimension morale. L&rsquo;entretien a &eacute;galement conduit Olivier Bil&eacute; sur d&rsquo;autres terrains, notamment celui de la gouvernance sportive.</p>
<p>A propos de la FECAFOOT, il a estim&eacute; que des probl&egrave;mes de gestion et de gouvernance devaient &ecirc;tre corrig&eacute;s, consid&eacute;rant que le football, par son importance nationale, rel&egrave;ve d&rsquo;une responsabilit&eacute; qui d&eacute;passe les querelles individuelles. Il a assur&eacute; que le retour &agrave; l&rsquo;ordre et &agrave; une gestion plus rigoureuse ferait partie de ses priorit&eacute;s s&rsquo;il venait un jour &agrave; exercer des responsabilit&eacute;s nationales. Mais l&rsquo;un des moments les plus int&eacute;ressants de son intervention fut sans doute celui consacr&eacute; aux grandes figures intellectuelles camerounaises. Interrog&eacute; sur son int&eacute;r&ecirc;t pour des personnalit&eacute;s parfois consid&eacute;r&eacute;es comme radicales, &agrave; l&rsquo;image de Mongo Beti, il a rappel&eacute; que travailler sur des figures comme comme&nbsp; Andr&eacute; Fouda, Victor Kamga, Vroumsia Tchinaye et surtout Joseph Tchundjang Pouemi est un privil&egrave;ge historique. Il s&rsquo;est longuement arr&ecirc;t&eacute; sur ce dernier, &eacute;conomiste majeur de la pens&eacute;e africaine, dont l&rsquo;&oelig;uvre &laquo; Monnaie, servitude et libert&eacute; &raquo; continue d&rsquo;alimenter les r&eacute;flexions sur la souverainet&eacute; mon&eacute;taire, l&rsquo;emploi et l&rsquo;ind&eacute;pendance &eacute;conomique du continent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour Olivier Bil&eacute;, le Cameroun aurait encore besoin d&rsquo;intellectuels de cette trempe, capables de penser l&rsquo;&eacute;conomie au-del&agrave; des slogans et d&rsquo;interroger sans complexe les m&eacute;canismes mon&eacute;taires dont d&eacute;pend la souverainet&eacute; des &Eacute;tats. Cette &eacute;vocation rappelle une &eacute;vidence trop souvent oubli&eacute;e. Une nation ne se construit pas uniquement avec des routes, des b&acirc;timents ou des institutions. Elle se construit &eacute;galement avec une pens&eacute;e, une m&eacute;moire et des hommes capables d&rsquo;imaginer ce qui n&rsquo;existe pas encore. M&ecirc;me si on a remarqu&eacute; que&nbsp; certaines de ses formules se font volontairement provocatrices, notamment dans son jugement particuli&egrave;rement s&eacute;v&egrave;re sur l&rsquo;opposition camerounaise, le passage d&rsquo;Olivier Bil&eacute; sur Times TV aura eu le m&eacute;rite de replacer les id&eacute;es au c&oelig;ur de la conversation politique.&nbsp; Au-del&agrave; des adh&eacute;sions ou des d&eacute;saccords que peuvent susciter les propositions d&rsquo;Olivier Bil&eacute;, une conviction demeure. Aucun pays ne se renouvelle s&rsquo;il renonce &agrave; interroger son propre fonctionnement. Les nations avancent lorsque des voix diff&eacute;rentes acceptent de confronter leurs visions sans transformer leurs divergences en inimiti&eacute;s.</p>
<p>Le Cameroun n&rsquo;&eacute;chappe pas &agrave; cette exigence. Son avenir ne d&eacute;pend pas seulement de ceux qui gouvernent ou aspirent &agrave; gouverner, mais aussi de sa capacit&eacute; collective &agrave; faire de la politique non plus l&rsquo;art de conqu&eacute;rir une position, mais celui de construire un destin commun. Au terme de cette rencontre t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e, il serait donc r&eacute;ducteur de ne retenir que les critiques adress&eacute;es &agrave; la classe politique ou les ambitions affich&eacute;es par le mouvement Kairos. