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    <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : POINTDEVUE</title>
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    <lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 23:41:10 +0200</lastBuildDate>
        <item>
      <title><![CDATA[Guerre Iran-États-Unis : La superpuissance américaine face à sonpiège stratégique :: UNITED STATES]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92951/30:27/guerre-iran-etats-unis-la-superpuissance-americaine-face-a-sonpiege-strategique-united-states.html</link>
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      <description><![CDATA[Une hégémonie sous perfusion

Pour la première fois depuis l'Irak, une PUISSANCE MILITAIRE
AMÉRICAINE se retrouve engluée dans un conflit sans sortie visible.
L...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une h&eacute;g&eacute;monie sous perfusion</p>
<p>Pour la premi&egrave;re fois depuis l'Irak, une <strong>puissance militaire am&eacute;ricaine</strong> se retrouve englu&eacute;e dans un conflit sans sortie visible. La guerre contre l'Iran n'est pas une op&eacute;ration de plus : c'est le r&eacute;v&eacute;lateur d'une fragilit&eacute; syst&eacute;mique que Washington refusait d'admettre.</p>
<h2>Le pi&egrave;ge que personne n'a vu venir</h2>
<p>Donald Trump a lanc&eacute; cette campagne avec une promesse claire : pas de guerre longue, pas d'objectifs flous, pas de r&eacute;p&eacute;tition des fiascos afghans et irakiens. Pete Hegseth incarnait cette nouvelle doctrine force &eacute;crasante, r&eacute;sultats rapides, victoire d&eacute;clarable.</p>
<p>L'op&eacute;ration Midnight Hammer, l'&eacute;t&eacute; dernier, semblait confirmer ce sch&eacute;ma. Les frappes sur les installations nucl&eacute;aires iraniennes ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;es comme une d&eacute;monstration de pr&eacute;cision et d'efficacit&eacute;. Mais T&eacute;h&eacute;ran n'a pas pli&eacute;. L'Iran r&eacute;siste, s'adapte et intensifie. Et Washington se retrouve dans la configuration qu'il avait jur&eacute; d'&eacute;viter : une <strong>guerre asym&eacute;trique</strong> sans issue strat&eacute;gique claire.</p>
<p>La m&eacute;canique est celle d'un casino. Plus on mise, plus il est difficile de quitter la table. La logique strat&eacute;gique se soumet &agrave; l'imp&eacute;ratif politique de ne jamais para&icirc;tre vaincu.</p>
<h2>Le mythe technologique fracass&eacute;</h2>
<p>La <strong>sup&eacute;riorit&eacute; militaire technologique</strong> am&eacute;ricaine &eacute;tait suppos&eacute;e trancher les conflits avant qu'ils ne s'enlisent. Intelligence artificielle, armes de pr&eacute;cision, capacit&eacute; de d&eacute;capitation du commandement ennemi : la doctrine reposait sur cette certitude.</p>
<p>Elle vacille. L'analyste Hamidreza Azizi l'explique sans d&eacute;tour : l'Iran ne cherche plus &agrave; absorber les frappes. Il red&eacute;finit le terrain du conflit en visant les infrastructures qui soutiennent les op&eacute;rations am&eacute;ricaines et isra&eacute;liennes. L'objectif n'est plus de gagner sur le champ de bataille, mais d'&eacute;lever durablement le co&ucirc;t strat&eacute;gique de toute attaque contre l'Iran.</p>
<p>Ce n'est pas de l'improvisation. Depuis la guerre contre l'Irak dans les ann&eacute;es 1980, T&eacute;h&eacute;ran d&eacute;veloppe une autonomie industrielle militaire. Avant ce conflit, l'Iran exportait d&eacute;j&agrave; pr&egrave;s d'un milliard de dollars annuels en drones. L'ancien commissaire europ&eacute;en Thierry Breton est direct : dans la &laquo; guerre des r&eacute;serves &raquo;, l'Iran tient sur le long terme.</p>
<p>La destruction d'un F-15E en est le symbole le plus brutal. La <strong>supr&eacute;matie a&eacute;rienne</strong> ne garantit plus rien.</p>
<h2>Ormuz, le vrai centre de gravit&eacute;</h2>
<p>Le point le plus critique n'est pas militaire. Il est maritime. La fermeture s&eacute;lective du <strong>d&eacute;troit d'Ormuz</strong> attaque le c&oelig;ur m&ecirc;me de l'h&eacute;g&eacute;monie am&eacute;ricaine : le contr&ocirc;le des flux commerciaux mondiaux.</p>
<p>Washington ne domine pas le monde uniquement par ses porte-avions. Il le domine parce qu'il contr&ocirc;le les isthmes, les d&eacute;troits, les routes &eacute;nerg&eacute;tiques, le tissu de la mondialisation. Remettre en cause ce contr&ocirc;le, c'est saper la l&eacute;gitimit&eacute; de toute la pr&eacute;sence militaire am&eacute;ricaine au Moyen-Orient.</p>
<p>Stephen Wertheim, du Carnegie Endowment for International Peace, pose la question sans filtre : quelle est la justification de cette pr&eacute;sence si elle provoque pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu'elle &eacute;tait cens&eacute;e emp&ecirc;cher ?</p>
<h2>Les &Eacute;tats-Unis, facteur de d&eacute;stabilisation mondiale</h2>
<p>C'est le retournement le plus profond. Washington n'est plus per&ccedil;u comme le garant de l'ordre mondial. Ses propres alli&eacute;s le disent. Vivian Balakrishnan, ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res de Singapour, l'affirme publiquement : le garant de l'<strong>ordre mondial fond&eacute; sur les r&egrave;gles</strong> est devenu une puissance r&eacute;visionniste, voire un perturbateur.</p>
<p>La <strong>sur-extension imp&eacute;riale</strong> est document&eacute;e. Les &Eacute;tats-Unis sont engag&eacute;s sur plusieurs fronts simultan&eacute;ment. Ils &eacute;puisent un arsenal qu'il faudra des ann&eacute;es &agrave; reconstituer. Ils se d&eacute;tournent du Pacifique priorit&eacute; strat&eacute;gique d&eacute;clar&eacute;e pour s'enliser au Moyen-Orient, cette m&ecirc;me r&eacute;gion que Trump avait jur&eacute; d'abandonner.</p>
<p>Rosemary Kelanic, de Defense Priorities, synth&eacute;tise l'&eacute;chec : cette campagne d&eacute;montre que les &Eacute;tats-Unis ne poss&egrave;dent plus les avantages strat&eacute;giques qu'ils croyaient avoir.</p>
<h2>Une h&eacute;g&eacute;monie qui se vide de l'int&eacute;rieur</h2>
<p>La guerre en Iran acc&eacute;l&eacute;rera la course mondiale aux armements. Les alli&eacute;s des &Eacute;tats-Unis, dont la confiance s'&eacute;rode, n'ont plus que deux options : l'autonomie strat&eacute;gique ou la subordination &agrave; une autre puissance.</p>
<p>Si les &Eacute;tats-Unis ne peuvent plus s&eacute;curiser les mers, imposer des r&eacute;sultats ou offrir de la stabilit&eacute;, leur <strong>d&eacute;clin imp&eacute;rial</strong> ne sera plus une hypoth&egrave;se d'analyse. Ce sera un fait accompli comme ce le fut pour d'autres empires avant leur chute.</p>
<p>La vraie question n'est pas de savoir si Trump peut d&eacute;clarer la victoire. C'est de savoir si la prochaine superpuissance a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; prendre sa place.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-07 15:19:03</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Hamadou Babba Tranche : Le Bulletin de Vote, Seule Arme Légitime contre Biya :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92938/30:27/cameroun-hamadou-babba-tranche-le-bulletin-de-vote-seule-arme-legitime-contre-biya-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le peuple ne se soulève pas sur commande

Un seul message, net et sans ambiguïté. ABDOURAMAN HAMADOU BABBA,
président national du RDDRC, rejette l'insurrection...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le peuple ne se soul&egrave;ve pas sur commande</p>
<p>Un seul message, net et sans ambigu&iuml;t&eacute;. <strong>Abdouraman Hamadou Babba</strong>, pr&eacute;sident national du <strong>RDDRC</strong>, rejette l'insurrection comme strat&eacute;gie et d&eacute;signe l'&eacute;lection comme seul levier cr&eacute;dible contre le <strong>r&eacute;gime Biya-RDPC</strong>. Dans un contexte de monarchisation des institutions d&eacute;nonc&eacute;e publiquement, sa tribune fixe une ligne politique claire pour l'opposition camerounaise.</p>
<h2>Une prise de position apr&egrave;s une semaine de crise institutionnelle</h2>
<p>Abdouraman Hamadou Babba, pr&eacute;sident du Rassemblement pour le D&eacute;veloppement et la D&eacute;fense de la R&eacute;publique du Cameroun (RDDRC), publie une tribune directe &agrave; l'adresse des partisans du changement politique au Cameroun.</p>
<p>Le contexte imm&eacute;diat : un vote parlementaire qualifi&eacute; de trahison, intervenu le week-end pr&eacute;c&eacute;dant la publication. Des s&eacute;nateurs et des d&eacute;put&eacute;s ont, selon lui, failli &agrave; leur mandat en validant une reconfiguration institutionnelle pr&eacute;sent&eacute;e comme une <strong>monarchisation des institutions r&eacute;publicaines</strong>. La r&eacute;f&eacute;rence au <strong>12 octobre 2025</strong> ancre le propos dans un cycle &eacute;lectoral r&eacute;cent, o&ugrave; une large majorit&eacute; de Camerounais aurait, selon Babba, exprim&eacute; une volont&eacute; de changement.</p>
<h2>Pourquoi il &eacute;carte la rue comme option</h2>
<p>Hamadou Babba s'appuie sur son exp&eacute;rience personnelle en Tunisie et en &Eacute;gypte sous <strong>Ben Ali</strong> et <strong>Hosni Moubarak</strong> pour poser un constat : un peuple martyris&eacute; ne se soul&egrave;ve pas m&eacute;caniquement &agrave; l'appel de ses &eacute;lites politiques.</p>
<p>Sa conclusion est ferme. Si le <strong>peuple camerounais</strong> venait &agrave; se soulever, ce serait un mouvement spontan&eacute;, sans leadership pr&eacute;alable. En d'autres termes : aucun leader de l'opposition camerounaise ne peut revendiquer le pouvoir de d&eacute;clencher une insurrection populaire. Pr&eacute;tendre le contraire revient &agrave; se tromper sur la nature du changement politique en Afrique subsaharienne.</p>
<p>Cette analyse disqualifie autant les appels &agrave; la rue qu'elle prot&egrave;ge les militants : l'isoloir est, selon lui, le seul espace o&ugrave; un partisan du changement peut s'exprimer sans risquer une balle, un char, une prison ou un internement psychiatrique.</p>
<h2>La strat&eacute;gie &eacute;lectorale comme seule voie praticable</h2>
<p>Le m&eacute;canisme propos&eacute; est pr&eacute;cis. Hamadou Babba appelle &agrave; concentrer ressources financi&egrave;res et &eacute;nergie militante sur les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales camerounaises. L'objectif : renvoyer les parlementaires qui ont, selon lui, trahi le Cameroun lors du vote incrimin&eacute;.</p>
<p>Il anticipe par ailleurs une man&oelig;uvre du r&eacute;gime Biya-RDPC : un d&eacute;coupage &eacute;lectoral con&ccedil;u pour prot&eacute;ger ses bases g&eacute;ographiques avant le scrutin. Cette lecture suppose que le r&eacute;gime organisera les &eacute;lections car il y est contraint institutionnellement tout en cherchant &agrave; en neutraliser les effets d&eacute;favorables.</p>
<p>La strat&eacute;gie de l'opposition camerounaise doit donc &ecirc;tre double : remporter les urnes et anticiper les manipulations de la carte &eacute;lectorale.</p>
<p>L'appel de Babba structure un agenda concret. Il donne &agrave; l'opposition un calendrier les l&eacute;gislatives et municipales et un crit&egrave;re de mobilisation sanctionner les &eacute;lus tra&icirc;tres. Cela cristallise une ligne de fracture entre partisans du changement par les urnes et tenants d'une confrontation plus directe.</p>
<p>Si le r&eacute;gime Biya proc&egrave;de effectivement &agrave; un d&eacute;coupage &eacute;lectoral pr&eacute;ventif, et si l'opposition ne parvient pas &agrave; le contrecarrer, le bulletin de vote perdra sa valeur symbolique aux yeux d'une partie de l'&eacute;lectorat. La strat&eacute;gie de Babba ne peut fonctionner que si l'int&eacute;grit&eacute; du processus &eacute;lectoral est suffisamment pr&eacute;serv&eacute;e pour rendre le vote d&eacute;cisif.</p>
<h2>L'urne, dernier rempart ou dernier espoir ?</h2>
