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    <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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      <title>Le flux rss de camer.be : ECONOMIE</title>
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    <lastBuildDate>Tue, 07 Apr 2026 23:40:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[ :: Criminalité financière au Cameroun :Interpol et la SRC déclarent la guerre aux 1000 milliards perdus]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[1 000 milliards de FCFA : le prix de l'impunité

Chaque année, le Cameroun perd plus de 1 000 MILLIARDS DE FCFA à
cause de la criminalité financière. Ce chiffre...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>1 000 milliards de FCFA : le prix de l'impunit&eacute;</p>
<p>Chaque ann&eacute;e, le Cameroun perd plus de <strong>1 000 milliards de FCFA</strong> &agrave; cause de la criminalit&eacute; financi&egrave;re. Ce chiffre n'est plus une estimation d'experts. C'est d&eacute;sormais le point de d&eacute;part d'une offensive judiciaire et diplomatique d'envergure internationale.</p>
<p>La riposte est engag&eacute;e. Elle passe par Interpol.</p>
<h2>Un s&eacute;minaire strat&eacute;gique &agrave; Yaound&eacute;</h2>
<p>Du 30 mars au 3 avril 2026, les cadres de la <strong>Soci&eacute;t&eacute; de Recouvrement des Cr&eacute;ances</strong> (SRC) et de la D&eacute;l&eacute;gation g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la S&ucirc;ret&eacute; nationale (DGSN) se r&eacute;unissent &agrave; Yaound&eacute;. Objectif : ma&icirc;triser les techniques d'enqu&ecirc;te financi&egrave;re de pointe, dispens&eacute;es par des experts internationaux mandat&eacute;s par Interpol.</p>
<p>Au programme : analyse de donn&eacute;es massives, tra&ccedil;age des <strong>flux financiers illicites</strong> sur la blockchain, proc&eacute;dures de saisie internationale d'avoirs. Ces outils permettent de transformer un indice en preuve judiciaire recevable devant n'importe quelle juridiction &eacute;trang&egrave;re.</p>
<p><em>La formation n'est pas protocolaire. Elle est op&eacute;rationnelle.</em></p>
<h2>Pourquoi Interpol, pourquoi maintenant</h2>
<p>Les d&eacute;tournements de fonds publics ont chang&eacute; de nature. Les capitaux mal acquis ne restent plus dans des coffres locaux. Ils transitent par des montages financiers opaques, s'abritent dans des paradis fiscaux ou se convertissent en <strong>crypto-monnaies</strong> pour effacer toute tra&ccedil;abilit&eacute;.</p>
<p>Face &agrave; cette sophistication criminelle, les dispositifs nationaux classiques atteignent leurs limites. La porosit&eacute; des fronti&egrave;res num&eacute;riques rend le dossier intraitable sans coordination transfrontali&egrave;re.</p>
<p>Le recours &agrave; Interpol r&eacute;pond &agrave; cette n&eacute;cessit&eacute; concr&egrave;te : acc&eacute;der aux r&eacute;seaux d'alerte internationaux, d&eacute;clencher des proc&eacute;dures de gel d'avoirs &agrave; l'&eacute;tranger, et agir avant que les fonds disparaissent d&eacute;finitivement dans une autre juridiction.</p>
<h2>Asphyxie financi&egrave;re</h2>
<p>Le Colonel Richard Evina Engolo, repr&eacute;sentant d'Interpol, pose le principe directeur : d&eacute;manteler une organisation criminelle exige de l'asphyxier financi&egrave;rement. Couper les flux, c'est r&eacute;duire la capacit&eacute; de nuisance. C'est aussi tarir les ressources qui alimentent la corruption.</p>
<p>Cette logique structure toute la doctrine du partenariat SRC-Interpol. Robert Bapooh Lipot, Pr&eacute;sident du Conseil d'administration de la SRC, confirme que l'institution se positionne comme le bras op&eacute;rationnel de l'&Eacute;tat dans la <strong>protection du patrimoine public</strong>. Sa cr&eacute;dibilit&eacute; internationale devient un levier d'action directe.</p>
<p>Marie-Rose Th&eacute;r&egrave;se Odile Messi, Directrice g&eacute;n&eacute;rale de la SRC, identifie le maillon critique : la coordination nationale. Entre la police, la justice et les organismes de recouvrement, une minute de retard suffit &agrave; un d&eacute;linquant pour transf&eacute;rer des fonds hors de port&eacute;e.</p>
<p><em>La vitesse d'ex&eacute;cution est d&eacute;sormais une variable judiciaire &agrave; part enti&egrave;re.</em></p>
<h2>Ce que ce dispositif change concr&egrave;tement</h2>
<p>Ce renforcement de capacit&eacute; produit des effets mesurables. Les agents form&eacute;s disposent d'outils d'analyse qu'ils n'avaient pas. Les proc&eacute;dures de recouvrement des cr&eacute;ances publiques deviennent applicables au-del&agrave; des fronti&egrave;res camerounaises.</p>
<p>Le signal envoy&eacute; aux investisseurs est tout aussi important. Un pays capable de traquer ses capitaux d&eacute;tourn&eacute;s &agrave; l'international d&eacute;montre une maturit&eacute; institutionnelle. C'est un argument de cr&eacute;dibilit&eacute; pour attirer des partenaires &eacute;conomiques s&eacute;rieux.</p>
<p>L'enjeu est l'assainissement durable du <strong>climat des affaires au Cameroun</strong>. Si les proc&eacute;dures de saisie internationale deviennent syst&eacute;matiques, les d&eacute;tournements perdent leur garantie d'impunit&eacute;. La dissuasion op&egrave;re en amont, pas seulement en aval.</p>
<h2>La fin de l'impunit&eacute; par l'exil des capitaux</h2>
<p>Le Cameroun int&egrave;gre une architecture mondiale de s&eacute;curit&eacute; financi&egrave;re. Ce n'est pas une d&eacute;claration d'intention. C'est une transformation op&eacute;rationnelle en cours, avec des agents form&eacute;s, des protocoles activ&eacute;s et un partenaire institutionnel de rang mondial.</p>
<p>La question qui reste ouverte est celle de la dur&eacute;e. Les formations passent. Les engagements politiques varient. Ce dispositif deviendra une r&eacute;alit&eacute; structurelle seulement si la coordination entre police, justice et SRC s'institutionnalise ind&eacute;pendamment des cycles &eacute;lectoraux et des priorit&eacute;s du moment.</p>