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de cet &eacute;change r&eacute;sidait &eacute;galement dans les interrogations qu&rsquo;il soulevait sur la place de l&rsquo;intelligence, de la r&eacute;flexion et de la responsabilit&eacute; dans la conduite des affaires publiques. Le Cameroun poss&egrave;de une histoire politique complexe, une grande diversit&eacute; sociale et culturelle ainsi qu&rsquo;un patrimoine intellectuel dont les ressources m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre davantage mobilis&eacute;es. Aucune soci&eacute;t&eacute; ne progresse durablement si elle refuse d&rsquo;examiner ses contradictions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La pens&eacute;e critique ne constitue pas n&eacute;cessairement une d&eacute;claration d&rsquo;hostilit&eacute; envers les institutions. Elle peut, au contraire, &ecirc;tre une mani&egrave;re de les prendre au s&eacute;rieux, en refusant de consid&eacute;rer leurs imperfections comme une fatalit&eacute;. Encore faut-il que cette critique accepte elle-m&ecirc;me la contradiction, la v&eacute;rification des faits et, surtout, l&rsquo;&eacute;preuve des r&eacute;sultats. Car une id&eacute;e politique, aussi s&eacute;duisante soit-elle, ne trouve sa v&eacute;ritable valeur que lorsqu&rsquo;elle affronte la r&eacute;alit&eacute; et d&eacute;montre sa capacit&eacute; &agrave; am&eacute;liorer la vie de la collectivit&eacute;. C&rsquo;est sans doute l&rsquo;un des enseignements que l&rsquo;on peut tirer de la prestation du professeur Olivier Bil&eacute; sur Times TV. L&rsquo;universitaire a expos&eacute; sa vision, d&eacute;fendu ses convictions et pr&eacute;sent&eacute; une initiative dont la pertinence devra d&eacute;sormais &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute;e &agrave; la lumi&egrave;re de ses r&eacute;alisations futures. Saint S&eacute;verin et les autres intervenants ont, par leurs questions, confront&eacute; plusieurs de ses propositions aux r&eacute;alit&eacute;s de la vie politique camerounaise.</p>
<p>Ce type de d&eacute;bat m&eacute;rite de trouver toute sa place dans notre paysage audiovisuel. Il rappelle que la t&eacute;l&eacute;vision peut &ecirc;tre autre chose qu&rsquo;un espace de confrontations superficielles ou de c&eacute;l&eacute;bration des personnalit&eacute;s. Elle peut devenir un lieu de circulation des id&eacute;es, de confrontation des arguments et d&rsquo;&eacute;ducation citoyenne. Dans une nation o&ugrave; les passions politiques occupent souvent le devant de la sc&egrave;ne, il importe de rappeler que le d&eacute;saccord n&rsquo;interdit ni l&rsquo;&eacute;coute, ni le respect, ni la r&eacute;flexion commune. Le destin d&rsquo;un peuple ne se r&eacute;duit jamais &agrave; l&rsquo;affrontement des ambitions individuelles. C&rsquo;est pourquoi il doit cultiver cette capacit&eacute; essentielle &agrave; penser son avenir, &agrave; reconna&icirc;tre ses erreurs et &agrave; rechercher, par-del&agrave; les divergences, les voies d&rsquo;un progr&egrave;s partag&eacute;. Avant de quitter le plateau, le professeur Olivier Bil&eacute; a &eacute;galement rendu hommage &agrave; Jean Manga Ongu&eacute;n&eacute;, r&eacute;cemment disparu, rappelant ainsi que certaines figures finissent par d&eacute;passer leur &eacute;poque pour entrer dans la m&eacute;moire nationale. Ce moment donnait une dimension particuli&egrave;re &agrave; la fin de l&rsquo;&eacute;mission, comme si, apr&egrave;s avoir longuement parl&eacute; de l&rsquo;avenir, il fallait aussi se retourner vers ceux qui ont contribu&eacute; &agrave; &eacute;crire le pass&eacute;. Ainsi s&rsquo;achevait un entretien dense o&ugrave; se croisaient politique, &eacute;conomie, d&eacute;mocratie, football, m&eacute;moire, journalisme et philosophie.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 22:40:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Calvin Djouari</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Rumeurs d’attentat contre le président du Sénat : Yaoundé dément et menace de poursuites]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-rumeurs-dattentat-contre-le-president-du-senat-yaounde-dement-et-menace-de-poursuites</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Sénat camerounais dément formellement les rumeurs d’attentat
contre son président Aboubakar Abdoulaye et menace de poursuites
judiciaires.