<p>Abdouraman Hamadou Babba ne demande pas au peuple camerounais d'&ecirc;tre courageux. Il lui demande d'&ecirc;tre strat&egrave;ge. Mais sa th&egrave;se repose sur un postulat fragile : que le r&eacute;gime Biya-RDPC accepte de perdre si les urnes parlent. L'histoire r&eacute;cente du Cameroun et le souvenir du 12 octobre 2025 rappelle que le pouvoir politique ne se rend pas toujours aux r&egrave;gles qu'il fixe lui-m&ecirc;me. Le bulletin de vote est-il encore une arme, ou seulement l'illusion d'en avoir une ?</p>
<hr />
<blockquote>
<p>Il ne sert &agrave; rien d&rsquo;invectiver le Peuple camerounais en le traitant de Peuple poltron !<br />Ayant &eacute;t&eacute; un visiteur tr&egrave;s r&eacute;gulier de la Tunisie et de l&rsquo;Egypte sous Ben Ali et sous Hosni Moubarak, je suis bien plac&eacute; pour savoir qu&rsquo;un peuple, bien que martyris&eacute;, terroris&eacute; et humili&eacute;, ne se soul&egrave;ve pas forc&eacute;ment &agrave; l&rsquo;appel des leaders politiques ou autres.<br />Je suis convaincu que s&rsquo;il arrive que les Camerounais se soul&egrave;vent un jour contre la tyrannie, ce ne serait pas parce qu&rsquo;un leader politique les y aura invit&eacute;s. Ce serait un mouvement spontan&eacute;, sans leadership.<br />Je continue de penser que le seul moyen viable dont dispose le Peuple camerounais pour venir &agrave; bout du r&eacute;gime Biya-RDPC reste le bulletin de vote.<br />L&rsquo;isoloir reste le seul endroit o&ugrave; les Partisans du Changement peuvent encore s&rsquo;exprimer sans risquer de se faire abattre, de se faire rouler dessus par un char, de se faire emprisonner ou encore de se faire interner en psychiatrie&hellip;<br />Nous devons concentrer nos &eacute;nergies et nos moyens financiers pour remporter les prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales et renvoyer les D&eacute;put&eacute;s et les S&eacute;nateurs qui ont trahi le Cameroun et son Peuple le week-end dernier.<br />Le 12 octobre 2025, le Peuple camerounais, dans sa large majorit&eacute;, a montr&eacute; sa volont&eacute; de Changement et cette tendance ne peut que se renforcer avec la monarchisation des institutions r&eacute;publicaines orchestr&eacute;e ces derniers jours.<br />Ce r&eacute;gime qui fuit les &eacute;lections comme la peste est tout de m&ecirc;me oblig&eacute; de les organiser dans les prochains mois, mais certainement apr&egrave;s avoir proc&eacute;d&eacute; &agrave; un d&eacute;coupage &eacute;lectoral &eacute;pousant intimement ce qu&rsquo;il croit encore &ecirc;tre les contours de ses bases &eacute;lectorales.<br />Arr&ecirc;tons donc de tergiverser et travaillons pour &ecirc;tre pr&ecirc;ts le plus t&ocirc;t possible !<br />Que DIEU prot&egrave;ge le Cameroun !<br />Abdouraman Hamadou Babba<br />Pr&eacute;sident National du Rassemblement pour la D&eacute;veloppement et la D&eacute;fense de la R&eacute;publique du Cameroun (RDDRC)</p>
</blockquote>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-06 14:12:03</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Opposition Camerounaise : Messanga Nyamding Démonte le Double Jeu de Kamto en Direct :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92936/30:27/opposition-camerounaise-messanga-nyamding-demonte-le-double-jeu-de-kamto-en-direct-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un universitaire pro-Biya met l'opposition en contradiction

Un seul débat télévisé. Une seule question. Et une opposition
camerounaise exposée dans ses incohér...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un universitaire pro-Biya met l'opposition en contradiction</p>
<p>Un seul d&eacute;bat t&eacute;l&eacute;vis&eacute;. Une seule question. Et une opposition camerounaise expos&eacute;e dans ses incoh&eacute;rences les plus flagrantes. <strong>Messanga Nyamding</strong>, professeur d'universit&eacute; et soutien affich&eacute; du r&eacute;gime, a fractur&eacute; le discours de l'opposition en ciblant le silence de Maurice Kamto lors de l'affaire Issa Tchiroma Bakary.</p>
<h2>Une attaque frontale lors d'un d&eacute;bat t&eacute;l&eacute;vis&eacute;</h2>
<p>Les faits sont dat&eacute;s et pr&eacute;cis. Lors d'un d&eacute;bat diffus&eacute; r&eacute;cemment sur une cha&icirc;ne camerounaise, Messanga Nyamding qualifie l'<strong>opposition camerounaise</strong> de plus faible et de plus opportuniste au monde. Sa cible principale : <strong>Maurice Kamto</strong>, pr&eacute;sident du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun.</p>
<p>L'accusation centrale porte sur un silence. Quand <strong>Issa Tchiroma Bakary</strong>, ancien ministre et figure politique majeure, s'est retrouv&eacute; en difficult&eacute; apr&egrave;s avoir revendiqu&eacute; la victoire &agrave; l'&eacute;lection d'octobre, Kamto n'a pas pris sa d&eacute;fense. Pas un communiqu&eacute;. Pas une d&eacute;claration publique.</p>
<p>Messanga Nyamding formule la contradiction en termes directs : Kamto n'intervient que lorsque Paul Biya consolide son pouvoir, jamais pour d&eacute;fendre un adversaire du r&eacute;gime qui en aurait besoin.</p>
<h2>Pourquoi ce silence de Kamto fait d&eacute;sordre</h2>
<p>La logique d'une opposition d&eacute;mocratique se d&eacute;finit comme la d&eacute;fense coh&eacute;rente des libert&eacute;s politiques, ind&eacute;pendamment des affinit&eacute;s id&eacute;ologiques. Or, Issa Tchiroma Bakary avait franchi un pas politique rare au Cameroun : se d&eacute;clarer lui-m&ecirc;me pr&eacute;sident &eacute;lu &agrave; l'issue du scrutin d'octobre d'apr&egrave;s les r&eacute;sultats sortis des urnes, bravant ainsi directement l'appareil d'&Eacute;tat.</p>
<p>Ce geste aurait d&ucirc;, selon Messanga Nyamding, susciter la solidarit&eacute; de Kamto. Les deux hommes partagent une opposition, au moins tactique, &agrave; la recentralisation du pouvoir op&eacute;r&eacute;e par <strong>Paul Biya</strong>. Kamto venait lui-m&ecirc;me de d&eacute;noncer publiquement la cr&eacute;ation d'un poste de vice-pr&eacute;sident comme un <strong>coup d'&Eacute;tat constitutionnel</strong> pr&eacute;par&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>La contradiction est donc structurelle. Kamto d&eacute;nonce les atteintes institutionnelles quand elles le menacent directement. Il se tait quand un autre acteur, moins align&eacute; sur ses int&eacute;r&ecirc;ts, affronte le m&ecirc;me syst&egrave;me.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une opposition fragment&eacute;e</h2>
<p>L'opposition camerounaise souffre d'une fracture ancienne : l'absence de solidarit&eacute; transversale. Chaque formation joue sa partition sans coordination v&eacute;ritable. Les alliances se font et se d&eacute;font selon les cycles &eacute;lectoraux, jamais selon une ligne id&eacute;ologique stable.</p>
<p>Kamto incarne cette logique d'entrepreneur politique solitaire. Son MRC construit une image de r&eacute;sistance institutionnelle recours aux urnes, d&eacute;nonciations juridiques mais &eacute;vite les coalitions susceptibles de diluer son leadership.</p>
<p>Dans ce sch&eacute;ma, d&eacute;fendre Issa Tchiroma Bakary aurait signifi&eacute; l&eacute;gitimer un concurrent potentiel. Le silence devient alors un calcul, pas une omission. Messanga Nyamding a rendu ce calcul visible, ce qui constitue le v&eacute;ritable enjeu de son intervention.</p>
<h2>Ce que cette pol&eacute;mique change ou pas</h2>
<p>&Agrave; court terme, l'attaque de Messanga Nyamding alimente le r&eacute;cit du r&eacute;gime : une opposition incapable de se f&eacute;d&eacute;rer, donc inapte &agrave; gouverner. Ce narratif sera utilis&eacute; dans les prochains mois &agrave; l'approche de toute &eacute;ch&eacute;ance politique.</p>
<p>Si Kamto ne parvient pas &agrave; sortir de son image d'opposant s&eacute;lectif, il perd sa cr&eacute;dibilit&eacute; aupr&egrave;s des &eacute;lecteurs qui cherchent une alternative syst&eacute;mique. L'opposition camerounaise ne peut peser face au RDPC que si elle construit une culture de solidarit&eacute; politique que ni Kamto, ni ses alli&eacute;s n'ont encore su incarner.</p>
<p>Le pi&egrave;ge est r&eacute;el : rester coh&eacute;rent co&ucirc;te des ressources politiques. Mais l'incoh&eacute;rence, une fois expos&eacute;e en direct, co&ucirc;te davantage.</p>
<h2>L'opposition peut-elle se r&eacute;inventer avant qu'il soit trop tard ?</h2>
<p>Messanga Nyamding n'a pas invent&eacute; la faiblesse de l'opposition camerounaise. Il l'a simplement nomm&eacute;e, &agrave; l'antenne, avec des faits dat&eacute;s. La vraie r&eacute;ponse &agrave; cette attaque ne viendra pas d'un communiqu&eacute; du MRC. Elle viendra, ou ne viendra pas, d'un acte politique concret de solidarit&eacute;. Le calendrier, lui, ne attend personne.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-06 13:19:15</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Modification constitutionnelle et vide stratégique, pourquoi la volonté populaire ne suffit plus :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92924/30:27/cameroun-modification-constitutionnelle-et-vide-strategique-pourquoi-la-volonte-populaire-ne-suffit-plus-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une énergie sans canal, une révolte sans architecture

Depuis octobre 2025, le constat s'impose avec une netteté brutale :
le PEUPLE CAMEROUNAIS veut le changem...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une &eacute;nergie sans canal, une r&eacute;volte sans architecture</p>
<p>Depuis octobre 2025, le constat s'impose avec une nettet&eacute; brutale : le <strong>peuple camerounais</strong> veut le changement. La question n'est plus l&agrave;. Le vrai d&eacute;fi, celui que personne n'ose formuler clairement, est ailleurs dans l'absence criante d'un syst&egrave;me capable de convertir cette &eacute;nergie en r&eacute;sultats politiques concrets.</p>
<h2>Le blocage r&eacute;current de 2018 &agrave; 2025</h2>
<p>Les &eacute;pisodes de <strong>mobilisation populaire</strong> de 2018 et 2025 ont partag&eacute; le m&ecirc;me sc&eacute;nario : forte mont&eacute;e de la pression populaire, puis essoufflement sans basculement institutionnel. Ce n'est pas une co&iuml;ncidence. C'est un pattern structurel.</p>
<p>Le <strong>vide strat&eacute;gique</strong> au c&oelig;ur de ce blocage r&eacute;sulte de d&eacute;ficits pr&eacute;cis et document&eacute;s. L'ancrage territorial reste insuffisant. La coordination entre acteurs, leaders et citoyens est quasi inexistante. La discipline collective face &agrave; la r&eacute;pression s'effrite. Et la dynamique populaire ne parvient pas &agrave; se traduire en leviers juridiques ou institutionnels durables.</p>
<p>Tant que ce vide persiste, chaque mobilisation est condamn&eacute;e &agrave; l'essoufflement. C'est m&eacute;canique.</p>
<h2>L'unit&eacute; ne se d&eacute;cr&egrave;te pas</h2>
<p>Un front commun ne na&icirc;t pas d'un appel ou d'une d&eacute;claration commune. Il repose sur trois piliers sans lesquels tout effort reste cosm&eacute;tique : des <strong>objectifs partag&eacute;s</strong> explicites, des m&eacute;canismes de coordination transparents, et une discipline collective dans la parole comme dans l'action.</p>
<p>Sans ces trois &eacute;l&eacute;ments simultan&eacute;ment pr&eacute;sents, l'unit&eacute; reste un mot. Pas une force.</p>
<h2>Le leadership interm&eacute;diaire, levier strat&eacute;gique d&eacute;cisif</h2>
<p>Le changement ne viendra plus uniquement du sommet. Dans un contexte de blocage institutionnel profond, ce sont les <strong>structures interm&eacute;diaires</strong> qui font la diff&eacute;rence les acteurs de terrain, les responsables locaux, la soci&eacute;t&eacute; civile et la diaspora.</p>