<p>L'impunit&eacute; financi&egrave;re a-t-elle enfin trouv&eacute; son adversaire &agrave; la hauteur ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-01 11:02:49</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Bafoussam: une gouvernance exemplaire au service du développement urbain]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[La Communauté Urbaine de Bafoussam (CUB) confirme, une fois de plus,
son positionnement comme modèle de gouvernance locale en Afrique
centrale. Réunis en sessio...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>La Communaut&eacute; Urbaine de Bafoussam (CUB) confirme, une fois de plus, son positionnement comme mod&egrave;le de gouvernance locale en Afrique centrale. R&eacute;unis en session ordinaire consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;examen et &agrave; l&rsquo;adoption du compte administratif de l&rsquo;exercice 2025, les conseillers communautaires ont cl&ocirc;tur&eacute; leurs travaux le vendredi 27 mars 2026, dans un climat marqu&eacute; par la rigueur, la transparence et la coh&eacute;sion institutionnelle.</p>
<p>Pr&eacute;sid&eacute;es par le Maire, Monsieur Roger Tafam, ces assises ont connu la pr&eacute;sence effective de l&rsquo;autorit&eacute; de tutelle, le Pr&eacute;fet du d&eacute;partement de la Mifi, qui n&rsquo;a pas manqu&eacute; de saluer le respect des d&eacute;lais r&eacute;glementaires ainsi que la qualit&eacute; des d&eacute;bats. Une reconnaissance institutionnelle forte qui vient conforter la cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;ex&eacute;cutif communautaire.</p>
<p>L&rsquo;adoption unanime des d&eacute;lib&eacute;rations t&eacute;moigne de la confiance renouvel&eacute;e des conseillers envers une &eacute;quipe dirigeante dont le management se distingue par son efficacit&eacute; et sa vision strat&eacute;gique. Ce leadership affirm&eacute; permet aujourd&rsquo;hui &agrave; la CUB de s&rsquo;appuyer sur des &eacute;quipes techniques performantes, capables de traduire les ambitions politiques en r&eacute;alisations concr&egrave;tes.</p>
<p>Parmi les projets structurants en cours, plusieurs chantiers illustrent cette dynamique de transformation: le renforcement de l&rsquo;&eacute;clairage public et le bitumage progressif des axes routiers, la construction d&rsquo;une tribune moderne &agrave; la place des f&ecirc;tes, l&rsquo;ach&egrave;vement imminent de la biblioth&egrave;que municipale dot&eacute;e d&rsquo;un centre multim&eacute;dia, ainsi que la mont&eacute;e en puissance de la gare routi&egrave;re de Ndjingah. Autant d&rsquo;initiatives qui redessinent durablement le visage de la ville.</p>
<p>Sur le plan environnemental, la distribution en phase terminale de 10 000 bacs &agrave; ordures s&rsquo;inscrit dans une politique volontariste d&rsquo;assainissement, renfor&ccedil;ant l&rsquo;engagement de la municipalit&eacute; en faveur d&rsquo;un cadre de vie sain. &Agrave; cela s&rsquo;ajoutent les avanc&eacute;es notables en mati&egrave;re de coop&eacute;ration internationale d&eacute;centralis&eacute;e, levier strat&eacute;gique pour l&rsquo;attractivit&eacute; et le rayonnement de Bafoussam.</p>
<p>Le Pr&eacute;fet a d&rsquo;ailleurs salu&eacute; la m&eacute;tamorphose visible du paysage urbain, mettant en avant l&rsquo;entretien des voiries, la modernisation des infrastructures marchandes et l&rsquo;op&eacute;rationnalisation de la Police municipale, r&eacute;cemment renforc&eacute;e par la prestation de serment de 14 agents.</p>
<p>Au-del&agrave; des chiffres et des r&eacute;alisations, c&rsquo;est bien une m&eacute;thode de gouvernance qui se distingue : structur&eacute;e, transparente et orient&eacute;e vers les r&eacute;sultats. La qualit&eacute; de la gestion des comptes publics de la CUB appara&icirc;t ainsi comme le reflet d&rsquo;un management rigoureux, capable de f&eacute;d&eacute;rer, d&rsquo;anticiper et d&rsquo;ex&eacute;cuter avec efficacit&eacute;.</p>
<p>Bafoussam s&rsquo;impose ainsi comme une r&eacute;f&eacute;rence inspirante pour les collectivit&eacute;s territoriales africaines, d&eacute;montrant qu&rsquo;une gestion saine, port&eacute;e par un leadership fort et des &eacute;quipes engag&eacute;es, peut durablement transformer les territoires au b&eacute;n&eacute;fice des populations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/WhatsApp Image 2026-03-31 at 19.29.30 (3).jpeg" alt="" width="1080" height="608" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/WhatsApp Image 2026-03-31 at 19.29.30 (2).jpeg" alt="" width="933" height="700" /></p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/WhatsApp Image 2026-03-31 at 19.29.30 (1).jpeg" alt="" width="1080" height="608" /></p>]]></content:encoded>
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      <pubDate>2026-03-31 19:43:36</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Le dédouanement des téléphones devient 100% numérique dès le 1er avril 2026]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92866/12:1/cameroun-le-dedouanement-des-telephones-devient-100-numerique-des-le-1er-avril-2026-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Dès le 1er avril 2026, plus aucun téléphone ne pourra se connecter
au réseau camerounais sans être passé par le nouveau mécanisme
électronique. Le ministre des...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>D&egrave;s le 1er avril 2026, plus aucun t&eacute;l&eacute;phone ne pourra se connecter au r&eacute;seau camerounais sans &ecirc;tre pass&eacute; par le nouveau m&eacute;canisme &eacute;lectronique. Le ministre des Finances Louis Paul Motaze verrouille le syst&egrave;me d&rsquo;importation des terminaux num&eacute;riques.</p>
<h2>Un m&eacute;canisme digitalis&eacute; pour traquer les fraudes</h2>
<p>Le <strong>ministre des Finances</strong> Louis Paul Motaze a sign&eacute; un communiqu&eacute; dont le texte annonce que le d&eacute;douanement des t&eacute;l&eacute;phones portables, tablettes et terminaux num&eacute;riques s&rsquo;effectuera exclusivement via un m&eacute;canisme &eacute;lectronique &agrave; compter du 1er avril 2026.</p>
