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    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 23:33:07 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Nourane Foster, la députée PCRN qui tourne le dos à Cabral Libii sans le dire :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92952/6:1/cameroun-nourane-foster-la-deputee-pcrn-qui-tourne-le-dos-a-cabral-libii-sans-le-dire-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Nourane Foster, la députée PCRN qui tourne le dos à Cabral Libii
sans le dire

UNE SÉPARATION POLITIQUE SANS DÉCLARATION

Tout se lit dans les images. NOURANE F...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Nourane Foster, la d&eacute;put&eacute;e PCRN qui tourne le dos &agrave; Cabral Libii sans le dire</p>
<h2>Une s&eacute;paration politique sans d&eacute;claration</h2>
<p>Tout se lit dans les images. <strong>Nourane Foster</strong>, d&eacute;put&eacute;e <strong>PCRN</strong> et figure connue du renouveau politique camerounais, n'a toujours pas prononc&eacute; un seul mot sur sa situation au sein de son parti. Pourtant, ses actes parlent &agrave; sa place.</p>
<p>Depuis plusieurs semaines, elle appara&icirc;t r&eacute;guli&egrave;rement aux c&ocirc;t&eacute;s de <strong>Datouo Th&eacute;odore</strong>, fra&icirc;chement &eacute;lu pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Elle figure dans son cercle proche. Elle publie leurs photos communes. Le signal est &agrave; peine voil&eacute;.</p>
<h2>Un terrain pr&eacute;par&eacute; de longue date</h2>
<p>Cette <strong>rupture de banc</strong> ne surgit pas du n&eacute;ant. Son mari, responsable r&eacute;gional Ouest du PCRN, a d&eacute;missionn&eacute; du parti il y a plusieurs mois. Un acte qui, r&eacute;trospectivement, ressemble &agrave; une pr&eacute;paration du terrain.</p>
<p>Le couple Foster avance rarement au hasard. La d&eacute;mission du mari pr&eacute;c&egrave;de le repositionnement de l'&eacute;lue. Le sch&eacute;ma est lisible : une sortie progressive, sans fracas, sans communiqu&eacute;.</p>
<h2>Cabral Libii effac&eacute; des timelines</h2>
<p>Jusqu'&agrave; r&eacute;cemment, Cabral Libii occupait une place centrale dans la communication num&eacute;rique de la d&eacute;put&eacute;e. Louanges publiques, publications r&eacute;guli&egrave;res, soutien affich&eacute;. Ce chapitre est aujourd'hui clos.</p>
<p>Son nom a disparu de la <strong>timeline politique</strong> de Foster. La messe est dite, selon les observateurs proches du dossier. Pas d'explication. Pas d'adieu. Juste un silence assourdissant l&agrave; o&ugrave; il y avait de l'enthousiasme.</p>
<h2>Trois sc&eacute;narios sur la table</h2>
<p>Les analystes politiques identifient trois trajectoires possibles pour Nourane Foster dans les prochains mois.</p>
<p><em><strong>Premier sc&eacute;nario</strong></em> : une adh&eacute;sion formelle au RDPC, le parti au pouvoir, dont Datouo Th&eacute;odore est un pilier. Ce choix offrirait une protection institutionnelle solide avant les &eacute;lections de l'ann&eacute;e prochaine.</p>
<p><em><strong>Deuxi&egrave;me sc&eacute;nario</strong></em> : un poste dans le cabinet du nouveau PAN, &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale. Une reconversion technique plut&ocirc;t que partisane, qui pr&eacute;serverait son ind&eacute;pendance apparente.</p>
<p><em><strong>Troisi&egrave;me sc&eacute;nario</strong></em> : le statu quo risqu&eacute;. Rester nominalement au PCRN sans y militer, et aborder les prochaines <strong>&eacute;lections l&eacute;gislatives</strong> dans une situation ambigu&euml;; le sc&eacute;nario le moins probable au regard des signaux envoy&eacute;s.</p>
<h2>Les enjeux d'une recomposition plus large</h2>
<p>Ce repositionnement politique de Nourane Foster n'est pas un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne. Il s'inscrit dans une dynamique de fragilisation des partis d'opposition de la troisi&egrave;me voie au Cameroun.</p>
<p>Le PCRN, construit autour de la personnalit&eacute; de Cabral Libii, peine &agrave; retenir ses cadres &agrave; mesure que l'horizon &eacute;lectoral approche. La logique de survie politique reprend ses droits. Les figures qui avaient pari&eacute; sur le renouveau r&eacute;&eacute;valuent leurs positions.</p>
<h2>La politique camerounaise &agrave; l'heure des arbitrages silencieux</h2>
<p>Nourane Foster n'a rien annonc&eacute;. Elle n'a pas besoin de le faire. Dans la politique camerounaise, les d&eacute;cisions les plus significatives se lisent dans les pr&eacute;sences, pas dans les discours.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si elle quitte le PCRN. Elle est d&eacute;j&agrave; pos&eacute;e et la r&eacute;ponse est dans chaque photo publi&eacute;e avec le PAN. La vraie question est : combien d'autres suivront ce m&ecirc;me chemin discret vers les couloirs du pouvoir ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-07 16:35:14</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Etonde E. Jean Patrice:&quot; Introduire un vice-président nommé serait une rupture avec la démocratie&quot; :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92946/6:1/cameroun-etonde-e-jean-patrice-introduire-un-vice-president-nomme-serait-une-rupture-avec-la-democratie-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dans une déclaration au ton ferme, le président du parti Dreamers et
ancien candidat à l’élection présidentielle tire la sonnette
d’alarme face aux orientations...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans une d&eacute;claration au ton ferme, le pr&eacute;sident du parti Dreamers et ancien candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle tire la sonnette d&rsquo;alarme face aux orientations actuelles du projet de r&eacute;forme constitutionnelle au Cameroun. Au c&oelig;ur de ses pr&eacute;occupations : l&rsquo;&eacute;ventuelle cr&eacute;ation d&rsquo;un poste de vice-pr&eacute;sident d&eacute;sign&eacute; par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<p>Pour cet acteur politique, une telle &eacute;volution institutionnelle constitue un recul significatif en mati&egrave;re de d&eacute;mocratie. Il estime que la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique, fond&eacute;e sur le suffrage universel, serait mise &agrave; mal par une nomination unilat&eacute;rale &agrave; un poste aussi strat&eacute;gique. &laquo; Dans les d&eacute;mocraties pr&eacute;sidentielles modernes, le vice-pr&eacute;sident est &eacute;lu conjointement avec le pr&eacute;sident &raquo;, rappelle-t-il, soulignant l&rsquo;importance du lien direct entre le peuple et les d&eacute;tenteurs du pouvoir ex&eacute;cutif.<br />L&rsquo;ancien candidat rappelle &eacute;galement que la fonction de vice-pr&eacute;sident existait sous la p&eacute;riode f&eacute;d&eacute;rale, avant d&rsquo;&ecirc;tre supprim&eacute;e en 1972 avec l&rsquo;instauration de l&rsquo;&Eacute;tat unitaire. Selon lui, toute r&eacute;introduction de ce poste devrait imp&eacute;rativement viser un renforcement d&eacute;mocratique, et non r&eacute;pondre &agrave; des int&eacute;r&ecirc;ts politiques circonstanciels.</p>
<p>Au-del&agrave; de la question du vice-pr&eacute;sident, c&rsquo;est le m&eacute;canisme de succession pr&eacute;sidentielle qui, selon lui, est fragilis&eacute;. Il met en garde contre le risque d&rsquo;une continuit&eacute; politique &laquo; artificielle &raquo;, qui pourrait s&rsquo;imposer au d&eacute;triment de la volont&eacute; populaire. Une telle configuration ouvrirait la voie &agrave; une concentration du pouvoir incompatible avec les principes d&rsquo;une R&eacute;publique &eacute;quilibr&eacute;e.</p>
<p>L&rsquo;homme politique appelle ainsi &agrave; un dialogue national inclusif, transparent et responsable autour de toute r&eacute;forme constitutionnelle. Il regrette que les conditions actuelles ne permettent pas un d&eacute;bat serein et participatif sur des questions aussi fondamentales. &laquo; La Constitution ne doit pas devenir un instrument d&rsquo;opportunit&eacute; politique &raquo;, insiste-t-il, plaidant pour une approche fond&eacute;e sur l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral et la confiance publique.</p>
<p>Dans un propos plus large, il dresse un constat s&eacute;v&egrave;re de la classe politique camerounaise, y compris de l&rsquo;opposition, qu&rsquo;il juge en proie &agrave; de profondes insuffisances. Il d&eacute;nonce des logiques de suivisme, d&rsquo;appartenance identitaire et un manque de propositions concr&egrave;tes, appelant &agrave; une refondation des pratiques politiques.</p>
<p>Face &agrave; ce qu&rsquo;il qualifie de &laquo; d&eacute;rive inqui&eacute;tante &raquo;, il invite les acteurs politiques &agrave; privil&eacute;gier la confrontation d&eacute;mocratique des id&eacute;es plut&ocirc;t que des arrangements institutionnels. Pour lui, la consolidation de la d&eacute;mocratie camerounaise passe par le renforcement de la transparence, de l&rsquo;&eacute;quilibre des pouvoirs et de la participation citoyenne.</p>
<p>Concluant sur une note d&rsquo;alerte, il estime que le Cameroun m&eacute;rite une gouvernance fond&eacute;e sur la comp&eacute;tence, la responsabilit&eacute; et, surtout, la l&eacute;gitimit&eacute; populaire.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Par Léandre Nzié</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-07 07:35:13</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Pétition Kamto au Cameroun : l'opposition contre-attaque face au coup d'État constitutionnel :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92941/6:1/petition-kamto-au-cameroun-lopposition-contre-attaque-face-au-coup-detat-constitutionnel-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un homme, une pétition, 30 millions de citoyens en jeu

Une pétition en ligne. C'est l'arme choisie par Maurice Kamto pour
répondre à une révision constitutionn...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un homme, une p&eacute;tition, 30 millions de citoyens en jeu</p>
<p>Une p&eacute;tition en ligne. C'est l'arme choisie par Maurice Kamto pour r&eacute;pondre &agrave; une r&eacute;vision constitutionnelle adopt&eacute;e en quatre jours. Le leader du MRC est le premier responsable politique de l'opposition &agrave; initier une action formelle permettant au peuple de manifester son rejet de la nomination d'un <strong>vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong>. Le rapport de forces vient de changer de terrain.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; et pourquoi Kamto r&eacute;agit maintenant</h2>