<p>Leur r&ocirc;le strat&eacute;gique est d&eacute;sormais central : structurer des r&eacute;seaux locaux durables, harmoniser les actions sur le terrain, imposer progressivement une coh&eacute;rence au <strong>leadership consensuel</strong> global. Cela exige une rupture franche avec les logiques du pass&eacute; et une orientation r&eacute;solue vers l'efficacit&eacute; op&eacute;rationnelle.</p>
<h2>De l'indignation &agrave; l'ing&eacute;nierie politique</h2>
<p>L'indignation ne suffit plus. Elle n'a jamais suffi. Ce qu'il faut d&eacute;sormais, c'est <strong>organiser le changement</strong> comme on organise une campagne : avec des relais locaux dans chaque r&eacute;gion, un programme minimum commun, une discipline stricte dans la communication publique, des cadres permanents de coordination et une strat&eacute;gie de pression progressive.</p>
<p>L'arsenal juridique et institutionnel doit &eacute;galement &ecirc;tre renforc&eacute;. La rue seule ne renverse pas un syst&egrave;me. La combinaison de la pression populaire et de la l&eacute;gitimit&eacute; juridique, si.</p>
<h2>La confiance comme infrastructure</h2>
<p>La r&eacute;pression a laiss&eacute; des traces profondes : morts, emprisonnements, d&eacute;sillusions accumul&eacute;es. Dans ce contexte, l'engagement ne peut &ecirc;tre spontan&eacute;. Pour <strong>mobiliser durablement</strong>, il faut d'abord construire les conditions de la confiance coh&eacute;rence dans les positions, constance dans les engagements, cr&eacute;dibilit&eacute; dans les actes.</p>
<p>Sans cette infrastructure invisible, aucune mobilisation ne tiendra dans le temps. La confiance n'est pas un luxe politique. C'est le carburant de toute <strong>transformation sociale</strong> durable.</p>
<h2>Deux chemins, un choix historique</h2>
<p>Le peuple a d&eacute;j&agrave; franchi un cap. Il est pr&ecirc;t. La responsabilit&eacute; appartient d&eacute;sormais aux acteurs du changement : transformer cette &eacute;nergie diffuse en force politique organis&eacute;e.</p>
<p>Deux chemins s'offrent concr&egrave;tement au Cameroun &agrave; l'horizon 2026-2030. Soit les acteurs structurent s&eacute;rieusement le changement et le basculement devient possible. Soit ils persistent dans les divisions et l'improvisation et le pays s'enfonce durablement dans l'impasse.</p>
<p>La question qui demeure ouverte est celle-ci : qui, parmi les forces du changement, sera capable de d&eacute;passer son ego strat&eacute;gique pour construire ce que le peuple attend depuis trop longtemps ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 13:34:45</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Beyala Dénonce la Mécanique du Pouvoir Perpétuel de Biya :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92921/30:27/cameroun-beyala-denonce-la-mecanique-du-pouvoir-perpetuel-de-biya-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une succession programmée sans le peuple

2 500 jeunes emprisonnés. Des centaines de morts. Une Constitution
tripatouillée par des députés au mandat expiré. L'é...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une succession programm&eacute;e sans le peuple</p>
<p>2 500 jeunes emprisonn&eacute;s. Des centaines de morts. Une Constitution tripatouill&eacute;e par des d&eacute;put&eacute;s au mandat expir&eacute;. L'&eacute;crivaine Calixthe Beyala met des mots pr&eacute;cis sur une m&eacute;canique que le monde pr&eacute;f&egrave;re ignorer.</p>
<h2>La d&eacute;claration qui nomme le syst&egrave;me</h2>
<p><strong>Calixthe Beyala</strong>, romanci&egrave;re camerounaise de renomm&eacute;e internationale, a publi&eacute; une d&eacute;claration qui diss&egrave;que point par point la <strong>d&eacute;rive autocratique au Cameroun</strong>. Son texte ne contient pas d'invectives. Il contient une chronologie. Et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui le rend d&eacute;vastateur.</p>
<p>Le contexte est document&eacute;. L'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2025 a &eacute;t&eacute; contest&eacute;e par <strong>Issa Tchiroma Bakary</strong>, dont les proc&egrave;s-verbaux consolid&eacute;s sur 18 d&eacute;partements le pla&ccedil;aient vainqueur &agrave; 54,8 %. Human Rights Watch a &eacute;tabli que les forces de s&eacute;curit&eacute; ont tu&eacute; 48 personnes lors des manifestations post-&eacute;lectorales. Plus de 312 arrestations ont &eacute;t&eacute; recens&eacute;es, dont des d&eacute;tenus conduits dans des centres o&ugrave; la torture est document&eacute;e.</p>
<h2>La m&eacute;canique du pouvoir perp&eacute;tuel d&eacute;crypt&eacute;e</h2>
<p>Beyala identifie une <strong>cha&icirc;ne de verrouillage institutionnel</strong> qui fonctionne en quatre temps.</p>
<p>Premier temps : Paul Biya perd l'&eacute;lection selon les PV de terrain, mais le Conseil constitutionnel nomm&eacute; par lui valide sa victoire. La r&eacute;pression meurtri&egrave;re des manifestants qui contestent ce r&eacute;sultat constitue le deuxi&egrave;me temps.</p>
<p>Troisi&egrave;me temps : les <strong>&eacute;lections l&eacute;gislatives</strong> deviennent un risque. Biya prolonge le mandat des d&eacute;put&eacute;s pour &eacute;viter un scrutin qu'il pourrait perdre. Ces m&ecirc;mes d&eacute;put&eacute;s, dont le mandat a expir&eacute;, ne repr&eacute;sentent plus l&eacute;galement le peuple camerounais. Ils n'en continuent pas moins &agrave; l&eacute;gif&eacute;rer.</p>
<p>Quatri&egrave;me temps : ces <strong>d&eacute;put&eacute;s ill&eacute;gitimes</strong> modifient la Constitution pour cr&eacute;er un poste de vice-pr&eacute;sident. Ce vice-pr&eacute;sident sera nomm&eacute; par Biya, pas &eacute;lu. En cas de d&eacute;c&egrave;s ou d'incapacit&eacute; du pr&eacute;sident, il assure la succession automatique et compl&egrave;te le mandat en cours avec tout le temps n&eacute;cessaire pour organiser les &eacute;lections suivantes &agrave; sa convenance.</p>
<h2>Un &Eacute;tat voyou : d&eacute;finition et application</h2>
<p>Beyala emploie l'expression <strong>&Eacute;tat voyou</strong>. Ce concept se d&eacute;finit en droit international comme un &Eacute;tat qui viole syst&eacute;matiquement les normes d&eacute;mocratiques, bafoue les droits de ses citoyens et contourne les m&eacute;canismes de contr&ocirc;le internationaux pour se maintenir au pouvoir.</p>
<p>La construction est ici chirurgicale. Chaque &eacute;tape est formellement l&eacute;gale dans l'apparence un d&eacute;cret, un vote parlementaire, une d&eacute;cision constitutionnelle mais repose sur une <strong>fraude &eacute;lectorale </strong> qui vicie l'ensemble de l'&eacute;difice. Un texte constitutionnel adopt&eacute; par des d&eacute;put&eacute;s dont le mandat a expir&eacute; n'a pas de valeur d&eacute;mocratique. Il a une valeur de fa&ccedil;ade.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que d&eacute;nonce Beyala : non pas l'ill&eacute;galit&eacute; bruyante des coups d'&Eacute;tat militaires, mais l'ill&eacute;gitimit&eacute; silencieuse des coups d'&Eacute;tat institutionnels. Ceux qui se parent de d&eacute;crets et de votes pour accomplir ce que les putschistes font avec des chars.</p>
<h2>Les enjeux d'une succession verrouill&eacute;e</h2>
<p>Le Parlement est contr&ocirc;l&eacute; par le RDPC. Le vice-pr&eacute;sident sera nomm&eacute;. La succession sera organis&eacute;e hors de toute volont&eacute; populaire. Beyala a raison sur la m&eacute;canique : elle est en marche et rien, &agrave; l'int&eacute;rieur du syst&egrave;me, ne peut l'arr&ecirc;ter.</p>
<p>La vraie question est celle que pose Beyala en conclusion : les organisations internationales qui pr&eacute;tendent d&eacute;fendre la d&eacute;mocratie ont-elles les moyens, et surtout la volont&eacute;, d'agir face &agrave; un &Eacute;tat qui utilise les formes de la l&eacute;galit&eacute; pour en d&eacute;truire le fond ?</p>
<h2>Quand la plume devient acte politique</h2>
<p>Calixthe Beyala n'est pas une militante de l'ombre. Elle est lue, traduite, prim&eacute;e. Sa prise de parole sur la <strong>crise d&eacute;mocratique au Cameroun</strong> ajoute une voix internationale &agrave; un dossier qui en manque cruellement dans les chancelleries europ&eacute;ennes.</p>
<p>Ce qu'elle nomme m&eacute;rite d'&ecirc;tre retenu : un pr&eacute;sident qui perd l'&eacute;lection et tue pour rester. Des parlementaires sans mandat qui r&eacute;&eacute;crivent la loi fondamentale. Un successeur d&eacute;sign&eacute; par d&eacute;cret. Et une communaut&eacute; internationale qui regarde.</p>
<p>Si regarder sans agir, c'est cautionner, alors la question de Beyala s'adresse autant aux pr&eacute;sidents qu'aux journalistes, aux diplomates et aux citoyens. Suivez son regard.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 01:18:50</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Un Activiste Torturé et Interné de Force à Douala . L'État Hors la Loi :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92920/30:27/cameroun-un-activiste-torture-et-interne-de-force-a-douala-letat-hors-la-loi-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un militant ensanglanté livré à la psychiatrie

À Douala, un activiste camerounais a été interpellé, battu, puis
interné de force dans un pavillon psychiatrique...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un militant ensanglant&eacute; livr&eacute; &agrave; la psychiatrie</p>
<p>&Agrave; Douala, un activiste camerounais a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;, battu, puis intern&eacute; de force dans un pavillon psychiatrique. Pas de mandat. Pas de proc&eacute;dure. Un enl&egrave;vement en uniforme.</p>
<h2>Les faits bruts : New Bell, une nuit, un homme bris&eacute;</h2>
<p><strong>Jacques Bertrand Mang</strong>, activiste camerounais, a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; par des individus pr&eacute;sent&eacute;s comme des &eacute;l&eacute;ments de la police dans le quartier de <strong>New Bell</strong>, &agrave; Douala. Les images qui ont circul&eacute; le montrent ensanglant&eacute;, visiblement tabass&eacute;, le visage marqu&eacute; par des coups.</p>
<p>Apr&egrave;s le passage &agrave; tabac, les auteurs l'ont conduit non pas dans un commissariat, mais au <strong>pavillon psychiatrique de l'h&ocirc;pital Laquintinie</strong> de Douala. Aucune charge officielle n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e. Aucune proc&eacute;dure l&eacute;gale n'a &eacute;t&eacute; respect&eacute;e. Le flou est entretenu d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment sur les motifs de cette interpellation.</p>
<h2>L'internement psychiatrique comme arme politique</h2>
<p>La technique est ancienne. Elle a un nom : <strong>la psychiatrisation de la dissidence</strong>. Elle se d&eacute;finit comme l'utilisation des &eacute;tablissements psychiatriques pour neutraliser des opposants politiques, des activistes ou des militants jug&eacute;s g&ecirc;nants, en contournant les proc&eacute;dures judiciaires ordinaires.</p>
<p>L'Union sovi&eacute;tique l'a syst&eacute;matis&eacute;e. Certains r&eacute;gimes africains l'ont adopt&eacute;e. Dans le contexte camerounais post-&eacute;lectoral 48 morts document&eacute;s par Human Rights Watch, 312 arrestations apr&egrave;s le scrutin du 12 octobre 2025 , l'internement de Jacques Bertrand Mang &agrave; l'h&ocirc;pital Laquintiniee n'est pas un incident isol&eacute;. C'est un signal.</p>
<p>Envoyer un activiste aux urgences psychiatriques plut&ocirc;t qu'en garde &agrave; vue accomplit deux choses simultan&eacute;ment : neutraliser la personne sans cr&eacute;er de dossier judiciaire exploitable, et discr&eacute;diter publiquement sa parole en l'associant &agrave; la maladie mentale.</p>
<h2>New Bell, &eacute;picentre de la r&eacute;pression post-&eacute;lectorale</h2>
<p>Le quartier de New Bell &agrave; Douala n'est pas choisi au hasard. C'est l'un des foyers historiques de la contestation populaire camerounaise. Populeux, pauvre, politiquement actif. Human Rights Watch a document&eacute; des tirs &agrave; balles r&eacute;elles dans ce quartier lors des manifestations post-&eacute;lectorales d'octobre 2025. Un commer&ccedil;ant de 35 ans y a &eacute;t&eacute; abattu le 28 octobre.</p>