Le Cabinet du Pré...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Aboubakary-Abdoulaye180326500.webp" alt="Cameroun - Rumeurs d’attentat contre le président du Sénat : Yaoundé dément et menace de poursuites" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-rumeurs-dattentat-contre-le-president-du-senat-yaounde-dement-et-menace-de-poursuites</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le S&eacute;nat camerounais d&eacute;ment formellement les rumeurs d&rsquo;attentat contre son pr&eacute;sident Aboubakar Abdoulaye et menace de poursuites judiciaires.</p>
<p>Le Cabinet du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat qualifie de &laquo; totalement fausses et fallacieuses &raquo; les rumeurs d&rsquo;attentat contre Sa Majest&eacute; Aboubakar Abdoulaye, Lamido de Rey-Bouba, et annonce des poursuites.</p>
<p>Le S&eacute;nat camerounais a publi&eacute; ce 12 octobre 2026 un communiqu&eacute; sign&eacute; de Justin Njomatchoua, Directeur de Cabinet du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat. Objet : d&eacute;mentir formellement les rumeurs d&rsquo;un pr&eacute;tendu attentat contre Sa Majest&eacute; Aboubakar Abdoulaye, Lamido de Rey-Bouba, qui circulaient sur les r&eacute;seaux sociaux. Le texte qualifie ces informations de &laquo; totalement fausses et fallacieuses &raquo;.</p>
<p>Le communiqu&eacute; ne mentionne ni la source des rumeurs, ni les plateformes concern&eacute;es. Il ne pr&eacute;cise pas non plus la nature des &laquo; informations &raquo; en question.</p>
<p>Ce que l&rsquo;on sait, c&rsquo;est que le S&eacute;nat a choisi de r&eacute;pondre publiquement. Et qu&rsquo;il menace d&eacute;sormais de poursuivre.</p>
<h2>Une rumeur, un d&eacute;menti</h2>
<p>La rumeur a circul&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux. Elle &eacute;voquait un &laquo; pr&eacute;tendu attentat &raquo; contre le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat camerounais. Le Palais du S&eacute;nat a d&eacute;cid&eacute; de r&eacute;agir par un communiqu&eacute; officiel.</p>
<p>Le document, dat&eacute; du 12 octobre 2026, est sign&eacute; de Justin Njomatchoua, Directeur de Cabinet du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat. Il commence par ces mots : &laquo; Des informations faisant &eacute;tat d&rsquo;un pr&eacute;tendu attentat contre le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat, Sa Majest&eacute; ABOUBAKARY ABDOULAYE, Lamido de Rey-Bouba, circulent actuellement sur les r&eacute;seaux sociaux. &raquo;</p>
<p>La suite est un d&eacute;menti sans nuance.</p>
<h2>Ce que dit le communiqu&eacute;</h2>
<p>&laquo; Le Cabinet du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat tient &agrave; apporter un cinglant d&eacute;menti &agrave; ces informations totalement fausses et fallacieuses qu&rsquo;il d&eacute;nonce et condamne avec fermet&eacute;. &raquo;</p>
<p>Le texte appelle les uns et les autres &agrave; &laquo; faire preuve de discernement face &agrave; de telles rumeurs stigmatisantes et sans fondement, de nature &agrave; porter gravement atteinte au vivre-ensemble et &agrave; l&rsquo;unit&eacute; nationale &raquo;.</p>
<p>Il rappelle ensuite un &eacute;l&eacute;ment factuel : &laquo; en cette p&eacute;riode d&rsquo;intersession parlementaire, le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat vaque normalement &agrave; ses occupations, notamment celles de Lamido de Rey-Bouba. &raquo;</p>
<h2>La menace judiciaire</h2>
<p>Le S&eacute;nat ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas au d&eacute;menti. Il annonce des poursuites.</p>
<p>&laquo; Le S&eacute;nat se r&eacute;serve de ce fait le droit de toutes poursuites judiciaires pour utilisation abusive du nom du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat et atteinte &agrave; son image ainsi que pour propagation de fausses nouvelles. &raquo;</p>
<p>Trois motifs sont invoqu&eacute;s : l&rsquo;usage abusif du nom, l&rsquo;atteinte &agrave; l&rsquo;image, la propagation de fausses nouvelles. Le communiqu&eacute; ne pr&eacute;cise pas contre qui ces poursuites pourraient &ecirc;tre engag&eacute;es. Il ne cite ni compte, ni m&eacute;dia, ni individu.</p>
<h2>Le soutien &agrave; Paul Biya</h2>
<p>La derni&egrave;re partie du communiqu&eacute; change de registre. Le Cabinet du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat &laquo; rappelle, par ailleurs, que malgr&eacute; l&rsquo;environnement international crisog&egrave;ne, le Cameroun est debout et fait son chemin sous la direction avis&eacute;e de S.E. Paul BIYA, Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Chef de l&rsquo;&Eacute;tat &raquo;.</p>