<p>Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais r&eacute;uni en congr&egrave;s &agrave; Yaound&eacute; a approuv&eacute; la cr&eacute;ation d'un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. 200 voix pour, 18 contre, 4 abstentions. Ce vice-pr&eacute;sident sera nomm&eacute; par le pr&eacute;sident, et prendra le pouvoir en cas de vacance, rempla&ccedil;ant l'ancien m&eacute;canisme qui confiait l'int&eacute;rim au pr&eacute;sident du S&eacute;nat.</p>
<p>D&egrave;s le 3 avril, Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a pris la parole depuis Yaound&eacute; pour qualifier cette r&eacute;forme de "coup d'&Eacute;tat constitutionnel et institutionnel" orchestr&eacute; par le r&eacute;gime RDPC.</p>
<p>Sa r&eacute;action n'est pas improvis&eacute;e. Conform&eacute;ment &agrave; cette d&eacute;claration, Kamto a lanc&eacute; la p&eacute;tition sur le site <a href="https://cameroon-petitions.com/" target="_blank" rel="noopener">cameroon-petitions.com</a>, en appelant chaque Camerounais &agrave; "en prendre connaissance, &agrave; la signer et &agrave; la partager largement." La <strong>p&eacute;tition contre le coup d'&Eacute;tat constitutionnel</strong> se d&eacute;finit ici comme un outil de r&eacute;sistance civique face &agrave; une modification de la loi fondamentale jug&eacute;e ill&eacute;gitime.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme concentre toutes les tensions</h2>
<p>Au c&oelig;ur du probl&egrave;me soulev&eacute; par Kamto : dans les d&eacute;mocraties s&eacute;rieuses, un vice-pr&eacute;sident est soit &eacute;lu avec le pr&eacute;sident, soit issu d'un processus transparent. Au Cameroun, le projet adopt&eacute; pr&eacute;voit une nomination directe par le chef de l'&Eacute;tat sans &eacute;lection, sans validation populaire.</p>
<p>Kamto &eacute;tablit un parall&egrave;le historique pr&eacute;cis : en 1979, la r&eacute;vision constitutionnelle d'Ahmadou Ahidjo avait permis &agrave; son Premier Ministre de l'&eacute;poque de devenir pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sans &eacute;lection. Le m&ecirc;me m&eacute;canisme est aujourd'hui r&eacute;activ&eacute; mais en version aggrav&eacute;e.</p>
<p>Pour Kamto, la logique est m&eacute;canique : ce vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; devient automatiquement pr&eacute;sident en cas de vacance chef de l'&Eacute;tat et chef des arm&eacute;es sans avoir jamais &eacute;t&eacute; &eacute;lu. Pire : il pourra &agrave; son tour nommer son propre vice-pr&eacute;sident, perp&eacute;tuant une cha&icirc;ne de succession enti&egrave;rement d&eacute;connect&eacute;e du <strong>suffrage universel</strong>. "Ce n'est pas une r&eacute;gression, c'est un naufrage constitutionnel", tranche-t-il.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de la contre-offensive citoyenne d&eacute;crypt&eacute;</h2>
<p>La <strong>mobilisation citoyenne</strong> lanc&eacute;e par Kamto repose sur trois leviers simultan&eacute;s. D'abord, la p&eacute;tition en ligne premier acte concret d'une opposition qui cherchait &agrave; reprendre l'initiative apr&egrave;s son absence &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025. Ensuite, un appel direct aux parlementaires. Kamto les a exhort&eacute;s &agrave; rejeter toute r&eacute;forme "qui d&eacute;truit les fondements de la R&eacute;publique" et a estim&eacute; qu'un changement constitutionnel d'une telle ampleur aurait d&ucirc; obligatoirement passer par un r&eacute;f&eacute;rendum populaire.</p>
<p>Enfin, un cadrage de la l&eacute;gitimit&eacute; globale du pouvoir. Kamto affirme que le Cameroun est entr&eacute; dans une phase politique critique : l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle est contest&eacute;e, les d&eacute;put&eacute;s ne sont plus issus du suffrage populaire, les conseillers municipaux non plus. "Plus aucune institution ne peut aujourd'hui revendiquer une v&eacute;ritable assise populaire", soutient-il.</p>
<p>Le SDF, de son c&ocirc;t&eacute;, a refus&eacute; de participer &agrave; la pl&eacute;ni&egrave;re du Congr&egrave;s. Depuis la Gambie, Issa Tchiroma Bakary a d&eacute;nonc&eacute; une "d&eacute;rive monarchique du pouvoir". Le front de l'opposition, longtemps dispers&eacute;, commence &agrave; converger sur un m&ecirc;me diagnostic.</p>
<h2>Les enjeux : test de mobilisation et pr&eacute;c&eacute;dent continental</h2>
<p>La p&eacute;tition constitue un test de mobilisation pour un MRC qui n'a pas particip&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025 et cherche &agrave; r&eacute;affirmer son poids dans le jeu politique. Si elle recueille des centaines de milliers de signatures, elle modifiera le rapport de forces symbolique. Si elle reste confidentielle, elle confirmera l'essoufflement de l'opposition structur&eacute;e.</p>
<p>Le Barreau du Cameroun a lui aussi transmis ses observations formelles au Parlement. Dans un courrier dat&eacute; du 2 avril, sign&eacute; par le B&acirc;tonnier Eric Mbah Mbah, l'Ordre des avocats a pris position contre la r&eacute;forme. La r&eacute;sistance institutionnelle s'organise, au-del&agrave; des seuls partis politiques.</p>
<p>La question pos&eacute;e par Kamto structure l'avenir du pays : peut-on, par des r&eacute;visions constitutionnelles successives adopt&eacute;es par un Parlement &agrave; majorit&eacute; m&eacute;canique, cr&eacute;er une cha&icirc;ne de succession sans &eacute;lection qui perp&eacute;tue un syst&egrave;me de pouvoir au-del&agrave; de l'homme qui l'a fond&eacute; ?</p>
<h2>La d&eacute;mocratie camerounaise face &agrave; son propre miroir</h2>
<p>La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle de 2026</strong> est act&eacute;e. La p&eacute;tition est en ligne. Le peuple camerounais dispose d&eacute;sormais d'un outil pour dire non ou pour se taire. Ce silence ou cette mobilisation sera le vrai verdict politique de l'ann&eacute;e.</p>
<p>Kamto conclut sa d&eacute;claration par un appel direct : "Nous devons emp&ecirc;cher le malheur politique qui frappe notre pays de prosp&eacute;rer." Le peuple souverain doit d&eacute;cider qui est le vrai pr&eacute;sident, qui sont les vrais repr&eacute;sentants, qui d&eacute;tient r&eacute;ellement la l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<p>La question reste enti&egrave;re : dans un pays o&ugrave; toutes les institutions &eacute;lues sont contest&eacute;es, une p&eacute;tition num&eacute;rique peut-elle reconstituer ce que quarante-trois ans de pouvoir concentr&eacute; ont m&eacute;thodiquement d&eacute;fait ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-06 21:37:35</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Nintcheu accuse Atanga Nji de fuir les urnes : l'offensive parlementaire qui secoue le régime :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92932/6:1/cameroun-nintcheu-accuse-atanga-nji-de-fuir-les-urnes-loffensive-parlementaire-qui-secoue-le-regime-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un face-à-face qui électrise l'hémicycle

Le député JEAN MICHEL NINTCHEU a pris à partie le ministre Paul
Atanga Nji en pleine séance parlementaire. L'attaque e...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un face-&agrave;-face qui &eacute;lectrise l'h&eacute;micycle</p>
<p>Le d&eacute;put&eacute; <strong>Jean Michel Nintcheu</strong> a pris &agrave; partie le ministre Paul Atanga Nji en pleine s&eacute;ance parlementaire. L'attaque est frontale, m&eacute;thodique, et vise une cible pr&eacute;cise : la l&eacute;gitimit&eacute; &eacute;lectorale d'un r&eacute;gime fragilis&eacute; par sa propre gouvernance.</p>
<h2>Un parlement sous tension</h2>
<p>L'incident s'est produit &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun lors d'une interpellation publique. Nintcheu, figure de l'opposition, a interpell&eacute; directement Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, surnomm&eacute; "le Moulinex" allusion &agrave; son activisme politique tous azimuts.</p>
<p>La toile de fond est la <strong>pr&eacute;sidentielle d'octobre dernier</strong>, au cours de laquelle le candidat soutenu par le camp gouvernemental a essuy&eacute; ce que l'opposant qualifie de "d&eacute;route". Le d&eacute;put&eacute; s'appuie sur ce r&eacute;sultat pour formuler une accusation politique centrale : la peur des &eacute;lections.</p>
<h2>Une rh&eacute;torique d'offensive calcul&eacute;e</h2>
<p>Nintcheu ne s'en prend pas &agrave; la personne d'Atanga Nji par hasard. Le ministre incarne la machine administrative charg&eacute;e d'organiser et selon ses d&eacute;tracteurs, de contr&ocirc;ler les scrutins au Cameroun.</p>
<p>En l'accusant de "<strong>phobie des urnes</strong>", le d&eacute;put&eacute; retourne contre lui l'arme de la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique. La m&eacute;taphore du "vampire fuyant la lumi&egrave;re du jour" est d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment iconique. Elle est con&ccedil;ue pour circuler, &ecirc;tre reprise, m&eacute;moris&eacute;e. C'est de la communication politique d'impact, pas une simple sortie d'humeur.</p>
<p>La r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la <strong>gestion catastrophique</strong> du Cameroun ancre le discours dans l'&eacute;conomique. Nintcheu lie directement la fuite &eacute;lectorale suppos&eacute;e &agrave; un bilan que le gouvernement ne peut pas d&eacute;fendre publiquement.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une confrontation institutionnelle</h2>
<p>Ce type d'interpellation parlementaire ob&eacute;it &agrave; une logique pr&eacute;cise au Cameroun. L'enceinte l&eacute;gislative offre une immunit&eacute; de parole. Ce que l'on ne peut dire en meeting, on peut le formuler &agrave; la tribune avec force de proc&egrave;s-verbal officiel.</p>
<p>Nintcheu exploite ce levier pour trois effets simultan&eacute;s. D'abord, forcer le ministre &agrave; r&eacute;pondre publiquement ou &agrave; se taire les deux options &eacute;tant politiquement co&ucirc;teuses. Ensuite, produire un contenu viral destin&eacute; aux r&eacute;seaux sociaux et aux m&eacute;dias. Enfin, imposer le narratif d'une <strong>d&eacute;b&acirc;cle &eacute;lectorale annonc&eacute;e</strong> avant m&ecirc;me que les prochaines &eacute;ch&eacute;ances soient fix&eacute;es.</p>
<p>La formule finale "quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finira par se lever" est une citation indirecte du r&eacute;pertoire panafricain de la r&eacute;sistance. Elle positionne l'opposition dans une temporalit&eacute; longue, au-del&agrave; du seul rapport de forces imm&eacute;diat.</p>