<p>Ce dispositif s&rsquo;appuie sur l&rsquo;article sixi&egrave;me de la loi des finances pour l&rsquo;exercice 2023. Le ministre pr&eacute;cise qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit ni d&rsquo;une taxe nouvelle, ni d&rsquo;un rel&egrave;vement de la taxation existante. L&rsquo;objectif affich&eacute; est de r&eacute;duire les d&eacute;perditions de recettes publiques, promouvoir le <strong>civisme fiscal</strong> et renforcer la lutte contre la criminalit&eacute; num&eacute;rique.</p>
<p>Les t&eacute;l&eacute;phones d&eacute;j&agrave; connect&eacute;s au r&eacute;seau local b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;une amnistie fiscale. Les appareils en itin&eacute;rance (roaming) sont exempt&eacute;s. Les touristes en court s&eacute;jour rel&egrave;vent du r&eacute;gime de l&rsquo;Admission Temporaire Normale (ATN).</p>
<h2>Pourquoi un verrouillage &eacute;lectronique</h2>
<p data-start="0" data-end="287">La r&eacute;forme s&rsquo;explique d&rsquo;abord par la fuite massive de recettes douani&egrave;res. Chaque mois, des milliers de t&eacute;l&eacute;phones entrent au Cameroun sans s&rsquo;acquitter des droits et taxes, et le syst&egrave;me actuel fond&eacute; sur des d&eacute;clarations papier pr&eacute;sente des failles importantes qui facilitent ces pertes.</p>
<p data-start="289" data-end="581">Elle r&eacute;pond &eacute;galement &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de lutter contre la criminalit&eacute; num&eacute;rique. Les t&eacute;l&eacute;phones non identifi&eacute;s compliquent le travail des forces de l&rsquo;ordre, car les auteurs de cyberd&eacute;lits utilisent souvent des terminaux dont l&rsquo;IMEI n&rsquo;est pas enregistr&eacute;, ce qui rend leur tra&ccedil;abilit&eacute; difficile.</p>
<p data-start="583" data-end="898" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Enfin, cette r&eacute;forme s&rsquo;inscrit dans la dynamique de digitalisation de l&rsquo;administration. Le syst&egrave;me CAMCIS (Cameroun Customs Information System), d&eacute;j&agrave; op&eacute;rationnel pour d&rsquo;autres cat&eacute;gories de marchandises, a vocation &agrave; &ecirc;tre &eacute;tendu aux t&eacute;l&eacute;phones, ce qui constitue une &eacute;volution logique du processus de modernisation.</p>
<h2 data-section-id="1r99ef" data-start="0" data-end="40">Les m&eacute;canismes du nouveau dispositif</h2>
<p data-start="42" data-end="354">Le m&eacute;canisme &eacute;lectronique de collecte des droits et taxes s&rsquo;articule autour de plusieurs composantes compl&eacute;mentaires. Il pr&eacute;voit d&rsquo;abord la d&eacute;claration via CAMCIS, &agrave; travers laquelle les importateurs et leurs mandataires proc&egrave;dent &agrave; la liquidation des droits et taxes dans le syst&egrave;me d&rsquo;information des Douanes.</p>
<p data-start="356" data-end="566">Il int&egrave;gre ensuite le paiement &eacute;lectronique des sommes dues, exclusivement en monnaie locale et par tous les moyens autoris&eacute;s, y compris les solutions digitales, mettant ainsi fin aux transactions en esp&egrave;ces.</p>
<p data-start="568" data-end="841">Le dispositif comprend &eacute;galement un blocage r&eacute;seau automatique : seuls les t&eacute;l&eacute;phones r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;douan&eacute;s selon le nouveau m&eacute;canisme, ceux en roaming ainsi que ceux ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&rsquo;une amnistie pourront se connecter au r&eacute;seau local des communications &eacute;lectroniques.</p>
<p data-start="843" data-end="1175" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Par ailleurs, les distributeurs agr&eacute;&eacute;s disposant de stocks r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;douan&eacute;s avant le 1er avril sont tenus de se d&eacute;clarer aupr&egrave;s des services des Douanes dans un d&eacute;lai de deux mois. Les terminaux en cours d&rsquo;importation &agrave; la date de mise en production du syst&egrave;me seront, quant &agrave; eux, pris en charge par les services comp&eacute;tents.</p>
<h2>Les enjeux pour les consommateurs et le march&eacute;</h2>
<p>Ce nouveau m&eacute;canisme de d&eacute;douanement va bouleverser les habitudes des consommateurs camerounais. Il est d&eacute;sormais recommand&eacute; &agrave; tout acheteur de v&eacute;rifier le statut douanier d&rsquo;un t&eacute;l&eacute;phone avant acquisition, via SMS ou lien internet.</p>
<p>Les petits revendeurs, qui &eacute;coulent des t&eacute;l&eacute;phones non d&eacute;douan&eacute;s par lots de moins de dix pi&egrave;ces, doivent souscrire des d&eacute;clarations simplifi&eacute;es. Faute de quoi, leur stock deviendra inutilisable. Le march&eacute; parall&egrave;le des t&eacute;l&eacute;phones import&eacute;s sans taxes est directement vis&eacute;.</p>
<p>La <strong>responsabilit&eacute; des vendeurs et distributeurs</strong> est engag&eacute;e. Ils doivent permettre &agrave; leurs clients de v&eacute;rifier le statut douanier des appareils propos&eacute;s. En cas de manquement, ils s&rsquo;exposent &agrave; des sanctions.</p>
<p>L&rsquo;enjeu est l&rsquo;assainissement complet du secteur des terminaux num&eacute;riques. Si le syst&egrave;me fonctionne, les recettes douani&egrave;res augmenteront significativement. La tra&ccedil;abilit&eacute; des t&eacute;l&eacute;phones am&eacute;liorera la lutte contre la cybercriminalit&eacute;.</p>
<p>Cependant, le risque d&rsquo;une <strong>exclusion num&eacute;rique</strong> existe. Les Camerounais les plus pauvres, qui ach&egrave;tent des t&eacute;l&eacute;phones d&rsquo;occasion non d&eacute;douan&eacute;s, pourraient se retrouver sans acc&egrave;s au r&eacute;seau. Le gouvernement devra veiller &agrave; ce que l&rsquo;amnistie initiale et les d&eacute;clarations simplifi&eacute;es ne laissent personne de c&ocirc;t&eacute;.</p>