<p>L'arrestation de Mang dans ce m&ecirc;me quartier, sans proc&eacute;dure l&eacute;gale et avec usage de la violence, s'inscrit dans une <strong>r&eacute;pression syst&eacute;matique des voix dissidentes au Cameroun</strong> qui ne s'est pas arr&ecirc;t&eacute;e avec les manifestations. Elle s'est juste rendue moins visible.</p>
<p>La <strong>torture polici&egrave;re au Cameroun</strong> se d&eacute;finit ici comme l'application d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e de violences physiques par des agents de l'&Eacute;tat en dehors de tout cadre l&eacute;gal, avec pour objectif d'intimider, de punir ou de r&eacute;duire au silence. C'est ce que montrent les images de Mang.</p>
<h2>Quand l'&Eacute;tat devient le bandit</h2>
<p>Jacques Bertrand Mang n'est pas un cas. Il est un sympt&ocirc;me. Derri&egrave;re lui : des centaines d'autres interpellations, des dizaines de morts, un pays o&ugrave; porter une opinion peut conduire &agrave; une nuit de coups dans un quartier de Douala.</p>
<p>La question que ce cas pose &agrave; la communaut&eacute; internationale est simple et sans r&eacute;ponse confortable : jusqu'&agrave; quel niveau de documentation faut-il attendre avant d'agir ? Les images existent. Les noms sont connus. Les rapports sont publi&eacute;s.</p>
<p>Un &Eacute;tat qui envoie ses activistes au pavillon psychiatrique apr&egrave;s les avoir battus n'est plus dans la d&eacute;viance. Il est dans le syst&egrave;me.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-04 00:27:24</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Jacques Bertrand Mang arrêté à Douala : quand le silence d'un peuple devient sa propre condamnation :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92916/30:27/cameroun-jacques-bertrand-mang-arrete-a-douala-quand-le-silence-dun-peuple-devient-sa-propre-condamnation-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une arrestation dans l'indifférence générale

À Douala, quartier Shell New-Bell, Jacques Bertrand Mang a été
arrêté par des éléments des forces de l'ordre après...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une arrestation dans l'indiff&eacute;rence g&eacute;n&eacute;rale</p>
<p>&Agrave; Douala, quartier Shell New-Bell, Jacques Bertrand Mang a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; par des &eacute;l&eacute;ments des forces de l'ordre apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; fil&eacute; plusieurs jours par un homme arm&eacute; en civil. Militant connu pour ses d&eacute;nonciations publiques de la <strong>mauvaise gouvernance</strong> et de l'<strong>insalubrit&eacute; urbaine</strong> au Cameroun, il dispara&icirc;t dans la discr&eacute;tion presque totale. Aucune mobilisation. Aucun mouvement citoyen. Un silence assourdissant.</p>
<h2>Qui est Jacques Bertrand Mang ?</h2>
<p><strong>Jacques Bertrand Mang</strong> est une figure de la <strong>soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise</strong>, identifi&eacute;e pour ses prises de position r&eacute;p&eacute;t&eacute;es contre les d&eacute;faillances de l'&Eacute;tat. Ses actions ont produit des r&eacute;sultats concrets : dans plusieurs villes du Cameroun, la gestion des d&eacute;chets a enregistr&eacute; des am&eacute;liorations mesurables sous la pression de ses campagnes publiques. Il avait lui-m&ecirc;me d&eacute;clar&eacute; anticiper des repr&eacute;sailles, affirmant qu'aucune menace ne l'emp&ecirc;cherait de parler.</p>
<p>Son arrestation s'inscrit dans un contexte r&eacute;gional tendu, o&ugrave; la <strong>libert&eacute; d'expression en Afrique centrale</strong> reste soumise &agrave; des pressions institutionnelles croissantes. Le lanceur d'alerte camerounais repr&eacute;sente un profil de plus en plus cibl&eacute; : jeune, actif sur les r&eacute;seaux, visible, d&eacute;rangeant.</p>
<h2>Pourquoi cette arrestation r&eacute;v&egrave;le une fracture profonde</h2>
<p>L'arrestation seule ne suffit pas &agrave; expliquer l'ampleur du probl&egrave;me. Ce qui l'aggrave, c'est la r&eacute;action ou plut&ocirc;t son absence de la population.</p>
<p>Dans d'autres contextes, les lanceurs d'alerte b&eacute;n&eacute;ficient de m&eacute;canismes de protection collective. Aux &Eacute;tats-Unis, des dispositifs juridiques encadrent leur d&eacute;fense. En Europe, des ONG sp&eacute;cialis&eacute;es interviennent rapidement. En Afrique du Sud, des figures contestataires re&ccedil;oivent un soutien populaire organis&eacute; et visible.</p>
<p>Au Cameroun, le sch&eacute;ma observ&eacute; est inverse. La conscience collective africaine terme d&eacute;sormais central dans les d&eacute;bats sur la gouvernance semble fragment&eacute;e face &agrave; la r&eacute;pression des voix critiques. L'indiff&eacute;rence, parfois doubl&eacute;e d'une hostilit&eacute; active envers ceux qui d&eacute;noncent, traduit une fracture entre int&eacute;r&ecirc;t individuel imm&eacute;diat et bien commun &agrave; long terme.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'un silence structurel</h2>
<p><strong>Ce silence n'est pas spontan&eacute;. Il est construit.</strong></p>
<p>La <strong>peur de la r&eacute;pression</strong> joue un r&ocirc;le premier : dans des environnements o&ugrave; d&eacute;noncer expose &agrave; des risques r&eacute;els, le citoyen ordinaire calcule. Il se tait non par indiff&eacute;rence totale, mais par survie.</p>
<p>Vient ensuite la <strong>d&eacute;sillusion accumul&eacute;e</strong>. Des d&eacute;cennies de promesses non tenues ont produit un cynisme de masse. Soutenir un militant, c'est risquer de perdre une nouvelle fois. Alors on n'investit plus.</p>
<p>Enfin, et c'est le m&eacute;canisme le plus pernicieux : la <strong>normalisation de la complicit&eacute; passive</strong>. Quand une soci&eacute;t&eacute; cesse de prot&eacute;ger ceux qui parlent en son nom, elle envoie un signal clair aux d&eacute;tenteurs du pouvoir. Le message re&ccedil;u est simple r&eacute;duire les voix critiques au silence ne co&ucirc;te rien.</p>
<h2>Quels enjeux&nbsp; ?</h2>
<p>L'arrestation de Jacques Bertrand Mang risque de produire un effet de dissuasion document&eacute;. D'autres militants actifs dans le domaine de la d&eacute;nonciation de la gouvernance africaine pourraient choisir l'autocensure. L'espace civique, d&eacute;j&agrave; contraint, se r&eacute;tr&eacute;cit davantage.</p>
<p>Les cons&eacute;quences sont plus structurelles. Une soci&eacute;t&eacute; civile affaiblie par l'absence de protection de ses acteurs les plus visibles perd sa capacit&eacute; de contre-pouvoir. Les institutions ne se r&eacute;forment pas dans le vide elles se r&eacute;forment sous pression. Sans cette pression, la mauvaise gouvernance au Cameroun s'installe durablement, avec des effets directs sur la qualit&eacute; des services publics, la corruption syst&eacute;mique et la confiance institutionnelle.</p>
<p>L'insalubrit&eacute; urbaine que Mang combattait illustre parfaitement ce cercle vicieux : chaque voix r&eacute;duite au silence ralentit les progr&egrave;s d&eacute;j&agrave; fragiles obtenus sur le terrain.</p>
<h2>Un peuple peut-il &ecirc;tre l'architecte de sa propre souffrance ?</h2>
<p><strong>La question n'est pas rh&eacute;torique. Elle est politique, sociologique, et urgente.</strong></p>
<p>Un syst&egrave;me injuste ne se maintient pas uniquement par la force de ceux qui le dirigent. Il se maintient aussi par le silence organis&eacute; de ceux qu'il opprime. Quand une population cesse de d&eacute;fendre ses propres voix courageuses, elle retire &agrave; ces voix leur seul bouclier r&eacute;el : la visibilit&eacute;.</p>
<p>Jacques Bertrand Mang avan&ccedil;ait seul. Il le savait. Il l'acceptait. La vraie question n'est pas de savoir pourquoi il a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;. La vraie question est de savoir combien de temps encore des soci&eacute;t&eacute;s enti&egrave;res pourront regarder leurs d&eacute;fenseurs dispara&icirc;tre et continuer &agrave; s'&eacute;tonner de leur propre condition.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-03 14:46:06</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Constitution camerounaise 2026 : un régime hybride qui trahit l'héritage Owona :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92914/30:27/constitution-camerounaise-2026-un-regime-hybride-qui-trahit-lheritage-owona-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92914/30:27/constitution-camerounaise-2026-un-regime-hybride-qui-trahit-lheritage-owona-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[Trente ans après 1996, une architecture institutionnelle en péril

Le 2 avril 2026, le Parlement camerounais s'est réuni en congrès
pour examiner un projet de r...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Trente ans apr&egrave;s 1996, une architecture institutionnelle en p&eacute;ril</p>
<p>Le 2 avril 2026, le Parlement camerounais s'est r&eacute;uni en congr&egrave;s pour examiner un projet de r&eacute;vision constitutionnelle d'une port&eacute;e historique : la cr&eacute;ation d'un poste de <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong>, soumis au vote en quatre jours. C'est dans ce moment pr&eacute;cis que le Pr. Kourra F&eacute;licit&eacute; Owona Mfegue, constitutionnaliste et fille du Pr. Joseph Owona, r&eacute;dacteur principal de la <strong>Constitution de 1996</strong>, a choisi de rompre le silence. Sa tribune, constitue un avertissement de fond.</p>
<h2>Une Constitution n&eacute;e pour &eacute;quilibrer, r&eacute;vis&eacute;e pour concentrer</h2>
<p>La <strong>Constitution camerounaise de 1996</strong> se d&eacute;finit comme une tentative de rationalisation du r&eacute;gime semi-pr&eacute;sidentiel : un ex&eacute;cutif fort, mais contenu par un Parlement vigoureux et une justice ind&eacute;pendante. C'est l'architecture que Joseph Owona avait pens&eacute;e avec prudence, refusant les exc&egrave;s d'un pouvoir solitaire.</p>
<p>Cette promesse s'est effrit&eacute;e d&egrave;s 2008. La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle de 2008</strong> a aboli la limitation des mandats pr&eacute;sidentiels, alt&eacute;rant le rythme naturel de l'alternance d&eacute;mocratique. Paul Biya, 92 ans, en est aujourd'hui &agrave; son huiti&egrave;me mandat, au pouvoir depuis 1982 soit plus de 43 ans. La Constitution, initialement con&ccedil;ue pour encadrer le pouvoir, est devenue l'instrument de sa perp&eacute;tuation.</p>
<h2>2026 : le vice-pr&eacute;sident comme Janus institutionnel</h2>
<p>Le projet de r&eacute;vision en cours ajoute une nouvelle couche de complexit&eacute;. Le texte officiel, le projet de loi n&deg; 2094/PJL/P, modifie les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66 de la Constitution camerounaise. Il introduit un vice-pr&eacute;sident dont le profil institutionnel reste profond&eacute;ment ambigu.</p>
<p>Le vice-pr&eacute;sident ne serait pas &eacute;lu en tandem avec le Pr&eacute;sident, mais nomm&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat, qui lui d&eacute;l&egrave;gue certains pouvoirs et peut mettre fin &agrave; ses fonctions &agrave; tout moment. Il coexiste avec un Premier ministre d&eacute;j&agrave; en place. C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce que le Pr. Owona Mfegue d&eacute;signe comme un "Janus &agrave; double visage" : une figure bic&eacute;phale qui ne clarifie rien, mais juxtapose et confond.</p>
<p>Ses d&eacute;tracteurs y voient une r&eacute;forme taill&eacute;e sur mesure pour permettre &agrave; Paul Biya de contr&ocirc;ler sa propre succession, sans passer par le verdict des urnes. Le Pr. Owona Mfegue va plus loin : elle parle d'un "r&eacute;gime b&acirc;tard", terme qu'elle revendique non comme une pol&eacute;mique, mais comme le constat d'un d&eacute;sordre structurel un syst&egrave;me o&ugrave; coexistent, sans articulation r&eacute;elle, des &eacute;l&eacute;ments emprunt&eacute;s &agrave; des mod&egrave;les &eacute;trangers, sans leurs contrepoids ni leur logique interne.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de la d&eacute;rive : du rationnel &agrave; l'hybride</h2>