<h2>La question qui reste ouverte</h2>
<p>Un ministre qui ne r&eacute;pond pas &agrave; une telle attaque en s&eacute;ance publique envoie un signal fort. Mais un ministre qui r&eacute;pond s'expose &agrave; un d&eacute;bat sur le bilan r&eacute;el. Face &agrave; Nintcheu, Atanga Nji se trouve dans un couloir sans issue confortable.</p>
<p>La vraie question n'est peut-&ecirc;tre pas celle de la peur des urnes. C'est celle-ci : un r&eacute;gime peut-il survivre &eacute;lectoralement quand ses propres parlementaires refusent de d&eacute;fendre son bilan &agrave; voix haute ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-06 00:05:13</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: RDPC fracturé : révision constitutionnelle, deux barons brisent la discipline du parti au pouvoir :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92931/6:1/cameroun-rdpc-fracture-revision-constitutionnelle-deux-barons-brisent-la-discipline-du-parti-au-pouvoir-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une fissure historique au sommet

Pour la première fois depuis des décennies, des figures historiques
du RDPC ont brisé publiquement la discipline de parti. Un...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une fissure historique au sommet</p>
<p>Pour la premi&egrave;re fois depuis des d&eacute;cennies, des figures historiques du <strong>RDPC</strong> ont bris&eacute; publiquement la discipline de parti. Un s&eacute;nateur a d&eacute;nonc&eacute; une pr&eacute;cipitation suspecte. Un autre a quitt&eacute; l'h&eacute;micycle sans voter. La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle camerounaise</strong> r&eacute;v&egrave;le des fractures que le parti au pouvoir ne peut plus dissimuler.</p>
<h2>Un vote historique sous tension</h2>
<p>Ce samedi, le Parlement camerounais examinait le projet de loi portant <strong>r&eacute;vision de la Constitution</strong>, incluant la cr&eacute;ation d'un poste de <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong>. La s&eacute;ance devait &ecirc;tre une formalit&eacute; le RDPC dispose d'une majorit&eacute; formelle. Elle est devenue un moment de dissidence document&eacute;e.</p>
<p>Ren&eacute; Ze Nguel&eacute;, ancien ministre et s&eacute;nateur du Haut-Nyong, a pris la parole pour interpeller directement le pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale. Sa d&eacute;claration est sans ambigu&iuml;t&eacute; : &laquo; La pr&eacute;cipitation avec laquelle vous conduisez cette r&eacute;forme est suspecte. &raquo; Ce pilier du parti rompt avec quarante ans de silence institutionnel.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me temps, Charles Mbella Moki, s&eacute;nateur du Fako et ancien maire de Buea, refusait de prendre part au vote. Fid&egrave;le lieutenant historique de Peter Mafany Musonge, il s'oppose fermement &agrave; la cr&eacute;ation de ce poste.</p>
<h2>Pourquoi ces deux hommes ont franchi la ligne</h2>
<p>La dissidence de Ze Nguel&eacute; et Mbella Moki ne rel&egrave;ve pas d'un caprice individuel. Elle traduit une tension structurelle que la <strong>fracture interne au RDPC</strong> rend d&eacute;sormais visible.</p>
<p>Le premier facteur est r&eacute;gional. Le Sud-Ouest camerounais r&eacute;gion anglophone d&eacute;j&agrave; fragilis&eacute;e par des ann&eacute;es de crise s&eacute;cessionniste per&ccedil;oit la cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident comme un remodelage de l'&eacute;quilibre institutionnel qui lui est d&eacute;favorable. Mbella Moki appelle ses &laquo; fr&egrave;res du Sud-Ouest &raquo; &agrave; l'union sacr&eacute;e. Le signal est clair : il s'adresse &agrave; une base, pas &agrave; un parti.</p>
<p>Le second facteur est proc&eacute;dural. Ze Nguel&eacute; d&eacute;nonce la vitesse du processus. Une <strong>r&eacute;forme constitutionnelle pr&eacute;cipit&eacute;e</strong> qui engage l'avenir institutionnel d'un pays ne laisse aucun temps au d&eacute;bat interne. Les barons du parti n'ont pas &eacute;t&eacute; consult&eacute;s. Ils ont &eacute;t&eacute; mis devant le fait accompli.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une discipline qui se fissure</h2>
<p>La discipline de parti au RDPC repose historiquement sur deux piliers : la redistribution des ressources et la menace de l'exclusion. Ces deux leviers s'affaiblissent simultan&eacute;ment.</p>
<p>La cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident au Cameroun redistribue les cartes de la succession sans que les &eacute;quilibres r&eacute;gionaux traditionnels soient respect&eacute;s. Certains cadres du parti comprennent qu'ils seront perdants dans la nouvelle configuration. Le calcul co&ucirc;t-b&eacute;n&eacute;fice de l'ob&eacute;issance change.</p>
<p>La menace d'exclusion, elle, perd de sa force quand le parti lui-m&ecirc;me est minoritaire dans les urnes. Un s&eacute;nateur dont le mandat a &eacute;t&eacute; prorog&eacute; et qui sait qu'il ne reviendra pas n'a plus grand-chose &agrave; perdre. La loyaut&eacute; forc&eacute;e c&egrave;de &agrave; l'expression d'un int&eacute;r&ecirc;t r&eacute;gional ou personnel.</p>
<p>Ce double mouvement affaiblissement de la carotte, affaiblissement du b&acirc;ton produit exactement ce qui s'est pass&eacute; ce samedi : une dissidence publique, assum&eacute;e, sans cons&eacute;quence imm&eacute;diate apparente.</p>
<h2>Ce que cette fracture change</h2>
<p>La crise interne au RDPC va alimenter l'incertitude politique. Le vote a eu lieu, la r&eacute;vision passe. Mais le signal envoy&eacute; par deux figures historiques du parti est impossible &agrave; ignorer. D'autres cadres observent. D'autres calculs sont en cours.</p>
<p>L'appel de Mbella Moki &agrave; la solidarit&eacute; du Sud-Ouest introduit une dimension communautaire explosive. Dans une r&eacute;gion d&eacute;j&agrave; marqu&eacute;e par des ann&eacute;es de tension, mobiliser une base &eacute;lectorale contre une d&eacute;cision du parti central franchit un seuil politique in&eacute;dit.</p>
<p>La succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun se jouera dans ce contexte de fragmentation interne. Un parti divis&eacute; sur les m&eacute;canismes m&ecirc;mes de la transmission du pouvoir ne peut pas pr&eacute;senter un front uni face &agrave; une opposition qui, elle, grandit dans les urnes.</p>
<p>La fracture de ce samedi n'est pas anecdotique. Elle documente la d&eacute;sint&eacute;gration progressive d'une coh&eacute;sion qui tenait le syst&egrave;me depuis des d&eacute;cennies.</p>
<h2>Quand les piliers du syst&egrave;me contestent le syst&egrave;me</h2>
<p>Ren&eacute; Ze Nguel&eacute; et Charles Mbella Moki ne sont pas des opposants. Ce sont des hommes du r&eacute;gime. Quand ce sont eux qui parlent de pr&eacute;cipitation suspecte et d'union sacr&eacute;e r&eacute;gionale, la question n'est plus de savoir si le RDPC est fragilis&eacute;. Elle est de savoir combien de temps il peut encore tenir ensemble un syst&egrave;me que ses propres architectes commencent &agrave; remettre en cause.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 18:06:04</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Le piège est là. Et certains applaudissent. :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92930/6:1/cameroun-le-piege-est-la-et-certains-applaudissent-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Regardons autour de nous. Le Sénégal, le Ghana, le Nigeria, le
Bénin. 

Des pays imparfaits, mais qui avancent. Croissance du PIB, alternances
politiques réelle...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Regardons autour de nous. Le S&eacute;n&eacute;gal, le Ghana, le Nigeria, le B&eacute;nin.&nbsp;</p>
<p>Des pays imparfaits, mais qui avancent. Croissance du PIB, alternances politiques r&eacute;elles, dynamiques &eacute;conomiques enclench&eacute;es.</p>
<h2>Et nous ?</h2>
<p>Nous d&eacute;battons de m&eacute;canismes destin&eacute;s &agrave; organiser la continuit&eacute; du pouvoir. Un pouvoir incapable de garantir des minima &agrave; sa population et par ailleurs &nbsp;contest&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Qu&rsquo;on cesse de travestir les mots. Le dispositif autour du vice-pr&eacute;sident n&rsquo;est pas neutre.<br />Tout indique qu&rsquo;il s&rsquo;inscrit dans une strat&eacute;gie de succession verrouill&eacute;e.</p>
<p>La m&eacute;canique est connue, presque banale &agrave; force d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;p&eacute;t&eacute;e :</p>
<p>on pr&eacute;pare la succession, on neutralise l&rsquo;alternance, on fige le syst&egrave;me, et on appelle cela la stabilit&eacute;.</p>
<p>Mais cette stabilit&eacute;-l&agrave; a un co&ucirc;t.<br />Un co&ucirc;t politique.<br />Un co&ucirc;t &eacute;conomique.<br />Un co&ucirc;t humain.</p>
<p>Car pendant que certains calculent des &eacute;quilibres de pouvoir, une g&eacute;n&eacute;ration enti&egrave;re voit son horizon se refermer.</p>
<p>Posons la seule question qui vaille : quelle est l&rsquo;esp&eacute;rance de vie en bonne sant&eacute; au Cameroun ?</p>
<p>Et qui peut d&eacute;cemment accepter de sacrifier encore quatorze ann&eacute;es dans un pays o&ugrave; le temps utile est d&eacute;j&agrave; compt&eacute; ? Au regard des pr&eacute;c&eacute;dents, rien ne permet raisonnablement d&rsquo;affirmer que le VP devenu PR se limiterait &agrave; un seul mandat.</p>
<h2>Soyons lucides.</h2>
<p>Derri&egrave;re les justifications techniques, il y a une r&eacute;alit&eacute; simple : le pouvoir se partage, il ne se conquiert plus.</p>
<p>Certains veulent prolonger leur influence.</p>
<p>D&rsquo;autres pr&eacute;parent leurs h&eacute;ritiers.</p>
<p>Et une partie de l&rsquo;opposition, faute de pouvoir gagner une &eacute;lection transparente, mise sur des arrangements, esp&eacute;rant voir leur communaut&eacute; acc&eacute;der au poste de vice-pr&eacute;sident, puis au pouvoir supr&ecirc;me, en dehors d&rsquo;une v&eacute;ritable l&eacute;gitimit&eacute; populaire.</p>
<p>Le calcul est cynique : entrer par la petite porte aujourd&rsquo;hui pour r&eacute;gner demain sans v&eacute;ritable l&eacute;gitimit&eacute;.</p>
<h2>Et pendant ce temps ?</h2>
<p>La jeunesse form&eacute;e, comp&eacute;tente, ambitieuse dont les parents ne sont pas du s&eacute;rail, fait ses valises.</p>
<p>Elle part cr&eacute;er de la valeur ailleurs.</p>
<p>Elle enrichit d&rsquo;autres &eacute;conomies.<br />Elle construit d&rsquo;autres pays.</p>