<p>Le texte ajoute que &laquo; le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat apporte un soutien sans r&eacute;serve &raquo; &agrave; Paul Biya, et appelle &laquo; tous les compatriotes soucieux de paix et de d&eacute;veloppement de notre pays &agrave; en faire autant &raquo;.</p>
<p>Ce passage, sans lien direct avec le d&eacute;menti, inscrit le communiqu&eacute; dans une logique de r&eacute;affirmation institutionnelle.</p>
<h2>Ce que le communiqu&eacute; ne dit pas</h2>
<p>Il ne dit pas qui a lanc&eacute; la rumeur. Il ne dit pas quand elle a commenc&eacute; &agrave; circuler. Il ne dit pas quelles plateformes sont concern&eacute;es. Il ne dit pas si une plainte a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e. Il ne dit pas si le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat a &eacute;t&eacute; vu publiquement r&eacute;cemment.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le service de communication du S&eacute;nat ce lundi apr&egrave;s-midi. Nous n&rsquo;avons pas obtenu de r&eacute;ponse avant publication.</p>
<h2>Ce que cette s&eacute;quence r&eacute;v&egrave;le</h2>
<p>Le S&eacute;nat camerounais communique rarement par communiqu&eacute; de d&eacute;menti. La d&eacute;cision de r&eacute;pondre publiquement, et de menacer de poursuites, signale une inqui&eacute;tude. Les rumeurs sur l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; ou la s&eacute;curit&eacute; des hautes autorit&eacute;s circulent r&eacute;guli&egrave;rement sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais. Elles sont rarement d&eacute;menties avec cette fermet&eacute;.</p>
<p>Le fait que le communiqu&eacute; mentionne Paul Biya, et r&eacute;affirme le soutien du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat &agrave; son &eacute;gard, n&rsquo;est pas anodin. Il inscrit le d&eacute;menti dans un cadre plus large : celui de la stabilit&eacute; institutionnelle.</p>
<p>Le communiqu&eacute; a &eacute;t&eacute; publi&eacute;. La rumeur, elle, ne dispara&icirc;tra pas n&eacute;cessairement. Les d&eacute;mentis officiels ont parfois l&rsquo;effet inverse de celui recherch&eacute; : ils donnent de la visibilit&eacute; &agrave; l&rsquo;information qu&rsquo;ils cherchent &agrave; &eacute;teindre.</p>
<p>Le S&eacute;nat l&rsquo;a visiblement anticip&eacute;. D&rsquo;o&ugrave; la menace de poursuites.</p>
<p>Reste une question : qui, derri&egrave;re ces rumeurs, cherche &agrave; d&eacute;stabiliser une institution ? Le communiqu&eacute; ne le dit pas. Il ne le sugg&egrave;re m&ecirc;me pas.</p>
<hr>
<p><strong>Que dit le communiqu&eacute; du S&eacute;nat camerounais ?</strong><br>Il d&eacute;ment formellement les rumeurs d&rsquo;un pr&eacute;tendu attentat contre le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat, Sa Majest&eacute; Aboubakar Abdoulaye, Lamido de Rey-Bouba. Il qualifie ces informations de &laquo; totalement fausses et fallacieuses &raquo;.</p>
<p><strong>Qui a sign&eacute; le communiqu&eacute; ?</strong><br>Justin Njomatchoua, Directeur de Cabinet du Pr&eacute;sident du S&eacute;nat, le 12 octobre 2026, &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p><strong>Le S&eacute;nat va-t-il poursuivre les auteurs des rumeurs ?</strong><br>Le communiqu&eacute; annonce des poursuites pour usage abusif du nom, atteinte &agrave; l&rsquo;image et propagation de fausses nouvelles. Aucune plainte n&rsquo;a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e &agrave; ce stade.</p>
<p><strong>O&ugrave; se trouve le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat ?</strong><br>Selon le communiqu&eacute;, il &laquo; vaque normalement &agrave; ses occupations, notamment celles de Lamido de Rey-Bouba &raquo;, pendant l&rsquo;intersession parlementaire.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 19:51:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Conseil constitutionnel : l’Assemblée nationale enclenche le remplacement de Bah Oumarou Sanda]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/cameroun-conseil-constitutionnel-lassemblee-nationale-enclenche-le-remplacement-de-bah-oumarou-sanda</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni ce lundi pour
remplacer Bah Oumarou Sanda au Conseil constitutionnel. Ce que dit la
procédure.

Un siège vacant d...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/THEODORE_DATOUO260326500.webp" alt="Cameroun - Conseil constitutionnel : l’Assemblée nationale enclenche le remplacement de Bah Oumarou Sanda" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale s&rsquo;est r&eacute;uni ce lundi pour remplacer Bah Oumarou Sanda au Conseil constitutionnel. Ce que dit la proc&eacute;dure.</p>