<p>La trajectoire est documentable en trois temps. En 1996, un r&eacute;gime semi-pr&eacute;sidentiel rationalis&eacute;. En 2008, un <strong>hyperpr&eacute;sidentialisme</strong> exacerb&eacute; par la suppression des limites de mandats. En 2026, une forme hybride instable, difficile &agrave; qualifier.</p>
<p>La r&eacute;vision constitutionnelle de 2026 r&eacute;pond &agrave; une question que personne n'osait poser officiellement : que se passe-t-il apr&egrave;s Biya ? Elle y r&eacute;pond en donnant &agrave; Biya seul le droit de d&eacute;signer son successeur, sans &eacute;lection, sans d&eacute;bat, dans le cadre d'une nomination pr&eacute;sidentielle.</p>
<p>Le Pr. Owona Mfegue souligne une incoh&eacute;rence suppl&eacute;mentaire : la coexistence d'un vice-pr&eacute;sident et d'un Premier ministre, sans que leurs p&eacute;rim&egrave;tres respectifs soient clairement d&eacute;finis, superpose des fonctions et cr&eacute;e une ambigu&iuml;t&eacute; ex&eacute;cutive in&eacute;dite. L'emprunt au mod&egrave;le pr&eacute;sidentiel am&eacute;ricain ou ivoirien se fait sans leurs garde-fous.</p>
<h2>Enjeux : une succession verrouill&eacute;e, une l&eacute;gitimit&eacute; fragilis&eacute;e</h2>
<p>L'adoption du texte ouvre imm&eacute;diatement la question de la d&eacute;signation du premier vice-pr&eacute;sident du Cameroun depuis l'ind&eacute;pendance. Parmi les noms qui circulent, celui de Phil&eacute;mon Yang, ancien Premier ministre et anglophone, revient avec insistance un profil per&ccedil;u comme capable d'apporter une r&eacute;ponse &agrave; la crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais aucune nomination officielle n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e.</p>
<p>L'enjeu est celui de la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique. Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, sans base &eacute;lectorale propre, appel&eacute; &agrave; achever un mandat pr&eacute;sidentiel en cas de vacance, r&eacute;duira l'espace d'une alternance comp&eacute;titive. Chaque modification constitutionnelle adopt&eacute;e par un Parlement &agrave; majorit&eacute; m&eacute;canique renforce la position de l'ex&eacute;cutif et r&eacute;duit l'espace de contestation l&eacute;gale de l'opposition.</p>
<p>Pour le Pr. Owona Mfegue, c'est aussi une question de m&eacute;moire intellectuelle. La Constitution de 1996 n'&eacute;tait pas un simple instrument de pouvoir : elle devait en &ecirc;tre la limite, la mesure, la garantie. Assister &agrave; sa d&eacute;naturation progressive, c'est, selon elle, assister &agrave; la "seconde mort d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e" de Joseph Owona.</p>
<h2>Un avertissement depuis l'int&eacute;rieur</h2>
<p>Ce qui rend la tribune du Pr. Owona Mfegue singuli&egrave;re, c'est son positionnement. Elle ne parle pas depuis l'opposition. Elle parle depuis l'int&eacute;rieur de la tradition constitutionnelle camerounaise, en fille d'un architecte du texte fondateur, en experte ayant accompagn&eacute; des r&eacute;formes constitutionnelles dans plusieurs pays africains.</p>
<p>Son constat n'est pas une condamnation. C'est une invitation &agrave; la r&eacute;flexion adress&eacute;e &agrave; une classe politique qui, &agrave; force de r&eacute;visions successives, risque de transformer la Constitution en ce qu'elle &eacute;tait cens&eacute;e emp&ecirc;cher : l'instrument d'un pouvoir sans limite.</p>
<p>La <strong>gouvernance constitutionnelle camerounaise</strong> est &agrave; un carrefour. La question n'est plus de savoir si la r&eacute;vision de 2026 passera elle passera. La question est de savoir ce qui restera, apr&egrave;s, de la promesse de 1996.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-03 12:37:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Vice-président au Cameroun : la guerre des clans pour une succession de gré à gré :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92897/30:27/vice-president-au-cameroun-la-guerre-des-clans-pour-une-succession-de-gre-a-gre-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une Constitution modifiée, une succession programmée

Le 1er avril 2026, le Bureau de l'Assemblée nationale convoque le
Parlement en Congrès pour le 2 avril. L'...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une Constitution modifi&eacute;e, une succession programm&eacute;e</p>
<p>Le 1er avril 2026, le Bureau de l'Assembl&eacute;e nationale convoque le Parlement en Congr&egrave;s pour le 2 avril. L'ordre du jour tient en cinq mots : modifier certaines dispositions de la Constitution. Derri&egrave;re ce laconisme juridique se joue un basculement historique : la cr&eacute;ation d'un <strong>poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong> du Cameroun.</p>
<h2>Ce qui se passe, officiellement</h2>
<p>L'arr&ecirc;t&eacute; est sign&eacute; par Th&eacute;odore Datouo, au nom du Bureau du Congr&egrave;s. La s&eacute;ance est fix&eacute;e &agrave; 11 heures au Palais des verres de Yaound&eacute;. Le Parlement r&eacute;uni en Congr&egrave;s Assembl&eacute;e nationale et S&eacute;nat fusionn&eacute;s examinera une r&eacute;vision constitutionnelle initi&eacute;e par Paul Biya.</p>
<p>Le recours au <strong>Congr&egrave;s parlementaire camerounais</strong> n'est pas anodin. Il permet une adoption rapide, loin des proc&eacute;dures d'un r&eacute;f&eacute;rendum populaire. La majorit&eacute; qualifi&eacute;e des deux tiers est math&eacute;matiquement acquise gr&acirc;ce &agrave; la domination du RDPC dans les deux chambres. Le d&eacute;bat public est court-circuit&eacute; avant m&ecirc;me d'avoir commenc&eacute;.</p>
<p>Pour de nombreux observateurs, cette r&eacute;vision constitutionnelle n'est pas un ajustement technique. C'est le pivot d'une <strong>strat&eacute;gie de succession de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;</strong> : d&eacute;signer un successeur constitutionnel sans passer par le verdict des urnes.</p>
<h2>La logique de la monarchie r&eacute;publicaine</h2>
<p>Paul Biya gouverne le Cameroun depuis plus de quarante ans. La cr&eacute;ation d'une vice-pr&eacute;sidence au Cameroun transformerait la m&eacute;canique de transition du pouvoir de fa&ccedil;on irr&eacute;versible. Actuellement, c'est le Pr&eacute;sident du S&eacute;nat qui assure l'int&eacute;rim constitutionnel en cas de vacance. Ce dispositif laisse ouverte une fen&ecirc;tre d'incertitude.</p>
<p>Une vice-pr&eacute;sidence ferme cette fen&ecirc;tre. Elle permet de d&eacute;signer un successeur dot&eacute; d'une l&eacute;gitimit&eacute; ex&eacute;cutive imm&eacute;diate, install&eacute; dans les rouages de l'&Eacute;tat avant toute alternance. Certains observateurs qualifient cette transformation de conversion officielle d'une R&eacute;publique en monarchie r&eacute;publicaine : une forme de gouvernance o&ugrave; la stabilit&eacute; est achet&eacute;e au prix de l'alternance d&eacute;mocratique r&eacute;elle.</p>
<p>Le r&eacute;gime met le peuple camerounais et la communaut&eacute; internationale devant le fait accompli. La vitesse d'ex&eacute;cution convocation le 1er avril pour un Congr&egrave;s le 2 est elle-m&ecirc;me un message politique : la d&eacute;lib&eacute;ration n'est pas le sujet.</p>
<h2>La guerre des clans au palais d'&Eacute;toudi</h2>
<p>Dans les couloirs du pouvoir, la question n'est plus de savoir si une vice-pr&eacute;sidence sera cr&eacute;&eacute;e. Elle est de savoir qui en b&eacute;n&eacute;ficiera. Plusieurs noms circulent avec insistance dans les cercles proches du sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Franck Biya, fils du pr&eacute;sident, b&eacute;n&eacute;ficie d'une mobilisation organis&eacute;e de ses partisans, surnomm&eacute;s les Franckistes, qui cherchent &agrave; transformer une filiation biologique en destin politique. Ferdinand Ngoh Ngoh, Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, dispose d'une d&eacute;l&eacute;gation de signature permanente qui lui conf&egrave;re une position d'influence r&eacute;elle. Louis-Paul Motaze, ministre des Finances, et Samuel Mvondo Ayolo, directeur du Cabinet civil, gardien de l'agenda pr&eacute;sidentiel, sont &eacute;galement cit&eacute;s.</p>
<p>Un cinqui&egrave;me nom revient avec une constance croissante : Oswald Baboke, directeur adjoint du Cabinet civil, d&eacute;crit comme un proche du couple pr&eacute;sidentiel. Selon des sources proches des cercles du pouvoir, Baboke n'occulterait plus ses ambitions. Il aurait m&ecirc;me &eacute;voqu&eacute; en priv&eacute; une strat&eacute;gie associant l'image du footballeur Samuel Eto'o &agrave; ses ambitions politiques une porosit&eacute; entre institutions sportives et calculs de palais qui illustre la nature des jeux d'influence &agrave; l'&oelig;uvre.</p>
<h2>Ce que cette r&eacute;vision engage concr&egrave;tement</h2>
<p>&Agrave; court terme, si la r&eacute;vision est adopt&eacute;e lors du Congr&egrave;s du 2 au 5 avril 2026, la succession pr&eacute;sidentielle camerounaise entre dans une nouvelle phase. Le nom du vice-pr&eacute;sident ne sera pas n&eacute;cessairement rendu public imm&eacute;diatement. Mais sa d&eacute;signation, m&ecirc;me diff&eacute;r&eacute;e, d&eacute;placera le centre de gravit&eacute; politique du pays vers ce nouveau poste.</p>
<p>Les chancelleries &eacute;trang&egrave;res, les investisseurs et les bailleurs de fonds observeront de pr&egrave;s ce qui s'ensuivra. La l&eacute;gitimit&eacute; du successeur d&eacute;sign&eacute; d&eacute;pendra autant de son profil que de la mani&egrave;re dont la nomination sera pr&eacute;sent&eacute;e et g&eacute;r&eacute;e sur le plan international.</p>
<p>&Agrave; long terme, cette r&eacute;vision constitutionnelle redessine le paysage politique camerounais pour une g&eacute;n&eacute;ration. Si le dauphin est choisi et install&eacute;, les partis d'opposition, les r&eacute;seaux r&eacute;gionaux et les factions internes au RDPC devront reconfigurer leurs strat&eacute;gies autour de ce nouvel axe de pouvoir. La <strong>transition politique au Cameroun</strong> ne sera plus une question ouverte. Elle sera une s&eacute;quence planifi&eacute;e, constitutionnalis&eacute;e et juridiquement blind&eacute;e.</p>
<h2>La R&eacute;publique qui se choisit un roi</h2>
<p>Le Congr&egrave;s du 2 avril 2026 n'est pas une proc&eacute;dure parlementaire ordinaire. C'est le moment o&ugrave; quarante ans de r&egrave;gne se projettent dans l'avenir sous forme de texte constitutionnel. La <strong>guerre des clans au sommet du pouvoir camerounais</strong> pour la vice-pr&eacute;sidence r&eacute;v&egrave;le que les acteurs eux-m&ecirc;mes le savent : celui qui obtiendra ce poste obtiendra l'&Eacute;tat.</p>
<p>La vraie question que pose cette s&eacute;quence n'est pas constitutionnelle. Elle est d&eacute;mocratique : un peuple de vingt-huit millions de personnes peut-il &ecirc;tre plac&eacute; devant le fait accompli d'une succession organis&eacute;e sans son consentement, au nom de la stabilit&eacute; ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-02 01:46:37</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[Le Congrès au Cameroun : l’arme constitutionnelle qui verrouille la succession présidentielle :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92896/30:27/le-congres-au-cameroun-larme-constitutionnelle-qui-verrouille-la-succession-presidentielle-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Avril 2008, un précédent qui change tout. À Yaoundé, le Parlement
réuni en Congrès supprime la limitation des mandats présidentiels.