<h2>Voil&agrave; le vrai bilan.</h2>
<p>Ce syst&egrave;me ne produit ni prosp&eacute;rit&eacute;, ni renouvellement, ni espoir.</p>
<p>Il reproduit les m&ecirc;mes logiques, les m&ecirc;mes blocages, les m&ecirc;mes &eacute;lites.</p>
<p>Et il faudra bien le dire un jour, sans d&eacute;tour : ce n&rsquo;est pas une r&eacute;forme. C&rsquo;est un verrou.</p>
<p>Et encourager ce verrou, c&rsquo;est accepter que rien ne change.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Alexandre LEKINA</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 17:20:20</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: 200 parlementaires complices d'un coup d'État constitutionnel silencieux :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92929/6:1/cameroun-200-parlementaires-complices-dun-coup-detat-constitutionnel-silencieux-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un Parlement aux abois face à l'histoire

200 PARLEMENTAIRES CAMEROUNAIS ont choisi l'intérêt personnel sur le
destin national. Ce choix scelle une crise consti...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un Parlement aux abois face &agrave; l'histoire</p>
<p><strong>200 parlementaires camerounais</strong> ont choisi l'int&eacute;r&ecirc;t personnel sur le destin national. Ce choix scelle une crise constitutionnelle sans pr&eacute;c&eacute;dent. Le <strong>coup d'&Eacute;tat constitutionnel</strong> au Cameroun n'a pas eu besoin de tanks.</p>
<h2>Un r&eacute;gime minoritaire qui l&eacute;gif&egrave;re encore</h2>
<p>Le <strong>RDPC</strong>, parti au pouvoir depuis des d&eacute;cennies, est d&eacute;sormais minoritaire selon les r&eacute;sultats de la derni&egrave;re &eacute;lection pr&eacute;sidentielle. La l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique lui &eacute;chappe. Pourtant, ses d&eacute;put&eacute;s si&egrave;gent toujours. Leurs mandats ont &eacute;t&eacute; <strong>prorog&eacute;s</strong>, m&eacute;canisme exceptionnel transform&eacute; en instrument politique ordinaire.</p>
<p>Ces parlementaires savent. Beaucoup ne reverront pas les prochaines consultations &eacute;lectorales. La prorogation leur offre un sursis pr&eacute;cieux et un silence encore plus pr&eacute;cieux pour le r&eacute;gime.</p>
<h2>Le calcul cynique de la survie politique</h2>
<p>Pourquoi 200 &eacute;lus ont-ils renonc&eacute; &agrave; bloquer cette d&eacute;rive ? La r&eacute;ponse est math&eacute;matique autant que politique. La prorogation des mandats constitue un avantage concret, mesurable, imm&eacute;diat. Face &agrave; une carri&egrave;re politique menac&eacute;e, les convictions institutionnelles c&egrave;dent.</p>
<p>Le RDPC minoritaire ne peut plus gagner une &eacute;lection propre. Il choisit donc de contourner l'&eacute;lection. La <strong>d&eacute;volution du pouvoir</strong> par voie n&eacute;goci&eacute;e un gr&eacute; &agrave; gr&eacute; entre &eacute;lites devient la seule strat&eacute;gie viable pour maintenir la continuit&eacute; du r&eacute;gime.</p>
<p>C'est la logique d'un syst&egrave;me en fin de cycle qui refuse sa propre mort d&eacute;mocratique.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'un putsch en costume</h2>
<p>Le coup d'&Eacute;tat constitutionnel fonctionne par accumulation de petites trahisons l&eacute;gales. Aucune loi n'est formellement viol&eacute;e. Tout est proc&eacute;dural. La prorogation des mandats parlementaires habille l'ill&eacute;gitimit&eacute; d'une apparence de l&eacute;galit&eacute;.</p>
<p>Le m&eacute;canisme est pr&eacute;cis : un parlement dont les membres ne r&eacute;pondent plus devant les urnes vote des textes que les urnes auraient rejet&eacute;s. La crise institutionnelle camerounaise se joue dans cet espace entre l&eacute;galit&eacute; formelle et l&eacute;gitimit&eacute; r&eacute;elle.</p>
<p>La <strong>succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun</strong> sujet tabou depuis trente ans entre ainsi dans sa phase de r&egrave;glement opaque. Non par le peuple. Par un accord entre ceux qui d&eacute;tiennent encore les leviers de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>Ce que cette crise change pour le Cameroun</h2>
<p>La crise politique camerounaise va s'approfondir. Une transition verrouill&eacute;e par des parlementaires ill&eacute;gitimes ne produit pas de stabilit&eacute;. Elle fabrique une contestation diff&eacute;r&eacute;e, potentiellement explosive.</p>
<p>La d&eacute;mocratie camerounaise ne mourra pas d'un coup. Elle s'&eacute;tiole par capitulation successive de ceux qui &eacute;taient mandat&eacute;s pour la d&eacute;fendre.</p>
<p>Qui &eacute;crira l'histoire &agrave; la place des 200 ?</p>
<p>L'histoire retiendra les noms de ceux qui ont dit non. Elle retiendra aussi, avec la m&ecirc;me pr&eacute;cision, ceux qui se sont tus. La question reste ouverte : si les institutions &eacute;lues abandonnent leur fonction de contre-pouvoir, quelle force int&eacute;rieure ou ext&eacute;rieure peut encore imposer une transition d&eacute;mocratique au Cameroun ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 16:18:37</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Kamto dénonce un coup d'État constitutionnel :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92928/6:1/cameroun-kamto-denonce-un-coup-detat-constitutionnel-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une Constitution réécrite, un opposant qui sort du silence

Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais adopte une révision
constitutionnelle créant un VICE-PRÉSI...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une Constitution r&eacute;&eacute;crite, un opposant qui sort du silence</p>
<p>Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais adopte une r&eacute;vision constitutionnelle cr&eacute;ant un <strong>vice-pr&eacute;sident</strong> nomm&eacute;, non &eacute;lu. Le m&ecirc;me jour, Maurice Kamto, leader du MRC et principal opposant &eacute;cart&eacute; de la pr&eacute;sidentielle de 2025, qualifie publiquement la s&eacute;quence de "coup d'&Eacute;tat constitutionnel et institutionnel". Une formulation politique forte document&eacute;e, argument&eacute;e, historiquement &eacute;tay&eacute;e.</p>
<h2>Ce que Kamto d&eacute;nonce pr&eacute;cis&eacute;ment</h2>
<p>Dans une d&eacute;claration adress&eacute;e &agrave; ses compatriotes, l'opposant affirme que le pays traverse "une crise politique et institutionnelle sans pr&eacute;c&eacute;dent", marqu&eacute;e par la perte de l&eacute;gitimit&eacute; des principales institutions. Il d&eacute;nonce la prolongation des mandats des d&eacute;put&eacute;s et des conseillers municipaux ainsi que le report des &eacute;lections l&eacute;gislatives et locales, qu'il qualifie de violations de la Constitution visant &agrave; maintenir le r&eacute;gime au pouvoir.</p>
<p>Pour Kamto, l'ensemble des institutions nationales d&eacute;sign&eacute;es par voie d'&eacute;lections sont ill&eacute;gitimes. L'&eacute;lection du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est "gravement contest&eacute;e". Les d&eacute;put&eacute;s &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale "ne sont plus issus du suffrage populaire". Les conseillers municipaux non plus et ils ont "transmis leur ill&eacute;gitimit&eacute;" aux conseillers r&eacute;gionaux &eacute;lus par eux fin 2025.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme Ahidjo-Biya, version 2026</h2>
<p>L'argument le plus ac&eacute;r&eacute; de Kamto est historique. Il accuse Biya d'avoir remis en place le m&ecirc;me m&eacute;canisme constitutionnel que celui utilis&eacute; en 1979 par le Pr&eacute;sident Ahidjo, qui lui avait permis, en tant que Premier ministre, de devenir Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Cette fois, il s'agira d'un Vice-Pr&eacute;sident nomm&eacute; et non d'un Premier ministre mais la logique est identique : une passerelle constitutionnelle permettant &agrave; un individu n'ayant jamais exerc&eacute; de mandat &eacute;lectif de devenir Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, chef de l'&Eacute;tat et chef des arm&eacute;es sans passer par une &eacute;lection.</p>
<p>C'est, selon Kamto, encore pire que le pr&eacute;c&eacute;dent de 1979 : le Vice-Pr&eacute;sident devenu Pr&eacute;sident non &eacute;lu pourra lui-m&ecirc;me nommer un Vice-Pr&eacute;sident non &eacute;lu. La cha&icirc;ne de succession sans &eacute;lection devient potentiellement illimit&eacute;e.</p>
<p>Ce cadrage historique transforme la <strong>r&eacute;vision constitutionnelle de 2026</strong> en s&eacute;quence d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment r&eacute;p&eacute;t&eacute;e non pas une r&eacute;forme institutionnelle, mais la reproduction d'un mod&egrave;le de captation du pouvoir d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;.</p>
<h2>Un appel &agrave; la mobilisation citoyenne</h2>
<p>Kamto appelle les parlementaires &agrave; rejeter toute r&eacute;forme qui "d&eacute;truit les fondements de la R&eacute;publique" et estime qu'un tel changement constitutionnel devrait obligatoirement &ecirc;tre soumis &agrave; r&eacute;f&eacute;rendum. S'adressant directement aux citoyens, il les exhorte &agrave; se mobiliser contre ce qu'il qualifie de d&eacute;rive autoritaire et annonce le lancement prochain d'une p&eacute;tition nationale. Il conclut en appelant le peuple &agrave; reprendre son pouvoir souverain lors des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>
<p>Le Barreau du Cameroun a lui aussi pris position, estimant selon les sources disponibles que la r&eacute;vision constitutionnelle constitue une atteinte au principe de l'&eacute;lection du Pr&eacute;sident au suffrage universel direct.</p>
<h2>Les enjeux : l&eacute;gitimit&eacute; en cascade et succession verrouill&eacute;e</h2>
<p>&Agrave; court terme dans les six &agrave; douze mois la nomination effective du premier vice-pr&eacute;sident camerounais de l'histoire concentrera toutes les tensions. Ce choix r&eacute;v&eacute;lera si Biya entend r&eacute;pondre &agrave; la crise anglophone par un profil &eacute;quilibreur ou consolider le r&eacute;seau de fid&eacute;lit&eacute;s au sein du RDPC.</p>