<p>Un si&egrave;ge vacant depuis le 7 ao&ucirc;t. Une proc&eacute;dure constitutionnelle d&eacute;clench&eacute;e. Et une question : qui succ&eacute;dera au conseiller-doyen Bah Oumarou Sanda au Conseil constitutionnel ?</p>
<p>Le Bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale s&rsquo;est r&eacute;uni ce lundi 12 octobre 2026, &agrave; 11 heures, sous la pr&eacute;sidence de Th&eacute;odore Datouo. &Agrave; l&rsquo;ordre du jour : engager la proc&eacute;dure de remplacement de Bah Oumarou Sanda au Conseil constitutionnel. L&rsquo;ancien membre de l&rsquo;institution est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 7 ao&ucirc;t 2026, &agrave; 86 ans.</p>
<p>La salle des commissions Solomon Tandeng Muna, au Palais de verre Paul Biya, a servi de cadre &agrave; cette rencontre. La convocation avait &eacute;t&eacute; sign&eacute;e le 8 octobre par le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Assembl&eacute;e, Andr&eacute;-No&euml;l Essian.</p>
<p>Aucun nom n&rsquo;a filtr&eacute;. Aucune annonce officielle non plus. La proc&eacute;dure, elle, est bel et bien lanc&eacute;e.</p>
<h2>Un si&egrave;ge &agrave; pourvoir depuis deux mois</h2>
<p>Bah Oumarou Sanda si&eacute;geait au Conseil constitutionnel depuis la mise en place effective de l&rsquo;institution, en f&eacute;vrier 2018. Conseiller-doyen, il avait connu plusieurs scrutins pr&eacute;sidentiels et l&eacute;gislatifs. Il est mort le 7 ao&ucirc;t 2026, &agrave; 86 ans.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel lui a rendu un hommage officiel le 22 septembre, au Palais des congr&egrave;s de Yaound&eacute;. Deux mois apr&egrave;s, la question du remplacement reste ouverte.</p>
<h2>Ce que dit l&rsquo;article 51</h2>
<p>La Constitution camerounaise pr&eacute;voit que trois des onze membres du Conseil constitutionnel sont d&eacute;sign&eacute;s par le pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, apr&egrave;s consultation du Bureau. C&rsquo;est la base de la proc&eacute;dure enclench&eacute;e ce lundi.</p>
<p>L&rsquo;alin&eacute;a 3 du m&ecirc;me article encadre les remplacements en cours de mandat. En cas de d&eacute;c&egrave;s, le rempla&ccedil;ant est d&eacute;sign&eacute; par l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente, puis nomm&eacute; pour achever le temps restant &agrave; courir. Bah Oumarou Sanda avait &eacute;t&eacute; nomm&eacute; en f&eacute;vrier 2018 pour un mandat de six ans. Un mandat renouvel&eacute; depuis.</p>
<p>Autrement dit : son successeur ne fera pas un mandat plein. Il terminera le cycle entam&eacute;.</p>
<h2>Pourquoi cette d&eacute;signation est sensible</h2>
<p>Le Conseil constitutionnel n&rsquo;est pas une institution ordinaire. Il contr&ocirc;le la constitutionnalit&eacute; des lois. Il tranche le contentieux &eacute;lectoral. Il proclame les r&eacute;sultats des pr&eacute;sidentielles et des l&eacute;gislatives.</p>
<p>Chaque si&egrave;ge compte. Surtout dans un pays o&ugrave; le Conseil a valid&eacute;, en 2025, la r&eacute;&eacute;lection de Paul Biya pour un huiti&egrave;me mandat, et o&ugrave; il a valid&eacute; la candidature de plusieurs pr&eacute;tendants.</p>
<p>Le choix du successeur de Bah Oumarou Sanda n&rsquo;est donc pas une formalit&eacute; administrative.</p>
<h2>Ce qui s&rsquo;est pass&eacute; ce lundi</h2>
<p>La r&eacute;union s&rsquo;est tenue dans la matin&eacute;e. Le Bureau a examin&eacute; la d&eacute;signation, conform&eacute;ment &agrave; la proc&eacute;dure. Aucune communication ne pr&eacute;cise l&rsquo;identit&eacute; de la personnalit&eacute; appel&eacute;e &agrave; lui succ&eacute;der.</p>
<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale confirme seulement que la proc&eacute;dure institutionnelle est enclench&eacute;e. La d&eacute;signation devra &ecirc;tre suivie d&rsquo;une nomination, conform&eacute;ment aux dispositions constitutionnelles.</p>
<p>Le nom retenu sera transmis. Il devra ensuite &ecirc;tre officiellement nomm&eacute;. Le d&eacute;cret devrait suivre.</p>
<h2>Les questions sans r&eacute;ponse</h2>
<p>Qui sera choisi ? Aucun nom n&rsquo;a circul&eacute; officiellement. Plusieurs profils circulent dans les couloirs du Palais de verre : des magistrats, des juristes, des anciens parlementaires. Aucun n&rsquo;a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;.</p>
<p>Quand sera annonc&eacute; le nom ? La proc&eacute;dure n&rsquo;impose pas de d&eacute;lai public. Le Bureau peut d&eacute;signer &agrave; tout moment. Le d&eacute;cret peut suivre dans les jours ou les semaines &agrave; venir.</p>