<h2>Un test grandeur nature pour le fisc camerounais</h2>
<p>Le ministre des Finances Louis Paul Motaze lance un dispositif technique ambitieux. Le d&eacute;douanement des t&eacute;l&eacute;phones devient 100% num&eacute;rique. La question qui reste en suspens est simple : les circuits parall&egrave;les parviendront-ils &agrave; contourner ce verrou &eacute;lectronique, ou bien le Cameroun r&eacute;ussira-t-il l&agrave; o&ugrave; d&rsquo;autres pays africains ont &eacute;chou&eacute; ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-31 01:06:43</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Achille Bassilekin III place les PME au cœur du commerce mondial]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92865/12:1/cameroun-achille-bassilekin-iii-place-les-pme-au-coeur-du-commerce-mondial-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[À l’occasion de la 14ᵉ Conférence ministérielle de
l’Organisation mondiale du commerce à Yaoundé, le Cameroun a
porté une voix forte. Le ministre des PME, Achil...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; l&rsquo;occasion de la 14ᵉ Conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce &agrave; Yaound&eacute;, le Cameroun a port&eacute; une voix forte. Le ministre des PME, Achille Bassilekin III, appelle &agrave; un syst&egrave;me commercial plus inclusif pour les petites et moyennes entreprises.</p>
<h2>Une tribune strat&eacute;gique pour les &eacute;conomies &eacute;mergentes</h2>
<p>La <strong>CM14</strong> s&rsquo;est tenue &agrave; Yaound&eacute;. Dans le cadre des &eacute;v&eacute;nements parall&egrave;les organis&eacute;s par le Centre du commerce international (ITC), le Cameroun a pris une place centrale lors d&rsquo;un panel minist&eacute;riel de haut niveau. Des d&eacute;cideurs majeurs d&rsquo;Afrique, d&rsquo;Europe et des Am&eacute;riques &eacute;taient r&eacute;unis.</p>
<p>Le ministre des PME, <strong>Achille Bassilekin III</strong>, a d&eacute;fendu une vision ambitieuse. Son plaidoyer vise &agrave; repositionner les PME comme acteurs incontournables du <strong>commerce mondia</strong>l. Le syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral actuel, selon lui, demeure insuffisamment adapt&eacute; aux besoins des petites structures.</p>
<p>Les PME constituent pourtant l&rsquo;&eacute;pine dorsale des &eacute;conomies nationales. Elles font face &agrave; des contraintes persistantes : acc&egrave;s limit&eacute; &agrave; l&rsquo;information commerciale, complexit&eacute; des instruments techniques, difficult&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s aux march&eacute;s.</p>
<h2>Les causes d&rsquo;un plaidoyer n&eacute;cessaire</h2>
<p>La premi&egrave;re cause de ce positionnement est la <strong>structure &eacute;conomique du Cameroun</strong>. Le pays poss&egrave;de un tissu compos&eacute; &agrave; 99,8 % de PME. Leur int&eacute;gration dans le commerce international est donc un enjeu de souverainet&eacute; nationale.</p>
<p>La deuxi&egrave;me cause tient aux <strong>lacunes du syst&egrave;me multilat&eacute;ral</strong>. Les r&egrave;gles actuelles de l&rsquo;OMC favorisent les grandes entreprises multinationales. Les petites structures n&rsquo;ont pas les moyens d&rsquo;acc&eacute;der aux march&eacute;s &eacute;trangers.</p>
<p>La troisi&egrave;me cause est la <strong>volont&eacute; politique affich&eacute;e depuis 2017</strong>. D&egrave;s la Conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de Buenos Aires, le Cameroun soutient activement la consolidation d&rsquo;un cadre multilat&eacute;ral d&eacute;di&eacute; aux PME. La CM14 &agrave; Yaound&eacute; marque une &eacute;tape d&eacute;cisive dans cette maturation.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d&rsquo;une r&eacute;forme en profondeur</h2>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">Le <strong>plaidoyer du Cameroun</strong> repose sur trois leviers concrets. La <strong>r&eacute;forme des m&eacute;canismes d'accompagnement</strong> constitue le point de d&eacute;part : l'acc&egrave;s au financement est prioritaire, avec la mise en place d'une banque publique d&eacute;di&eacute;e aux <strong>PME</strong>, initiative pionni&egrave;re en Afrique subsaharienne.</p>
<p class="font-claude-response-body break-words whitespace-normal leading-[1.7]">&Agrave; cela s'ajoute la <strong>transformation num&eacute;rique</strong>, acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e &agrave; travers le PATNUC (Programme d'Appui &agrave; la Transformation Num&eacute;rique du Cameroun), dont les outils digitaux doivent r&eacute;duire les co&ucirc;ts d'acc&egrave;s aux march&eacute;s. L'<strong>int&eacute;gration des imp&eacute;ratifs &eacute;cologiques</strong> compl&egrave;te ce triptyque : la transition verte devient un crit&egrave;re d'acc&egrave;s aux cha&icirc;nes de valeur mondiales, auquel les <strong>PME</strong> camerounaises doivent d&eacute;sormais se pr&eacute;parer.</p>
<h2>Les enjeux pour l&rsquo;&eacute;conomie camerounaise</h2>
<p>Ce <strong>plaidoyer de haut niveau</strong> va renforcer la visibilit&eacute; internationale du Cameroun. Les partenaires techniques et financiers pourraient d&eacute;bloquer des lignes de cr&eacute;dit d&eacute;di&eacute;es aux PME exportatrices.</p>
<p>Le ministre Achille Bassilekin III a obtenu une reconnaissance diplomatique. Son intervention lors de la CM14 sera suivie d&rsquo;effets concrets si les engagements se traduisent en programmes.</p>
<p>&Agrave; long terme,&nbsp; l&rsquo;enjeu est l&rsquo;insertion durable des PME dans les cha&icirc;nes de valeur mondiales. Les conclusions de Yaound&eacute; ambitionnent, &agrave; l&rsquo;horizon 2027, de contribuer &agrave; une refondation des r&egrave;gles du commerce international. Un commerce plus &eacute;quilibr&eacute;, r&eacute;silient et durable est l&rsquo;objectif affich&eacute;.</p>