<p>La p&eacute;tition annonc&eacute;e par Kamto constitue un test de mobilisation pour un MRC qui n'a pas particip&eacute; &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025 et cherche &agrave; r&eacute;affirmer son poids dans le jeu politique. Si elle recueille des centaines de milliers de signatures, elle modifiera le rapport de forces symbolique. Si elle reste confidentielle, elle confirmera l'essoufflement de l'opposition structur&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; horizon trois &agrave; cinq ans, la question pos&eacute;e par Kamto est celle qui structure l'avenir du Cameroun : peut-on, par des r&eacute;visions constitutionnelles successives adopt&eacute;es par un Parlement &agrave; majorit&eacute; m&eacute;canique, cr&eacute;er une cha&icirc;ne de succession sans &eacute;lection perp&eacute;tuant un syst&egrave;me de pouvoir au-del&agrave; de l'homme qui l'a fond&eacute; ?</p>
<h2>Le vrai d&eacute;bat commence maintenant</h2>
<p>La succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun n'est plus une question abstraite. Elle est constitutionnalis&eacute;e, planifi&eacute;e, imminente. Kamto la nomme "coup d'&Eacute;tat constitutionnel". Le pouvoir la pr&eacute;sente comme une modernisation institutionnelle. Entre ces deux lectures, le peuple camerounais attend de savoir qui sera nomm&eacute; dauphin et si cette nomination lui appartiendra un jour.</p>
<p>La vraie question que pose cette s&eacute;quence n'est pas juridique. Elle est d&eacute;mocratique : une Constitution r&eacute;vis&eacute;e sans le peuple, par des institutions dont la l&eacute;gitimit&eacute; est contest&eacute;e, peut-elle fonder durablement l'avenir d'un pays de 30 millions d'habitants ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 15:32:53</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: La Constitution modifiée, Biya se choisit un successeur sans urnes :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92927/6:1/cameroun-la-constitution-modifiee-biya-se-choisit-un-successeur-sans-urnes-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Quarante-quatre ans de pouvoir, un héritier par décret

Le 5 avril 2026, le Parlement camerounais réuni en Congrès a adopté
le Projet de Loi N°2094/PJL/P modifi...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Quarante-quatre ans de pouvoir, un h&eacute;ritier par d&eacute;cret</p>
<p>Le 5 avril 2026, le Parlement camerounais r&eacute;uni en Congr&egrave;s a adopt&eacute; le Projet de Loi N&deg;2094/PJL/P modifiant la Constitution. Pour la premi&egrave;re fois depuis l'ind&eacute;pendance, le Cameroun dispose d'un cadre constitutionnel pour un <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong> nomm&eacute; par Paul Biya, r&eacute;vocable par lui, successeur constitutionnel d&eacute;sign&eacute; sans vote populaire.</p>
<h2>Ce qui a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;</h2>
<p>Le congr&egrave;s du Parlement s'&eacute;tait ouvert le 2 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;, sur initiative de Paul Biya. La s&eacute;ance pl&eacute;ni&egrave;re d'adoption &eacute;tait programm&eacute;e pour le 5 avril &agrave; 16 heures. Elle a eu lieu comme pr&eacute;vu.</p>
<p>La modification de la Constitution cible les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66. Le vice-pr&eacute;sident peut &ecirc;tre nomm&eacute; par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, qui peut aussi mettre fin &agrave; ses fonctions &agrave; tout moment. Ses attributions sont celles que le Pr&eacute;sident lui d&eacute;l&egrave;gue de mani&egrave;re expresse. Son mandat ne peut exc&eacute;der celui du Pr&eacute;sident, fix&eacute; &agrave; sept ans.</p>
<p>En cas de vacance, le vice-pr&eacute;sident ach&egrave;ve le mandat pr&eacute;sidentiel, pr&ecirc;te serment dans les m&ecirc;mes formes, puis nomme &agrave; son tour un nouveau vice-pr&eacute;sident pour l'assister. En cas d'emp&ecirc;chement du vice-pr&eacute;sident ou si le poste n'est pas pourvu, une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle est organis&eacute;e.</p>
<h2>Une succession verrouill&eacute;e, une l&eacute;gitimit&eacute; contest&eacute;e</h2>
<p>La r&eacute;forme r&eacute;pond &agrave; une question que le syst&egrave;me politique camerounais &eacute;vitait depuis des ann&eacute;es. La Constitution de 1996 confiait l'int&eacute;rim au Pr&eacute;sident du S&eacute;nat en cas de vacance soudaine un sc&eacute;nario jug&eacute; politiquement p&eacute;rilleux. Mais l'architecture du texte adopt&eacute; concentre enti&egrave;rement le choix dans les mains d'un seul homme.</p>
<p>La r&eacute;vision constitutionnelle de 2026 r&eacute;pond &agrave; une question que personne n'osait poser officiellement : que se passe-t-il apr&egrave;s Biya ? Elle y r&eacute;pond en donnant &agrave; Biya seul le droit de d&eacute;signer son successeur, sans &eacute;lection, sans d&eacute;bat. La d&eacute;mocratie formelle est respect&eacute;e un Congr&egrave;s vote, des articles sont modifi&eacute;s. Mais la substance du choix revient &agrave; un homme de 92 ans, au pouvoir depuis 1982, face &agrave; un Parlement dont le mandat est lui-m&ecirc;me contest&eacute;.</p>
<p>Le Pr. Owona Mfegue, constitutionnaliste et fille du r&eacute;dacteur principal de la Constitution de 1996, d&eacute;nonce un "r&eacute;gime b&acirc;tard" : la coexistence d'un vice-pr&eacute;sident et d'un Premier ministre, sans articulation r&eacute;elle entre leurs fonctions, cr&eacute;e selon elle une "ambigu&iuml;t&eacute; ex&eacute;cutive in&eacute;dite".</p>
<h2>L'opposition exclue, les amendements balay&eacute;s</h2>
<p>La proc&eacute;dure a cristallis&eacute; les critiques bien au-del&agrave; du fond. Les membres de la Commission sp&eacute;ciale du Congr&egrave;s n'ont dispos&eacute; que de moins de deux heures pour examiner un texte engageant l'avenir institutionnel de 30 millions de citoyens. Aucun amendement propos&eacute; par l'opposition n'a &eacute;t&eacute; retenu.</p>
<p>Le SDF, par la voix de Joshua Osih, avait d&eacute;fendu un amendement rejet&eacute; par la majorit&eacute; : que le Pr&eacute;sident et son Vice-Pr&eacute;sident soient &eacute;lus conjointement sur un m&ecirc;me ticket populaire, obligatoirement mixte un repr&eacute;sentant du Cameroun anglophone et un du Cameroun francophone. La majorit&eacute; RDPC a &eacute;cart&eacute; la proposition sans d&eacute;bat de fond.</p>
<p>Les partisans du pouvoir font valoir que la cr&eacute;ation du poste permettra d'&eacute;viter le co&ucirc;t humain et budg&eacute;taire d'une &eacute;lection pr&eacute;sidentielle anticip&eacute;e en cas de vacance impr&eacute;vue. Pour l'opposition, c'est un autre nom pour la m&ecirc;me r&eacute;alit&eacute; : une <strong>succession pr&eacute;sidentielle</strong> organis&eacute;e entre initi&eacute;s, sans le peuple.</p>
<h2>La question qui mobilise d&eacute;sormais Yaound&eacute;</h2>
<p>&Agrave; court terme, l'attention se tourne vers la nomination effective. Parmi les noms qui circulent avec insistance, celui de Phil&eacute;mon Yang, ancien Premier ministre et anglophone, est cit&eacute; comme profil capable d'apporter une r&eacute;ponse &agrave; la crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais aucune annonce officielle n'a &eacute;t&eacute; faite.</p>
<p>Ce choix concentrera en quelques semaines tous les &eacute;quilibres que le Cameroun n&eacute;gocie depuis l'ind&eacute;pendance : r&eacute;gionaux, linguistiques, religieux. Un vice-pr&eacute;sident camerounais anglophone enverrait un signal fort vers les zones en crise. Un choix purement politique au sein du RDPC fermerait cette fen&ecirc;tre et relancerait les tensions.</p>
<p>&Agrave; horizon trois &agrave; cinq ans, le vice-pr&eacute;sident du Cameroun, nomm&eacute; dans les semaines suivant l'adoption, deviendra de facto le dauphin constitutionnel d'un pr&eacute;sident de 92 ans. Ce choix fa&ccedil;onnera la trajectoire politique du pays pour une g&eacute;n&eacute;ration.</p>
<h2>La Constitution comme testament pr&eacute;sidentiel</h2>
<p>Le 4 avril 2026 restera une date charni&egrave;re dans l'histoire institutionnelle du Cameroun. Pas parce qu'un vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; d'autres d&eacute;mocraties africaines connaissent ce mod&egrave;le. Mais parce que la m&eacute;thode choisie quatre jours, un Parlement &agrave; mandat contest&eacute;, z&eacute;ro amendement retenu dit quelque chose de pr&eacute;cis sur l'&eacute;tat du contrat d&eacute;mocratique au Cameroun.</p>
<p>La vraie question n'est d&eacute;sormais plus constitutionnelle. Elle est politique : dans un pays de 30 millions de personnes, combien de temps une succession d&eacute;sign&eacute;e sans le peuple peut-elle tenir face &agrave; une soci&eacute;t&eacute; qui a d&eacute;j&agrave; d&eacute;montr&eacute;, depuis 2018, sa volont&eacute; de changement ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 15:02:40</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Tchiroma dénonce la dérive monarchique de Biya et appelle à la résistance :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92919/6:1/cameroun-tchiroma-denonce-la-derive-monarchique-de-biya-et-appelle-a-la-resistance-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un président élu réduit au silence, une Constitution modifiée de
force

Quarante-huit morts. Trois cent douze arrestations. Un président élu
en exil. C'est dans...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un pr&eacute;sident &eacute;lu r&eacute;duit au silence, une Constitution modifi&eacute;e de force</p>
<p>Quarante-huit morts. Trois cent douze arrestations. Un pr&eacute;sident &eacute;lu en exil. C'est dans ce contexte que Paul Biya entreprend de modifier la Constitution camerounaise. Issa Tchiroma Bakary brise le silence.</p>
<h2>La d&eacute;claration qui d&eacute;fie le pouvoir ill&eacute;gitime</h2>
<p>Depuis son exil gambien, <strong>Issa Tchiroma Bakary</strong> a publi&eacute; une d&eacute;claration au vitriol. Il d&eacute;nonce la nomination d'un Vice-Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique comme une <strong>man&oelig;uvre inconstitutionnelle</strong> et une d&eacute;rive monarchique du pouvoir. Le message est direct : ces actes ne sauraient d&eacute;tourner les Camerounais de l'essentiel, le r&eacute;tablissement de la <strong>volont&eacute; populaire exprim&eacute;e le 12 octobre 2025</strong>.</p>
<p>La d&eacute;claration s'inscrit dans une continuit&eacute; document&eacute;e. Le 12 octobre 2025, les proc&egrave;s-verbaux consolid&eacute;s par son camp sur 18 d&eacute;partements le pla&ccedil;aient vainqueur &agrave; 54,8 % contre 31,3 % pour Biya. Le Conseil constitutionnel a invers&eacute; ces chiffres sans produire de documentation contraire v&eacute;rifiable. Tchiroma qualifie d&eacute;sormais les actes institutionnels qui suivent de <strong>forfaitures</strong>.</p>