<p>Quel sera le profil du futur conseiller ? Le Conseil constitutionnel est pr&eacute;sid&eacute; par Cl&eacute;ment Atangana. Sa composition est suivie de pr&egrave;s par les observateurs, en raison du r&ocirc;le de l&rsquo;institution dans les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales &agrave; venir.</p>
<h2>Ce que cette proc&eacute;dure dit du calendrier</h2>
<p>Le prochain grand rendez-vous est la pr&eacute;sidentielle. Elle est pr&eacute;vue en 2031, sauf &eacute;ch&eacute;ance anticip&eacute;e. Mais d&rsquo;ici l&agrave;, il y a les l&eacute;gislatives et les municipales. Le Conseil constitutionnel sera appel&eacute; &agrave; trancher des contentieux.</p>
<p>Nommer un nouveau membre aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est pr&eacute;parer l&rsquo;institution &agrave; ces &eacute;ch&eacute;ances. C&rsquo;est aussi consolider une majorit&eacute; en interne.</p>
<p>L&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, pr&eacute;sid&eacute;e par Th&eacute;odore Datouo depuis mars 2026, tient l&agrave; une pr&eacute;rogative constitutionnelle majeure. C&rsquo;est l&rsquo;une de ses rares marges de man&oelig;uvre face &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cutif.</p>
<h2>Ce qu&rsquo;il reste &agrave; savoir</h2>
<p>Aucun communiqu&eacute; du Conseil constitutionnel n&rsquo;a &eacute;t&eacute; publi&eacute;. Aucune indication sur le calendrier de nomination n&rsquo;a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e.</p>
<p>Le successeur de Bah Oumarou Sanda n&rsquo;est pas encore connu. Ce que l&rsquo;on sait, c&rsquo;est que la proc&eacute;dure est en marche. Et qu&rsquo;elle pourrait &ecirc;tre boucl&eacute;e dans les prochains jours.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le Bureau de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale s&rsquo;est-il r&eacute;uni ce lundi ?</strong><br>Pour engager la proc&eacute;dure de remplacement de Bah Oumarou Sanda au Conseil constitutionnel, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 7 ao&ucirc;t 2026.</p>
<p><strong>Qui peut d&eacute;signer un membre du Conseil constitutionnel ?</strong><br>Selon l&rsquo;article 51 de la Constitution, trois des onze membres sont d&eacute;sign&eacute;s par le pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, apr&egrave;s consultation du Bureau.</p>
<p><strong>Le successeur fera-t-il un mandat complet ?</strong><br>Non. Il ach&egrave;vera le mandat entam&eacute; par Bah Oumarou Sanda, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;alin&eacute;a 3 de l&rsquo;article 51.</p>
<p><strong>Le nom du successeur est-il connu ?</strong><br>Non. Aucune identit&eacute; n&rsquo;a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e &agrave; ce stade.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 18:09:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/THEODORE_DATOUO260326500.webp" type="image/webp" length="12844" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Sylvia Bongo exige des comptes sur les biens saisis au Gabon]]></title>
                <link>https://mail.camer.be/actualites/politique/sylvia-bongo-exige-des-comptes-sur-les-biens-saisis-au-gabon</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Sylvia Bongo réclame la traçabilité des 344 véhicules et milliards
de FCFA saisis par le Gabon. L'ancienne première dame conteste la
destination des biens saisi...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique/Sylvia-et-Nourredine-Bongo200224500.jpg" alt="Sylvia Bongo exige des comptes sur les biens saisis au Gabon" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://mail.camer.be/actualites/politique/sylvia-bongo-exige-des-comptes-sur-les-biens-saisis-au-gabon</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Sylvia Bongo r&eacute;clame la tra&ccedil;abilit&eacute; des 344 v&eacute;hicules et milliards de FCFA saisis par le Gabon. L'ancienne premi&egrave;re dame conteste la destination des biens saisis.</p>
<p>Deux ans apr&egrave;s l'Op&eacute;ration Dignit&eacute;, l'ancienne premi&egrave;re dame du Gabon pose une question simple : o&ugrave; sont pass&eacute;s les biens saisis ? Libreville n'a pas r&eacute;pondu.</p>
<p>Un ch&egrave;que de 7,2 milliards. 344 v&eacute;hicules. Deux ans plus tard, personne ne sait o&ugrave; ils sont pass&eacute;s.</p>
<h2>6 octobre 2023 : le ch&egrave;que, les voitures, et les cam&eacute;ras</h2>