<p>La <strong>banque publique d&eacute;di&eacute;e aux PME</strong> devra faire ses preuves. Son efficacit&eacute; d&eacute;terminera la cr&eacute;dibilit&eacute; du mod&egrave;le camerounais. Si elle r&eacute;ussit, d&rsquo;autres pays africains pourraient l&rsquo;imiter.</p>
<h2>Un leadership &agrave; confirmer</h2>
<p>Le Cameroun affirme son leadership en faveur d&rsquo;un syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral plus inclusif. Achille Bassilekin III a port&eacute; la voix des &eacute;conomies &eacute;mergentes lors de la CM14 &agrave; Yaound&eacute;. La question qui reste en suspens est simple : les promesses de Yaound&eacute; se traduiront-elles par des r&eacute;formes effectives d&rsquo;ici 2027, ou bien ce plaidoyer restera-t-il une d&eacute;claration d&rsquo;intention sans lendemain ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-31 00:39:43</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Boycott de l’OMC : Taïwan claque la porte après une qualification de « province de la Chine »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92795/12:1/cameroun-boycott-de-lomc-taiwan-claque-la-porte-apres-une-qualification-de-province-de-la-chine-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Pour la première fois depuis son adhésion en 2001, TAÏWAN a
boycotté une conférence ministérielle de l’OMC. La délégation
s’est retirée après que ses accréditat...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Pour la premi&egrave;re fois depuis son adh&eacute;sion en 2001, <strong>Ta&iuml;wan</strong> a boycott&eacute; une conf&eacute;rence minist&eacute;rielle de l&rsquo;<strong>OMC</strong>. La d&eacute;l&eacute;gation s&rsquo;est retir&eacute;e apr&egrave;s que ses accr&eacute;ditations aient &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute;es sous l&rsquo;appellation de &ldquo;province de la Chine&rdquo;. Ce geste in&eacute;dit marque un tournant dans la gestion des statuts au sein de l&rsquo;organisation internationale.</p>
<h2>Un conflit d&rsquo;accr&eacute;ditation au c&oelig;ur des tensions</h2>
<p>Les faits se sont d&eacute;roul&eacute;s lors d&rsquo;une r&eacute;union pr&eacute;paratoire &agrave; la prochaine conf&eacute;rence minist&eacute;rielle. Le <strong>Cameroun</strong>, pays assumant la pr&eacute;sidence de cette session, a &eacute;mis les accr&eacute;ditations en mentionnant le statut de &ldquo;province de la Chine&rdquo; pour les repr&eacute;sentants de Ta&iuml;wan.</p>
<p>Le minist&egrave;re des affaires &eacute;trang&egrave;res de Ta&iuml;wan a imm&eacute;diatement qualifi&eacute; cette d&eacute;signation de &ldquo;d&eacute;plac&eacute;e&rdquo;. Il a rappel&eacute; que Ta&iuml;wan est devenu membre de l&rsquo;OMC avec le statut de territoire douanier distinct, une position reconnue par les textes fondateurs de l&rsquo;institution.</p>
<h2>M&eacute;diation &eacute;chou&eacute;e et refus cat&eacute;gorique du Cameroun</h2>
<p>Face &agrave; l&rsquo;incident, le secr&eacute;tariat de l&rsquo;OMC et le <strong>Japon</strong> ont tent&eacute; une m&eacute;diation. Une opportunit&eacute; a &eacute;t&eacute; offerte au Cameroun pour rectifier la formulation des documents. Cette demande est rest&eacute;e sans suite positive.</p>
<p>Le <strong>Cameroun</strong> a oppos&eacute; un refus clair, arguant que cette d&eacute;signation refl&eacute;tait sa <strong>politique &eacute;trang&egrave;re</strong> souveraine. En insistant sur ce point, le pays a transform&eacute; un incident technique en une crise diplomatique ouverte au sein de l&rsquo;organisation.</p>
<p>Le <strong>boycott</strong> imm&eacute;diat de Ta&iuml;wan r&eacute;pond &agrave; une logique de pr&eacute;servation de son statut juridique. En acceptant sans r&eacute;agir une qualification contraire &agrave; ses conditions d&rsquo;adh&eacute;sion, Ta&iuml;wan risquait de cr&eacute;er un pr&eacute;c&eacute;dent d&eacute;favorable.</p>
<p>Le <strong>secr&eacute;tariat de l&rsquo;OMC</strong>, cens&eacute; garantir l&rsquo;&eacute;quit&eacute; proc&eacute;durale, s&rsquo;est retrouv&eacute; dans une position d&eacute;licate. Son appui &agrave; la m&eacute;diation montre une tentative de maintenir la neutralit&eacute;, mais l&rsquo;absence de sanction face au refus camerounais affaiblit cette position.</p>
<h2>L&rsquo;impact sur l&rsquo;efficacit&eacute; de l&rsquo;OMC</h2>
<p>&Agrave; court terme, ce retrait paralyse une partie des n&eacute;gociations pr&eacute;paratoires. L&rsquo;OMC perd un acteur &eacute;conomique majeur dans des discussions cl&eacute;s, notamment sur les subventions &agrave; la p&ecirc;che et l&rsquo;agriculture.</p>
<p>L&rsquo;incident cr&eacute;e &eacute;galement un pr&eacute;c&eacute;dent dangereux. D&rsquo;autres membres pourraient instrumentaliser les questions de politique &eacute;trang&egrave;re pour contourner les r&egrave;gles d&rsquo;accr&eacute;ditation &eacute;tablies, mena&ccedil;ant la pr&eacute;visibilit&eacute; des proc&eacute;dures multilat&eacute;rales.</p>
<h2>La red&eacute;finition des alliances commerciales &agrave; long terme</h2>
<p>Sur trois &agrave; cinq ans, cet &eacute;pisode pourrait acc&eacute;l&eacute;rer la fragmentation des cha&icirc;nes d&rsquo;approvisionnement. Si les conditions de participation aux forums multilat&eacute;raux deviennent instables, les acteurs &eacute;conomiques chercheront des accords bilat&eacute;raux plus s&eacute;curis&eacute;s.</p>
<p>Pour Ta&iuml;wan, l&rsquo;enjeu est existentiel. La r&eacute;ussite du boycott enverra un signal sur la capacit&eacute; des territoires &agrave; d&eacute;fendre leur statut contre les pressions unilat&eacute;rales. L&rsquo;&eacute;chec, au contraire, renforcerait la normalisation de l&rsquo;appellation &ldquo;province&rdquo; dans les instances internationales.</p>
<h2>Une crise d&rsquo;identit&eacute; pour le multilat&eacute;ralisme</h2>