En quelques heures, la règl...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Avril 2008, un pr&eacute;c&eacute;dent qui change tout. &Agrave; Yaound&eacute;, le Parlement r&eacute;uni en Congr&egrave;s supprime la limitation des mandats pr&eacute;sidentiels. En quelques heures, la r&egrave;gle du jeu politique est r&eacute;&eacute;crite. Seize ans plus tard, cette m&ecirc;me m&eacute;canique institutionnelle s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; entrer en sc&egrave;ne pour un nouvel acte : la cr&eacute;ation d&rsquo;un poste de Vice-Pr&eacute;sident. Derri&egrave;re le formalisme juridique se cache une op&eacute;ration strat&eacute;gique de verrouillage du pouvoir.</p>
<h2>L&rsquo;outil constitutionnel de la majorit&eacute; absolue</h2>
<p>Le <strong>Congr&egrave;s du Cameroun</strong> se d&eacute;finit comme la r&eacute;union simultan&eacute;e de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et du S&eacute;nat. L&rsquo;article 14, alin&eacute;a 4 de la Constitution en fixe le d&eacute;clencheur : une convocation exclusive du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. En fusionnant les deux chambres, l&rsquo;ex&eacute;cutif neutralise leur bicam&eacute;risme. L&rsquo;opposition se retrouve dilu&eacute;e dans un h&eacute;micycle unique o&ugrave; la majorit&eacute; qualifi&eacute;e requise pour la <strong>r&eacute;vision constitutionnelle</strong> devient une simple formalit&eacute; de d&eacute;compte.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas un lieu de d&eacute;bat. C&rsquo;est un m&eacute;canisme de transformation l&eacute;gislative acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e. Le pr&eacute;c&eacute;dent d&rsquo;avril 2008 en est le paradigme absolu. Convoqu&eacute; sous une urgence s&eacute;curitaire fictive, le Congr&egrave;s a alors aboli les limites de mandat. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une <strong>succession pr&eacute;sidentielle</strong> structur&eacute;e replace cet outil au centre des anticipations politiques.</p>
<h2>La l&eacute;galisation strat&eacute;gique de la puissance</h2>
<p>Le recours au Congr&egrave;s r&eacute;pond &agrave; une logique rationnelle : rendre formellement inattaquable une d&eacute;cision politique radicale. En utilisant le cadre le plus solennel du droit, le r&eacute;gime s&rsquo;assure une immunit&eacute; juridique imm&eacute;diate. La proc&eacute;dure parlementaire agit comme un filtre. Elle transforme une d&eacute;cision unilat&eacute;rale de l&rsquo;ex&eacute;cutif en un vote collectif des repr&eacute;sentants.</p>
<p>La racine de cette strat&eacute;gie tient &agrave; la gestion du temps politique. Dans un syst&egrave;me o&ugrave; la vacance du pouvoir constitue la vuln&eacute;rabilit&eacute; supr&ecirc;me, ma&icirc;triser l&rsquo;agenda institutionnel revient &agrave; ma&icirc;triser la survie du syst&egrave;me. L&rsquo;opposition ne peut s&rsquo;opposer &agrave; une convocation qu&rsquo;elle ne contr&ocirc;le pas. Elle ne peut que constater le rapport de force, devenu spectatrice d&rsquo;une dramaturgie dont le d&eacute;nouement est &eacute;crit d&rsquo;avance.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes sous-jacents du verrouillage</h2>
<p>Le m&eacute;canisme repose sur deux piliers. Le premier est institutionnel : en convoquant le Congr&egrave;s, le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique gomme les sp&eacute;cificit&eacute;s du S&eacute;nat, traditionnellement per&ccedil;u comme une chambre de r&eacute;gulation locale. Le second est politique : la majorit&eacute; qualifi&eacute;e (les 4/5e des suffrages) n&rsquo;est plus un objectif &agrave; atteindre, mais un indicateur de la loyaut&eacute; interne au parti au pouvoir.</p>
<p>Le d&eacute;bat sur la cr&eacute;ation d&rsquo;un poste de <strong>Vice-pr&eacute;sident</strong> illustre parfaitement cette logique. Actuellement, l&rsquo;int&eacute;rim constitutionnel en cas de vacance revient au pr&eacute;sident du S&eacute;nat. La mise en place d&rsquo;une vice-pr&eacute;sidence changerait la nature de la succession. On passerait d&rsquo;un int&eacute;rim de transition &agrave; un <strong>dauphinat structur&eacute;</strong>. Ce poste deviendrait un p&ocirc;le ex&eacute;cutif dot&eacute; d&rsquo;une l&eacute;gitimit&eacute; imm&eacute;diate, capable de verrouiller l&rsquo;appareil administratif avant m&ecirc;me la disparition &eacute;ventuelle du chef de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<h2>Entre stabilit&eacute; imm&eacute;diate et incertitude long terme</h2>
<p>La convocation du Congr&egrave;s produirait un effet de sid&eacute;ration sur l&rsquo;opposition. Les d&eacute;bats publics seraient satur&eacute;s par le formalisme juridique. Le gouvernement utiliserait cette p&eacute;riode pour neutraliser les contestations sociales sous couvert de l&eacute;gitimit&eacute; constitutionnelle. Le parti au pouvoir consoliderait son unit&eacute; autour du nouveau dispositif de succession.</p>
<p>Les cons&eacute;quences seraient structurelles. L&rsquo;introduction d&rsquo;un Vice-pr&eacute;sident redessinerait l&rsquo;&eacute;quilibre des &eacute;lites. Elle affaiblirait le r&ocirc;le du Premier ministre et transformerait le pr&eacute;sident du S&eacute;nat en figure secondaire. Ce nouveau poste cr&eacute;erait un pr&eacute;c&eacute;dent : le r&eacute;gime institutionnaliserait un mode de transmission h&eacute;r&eacute;ditaire du pouvoir, sortant d&eacute;finitivement du cadre du simple int&eacute;rim pour entrer dans une logique de dauphinat d&eacute;sign&eacute;.</p>
<h2>Le politique fig&eacute; dans le marbre institutionnel</h2>
<p>Le Congr&egrave;s camerounais n&rsquo;est donc pas une simple formalit&eacute; administrative. C&rsquo;est le moment o&ugrave; la politique se transforme en marbre. En utilisant la l&eacute;galit&eacute; pour graver des d&eacute;cisions de fond, le pouvoir s&rsquo;assure que sa vision de l&rsquo;&Eacute;tat lui survive. Mais cette ma&icirc;trise absolue du temps institutionnel pose une question ouverte : jusqu&rsquo;&agrave; quel point un syst&egrave;me peut-il p&eacute;renniser sa stabilit&eacute; en neutralisant toute forme d&rsquo;alternance organique ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">La rédaction</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-02 00:33:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Yaoundé : une route bitumée en 48h révèle ce que nos dirigeants peuvent vraiment faire :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92889/30:27/cameroun-yaounde-une-route-bitumee-en-48h-revele-ce-que-nos-dirigeants-peuvent-vraiment-faire-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une route, 48 heures, et une question qui dérange

En moins de deux jours, Arab Contractors Cameroon a bitumé la route
Madagascar-Cité Verte à Yaoundé. Ce délai...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une route, 48 heures, et une question qui d&eacute;range</p>
<p>En moins de deux jours, Arab Contractors Cameroon a bitum&eacute; la route Madagascar-Cit&eacute; Verte &agrave; Yaound&eacute;. Ce d&eacute;lai, exceptionnel pour le contexte camerounais, soul&egrave;ve une v&eacute;rit&eacute; que beaucoup pr&eacute;f&egrave;rent taire : les <strong>infrastructures urbaines</strong> peuvent avancer vite quand le pouvoir le d&eacute;cide vraiment.</p>
<p>L'instruction est venue de <strong>Madame le Ministre C&eacute;lestine Ketcha Court&egrave;s</strong>, du Minist&egrave;re de l'Habitat et du D&eacute;veloppement Urbain. La r&eacute;alisation a suivi. Sans d&eacute;lai administratif visible. Sans justification d'un calendrier de travaux planifi&eacute; depuis des mois.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; route Madagascar</h2>
<p>Arab Contractors Cameroon, entreprise de travaux publics op&eacute;rant sur plusieurs chantiers au Cameroun, a ex&eacute;cut&eacute; le <strong>bitumage de la voirie urbaine</strong> entre le quartier Madagascar et Cit&eacute; Verte &agrave; Yaound&eacute;. Les travaux ont &eacute;t&eacute; achev&eacute;s en quarante-huit heures.</p>
<p>L'ordre venait du sommet. La ministre en charge de l'habitat a instruit directement l'entreprise. Le chantier a d&eacute;marr&eacute;. Le chantier s'est termin&eacute;.</p>
<p>Cette s&eacute;quence, simple en apparence, est en r&eacute;alit&eacute; un r&eacute;v&eacute;lateur puissant du fonctionnement des projets d'infrastructure au Cameroun.</p>
<h2>Pourquoi &ccedil;a ne se passe pas ainsi tous les jours</h2>
<p>La question centrale n'est pas technique. Arab Contractors Cameroon dispose manifestement des &eacute;quipements, des &eacute;quipes et des mat&eacute;riaux pour intervenir en urgence. La capacit&eacute; existe. Elle n'est pas mobilis&eacute;e en continu.</p>
<p>Le d&eacute;veloppement urbain &agrave; Yaound&eacute; souffre d'un probl&egrave;me de priorit&eacute; politique, pas de comp&eacute;tence entrepreneuriale. Les routes d&eacute;grad&eacute;es persistent non pas parce qu'on ne sait pas les r&eacute;parer, mais parce qu'aucune autorit&eacute; n'a formellement, clairement et publiquement d&eacute;cid&eacute; que c'&eacute;tait urgent.</p>
<p>Les proc&eacute;dures d'appel d'offres, les budgets programmatiques, les validations en cha&icirc;ne : tout cela est r&eacute;el. Mais quand une ministre instruit directement, ces filtres disparaissent ou s'acc&eacute;l&egrave;rent. Ce n'est pas la bureaucratie qui bloque. C'est l'absence d'injonction claire.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme r&eacute;v&eacute;l&eacute;</h2>
<p>Ce bitumage express illustre un m&eacute;canisme bien document&eacute; dans les &eacute;conomies &agrave; forte centralisation d&eacute;cisionnelle : la volont&eacute; politique concentr&eacute;e produit des r&eacute;sultats que les syst&egrave;mes diffus n'atteignent pas.</p>
<p>Ce n'est pas sp&eacute;cifique au Cameroun. C'est un sch&eacute;ma observable dans de nombreux pays africains o&ugrave; l'ex&eacute;cution d&eacute;pend davantage d'un commandement vertical que d'une planification administrative horizontale.</p>
<p>Le probl&egrave;me n'est donc pas Arab Contractors. Ce n'est pas non plus la ministre, dont l'instruction a produit un r&eacute;sultat concret. Le probl&egrave;me est structurel : pourquoi faut-il une <strong>instruction minist&eacute;rielle directe</strong> pour qu'une route d&eacute;grad&eacute;e soit r&eacute;par&eacute;e dans les d&eacute;lais ?</p>
<h2>Ce que cela change, et ce que cela ne change pas</h2>
<p>&Agrave; court terme, les habitants du quartier Madagascar b&eacute;n&eacute;ficient d'une voirie praticable. C'est un gain r&eacute;el, mesurable, imm&eacute;diat.</p>
<p>Mais si l'instruction n'est pas institutionnalis&eacute;e, si elle n'est pas transform&eacute;e en programme syst&eacute;matique de <strong>maintenance des voiries &agrave; Yaound&eacute;</strong>, le bitumage de 48 heures restera une anecdote. Dans six mois, d'autres tron&ccedil;ons seront d&eacute;grad&eacute;s. Dans un an, Madagascar elle-m&ecirc;me pourrait l'&ecirc;tre &agrave; nouveau sans suivi.</p>