<p>La sc&egrave;ne a &eacute;t&eacute; film&eacute;e. Retransmise. Le g&eacute;n&eacute;ral Brice Clotaire Oligui Nguema, alors tout nouveau pr&eacute;sident du Comit&eacute; pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), remet un ch&egrave;que de 7,2 milliards de FCFA et 344 v&eacute;hicules au Premier ministre Raymond Ndong Sima.</p>
<p>L'op&eacute;ration porte un nom : &laquo; Op&eacute;ration Dignit&eacute; &raquo;. Les biens, selon le CTRI, proviennent des perquisitions men&eacute;es chez les proches d'Ali Bongo apr&egrave;s le coup d'&Eacute;tat du 30 ao&ucirc;t 2023. Des valises de billets. Des voitures de luxe. Des montres. Le butin d'un r&eacute;gime que les militaires pr&eacute;sentent comme kleptocratique.</p>
<p>Deux ans plus tard, la sc&egrave;ne est toujours disponible en ligne. Mais les biens, eux, ont disparu des radars.</p>
<h2>Ce que Sylvia Bongo demande</h2>
<p>Le 5 octobre 2026, Jeune Afrique publie un article sign&eacute; Jeanne Le Bihan. Sylvia Bongo y affirme que les sommes saisies avant l'ouverture de son proc&egrave;s &laquo; ne semblent pas avoir &eacute;t&eacute; vers&eacute;es sur un compte du Tr&eacute;sor &raquo;. Puis elle ajoute : &laquo; Il est difficile d'imaginer que des particuliers n'en aient pas tir&eacute; profit &raquo;.</p>
<p>Traduction : l'ancienne premi&egrave;re dame sugg&egrave;re que les biens saisis auraient pu servir des int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s. Qu'ils n'ont pas tous rejoint les caisses de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>Le probl&egrave;me de la tra&ccedil;abilit&eacute;</h2>
<p>Un bien saisi, c'est un bien identifi&eacute;. Confisqu&eacute;. Puis redistribu&eacute; ou vendu. Chaque &eacute;tape devrait &ecirc;tre document&eacute;e.</p>
<p>Ce n'est pas le cas.</p>
<p>Le 6 octobre 2023, le ch&egrave;que de 7,2 milliards est remis au Premier ministre. L'origine de ce ch&egrave;que n'est pas indiqu&eacute;e. Son montant exc&egrave;de les saisies document&eacute;es, ce qui sugg&egrave;re d'autres op&eacute;rations non d&eacute;taill&eacute;es. Et l'acte pr&eacute;c&egrave;de toute d&eacute;cision judiciaire de confiscation.</p>
<p>Les 344 v&eacute;hicules, eux, sont distribu&eacute;s &agrave; des institutions publiques. &Eacute;coles, universit&eacute;s, h&ocirc;pitaux, soci&eacute;t&eacute;s d'eau et d'&eacute;lectricit&eacute;. Selon les d&eacute;clarations d'Oligui Nguema, ils doivent &laquo; am&eacute;liorer les conditions de vie des citoyens &raquo;.</p>
<p>Mais qui a re&ccedil;u quoi ? Combien de voitures sont r&eacute;ellement arriv&eacute;es &agrave; destination ? Dans quel &eacute;tat ? Aucun registre public ne le dit.</p>
<h2>La condamnation de novembre 2025</h2>
<p>Le 12 novembre 2025, la Cour criminelle sp&eacute;cialis&eacute;e de Libreville rend son verdict. Sylvia Bongo et son fils Noureddin sont condamn&eacute;s par contumace &agrave; 20 ans de r&eacute;clusion criminelle pour d&eacute;tournement de fonds publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs.</p>
<p>L'accusation estime la totalit&eacute; des sommes d&eacute;tourn&eacute;es &agrave; 4 917 milliards de FCFA, soit pr&egrave;s de 7,5 milliards d'euros. Noureddin Bongo est condamn&eacute; &agrave; payer plus de 1 201 milliards de FCFA au titre du pr&eacute;judice financier. Sylvia et Noureddin doivent verser ensemble 1 000 milliards de FCFA suppl&eacute;mentaires pour pr&eacute;judice moral.</p>
<p>La confiscation de tous leurs avoirs est ordonn&eacute;e. Comptes bancaires. H&ocirc;tels particuliers. Actifs p&eacute;troliers et miniers. Plus d'une cinquantaine d'entreprises.</p>
<p>Une condamnation ne vaut pas bilan.</p>
<h2>Ce que dit la justice, ce que dit le gouvernement</h2>
<p>Le pr&eacute;sident Oligui Nguema d&eacute;fend la proc&eacute;dure. Dans un entretien accord&eacute; &agrave; Jeune Afrique en juin 2026, il assure que les Bongo ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d'un &laquo; proc&egrave;s &eacute;quitable &raquo;. &laquo; Le Gabon attend qu'ils respectent la d&eacute;cision de la justice. Un mandat d'arr&ecirc;t p&egrave;se sur eux &raquo;, d&eacute;clare-t-il.</p>
<p>Cette position d&eacute;fend la proc&eacute;dure. Elle ne r&eacute;pond pas &agrave; la question comptable.</p>
<p>O&ugrave; sont les 344 v&eacute;hicules ? Combien ont &eacute;t&eacute; vendus ? &Agrave; quel prix ? Qui a encaiss&eacute; ? O&ugrave; est pass&eacute; le ch&egrave;que de 7,2 milliards ?</p>
<p>Le gouvernement n'a pas publi&eacute; de rapport d'audit. Aucun registre public ne permet de suivre les biens saisis.</p>
<h2>La bataille des r&eacute;cits</h2>