<p>L&rsquo;OMC se trouve confront&eacute;e &agrave; une contradiction insoluble entre ses r&egrave;gles techniques et les r&eacute;alit&eacute;s g&eacute;opolitiques. Cette crise interroge la capacit&eacute; des organisations internationales &agrave; rester des espaces de droit face &agrave; l&rsquo;affirmation brutale des souverainet&eacute;s nationales. Jusqu&rsquo;o&ugrave; une institution peut-elle tol&eacute;rer que ses proc&eacute;dures soient dict&eacute;es par les politiques &eacute;trang&egrave;res de ses membres sans perdre sa cr&eacute;dibilit&eacute; ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-25 00:23:10</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Saisie record de Greisen au Cameroun : 50 tonnes de minerais stratégiques interceptés sur la Nationa]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92771/12:1/saisie-record-de-greisen-au-cameroun-50-tonnes-de-minerais-strategiques-interceptes-sur-la-nationa-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[50 tonnes de minerais stratégiques, dissimulées dans deux camions,
n’atteindront pas l’Asie. La Douane camerounaise a intercepté la
cargaison sur la Nationale 6...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>50 tonnes de minerais strat&eacute;giques, dissimul&eacute;es dans deux camions, n&rsquo;atteindront pas l&rsquo;Asie. La Douane camerounaise a intercept&eacute; la cargaison sur la Nationale 6, mettant fin &agrave; une fraude d&rsquo;envergure.</p>
<p>L&rsquo;op&eacute;ration s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e le dimanche 22 mars 2026. Les &eacute;l&eacute;ments de la Brigade Mobile des Douanes de Bankim, dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Adamaoua, ont proc&eacute;d&eacute; &agrave; un contr&ocirc;le de routine. Deux camions en provenance de Mayo-Darl&eacute; ont &eacute;t&eacute; stopp&eacute;s.</p>
<p>&Agrave; bord, les douaniers ont d&eacute;couvert 50 tonnes de <strong>Greisen</strong>. Cette roche d&rsquo;origine granitique renferme une forte concentration de <strong>cassit&eacute;rite</strong>, le principal minerai d&rsquo;&eacute;tain. Le chargement appartenait &agrave; une soci&eacute;t&eacute; mini&egrave;re et circulait sans aucun document douanier.</p>
<h2>Le Greisen se d&eacute;finit comme une roche cl&eacute; pour l&rsquo;industrie technologique. Sa transformation par fluides hydrothermaux en fait un gisement majeur de m&eacute;taux critiques.</h2>
<p>Le Greisen contient non seulement de la cassit&eacute;rite, mais aussi du tungst&egrave;ne, du molybd&egrave;ne et du niobium. Ces m&eacute;taux sont essentiels pour l&rsquo;&eacute;lectronique, la d&eacute;fense et les &eacute;nergies renouvelables. La cargaison saisie titrait &agrave; 50 % de cassit&eacute;rite, une proportion exceptionnellement &eacute;lev&eacute;e.</p>
<p>La destination officieuse des deux camions &eacute;tait la Chine. Les conducteurs n&rsquo;ont pr&eacute;sent&eacute; aucune d&eacute;claration d&rsquo;exportation, ni certificat de prise en charge. L&rsquo;absence de ces documents constitue une infraction douani&egrave;re grave.</p>
<h2>La Douane camerounaise renforce sa lutte contre les trafics illicites de minerais. Cette saisie marque un coup d&rsquo;arr&ecirc;t &agrave; une fili&egrave;re d&rsquo;exportation frauduleuse bien organis&eacute;e.</h2>
<p>L&rsquo;origine des minerais se situe &agrave; Mayo-Darl&eacute;, une zone d&rsquo;activit&eacute; mini&egrave;re artisanale et semi-industrielle. Le transit par la Nationale 6 permettait d&rsquo;&eacute;viter les postes de contr&ocirc;le frontaliers habituels. L&rsquo;itin&eacute;raire visait &agrave; acheminer la cargaison vers un port d&rsquo;embarquement clandestin.</p>
<p>Les m&eacute;canismes de la fraude reposent sur la sous-d&eacute;claration ou l&rsquo;absence totale de documents. Les soci&eacute;t&eacute;s mini&egrave;res impliqu&eacute;es externalisent souvent le transport &agrave; des interm&eacute;diaires qui assument le risque douanier. La vigilance des brigades mobiles, d&eacute;ploy&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du territoire, permet de briser ces cha&icirc;nes.</p>
<h2>Cette saisie envoie un signal fort aux op&eacute;rateurs miniers et aux trafiquants. Les autorit&eacute;s douani&egrave;res documentent leur carnet de chasse avec des r&eacute;sultats concrets.</h2>
<p>Dans les six &agrave; douze prochains mois, l&rsquo;effet dissuasif pourrait r&eacute;duire les tentatives d&rsquo;exportation ill&eacute;gale via les axes secondaires. La Brigade Mobile de Bankim devient un point de r&eacute;f&eacute;rence. Les soci&eacute;t&eacute;s mini&egrave;res l&eacute;gales y voient une protection contre la concurrence d&eacute;loyale des fili&egrave;res frauduleuses.</p>
<p>Pour l&rsquo;&Eacute;tat camerounais, chaque tonne de cassit&eacute;rite export&eacute;e sans d&eacute;claration repr&eacute;sente une perte de recettes fiscales et de redevances mini&egrave;res. La s&eacute;curisation des circuits d&rsquo;exportation est donc une priorit&eacute; budg&eacute;taire.</p>
<h2>L&rsquo;enjeu est de structurer la tra&ccedil;abilit&eacute; des minerais strat&eacute;giques. Sans contr&ocirc;le renforc&eacute;, le Cameroun continue de perdre une partie de ses richesses g&eacute;ologiques.</h2>
<p>Le Greisen et la cassit&eacute;rite entrent dans des cha&icirc;nes de valeur mondialis&eacute;es. La Chine, premier importateur, applique des contr&ocirc;les stricts &agrave; ses fronti&egrave;res, mais les maillons faibles se situent dans les pays producteurs. Une coop&eacute;ration douani&egrave;re internationale pourrait am&eacute;liorer le partage d&rsquo;informations.</p>
<p>Dans trois &agrave; cinq ans, le d&eacute;veloppement d&rsquo;une fili&egrave;re mini&egrave;re responsable passe par la certification des exportations. Les saisies comme celle de Bankim fournissent des donn&eacute;es pr&eacute;cieuses pour cartographier les routes du trafic. L&rsquo;absence de sanctions p&eacute;nales exemplaires, toutefois, limite l&rsquo;impact structurel des op&eacute;rations de routine.</p>