<h2>Une r&eacute;forme constitutionnelle sur fond de sang</h2>
<p>La modification constitutionnelle en cours n'est pas un acte ordinaire. Elle intervient moins de six mois apr&egrave;s une r&eacute;pression document&eacute;e par Human Rights Watch : 48 morts, des centaines d'arrestations, des d&eacute;tenus tortur&eacute;s au Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense. Des villes coup&eacute;es d'Internet. Une institutrice abattue &agrave; Garoua.</p>
<p>La nomination d'un Vice-Pr&eacute;sident in&eacute;dite dans l'architecture institutionnelle camerounaise constitue le c&oelig;ur de la contestation de Tchiroma. Cette fonction n'existait pas dans la Constitution de 1996. L'introduire aujourd'hui, dans ce contexte, revient &agrave; organiser une <strong>succession dynastique</strong> sans mandat populaire l&eacute;gitime. C'est ce que Tchiroma nomme la d&eacute;rive monarchique : le pouvoir qui se perp&eacute;tue par le texte, apr&egrave;s s'&ecirc;tre maintenu par les armes.</p>
<h2>Le Conseil constitutionnel, instrument de la forfaiture</h2>
<p>La <strong>crise de l&eacute;gitimit&eacute; post-&eacute;lectorale au Cameroun</strong> repose sur un paradoxe institutionnel central. Le Conseil constitutionnel est l'organe l&eacute;galement comp&eacute;tent pour valider les &eacute;lections et interpr&eacute;ter la Constitution. Mais cette institution est nomm&eacute;e par le pr&eacute;sident en exercice et r&eacute;pond &agrave; lui. Huit recours en annulation d&eacute;pos&eacute;s par l'opposition ont &eacute;t&eacute; rejet&eacute;s en quelques heures le 27 octobre 2025, sans examen s&eacute;rieux des preuves document&eacute;es.</p>
<p>Quand l'arbitre appartient &agrave; l'un des camps, la r&egrave;gle du jeu n'est plus la loi. Elle est la volont&eacute; du plus fort. C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que d&eacute;nonce Tchiroma : non pas une simple irr&eacute;gularit&eacute; proc&eacute;durale, mais un syst&egrave;me con&ccedil;u pour que la <strong>v&eacute;rit&eacute; des urnes</strong> ne puisse jamais atteindre la proclamation officielle.</p>
<h2>Les enjeux d'une modification constitutionnelle ill&eacute;gitime</h2>
<p>&Agrave; court terme, dans les six &agrave; douze mois, la r&eacute;forme passera. Le Parlement camerounais est contr&ocirc;l&eacute; par le RDPC, parti de Biya. La nomination du Vice-Pr&eacute;sident sera ent&eacute;rin&eacute;e. Tchiroma, en exil, ne dispose d'aucun levier institutionnel interne pour bloquer le processus.</p>
<p>Mais la <strong>modification constitutionnelle au Cameroun</strong> porte en elle une fragilit&eacute; structurelle majeure. Un texte fondamental modifi&eacute; par un pouvoir dont la l&eacute;gitimit&eacute; est contest&eacute;e par des organisations internationales Human Rights Watch, la Platform for African Democrats, des observateurs ind&eacute;pendants ne produit pas de stabilit&eacute;.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; moyen terme, la question successorale au Cameroun reste enti&egrave;re et plus explosive que jamais. Paul Biya a 93 ans. La modification constitutionnelle vise &agrave; organiser une transition sur mesure. Mais une transition b&acirc;tie sur une &eacute;lection fraud&eacute;e et une r&eacute;pression meurtri&egrave;re ne produit pas de l&eacute;gitimit&eacute;. Elle produit une contestation diff&eacute;r&eacute;e.</p>
<h2>La plume du d&eacute;cret contre la v&eacute;rit&eacute; des urnes</h2>
<p>Tchiroma pose une question que le r&eacute;gime ne peut pas &eacute;teindre par d&eacute;cret : comment gouverner un pays dont la majorit&eacute; a vot&eacute; pour quelqu'un d'autre ?</p>
<p>La r&eacute;ponse d'&Eacute;toudi est institutionnelle modifier la Constitution, nommer un vice-pr&eacute;sident, verrouiller la succession. Celle de Tchiroma est populaire appeler ses compatriotes &agrave; la mobilisation sans &eacute;quivoque pour le r&eacute;tablissement de leur volont&eacute;.</p>
<p>L'histoire des d&eacute;mocraties africaines enseigne une constante : les pouvoirs qui survivent par la fraude et la r&eacute;pression ne disparaissent pas, mais ils ne gu&eacute;rissent pas non plus. Le Cameroun est entr&eacute; dans une longue crise de l&eacute;gitimit&eacute;. La modification constitutionnelle en cours n'en est pas la solution. Elle en est l'acc&eacute;l&eacute;rateur.</p>
<hr />
<blockquote>
<p>MES CHERS COMPATRIOTES,<br />Les man&oelig;uvres inconstitutionnelles, la violation des principes d&eacute;mocratiques et la d&eacute;rive monarchique du pouvoir ill&eacute;gitime, sous la forme de la nomination d&rsquo;un Vice-Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, ne sauraient nous d&eacute;tourner de l&rsquo;Essentiel :&nbsp;<br />- la mobilisation sans &eacute;quivoque pour le r&eacute;tablissement de la volont&eacute; populaire exprim&eacute;e le 12 octobre 2025 par une large majorit&eacute; des Camerounais qui ont exprim&eacute; leurs suffrages en ma faveur.<br />Non aux forfaitures ! Oui &agrave; la v&eacute;rit&eacute; des urnes !<br />Issa TCHIROMA BAKARY<br />Pr&eacute;sident &eacute;lu de la R&eacute;publique du Cameroun</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-03 22:18:01</pubDate>
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      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Ouest: Eugène Folefack quitte le Mrc pour le Rdpf -Kumdze :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92909/6:1/cameroun-ouest-eugene-folefack-quitte-le-mrc-pour-le-rdpf-kumdze-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Il a été installé comme président régional de cette formation
politique le dimanche 29 mars dernier au cours d’une cérémonie
présidée par Ghislain Victor Nkenli...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il a &eacute;t&eacute; install&eacute; comme pr&eacute;sident r&eacute;gional de cette formation politique le dimanche 29 mars dernier au cours d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie pr&eacute;sid&eacute;e par Ghislain Victor Nkenlifack, pr&eacute;sident national de cette formation politique.&nbsp;</p>
<p>Ancien prisonnier politique du fait de son appartenance et de son engagement dans les rangs du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Eug&eacute;ne Folefack, a claqu&eacute; les portes de cette formation politique pour rejoindre le Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple sans fronti&egrave;res (Rdpf-Kumdze). Il a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; et install&eacute; pr&eacute;sident r&eacute;gional pour l&rsquo;Ouest au cours d&rsquo;une rencontre tenue dans les locaux du foyer Foto &agrave; Bafoussam.&nbsp;</p>
<p>Suivant, les recommandations de son nouveau parti, Eug&egrave;ne Folefack est engag&eacute; &agrave; travailler pour la cr&eacute;ation des comit&eacute;s de base dans tous les villages de la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest. Il devra aussi mobiliser les jeunes afin qu&rsquo;ils s&rsquo;inscrivent sur les listes &eacute;lectorales. Car selon le discours de Ghislain Victor Nkenlifack, le Rdpf-Kumdze pr&eacute;sentera les listes des candidats lors des prochaines &eacute;lections municipales et l&eacute;gislatives dans tous les d&eacute;partements de la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest. Parce que ses dirigeants veulent une rupture avec le syst&egrave;me de corruption et de n&eacute;potisme qui semble gangrener le Cameroun depuis des d&eacute;cennies. &ldquo;Nous allons pr&eacute;senter des hommes int&egrave;gres comme candidats lors des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales &ldquo;, discourt Ghislain Victor Nkenlifack. Celui-ci pense que pour g&eacute;rer la cit&eacute; avec responsabilit&eacute;, il faut &ecirc;tre pr&eacute;sent dans tous les cercles de d&eacute;cision.&nbsp;</p>
<p>Il entend suivre les options de d&eacute;veloppement et de modernisation du Cameroun voulue par son d&eacute;funt grand-p&egrave;re, Mathias Djoumessi, fondateur du Kumdze, ancien pr&eacute;sident de l&rsquo;Union des populations du Cameroun (Upc) et ancien chef sup&eacute;rieur de Foreke. Suivant un expos&eacute; fait par le secr&eacute;taire national du Rdpf-Kumdze, Mathias Djoumessi &eacute;tait un visionnaire qui r&ecirc;vait d&rsquo;un Cameroun nouveau dans la paix. Ce qui implique que ses h&eacute;ritiers politiques postulent au changement dans la paix. Ils tirent les le&ccedil;ons de la derni&egrave;re crise post &eacute;lectorale ayant marqu&eacute; le Cameroun apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025.&nbsp;</p>
<p>Les militants et dirigeants du Rdpf-Kumdze veulent alors incarner la troisi&egrave;me voie face au Rdpc et l&rsquo;opposition radicale.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Guy Modeste Dzudie</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-03 08:07:19</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Révision constitutionnelle : Cabral Libii brise le silence et défie le projet gouvernemental :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92905/6:1/cameroun-revision-constitutionnelle-cabral-libii-brise-le-silence-et-defie-le-projet-gouvernemental-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Devant ses pairs réunis en commission spéciale, Cabral Libii,
président national du PCRN, a prononcé une intervention qui fracture
le débat politique camerounai...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Devant ses pairs r&eacute;unis en commission sp&eacute;ciale, Cabral Libii, pr&eacute;sident national du PCRN, a prononc&eacute; une intervention qui fracture le d&eacute;bat politique camerounais. Le verdict est sans appel : le projet de <strong>r&eacute;vision constitutionnelle</strong> actuel "apporte des changements mais refuse le changement."</p>
<h2>Ce qui se passe vraiment &agrave; Yaound&eacute;</h2>
<p>La commission sp&eacute;ciale charg&eacute;e d'examiner le projet de loi constitutionnelle est au c&oelig;ur de toutes les tensions. Le texte soumis pr&eacute;voit notamment l'introduction d'un <strong>Vice-Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong>. Une innovation salu&eacute;e en surface, mais que Cabral Libii d&eacute;monte m&eacute;thodiquement.</p>
<p>Le d&eacute;put&eacute; et chef de parti s'est exprim&eacute; directement devant le ministre d'&Eacute;tat repr&eacute;sentant le gouvernement. Son intervention d&eacute;passe le cadre technique : elle pose une question de fond sur la nature m&ecirc;me de la <strong>d&eacute;mocratie camerounaise</strong>.</p>