<p>&Agrave; long terme, la question est celle de la gouvernance urbaine. Les villes camerounaises ont besoin de syst&egrave;mes de maintenance pr&eacute;ventive, pas de r&eacute;ponses ponctuelles &agrave; des visites officielles ou &agrave; des arbitrages politiques. L'urbanisation de Yaound&eacute; s'acc&eacute;l&egrave;re. Les besoins en infrastructure routi&egrave;re au Cameroun augmentent plus vite que les capacit&eacute;s planifi&eacute;es.</p>
<h2>Ce que ce chantier dit vraiment</h2>
<p>Une route bitum&eacute;e en 48 heures, c'est la preuve que le possible existe. C'est aussi la preuve que le possible est s&eacute;lectif.</p>
<p>La vraie question que pose la route Madagascar-Cit&eacute; Verte n'est pas technique ni budg&eacute;taire. Elle est politique : faut-il attendre une visite officielle pour que les quartiers de Yaound&eacute; soient correctement entretenus, ou la r&eacute;forme de la gestion urbaine peut-elle produire cette r&eacute;activit&eacute; en dehors de toute conjoncture protocolaire ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-01 10:48:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: Constitution, REFORME, REVISION, TOILETTAGE: Le  message de Shanda Tonme aux députes :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92887/30:27/cameroun-constitution-reforme-revision-toilettage-le-message-de-shanda-tonme-aux-deputes-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Comment faire avec cette grande dame de la nation très courtisée qui
s’appelle CONSTITUTION, et dont le fils unique qui s’appelle CODE
ELECTORAL est souvent ins...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Comment faire avec cette grande dame de la nation tr&egrave;s courtis&eacute;e qui s&rsquo;appelle CONSTITUTION, et dont le fils unique qui s&rsquo;appelle CODE ELECTORAL est souvent instable ?</p>
<p>Prions simplement pour que les pr&eacute;tendants qui ambitionnent de lui faire la cour, aient pour seul objectif la consolidation de la r&eacute;publique ainsi que de l&rsquo;Etat de droit, de m&ecirc;me que le renforcement de la paix ainsi que le raffermissement subs&eacute;quent de l&rsquo;unit&eacute; nationale.&nbsp;</p>
<p>Proc&egrave;s d&rsquo;intentions, accusations, suspicions, craintes, doutes et espoirs sont les traits caract&eacute;ristiques du d&eacute;bat qui anime les esprits des Camerounaises et des Camerounais, depuis que l&rsquo;assembl&eacute;e nationale est entr&eacute;e en session.</p>
<p>Rien de plus logique, dans un pays nourri par un plateau d&rsquo;intelligences versatiles connues, et mieux, format&eacute; dans le creuset d&rsquo;une diversit&eacute; qui fait croire &agrave; chaque instant, chez certains, que toute la probl&eacute;matique de la gouvernance se r&eacute;sume en des strat&eacute;gies de partage d&rsquo;un quelconque g&acirc;teau. Certes, il est de bon ton de formuler des souhaits et de r&ecirc;ver des lendemains de progr&egrave;s, de modernit&eacute; et de meilleures conditions de vie. En retour il faudrait savoir raison gard&eacute;e, pour ne pas glisser dans une critique et des radicalismes qui risqueraient de trahir une r&eacute;elle immaturit&eacute; politique, et une insuffisante appr&eacute;hension du contexte national, des attentes populaires concr&egrave;tes et une connaissance de la nature des forces en pr&eacute;sence.</p>
<p>Jurer sur des inconnus ne sert &agrave; rien, mais rassurer et pr&ocirc;ner un pays plus soud&eacute;, uni et mieux gouvern&eacute; depuis ou &agrave; partir de la base est un devoir, une obligation, une orientation qui seule nous fera respecter. De la constitution, il faut voir une grande dame magique, ferme dans son statut et jalouse dans sa beaut&eacute; et son utilit&eacute;. Donnons &agrave; tous ceux qui l&rsquo;approchent, toute la cr&eacute;dibilit&eacute; indispensable pour qu&rsquo;ils se sentent plus &agrave; l&rsquo;aise dans un &eacute;ventuel travail de r&eacute;forme, de r&eacute;vision, de correction voire de changement. On jugera le ma&ccedil;on au pied du mur certes, mais la post&eacute;rit&eacute; est souvent l&rsquo;arbitre le plus objectif et le mieux renseign&eacute;, parce qu&rsquo;elle intervient apr&egrave;s les effets, les r&eacute;sultats, les implications et les sanctions.</p>
<p>Aux honorables d&eacute;put&eacute;s et &eacute;lus de la nation camerounaise, une seule et m&ecirc;me recommandation, celle de la fid&eacute;lit&eacute; aux exigences de la paix, de la consolidation de l&rsquo;unit&eacute; et de l&rsquo;int&eacute;gration nationale. De partout, des quatre coins, du NOSO &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me nord et dans la diaspora, on attend, on attend de voir votre travail, votre expertise. Ce n&rsquo;est ni du poste de vice-pr&eacute;sident ni du nombre de ministres qu&rsquo;il est question v&eacute;ritablement, c&rsquo;est du destin du Cameroun, de notre avenir commun, de nos espoirs et de nos r&ecirc;ves d&rsquo;un monde meilleur, d&rsquo;un pays en qui les filles et les fils sauront garder une confiance tellement haute, qu&rsquo;ils renonceront &agrave; des aventures souvent cruelles et d&eacute;cevantes.</p>
<p>A vous de jouer. Pensez &agrave; la paix d&rsquo;abord, et ne refusez rien, ne contestez rien, tant que cela nous aidera &agrave; avancer vers plus de solidarit&eacute;, de r&eacute;conciliation et de consolidation de la paix. Pensez donc &agrave; une gr&acirc;ce large pour bon nombre de prisonniers, pour des familles qui attendent le geste, le geste dont la plume du chef de l&rsquo;Etat, sait traduire la symbolique dans tous les sens du terme. Le pr&eacute;sident partant, le tr&egrave;s honorable Cavaye, artiste parlementaire et politicien forg&eacute; dans le plus pragmatique des humours savants, avait offert la plume. Il reste &agrave; l&rsquo;utiliser.</p>
<p>Le peuple attend, comme une fum&eacute;e papale &eacute;mergeant du toit de la sainte basilique du Vatican./.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Shanda Tonme</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-01 09:30:00</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: ICI REPOSE EKAMBI BRILLANT, 4 ANS PLUS TARD :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92874/30:27/cameroun-ici-repose-ekambi-brillant-4-ans-plus-tard-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Il y a des silences qui font plus de bruit que les plus grandes
orchestrations. Aujourd'hui, à Dibombari, le silence qui entoure la
tombe d'Ekambi Brillant est...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des silences qui font plus de bruit que les plus grandes orchestrations. Aujourd'hui, &agrave; Dibombari, le silence qui entoure la tombe d'Ekambi Brillant est assourdissant. Il raconte l'histoire d'une idole que l'on a port&eacute;e en triomphe hier, et que l'on abandonne &agrave; la morsure de l'oubli aujourd'hui.</p>
<p><strong>​Une solitude &agrave; fendre l'&acirc;me</strong></p>
<p>​Sur la photo qui circule comme un cri de d&eacute;tresse, on d&eacute;couvre une sc&egrave;ne que l'on n'ose croire r&eacute;elle. Une simple croix blanche, fragile, se dresse comme un dernier rempart contre l'invasion de la brousse. La dalle de b&eacute;ton, grise et nue, semble grelotter sous la pluie, d&eacute;pouill&eacute;e de toute la splendeur qui entourait jadis le <em>"Mota Muenya"</em>.</p>
<p>Lui qui aimait tant la lumi&egrave;re, le voici d&eacute;sormais plong&eacute; dans l'ombre des herbes folles. Les notes de musique dessin&eacute;es sur sa croix semblent muettes, fig&eacute;es dans une tristesse infinie, comme si elles attendaient en vain que quelqu'un vienne enfin chanter pour celui qui nous a tout donn&eacute;.</p>
<p><strong>L'ingratitude d'un peuple ?</strong></p>
<p>Comment en sommes-nous arriv&eacute;s l&agrave; ? Comment le g&eacute;nie qui a fait vibrer les c&oelig;urs de Douala &agrave; Paris, de Yaound&eacute; &agrave; New York, peut-il reposer dans un tel d&eacute;nuement ? On cherche d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment la trace d'une fleur fra&icirc;che, le signe d'un passage, l'ombre d'une reconnaissance. Rien. Seule la nature sauvage semble vouloir encore enlacer le ma&icirc;tre, faute de bras humains pour le ch&eacute;rir.<br /><em>​&laquo; On reconna&icirc;t la grandeur d'une nation &agrave; la mani&egrave;re dont elle traite ses illustres disparus. &raquo;</em> &Agrave; voir l'&eacute;tat de cette s&eacute;pulture, le constat est amer : notre m&eacute;moire s'efface en m&ecirc;me temps que la peinture sur ce bois fatigu&eacute;. C'est une partie de notre patrimoine qui s'&eacute;caille, une partie de notre fiert&eacute; qui s'asphyxie sous les ronces.</p>
<p>Cet article n'est pas seulement un constat, c'est une supplique. Pour que les larmes vers&eacute;es lors de son enterrement ne soient pas de simples artifices de c&eacute;r&eacute;monie. Pour que le nom d'<strong>Ekambi Brillant </strong>ne soit pas seulement un souvenir que l'on invoque sur les plateaux t&eacute;l&eacute;, mais une flamme que l'on entretient physiquement, l&agrave; o&ugrave; il repose.</p>
<p>​Ne laissons pas la brousse refermer ses m&acirc;choires sur l'homme qui a fait briller notre culture. Car chaque jour de n&eacute;gligence suppl&eacute;mentaire est une insulte au rythme, &agrave; la musique et &agrave; l'&acirc;me du <strong>Cameroun</strong>.</p>
<p>​Reposez en paix, Ma&icirc;tre... si toutefois la solitude le permet.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">FDP</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-31 10:23:54</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[AFRIQUE :: Chronique : Libérez Saadia Mosbah :: AFRICA]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
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      <description><![CDATA[Il est des jours où la forme ne tient plus. Des jours où dire sa
part de vérité devient une urgence absolue, et là,
aujourd’hui, nous sommes dans ces jours, ces...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il est des jours o&ugrave; la forme ne tient plus. Des jours o&ugrave; dire sa part de v&eacute;rit&eacute;&nbsp;devient une urgence absolue, et l&agrave;, aujourd&rsquo;hui,&nbsp;nous sommes dans ces jours, ces temps o&ugrave; la sid&eacute;ration est &agrave; son plus haut niveau : en Tunisie, que fait Saadia Mosbah dans les ge&ocirc;les de Ka&iuml;s Sa&iuml;ed&nbsp;?</p>
<p>Mais qui est Saadia Mosbah, au juste&nbsp;? C&rsquo;est une militante des droits humains. Pour faire simple, en Afrique par exemple, au <strong>Cameroun</strong>, ils ont <strong>Alice Nkom</strong>. En Tunisie, ils ont Saadia. Voil&agrave;, c&rsquo;est dit&nbsp;!</p>
<p><strong>Saadia Mosbah</strong> accomplit un travail auquel beaucoup ont renonc&eacute;, par manque de courage, par crainte, par fatigue, ou par opportunisme&hellip; Il n&rsquo;y a plus grand monde pour les droits humains en ces temps sombres&hellip;</p>
<p>Saadia est l&agrave;. Elle parle. Fi&egrave;rement, comme &ccedil;a, elle se l&egrave;ve. Elle agit. Elle s&rsquo;exprime et refuse l&rsquo;injustice. Oui, en 2026, reconna&icirc;tre pleinement l&rsquo;autre comme son semblable, comme un &ecirc;tre humain titulaire de droits, au premier rang desquels figure le droit fondamental &agrave; la vie, peut nous &ecirc;tre reproch&eacute; p&eacute;nalement.&nbsp;</p>