<p>La Douane camerounaise affiche sa d&eacute;termination, mais la bataille contre les exportations frauduleuses reste une course de fond. Combien de cargaisons &eacute;chappent encore aux contr&ocirc;les ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-23 12:35:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: La suppression des droits de douane sur le solaire peut-elle stopper les délestages ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92748/12:1/cameroun-la-suppression-des-droits-de-douane-sur-le-solaire-peut-elle-stopper-les-delestages-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[220 ÉQUIPEMENTS, 24 MOIS D’EXONÉRATION. Le Cameroun supprime
totalement les DROITS DE DOUANE sur une large gamme de produits
solaires. L’objectif affiché : cass...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p><strong>220 &eacute;quipements, 24 mois d&rsquo;exon&eacute;ration.</strong> Le Cameroun supprime totalement les <strong>droits de douane</strong> sur une large gamme de produits solaires. L&rsquo;objectif affich&eacute; : casser la spirale des coupures qui paralyse le pays.</p>
<h2>L&rsquo;&Eacute;tat camerounais l&egrave;ve les barri&egrave;res fiscales sur 220 &eacute;quipements solaires</h2>
<p>Le gouvernement a officialis&eacute; un arr&ecirc;t&eacute; exon&eacute;rant de droits de douane et de TVA pr&egrave;s de 220 r&eacute;f&eacute;rences d&rsquo;&eacute;quipements li&eacute;s aux &eacute;nergies renouvelables. La liste inclut les <strong>modules photovolta&iuml;ques</strong> les panneaux solaires , les onduleurs et les batteries de stockage. La mesure s&rsquo;applique pour une dur&eacute;e de deux ans, sans campagne m&eacute;diatique pr&eacute;alable.</p>
<p>Cette d&eacute;cision intervient alors que le pays subit des coupures r&eacute;currentes. La Soci&eacute;t&eacute; nationale de transport d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; (Sonatrel) peine &agrave; garantir une fourniture stable. Les entreprises ferment parfois plusieurs heures par jour. Les m&eacute;nages, eux, d&eacute;pendent de plus en plus de groupes &eacute;lectrog&egrave;nes co&ucirc;teux et polluants.</p>
<h2>La crise &eacute;nerg&eacute;tique camerounaise, entre potentiel hydraulique et infrastructures vieillissantes</h2>
<p>La <strong>crise &eacute;nerg&eacute;tique</strong> repose sur un paradoxe. Le Cameroun dispose d&rsquo;un potentiel hydraulique consid&eacute;rable, mais son parc de production est vieillissant. Les investissements dans les r&eacute;seaux de transport et de distribution ont &eacute;t&eacute; diff&eacute;r&eacute;s pendant des ann&eacute;es. Les <strong>d&eacute;lestages</strong> sont devenus une donn&eacute;e structurelle, pas un accident conjoncturel.</p>
<p>L&rsquo;&Eacute;tat a longtemps privil&eacute;gi&eacute; les solutions thermiques de secours, lourdes en subventions. L&rsquo;exon&eacute;ration fiscale marque un changement de paradigme. Elle ne se limite pas &agrave; un geste symbolique. En supprimant les taxes &agrave; l&rsquo;importation, le gouvernement abaisse m&eacute;caniquement le prix de revient des installations solaires. Le co&ucirc;t d&rsquo;un kit domestique peut chuter de 20 &agrave; 30 % du jour au lendemain.</p>
<h2>Comment l&rsquo;exon&eacute;ration des droits de douane transforme la cha&icirc;ne de valeur solaire</h2>
<p>Le m&eacute;canisme se d&eacute;finit comme une exon&eacute;ration totale des droits de douane et de la TVA &agrave; l&rsquo;importation pour les <strong>&eacute;quipements renouvelables</strong> list&eacute;s. Cette technique fiscale est classique dans les politiques d&rsquo;incitation, mais son application &agrave; 220 lignes est rare en Afrique centrale. Elle couvre toute la cha&icirc;ne de valeur : de la production (panneaux) au stockage (batteries), en passant par la r&eacute;gulation (onduleurs).</p>
<p>L&rsquo;administration camerounaise a associ&eacute; les douanes et le minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;nergie pour &eacute;tablir une nomenclature pr&eacute;cise. Chaque importateur devra pr&eacute;senter une attestation de conformit&eacute;. Le but est d&rsquo;&eacute;viter les d&eacute;tournements vers des usages non solaires. Un contr&ocirc;le a posteriori est pr&eacute;vu, car les pr&eacute;c&eacute;dentes exon&eacute;rations cibl&eacute;es ont parfois &eacute;t&eacute; parasit&eacute;es par des fili&egrave;res grises.</p>
<h2>Les deux ans d&rsquo;exon&eacute;ration : impacts imm&eacute;diats et perspectives &agrave; long terme</h2>
<p>&Agrave; court terme, dans les six &agrave; douze mois, la demande pour les kits solaires devrait exploser. Les petits op&eacute;rateurs, frein&eacute;s jusqu&rsquo;ici par le co&ucirc;t des batteries, pourront proposer des offres plus accessibles. Les zones rurales, mal desservies par le r&eacute;seau national, pourraient devenir des march&eacute;s prioritaires pour les installateurs. L&rsquo;effet imm&eacute;diat sera une r&eacute;duction visible des d&eacute;penses des m&eacute;nages en carburant pour groupes &eacute;lectrog&egrave;nes.</p>
<p>&Agrave; long terme, sur trois &agrave; cinq ans, l&rsquo;enjeu est diff&eacute;rent. La mesure cr&eacute;e les conditions d&rsquo;un march&eacute; structur&eacute;. Mais elle ne r&eacute;sout pas les faiblesses du r&eacute;seau &eacute;lectrique centralis&eacute;. Le Cameroun devra accompagner cette dynamique par des garanties de qualit&eacute; pour les &eacute;quipements import&eacute;s, afin d&rsquo;&eacute;viter l&rsquo;afflux de produits bas de gamme. La dur&eacute;e limit&eacute;e &agrave; 24 mois peut aussi &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;e comme un test avant une &eacute;ventuelle p&eacute;rennisation.</p>
<h2>Le solaire peut-il devenir la r&eacute;ponse structurelle aux d&eacute;lestages ?</h2>