<h2>Pourquoi ce projet est jug&eacute; insuffisant</h2>
<p>Le raisonnement de Cabral Libii repose sur une logique simple et redoutable. Nommer un Vice-Pr&eacute;sident sans l'&eacute;lire, c'est cr&eacute;er "un citoyen sans peuple." Le texte gouvernemental pr&eacute;serve l'architecture du pouvoir existante : le Pr&eacute;sident nomme, r&eacute;voque, d&eacute;cide.</p>
<p>Pire, le projet ouvre la voie &agrave; un sc&eacute;nario in&eacute;dit : deux dirigeants au sommet de l'&Eacute;tat, ni l'un ni l'autre issu du suffrage universel direct. Pour le leader du <strong>PCRN</strong>, cela contredit le principe fondateur de toute d&eacute;mocratie. <strong>Le pouvoir constitutionnel</strong> ne se transf&egrave;re pas entre &eacute;lites. Il se re&ccedil;oit du peuple.</p>
<h2>Les quatre contre-propositions du PCRN</h2>
<p>Cabral Libii n'est pas venu critiquer &agrave; vide. Il a articul&eacute; une vision alternative en quatre axes pr&eacute;cis.</p>
<p>Premier axe : la <strong>limitation des mandats pr&eacute;sidentiels</strong>. Il propose sept ans renouvelables une seule fois. Un cadre clair, mesurable, align&eacute; selon lui sur les attentes populaires.</p>
<p>Deuxi&egrave;me axe : la <strong>lutte contre la corruption</strong>. La d&eacute;claration publique de patrimoine doit devenir obligatoire, avec des sanctions effectives inscrites dans la Constitution elle-m&ecirc;me. La transparence, dit-il, "n'est pas une option."</p>
<p>Troisi&egrave;me axe : des clauses d'intangibilit&eacute;. Certaines dispositions notamment celles sur les droits fondamentaux et la limitation des mandats doivent &eacute;chapper &agrave; toute r&eacute;vision future. Une <strong>Constitution r&eacute;formable &agrave; l'infini devient une Constitution sans garantie</strong>.</p>
<p>Quatri&egrave;me axe : la redistribution r&eacute;elle du pouvoir. Sans m&eacute;canisme contraignant, toute r&eacute;forme reste cosm&eacute;tique. "Changer les mots sans changer le pouvoir, ce n'est pas r&eacute;former, c'est maquiller."</p>
<h2>Ce que ce d&eacute;bat r&eacute;v&egrave;le sur l'avenir du Cameroun</h2>
<p>&Agrave; court terme, cette prise de position isole ou renforce Cabral Libii selon les camps. Elle structure une ligne d'opposition claire &agrave; l'approche des prochaines s&eacute;quences politiques. Le PCRN se positionne comme force de proposition, pas seulement de contestation.</p>
<p>Le vrai enjeu est celui de la l&eacute;gitimit&eacute; constitutionnelle. Une loi fondamentale adopt&eacute;e sans consensus large reste vuln&eacute;rable. Elle peut &ecirc;tre contest&eacute;e juridiquement, politiquement, socialement. L'histoire constitutionnelle africaine offre de nombreux exemples de textes impos&eacute;s qui fragilisent les &Eacute;tats au lieu de les consolider.</p>
<p>La question du <strong>Vice-Pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> pourrait cristalliser des tensions lors d'une succession pr&eacute;sidentielle. Le vide juridique que Libii pointe n'est pas th&eacute;orique : il deviendrait op&eacute;rationnel d&egrave;s lors qu'une vacance du pouvoir surviendrait.</p>
<h2>L'histoire regarde, dit-il Mais qui l'&eacute;coute ?</h2>
<p>"Le peuple nous &eacute;coute. L'avenir nous jugera." Ces mots de Cabral Libii r&eacute;sonnent au-del&agrave; de la commission. Ils posent une question que nul dans cette enceinte ne peut esquiver : une Constitution r&eacute;dig&eacute;e pour organiser le pouvoir en place peut-elle simultan&eacute;ment prot&eacute;ger ceux qui n'en ont aucun ?</p>
<p>La r&eacute;ponse du gouvernement camerounais &agrave; ces quatre propositions concr&egrave;tes sera le v&eacute;ritable test de la sinc&eacute;rit&eacute; de cette r&eacute;forme.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-03 01:04:24</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: SDF et PCRN proposent un vice-président élu et un mandat limité :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92904/6:1/cameroun-sdf-et-pcrn-proposent-un-vice-president-elu-et-un-mandat-limite-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Deux partis, deux visions pour remodeler le pouvoir

7 ans renouvelables une fois. Un vice-président élu sur le même
bulletin que le président. Ces deux proposi...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Deux partis, deux visions pour remodeler le pouvoir</p>
<p>7 ans renouvelables une fois. Un vice-pr&eacute;sident &eacute;lu sur le m&ecirc;me bulletin que le pr&eacute;sident. Ces deux propositions, issues de l'opposition camerounaise, reformulent en profondeur l'architecture du pouvoir ex&eacute;cutif. Elles arrivent dans le cadre de l'examen du <strong>projet de loi 2094/PJL/P</strong> portant modification de la Constitution.</p>
<h2>Ce que le Congr&egrave;s examine, et qui propose quoi</h2>
<p>Le <strong>Social Democratic Front (SDF)</strong> et le <strong>Parti Camerounais pour la R&eacute;conciliation Nationale (PCRN)</strong> de Cabral Libii ont tous deux d&eacute;pos&eacute; des amendements lors de l'examen du texte constitutionnel soumis au Parlement r&eacute;uni en congr&egrave;s.</p>
<p>Ces deux formations si&egrave;gent dans l'opposition. Elles disposent d'une repr&eacute;sentation parlementaire minoritaire face &agrave; la majorit&eacute; <strong>RDPC</strong>. Leurs amendements ont peu de chances d'&ecirc;tre adopt&eacute;s tels quels. Ils n'en constituent pas moins des propositions formelles, consign&eacute;es dans la proc&eacute;dure l&eacute;gislative.</p>
<h2>Pourquoi ces amendements, et ce qu'ils r&eacute;v&egrave;lent</h2>
<p>Les deux partis partagent un diagnostic : la r&eacute;forme soumise par l'ex&eacute;cutif ne va pas assez loin. Mais leurs r&eacute;ponses divergent.</p>
<p>Le SDF ancre son amendement dans la fracture anglophone-francophone. Proposer un vice-pr&eacute;sident &eacute;lu sur le m&ecirc;me bulletin que le pr&eacute;sident, en repr&eacute;sentant les deux composantes linguistiques du pays, c'est faire de la <strong>question anglophone</strong> un enjeu constitutionnel central. C'est aussi r&eacute;pondre directement &agrave; la crise qui secoue les r&eacute;gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis 2017.</p>
<p>L'amendement sur le genre va plus loin encore. Il ouvre formellement la candidature pr&eacute;sidentielle &agrave; toute personne, quel que soit son genre. C'est une premi&egrave;re dans le d&eacute;bat constitutionnel camerounais.</p>
<p>Le PCRN, lui, cible la dur&eacute;e et la transmission du pouvoir. Un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, c'est une limitation explicite &agrave; deux mandats. Et la proposition de soumettre la nomination du vice-pr&eacute;sident &agrave; validation parlementaire introduit un contrepoids institutionnel in&eacute;dit face &agrave; l'ex&eacute;cutif.</p>
<h2>Comment ces m&eacute;canismes fonctionneraient concr&egrave;tement</h2>
<p>L'amendement SDF sur le vice-pr&eacute;sident &eacute;lu se d&eacute;finit comme un ticket pr&eacute;sidentiel &agrave; repr&eacute;sentation duale : les deux candidats figurent sur le m&ecirc;me bulletin, l'un anglophone, l'autre francophone. Ce mod&egrave;le s'inspire d'exp&eacute;riences existantes en Afrique de l'Est et en Am&eacute;rique latine.</p>
<p>La proposition PCRN sur la <strong>limitation des mandats pr&eacute;sidentiels</strong> s'appuie sur un m&eacute;canisme en deux temps. D'abord, fixer la dur&eacute;e &agrave; 7 ans. Ensuite, bloquer le renouvellement au-del&agrave; d'un second mandat. La validation parlementaire de la nomination du vice-pr&eacute;sident ajoute une couche de contr&ocirc;le l&eacute;gislatif sur une pr&eacute;rogative aujourd'hui enti&egrave;rement pr&eacute;sidentielle.</p>
<p>Ces deux logiques convergent vers un objectif commun : encadrer l'exercice du pouvoir ex&eacute;cutif par des garde-fous institutionnels que la Constitution actuelle ne pr&eacute;voit pas.</p>
<h2>Ce que ces amendements changent maintenant et dans dix ans</h2>
<p>&Agrave; court terme (6-12 mois), ces propositions seront vraisemblablement rejet&eacute;es ou ignor&eacute;es par la majorit&eacute; parlementaire RDPC. Leur port&eacute;e imm&eacute;diate est donc politique, pas l&eacute;gislative. Elles permettent &agrave; l'opposition de prendre position publiquement sur la r&eacute;forme constitutionnelle et d'alimenter le d&eacute;bat national.</p>
<p>Mais leur impact symbolique est r&eacute;el. En formalisant la question anglophone, la limitation des mandats et l'ouverture du genre dans une proc&eacute;dure constitutionnelle officielle, SDF et PCRN cr&eacute;ent un pr&eacute;c&eacute;dent document&eacute;.</p>
<p>&Agrave; moyen terme (3-5 ans), ces amendements pourraient servir de socle &agrave; une plateforme commune de l'opposition pour le prochain cycle &eacute;lectoral. La r&eacute;forme constitutionnelle camerounaise de 2026 devient ainsi un marqueur : elle fixe ce que l'opposition voulait et ce que la majorit&eacute; a refus&eacute; d'entendre.</p>
<p>La question du vice-pr&eacute;sident, en particulier, reviendra. Elle est directement li&eacute;e &agrave; celle de la succession, que le pays devra t&ocirc;t ou tard r&eacute;gler.</p>
<h2>L'opposition peut-elle peser sans majorit&eacute; ?</h2>
<p>Un amendement rejet&eacute; n'est pas un amendement sans effet. Dans un d&eacute;bat constitutionnel, ce qui est propos&eacute;, d&eacute;battu et consign&eacute; compte autant que ce qui est adopt&eacute;.</p>
<p>Le SDF et le PCRN ont choisi de faire de ce Congr&egrave;s du Parlement un espace de proposition, pas seulement de r&eacute;sistance. La vraie question est de savoir si cette strat&eacute;gie parlementaire suffira &agrave; peser sur la suite ou si elle restera lettre morte face &agrave; une majorit&eacute; structurellement acquise au pouvoir en place.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-02 20:28:03</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Le président de l’Assemblée nationale consacre l’« union sacrée » derrière Paul Biya :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
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      <description><![CDATA[L’occasion est historique. Le premier congrès du Parlement,
convoqué par Paul Biya, président de la République, rassemble les