<p>Oui, en 2026, une femme, une m&egrave;re, un &ecirc;tre humain, est condamn&eacute;e &agrave; huit ans d&rsquo;emprisonnement pour avoir d&eacute;fendu le respect du droit &agrave; la vie de chacun en Tunisie. &nbsp;</p>
<p>Mais que lui reproche-t-on r&eacute;ellement&nbsp;? Un tas de choses farfelues. Les accusations port&eacute;es contre elle, nous le savons tous, ne sont que des pr&eacute;textes fallacieux pour proc&eacute;der &agrave; son arrestation. Le v&eacute;ritable sujet est ailleurs : il s&rsquo;agit des droits humains, et de rien d&rsquo;autre. On lui reproche de consid&eacute;rer autrui comme un &ecirc;tre humain et de lui apporter une aide humanitaire. Voil&agrave; le v&eacute;ritable enjeu : tout le reste n&rsquo;est que rh&eacute;torique politique ; Ka&iuml;s Sa&iuml;ed&nbsp;le sait, je le sais, nous le savons tous.</p>
<p>Pour essayer d&rsquo;amadouer les c&oelig;urs de la population pour qu&rsquo;elle accepte une injustice, on met en avant la patrie, l&rsquo;ing&eacute;rence ext&eacute;rieure, et hop, en ch&oelig;ur, &agrave; l&rsquo;unisson, surgissent des personnes pour y croire, dop&eacute;es par la haine de l&rsquo;autre, l&rsquo;instinct primaire ou tout simplement la na&iuml;vet&eacute;. Et certains vont jusqu&rsquo;&agrave; dire&nbsp;: c&rsquo;est bien fait pour elle.</p>
<p>A ceux-l&agrave;, sachez que ce genre de discours est facile &agrave; d&eacute;blat&eacute;rer lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Je vous l&rsquo;assure ! Jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; l&rsquo;injustice se braque contre soi-m&ecirc;me&hellip; et le discours change. Vous vous exprimez avec une certaine aisance, voire une certaine suffisance, comme si vous &eacute;tiez vous-m&ecirc;mes &agrave; l&rsquo;abri de toute injustice, alors que ce type de position contribue pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; fragiliser l&rsquo;&Eacute;tat de droit.</p>
<p>Vous invoquez la souverainet&eacute; de la Tunisie, mais celle-ci ne saurait &ecirc;tre plac&eacute;e au-dessus des droits humains. Au contraire, la souverainet&eacute; de la Tunisie doit garantir &agrave; chaque Tunisien et &agrave; chaque &ecirc;tre humain se trouvant sur son territoire le respect du droit &agrave; la vie et la protection de ses droits fondamentaux.</p>
<p>D&eacute;noncer l&rsquo;injustice et r&eacute;clamer le respect du droit constitue une mani&egrave;re de pr&eacute;server la souverainet&eacute; des &Eacute;tats, et non l&rsquo;inverse. Applaudir l&rsquo;injustice ou feindre de ne pas la voir est ce qui, &agrave; terme, d&eacute;truit une nation.</p>
<p>L&rsquo;arrestation, puis la condamnation &agrave; huit ans de prison de la militante des droits humains Saadia Mosbah sont un signal inqui&eacute;tant pour les d&eacute;fenseurs des droits en Tunisie, en Afrique et dans le monde. La lib&eacute;ration de Saadia Mosbah s&rsquo;impose, rapidement, au regard des principes fondamentaux garantissant la protection des droits humains.&nbsp;</p>
<p>Que vive et soit pleinement respect&eacute; le droit fondamental &agrave; la vie.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Michel TAGNE FOKO</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-31 10:12:33</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[CAMEROUN :: A PROPOS DE LA TRANSITION A L’ASSEMBLEE NATIONALE, Par Shanda Tonme :: CAMEROON]]></title>
            <category>POINT DE VUE</category>
            <link>https://www.camer.be/92869/30:27/cameroun-a-propos-de-la-transition-a-lassemblee-nationale-par-shanda-tonme-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Mensonges, inquisitions, intrigues et insinuations malveillantes
contre mérite, loyauté, reconnaissance, respect et fidélité dans
une relation fusionnelle entre...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Mensonges, inquisitions, intrigues et insinuations malveillantes contre m&eacute;rite, loyaut&eacute;, reconnaissance, respect et fid&eacute;lit&eacute; dans une relation fusionnelle entre le fils et le p&egrave;re</p>
<p>Le danger aux implications les plus impr&eacute;visibles pour une nation, ne r&eacute;side pas dans les attentats terroristes, les interventions &eacute;trang&egrave;res belliqueuses, les viols des lois et des r&egrave;glements, les vols et les pillages, mais plut&ocirc;t dans des constructions de la haine qui injectent sournoisement mais s&ucirc;rement et m&eacute;thodiquement, un poison cruel de division, de haine et de destructions des rep&egrave;res d&rsquo;unit&eacute; nationale et de vivre ensemble dans sa population. La stabilit&eacute; s&rsquo;en trouve menac&eacute;e, la cha&icirc;ne de solidarit&eacute; rompue et le travail en &eacute;quipe perturb&eacute; par des soup&ccedil;ons tenaces et non fond&eacute;s.</p>
<p>Le postulat de sondage des maux de la gouvernance sociale et politique que je mets sommairement en exergue ci-dessus, pourrait para&icirc;tre inappropri&eacute; pour certains, peut-&ecirc;tre hors contexte ou trop pessimiste. Pourtant, &agrave; bien regarder, il y a lieu de conclure, &agrave; propos de la soci&eacute;t&eacute; camerounaise et des conduites des leaders d&rsquo;opinion de m&ecirc;me que des m&eacute;dias, d&rsquo;en valider la pertinence, &agrave; l&rsquo;observation de quelques sc&egrave;nes de manifestations. Le cas de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale nous parle.</p>
<p>Je n&rsquo;aurais jamais pris la parole, j&rsquo;aurai volontiers fait &oelig;uvre utile en m&rsquo;abstenant, en laissant le temps g&eacute;rer les humeurs et proc&eacute;der aux arbitrages qui par les faits, r&eacute;tablissement la v&eacute;rit&eacute; et sifflent la fin de certaines intrigues. Pourtant, porter la casquette de m&eacute;diateur, en plus universel, c&rsquo;est me lever quand vient les temps des clarifications urgentes pour renvoyer en brousse, les hymnes inacceptables.</p>
<p>En effet ces bruits lourds de soup&ccedil;ons, d&rsquo;insinuations et d&rsquo;inutiles intrigues qui alimentent les commentaires sur la transition &agrave; l&rsquo;assembl&eacute;e nationale depuis l&rsquo;&eacute;lection de l&rsquo;honorable Th&eacute;odore Datouo au perchoir pour succ&eacute;der au tr&egrave;s v&eacute;n&eacute;rable Cavaye, ont quelque chose de m&eacute;chant, d&rsquo;incorrect et de toxique. Regarder et se taire, serait dans mon genre, un abandon, une trahison et une d&eacute;mission, dans tous les sens du terme. Aussi, il appara&icirc;t opportun, pour le citoyen responsable et porteur des voix souvent &eacute;touff&eacute;es, plurielles et objectives que je suis ou repr&eacute;sente, n&eacute;cessaire de proc&eacute;der &agrave; quelques recalibrages.</p>
<p>1 &ndash; L&rsquo;honorable Th&eacute;odore Datouo est un parlementaire de longue date et de long chemin, d&rsquo;une assiduit&eacute; incontestable, dont la long&eacute;vit&eacute; r&eacute;sulte &agrave; la fois de la confiance de son parti, du chef de celui-ci, et du travail concret sur le terrain, avec r&eacute;guli&egrave;rement les r&eacute;sultats positifs v&eacute;rifiables et admirables.</p>
<p>2 &ndash; L&rsquo;honorable Th&eacute;odore Datouo a pleinement b&eacute;n&eacute;fici&eacute;, au-del&agrave; ou en plus de la confiance du Chef de l&rsquo;Etat et chef de son parti, de la confiance de son pr&eacute;d&eacute;cesseur, son patron direct et son p&egrave;re qui lui a tenu en permanence la main, guid&eacute; et orient&eacute;, conseill&eacute; et adopt&eacute;, au point de lui d&eacute;l&eacute;guer la ma&icirc;trise d&rsquo;ouvrage de la r&eacute;alisation du nouveau palais de l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale baptis&eacute; du nom du pr&eacute;sident de la r&eacute;publique.&nbsp;</p>
<p>Rappeler cette v&eacute;rit&eacute; &eacute;l&eacute;mentaire est presque superf&eacute;tatoire, tant tous les autres d&eacute;put&eacute;s, les amis, les coll&egrave;gues et m&ecirc;me les membres de famille, sont parfaitement instruits, de l&rsquo;amour, l&rsquo;affection, la loyaut&eacute; et la sinc&eacute;rit&eacute; qui ont caract&eacute;ris&eacute; et caract&eacute;risent les liens entre les deux personnalit&eacute;s. On ne pouvait pas trouver mieux entre le p&egrave;re et le fils et vice-versa.</p>
<p>3 &ndash; La cons&eacute;cration de l&rsquo;honorable Datouo, proc&egrave;de ainsi, d&rsquo;une double r&eacute;compense, celle du Chef de l&rsquo;Etat, pr&eacute;sident de son parti qui l&rsquo;a choisi pour &ecirc;tre candidat au perchoir, et celle de son patron et p&egrave;re sous l&rsquo;autorit&eacute; directe de laquelle il a &eacute;volu&eacute; et servi avec intelligence, prudence, &eacute;coute, honn&ecirc;tet&eacute; et loyaut&eacute;. Les nombreux s&eacute;jours &agrave; Maroua pour rendre compte et recevoir des instructions, en disent long sur une personnalit&eacute; parlementaire et un collaborateur responsable, sur la loyaut&eacute; et la serviabilit&eacute; d&rsquo;un fils.</p>
<p>4 &ndash; Trois temps forts ont en tout &eacute;tat de cause, marqu&eacute; les premiers pas du nouveau pr&eacute;sident : le remerciement au chef de l&rsquo;Etat ; la reconnaissance &agrave; son p&egrave;re et ancien patron, puis les remerciements &agrave; ses pairs. On ne pouvait pas &ecirc;tre plus juste, plus pragmatique et plus loyal.</p>
<p>5 - &nbsp;La gouvernance parlementaire dans son principe, respecte un processus de transition au sommet, tout en relevant d&rsquo;une pratique commune &agrave; toutes les institutions organiques, magnifie n&eacute;anmoins des besoins de renouvellement, de recadrage, de r&eacute;appropriation et d&rsquo;adaptation indispensables, sans que cela ne proc&egrave;de ni de la haine, ni des ranc&oelig;urs, ni du d&eacute;sordre. Contrairement &agrave; tout ce qui a &eacute;t&eacute; &eacute;crit, l&rsquo;image du fils assis &agrave; c&ocirc;t&eacute; du p&egrave;re, entrain de lui t&eacute;moigner reconnaissance et de lui faire r&eacute;v&eacute;rence avant sa prise de fonction, restera dans les annales comme un vibrant message qui met hors-jeu toutes les sp&eacute;culations mensong&egrave;res.</p>
<p>6 &ndash; Enfin, le processus de transition, dans son ordonnancement concret, met en exergue bien &eacute;videmment, des protocoles bien &eacute;tablis et bien r&eacute;gl&eacute;s, dont les composantes sont &agrave; la fois meubles et immeubles, mat&eacute;rielles et morales, affectives et mentales. C&rsquo;est de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit, et nulle part, on n&rsquo;a ni bouscul&eacute;, ni d&eacute;jou&eacute;, ni trahi ni contredit les canons de l&rsquo;art. Ne pas comprendre cette solennit&eacute; mat&eacute;rielle et psychologique ou la confondre dans les marres sales de quelques esprits impurs, tordus et attard&eacute;s, est tout simplement d&eacute;plorable.&nbsp;</p>
<p>Avec mon Profond respect &agrave; l&rsquo;ancien pr&eacute;sident, et bon vent au nouveau./.</p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-03-31 07:38:43</pubDate>
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