<p>Depuis Londres, Sylvia Bongo m&egrave;ne sa contre-offensive. Elle accuse le r&eacute;gime d'Oligui Nguema de torture et de d&eacute;tention arbitraire. Le gouvernement gabonais a d&eacute;menti &laquo; avec fermet&eacute; &raquo; ces accusations, les qualifiant de &laquo; contre-v&eacute;rit&eacute;s &raquo; et de &laquo; r&eacute;cits d&eacute;form&eacute;s &raquo;.</p>
<p>Elle conteste l'origine de son patrimoine. Dans une d&eacute;claration publi&eacute;e sur X le 2 juillet 2026, elle affirme : &laquo; Mes &eacute;conomies ne proviennent d'aucun fonds public gabonais. Je l'affirme avec la m&ecirc;me constance depuis le premier jour. &Agrave; ce jour, aucune preuve n'&eacute;tablit que mon patrimoine provient d'un d&eacute;tournement de fonds publics &raquo;.</p>
<p>Le d&eacute;bat est polaris&eacute;. D'un c&ocirc;t&eacute;, une ancienne premi&egrave;re dame condamn&eacute;e par contumace qui clame son innocence. De l'autre, un r&eacute;gime militaire qui se pose en redresseur de torts.</p>
<p>Entre les deux, une question simple : o&ugrave; est pass&eacute; l'argent ?</p>
<h2>Une question qui d&eacute;passe les Bongo</h2>
<p>La tra&ccedil;abilit&eacute; des biens saisis n'est pas qu'un probl&egrave;me gabonais. C'est une question de gouvernance.</p>
<p>Si un &Eacute;tat confisque des biens, il doit pouvoir prouver qu'ils ont servi l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Sinon, la confiscation devient une op&eacute;ration de communication. Un spectacle. Une fa&ccedil;on de dire : &laquo; Nous avons pris aux riches. &raquo;</p>
<p>Mais prendre, ce n'est pas rendre. Et confisquer, ce n'est pas redistribuer.</p>
<p>La condamnation de Sylvia et Noureddin Bongo a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e comme une victoire de la justice. Elle l'est peut-&ecirc;tre. Mais une victoire judiciaire sans transparence sur les biens r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s reste une victoire incompl&egrave;te.</p>
<p>&laquo; Sans m&eacute;canisme de responsabilit&eacute;, les risques de corruption ou de mauvaise gestion ne disparaissent pas avec la condamnation de la famille Bongo. Ils pourraient simplement prendre une autre forme &raquo;.</p>
<p>Sylvia Bongo exige des comptes. Le gouvernement ne les fournit pas.</p>
<p>Le mandat d'arr&ecirc;t international p&egrave;se toujours sur elle et son fils. Ils vivent &agrave; Londres. Ils contestent la juridiction gabonaise. Ils d&eacute;noncent une justice &laquo; aux ordres de l'ex&eacute;cutif &raquo;.</p>
<p>Une proc&eacute;dure est en cours en Suisse. Une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; ouverte sur des comptes genevois. Sylvia Bongo affirme que cette enqu&ecirc;te d&eacute;coule d'un signalement automatique apr&egrave;s les accusations port&eacute;es contre elle au Gabon.</p>
<p>En attendant, les 344 v&eacute;hicules sont quelque part. Les milliards aussi. Et personne, officiellement, ne sait o&ugrave;.</p>
<hr>
<p><strong>Qu'est-ce que Sylvia Bongo reproche au gouvernement gabonais ?</strong><br>Elle affirme que les sommes saisies avant son proc&egrave;s n'ont pas &eacute;t&eacute; vers&eacute;es sur un compte du Tr&eacute;sor public. Elle sugg&egrave;re que des particuliers ont pu en tirer profit. Ces all&eacute;gations n'ont pas &eacute;t&eacute; &eacute;tablies par des pi&egrave;ces.</p>
<p><strong>O&ugrave; sont pass&eacute;s les 344 v&eacute;hicules saisis ?</strong><br>Le gouvernement a annonc&eacute; leur distribution &agrave; des institutions publiques (&eacute;coles, h&ocirc;pitaux, soci&eacute;t&eacute;s d'eau et d'&eacute;lectricit&eacute;). Aucun registre public ne permet de v&eacute;rifier combien de v&eacute;hicules ont &eacute;t&eacute; effectivement livr&eacute;s et dans quel &eacute;tat.</p>
<p><strong>Sylvia Bongo est-elle condamn&eacute;e ?</strong><br>Oui. Elle a &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e par contumace &agrave; 20 ans de r&eacute;clusion criminelle le 12 novembre 2025 pour d&eacute;tournement de fonds publics, blanchiment de capitaux et association de malfaiteurs. Elle vit &agrave; Londres et conteste cette d&eacute;cision.</p>
<p><strong>Le gouvernement gabonais a-t-il r&eacute;pondu &agrave; ses accusations ?</strong><br>Sur les accusations de torture, le gouvernement a d&eacute;menti &laquo; avec fermet&eacute; &raquo;. Sur la destination des biens saisis, aucune r&eacute;ponse publique n'a &eacute;t&eacute; apport&eacute;e &agrave; ce jour.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 11 Oct 2026 10:35:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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