chambres haute et basse du Parleme...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;occasion est historique. Le premier congr&egrave;s du Parlement, convoqu&eacute; par Paul Biya, pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, rassemble les chambres haute et basse du Parlement camerounais : le S&eacute;nat et l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale, majoritairement acquis au Rassemblement D&eacute;mocratique du Peuple Camerounais (RDPC), r&eacute;affirment leur soutien &agrave; Paul Biya &agrave; travers le discours du pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale.</p>
<p>Ils sont tous pr&eacute;sents dans le tout nouveau Palais Paul Biya, sur convocation de ce dernier en congr&egrave;s du Parlement, afin de se prononcer sur la modification de la Constitution &agrave; travers un projet de loi qui leur est soumis par le pouvoir ex&eacute;cutif. Les regards sont riv&eacute;s vers le tout nouveau pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Le discours du Tr&egrave;s Honorable Datouo Th&eacute;odore sonne comme un engagement : &laquo; Paul Biya, principal artisan du cadre d&eacute;mocratique et du foisonnement des libert&eacute;s dont jouissent de plus en plus les Camerounais en ce moment. &raquo;</p>
<p>Tout en rappelant le contexte dans lequel intervient ce projet de modification de certaines dispositions de la Constitution un contexte marqu&eacute; par l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025, au cours de laquelle le champion du RDPC a r&eacute;alis&eacute; son score le plus bas (53 %) depuis l&rsquo;ouverture d&eacute;mocratique de 1992 il souligne que les attentes sont nombreuses au sein de l&rsquo;opinion nationale, notamment du c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;une partie de l&rsquo;opposition politique qui revendique la victoire du candidat Issa Tchiroma Bakary.</p>
<p>La convocation du Congr&egrave;s du Parlement appara&icirc;t ainsi comme une r&eacute;ponse &agrave; cette crispation politique n&eacute;e de la contestation des r&eacute;sultats de la derni&egrave;re &eacute;lection pr&eacute;sidentielle. Un rappel des troupes qui, tout en s&rsquo;appuyant sur le discours d&rsquo;ouverture de mandat de Paul Biya et sur sa mission d&rsquo;&oelig;uvrer &laquo; &agrave; l&rsquo;av&egrave;nement d&rsquo;un Cameroun uni, stable et prosp&egrave;re &raquo;, marque la volont&eacute; de recourir &agrave; la loi comme instrument de r&eacute;gulation des tensions sociales qui menacent la stabilit&eacute; depuis octobre 2025.</p>
<p>Dans son discours, le pr&eacute;sident de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale &eacute;voque &laquo; l&rsquo;am&eacute;lioration des institutions de la R&eacute;publique, qu&rsquo;il faut adapter aux exigences de l&rsquo;heure &raquo;. D&egrave;s lors, le Parlement est-il le rempart d&rsquo;un r&eacute;gime en perte de vitesse ? Le Congr&egrave;s du Parlement constitue-t-il une bou&eacute;e de sauvetage politique et institutionnelle ? Devant le S&eacute;nat et l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale r&eacute;unis, Th&eacute;odore Datouo appelle &agrave; l&rsquo;&laquo; union sacr&eacute;e &raquo; pour accomplir la mission confi&eacute;e &agrave; Paul Biya.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Ben BATANA</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-02 14:44:03</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Constitution camerounaise : Biya crée un vice-président et réécrit la succession en quatre jours :: CAMEROON]]></title>
            <category>POLITIQUE</category>
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      <description><![CDATA[Un tournant constitutionnel en temps réel

Quatre jours. C'est le délai que Paul Biya s'est accordé pour
modifier la Constitution camerounaise en vigueur depuis...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un tournant constitutionnel en temps r&eacute;el</p>
<p>Quatre jours. C'est le d&eacute;lai que Paul Biya s'est accord&eacute; pour modifier la Constitution camerounaise en vigueur depuis 1972. Le congr&egrave;s du Parlement s'est ouvert ce 2 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;. L'adoption est programm&eacute;e pour le 5 avril.</p>
<h2>Ce qui se passe</h2>
<p>Le 2 avril 2026, le Parlement camerounais s'est r&eacute;uni en congr&egrave;s &agrave; Yaound&eacute; sur initiative de Paul Biya. &Agrave; l'ordre du jour figure une r&eacute;vision constitutionnelle portant sur les mandats &eacute;lectifs et l'introduction d'un poste de vice-pr&eacute;sident. L'adoption est attendue le 5 avril &agrave; 16 heures.</p>
<p>La session extraordinaire r&eacute;unit l'Assembl&eacute;e nationale et le S&eacute;nat au Palais des verres de Ngoa Ekelle. Le calendrier est pr&eacute;cis : s&eacute;ance solennelle d'ouverture le 2 avril, travaux en commission sp&eacute;ciale de trente membres les 3 et 4 avril, s&eacute;ance pl&eacute;ni&egrave;re d'adoption le dimanche 5 avril.</p>
<p>Les documents photographi&eacute;s et transmis constituent le texte m&ecirc;me du projet soumis au congr&egrave;s. Ils r&eacute;v&egrave;lent le contenu pr&eacute;cis de cette <strong>r&eacute;vision constitutionnelle camerounaise</strong> avant son adoption formelle. L'article 5 nouveau dispose que le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique "peut &ecirc;tre assist&eacute; d'un Vice-Pr&eacute;sident". L'article 10 nouveau pr&eacute;cise que ce vice-pr&eacute;sident est nomm&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat, qui lui d&eacute;l&egrave;gue certains pouvoirs et met fin &agrave; ses fonctions. En cas de vacance de la pr&eacute;sidence, le vice-pr&eacute;sident ach&egrave;ve le mandat en cours.</p>
<h2>Pourquoi maintenant</h2>
<p>La r&eacute;vision constitutionnelle camerounaise &eacute;tait pr&eacute;par&eacute;e depuis plus d'un an par les services de Paul Biya, sous la coordination du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence Ferdinand Ngoh Ngoh. La r&eacute;&eacute;lection de Biya en octobre 2025, &agrave; 92 ans, pour un huiti&egrave;me mandat cons&eacute;cutif, a rendu la question de la succession impossible &agrave; diff&eacute;rer davantage.</p>
<p>La Constitution actuelle pr&eacute;voit qu'en cas de vacance du pouvoir, l'int&eacute;rim est assur&eacute; par le pr&eacute;sident du S&eacute;nat. La cr&eacute;ation d'un poste de <strong>vice-pr&eacute;sident</strong> viendrait profond&eacute;ment modifier cet &eacute;quilibre institutionnel.</p>
<p>Le projet retient l'option de la nomination du vice-pr&eacute;sident par le chef de l'&Eacute;tat comme en C&ocirc;te d'Ivoire et non l'&eacute;lection en duo avec le pr&eacute;sident, comme au B&eacute;nin. Ce choix est d&eacute;terminant : il concentre la d&eacute;cision de succession dans les mains du seul Biya, sans aucun suffrage populaire.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes du texte</h2>
<p>Le projet r&eacute;v&egrave;le une architecture de pouvoir pr&eacute;cise. L'article 6 nouveau confirme le mandat pr&eacute;sidentiel de sept ans, renouvelable sans limitation explicite. L'article 10 nouveau organise une cha&icirc;ne de d&eacute;l&eacute;gation : le pr&eacute;sident nomme le vice-pr&eacute;sident, lui fixe ses attributions, et peut y mettre fin &agrave; tout moment. L'article 53 nouveau soumet le vice-pr&eacute;sident &agrave; la juridiction de la Haute Cour de Justice en cas de "complot contre la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat".</p>
<p>La disposition la plus structurante est l'article 6 alin&eacute;a 6 du projet : en cas de vacance d&eacute;finitive, le <strong>vice-pr&eacute;sident ach&egrave;ve le mandat pr&eacute;sidentie</strong>l. C'est une rupture majeure avec le droit constitutionnel camerounais actuel, qui confiait cet int&eacute;rim au pr&eacute;sident du S&eacute;nat jusqu'&agrave; une nouvelle &eacute;lection.</p>
<p>Deux dispositions structurent le projet soumis au congr&egrave;s : la consolidation constitutionnelle des prorogations de mandats d&eacute;j&agrave; appliqu&eacute;es, et l'introduction du poste de vice-pr&eacute;sident. Ces deux &eacute;l&eacute;ments combin&eacute;s font de ce congr&egrave;s un moment de bascule institutionnelle.</p>
<h2>Les enjeux des prochains mois et des prochaines ann&eacute;es</h2>
<p>&Agrave; court terme, l'adoption du texte le 5 avril ouvre imm&eacute;diatement la question de la d&eacute;signation du vice-pr&eacute;sident. Selon certains analystes, cette r&eacute;vision ferait basculer le Cameroun d'un r&eacute;gime strictement pr&eacute;sidentiel vers un r&eacute;gime hybride, ce qui soul&egrave;ve un probl&egrave;me de l&eacute;gitimit&eacute; dans un contexte de r&eacute;sultats pr&eacute;sidentiels contest&eacute;s.</p>
<p>L'<strong>opposition camerounaise</strong> pointe une contradiction fondamentale : le m&ecirc;me Parlement dont le mandat a &eacute;t&eacute; prorog&eacute; deux fois sans vote populaire est celui qui adopte une r&eacute;vision constitutionnelle majeure. Chaque modification constitutionnelle adopt&eacute;e par un Parlement &agrave; majorit&eacute; m&eacute;canique renforce la position de l'ex&eacute;cutif et r&eacute;duit l'espace de contestation l&eacute;gale.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, sur trois &agrave; cinq ans, la vraie question est celle du successeur d&eacute;sign&eacute;. Le vice-pr&eacute;sident du Cameroun, s'il est nomm&eacute; dans les semaines suivant l'adoption du texte, deviendra de facto le dauphin constitutionnel d'un pr&eacute;sident de 92 ans. Ce choix fa&ccedil;onnera la trajectoire politique du pays pour une g&eacute;n&eacute;ration.</p>
<h2>Qui choisira le prochain pr&eacute;sident du Cameroun ?</h2>
<p>La r&eacute;vision constitutionnelle camerounaise de 2026 r&eacute;pond &agrave; une question que personne n'osait poser officiellement : que se passe-t-il apr&egrave;s Biya ? Elle y r&eacute;pond en donnant &agrave; Biya seul le droit de d&eacute;signer son successeur, sans &eacute;lection, sans d&eacute;bat, dans le cadre d'une nomination pr&eacute;sidentielle.</p>
<p>La d&eacute;mocratie formelle est respect&eacute;e un congr&egrave;s vote, des articles sont modifi&eacute;s. Mais la substance du choix revient &agrave; un homme de 92 ans, au pouvoir depuis 1982, face &agrave; un Parlement dont le mandat est lui-m&ecirc;me contest&eacute;. Dans ces conditions, qui d&eacute;tient r&eacute;ellement la l&eacute;gitimit&eacute; de r&eacute;&eacute;crire la loi fondamentale d'un pays de 29 millions d'habitants ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-02 14:05:24</pubDate>
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