<p>La question qui reste en suspens est celle de la soutenabilit&eacute; fiscale et industrielle. L&rsquo;&Eacute;tat camerounais mise sur une vague d&rsquo;investissements priv&eacute;s dans le solaire. Mais la r&eacute;ussite d&eacute;pendra de la capacit&eacute; des services publics &agrave; contr&ocirc;ler la qualit&eacute; des &eacute;quipements et &agrave; fluidifier les proc&eacute;dures d&rsquo;importation. Le pari est clair : transformer une urgence &eacute;nerg&eacute;tique en opportunit&eacute; de march&eacute;. Reste &agrave; savoir si les infrastructures de formation et de maintenance suivront le rythme.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-20 17:22:20</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Boumnyebel : 25 000 litres de carburant de contrebande saisis par les équipes du MINEE]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92744/12:1/cameroun-boumnyebel-25-000-litres-de-carburant-de-contrebande-saisis-par-les-equipes-du-minee-cameroon.html</link>
      <guid isPermaLink="true">https://www.camer.be/92744/12:1/cameroun-boumnyebel-25-000-litres-de-carburant-de-contrebande-saisis-par-les-equipes-du-minee-cameroon.html</guid>
      <description><![CDATA[25 000 litres de super stockés clandestinement. Dans la nuit du 18 au
19 mars 2026, les inspecteurs du ministère de l’Eau et de
l’Énergie ont démantelé un résea...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>25 000 litres de super stock&eacute;s clandestinement. Dans la nuit du 18 au 19 mars 2026, les inspecteurs du minist&egrave;re de l&rsquo;Eau et de l&rsquo;&Eacute;nergie ont d&eacute;mantel&eacute; un r&eacute;seau &agrave; Boumnyebel. Les responsables ont pris la fuite.</p>
<h2>Une op&eacute;ration d&rsquo;envergure dans le Centre-Cameroun</h2>
<p>L&rsquo;op&eacute;ration s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e &agrave; Boumnyebel, localit&eacute; du d&eacute;partement du Nyong-et-Kell&eacute;, r&eacute;gion du Centre. Sur instruction du ministre de l&rsquo;Eau et de l&rsquo;&Eacute;nergie, Gaston Eloundou Essomba, les inspecteurs asserment&eacute;s des produits p&eacute;troliers ont agi avec l&rsquo;appui des forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>La <strong>Brigade nationale de lutte contre la fraude des produits p&eacute;troliers</strong> a men&eacute; une saisie apr&egrave;s plusieurs jours de renseignement. Le carburant &eacute;tait entrepos&eacute; dans un b&acirc;timent dissimul&eacute; sous couvert d&rsquo;une quincaillerie. Conditionn&eacute; en f&ucirc;ts et cubitainers, le produit violait les normes en vigueur.</p>
<p>Les responsables du site avaient d&eacute;j&agrave; fui &agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e des &eacute;quipes. Des recherches sont en cours pour les identifier et les interpeller. Le volume total saisi est &eacute;valu&eacute; &agrave; 25 000 litres de super.</p>
<h2>Les ressorts &eacute;conomiques de la contrebande au Cameroun</h2>
<p>La <strong>fraude des produits p&eacute;troliers</strong> repose sur des diff&eacute;rentiels de prix entre le Cameroun et les pays voisins. Le carburant subventionn&eacute; au Nigeria, par exemple, alimente des r&eacute;seaux de contrebande qui le r&eacute;introduisent sur le march&eacute; camerounais &agrave; des tarifs non r&eacute;gul&eacute;s.</p>
<p>Ce ph&eacute;nom&egrave;ne prive l&rsquo;&Eacute;tat de recettes fiscales et douani&egrave;res essentielles. Chaque litre vendu hors circuit &eacute;chappe aux taxes qui financent les infrastructures et les subventions publiques. La contrebande cr&eacute;e &eacute;galement une concurrence d&eacute;loyale pour les op&eacute;rateurs agr&eacute;&eacute;s.</p>
<p>La localit&eacute; de <strong>Boumnyebel</strong>, situ&eacute;e sur un axe routier strat&eacute;gique entre Yaound&eacute; et Douala, constitue une plaque tournante pour ces trafics. Sa proximit&eacute; avec des zones de stockage et des axes de transit en fait un point n&eacute;vralgique surveill&eacute; par les services de l&rsquo;&Eacute;tat.</p>
<h2>Un d&eacute;mant&egrave;lement r&eacute;ussi</h2>
<p>L&rsquo;op&eacute;ration illustre une m&eacute;thode de ciblage bas&eacute;e sur le renseignement. La Brigade nationale de lutte contre la fraude des produits p&eacute;troliers a mobilis&eacute; des inspecteurs asserment&eacute;s, seuls habilit&eacute;s &agrave; constater les infractions sp&eacute;cifiques aux hydrocarbures.</p>
<p>Le montage logistique des trafiquants repose sur des couvertures commerciales l&eacute;gales : ici une quincaillerie servant de fa&ccedil;ade. Le conditionnement en f&ucirc;ts et cubitainers permet un stockage modulable et un transport discret. Mais ces contenants non homologu&eacute;s pr&eacute;sentent des risques d&rsquo;incendie et de pollution.</p>
<p>L&rsquo;intervention conjointe avec les forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute; vise &agrave; s&eacute;curiser la saisie et &agrave; &eacute;viter des affrontements. La fuite des responsables montre que l&rsquo;organisation dispose d&rsquo;un r&eacute;seau d&rsquo;alerte efficace, ce qui rend n&eacute;cessaire une approche de long terme pour d&eacute;manteler compl&egrave;tement les fili&egrave;res.</p>
<p>&Agrave; court terme, cette saisie de 25 000 litres envoie un signal fort aux contrebandiers. Le <strong>minist&egrave;re de l&rsquo;Eau et de l&rsquo;&Eacute;nergie</strong> affiche une politique de tol&eacute;rance z&eacute;ro, susceptible de d&eacute;stabiliser les circuits logistiques locaux. L&rsquo;effet dissuasif d&eacute;pendra toutefois de la rapidit&eacute; des poursuites judiciaires contre les fuyards.</p>
<p>Dans les trois &agrave; cinq ans &agrave; venir, l&rsquo;enjeu est d&rsquo;institutionnaliser une brigade permanente dot&eacute;e de moyens techniques avanc&eacute;s (tra&ccedil;abilit&eacute;, drones, renseignement pr&eacute;dictif). La coop&eacute;ration r&eacute;gionale avec les pays voisins pourrait r&eacute;duire les diff&eacute;rentiels de prix &agrave; l&rsquo;origine du trafic. Sans cette coordination, les saisies resteront des actions ponctuelles face &agrave; un syst&egrave;me de contrebande tr&egrave;s adaptable.</p>
<h2>Une victoire tactique dans une guerre structurelle</h2>
<p>Le d&eacute;mant&egrave;lement du d&eacute;p&ocirc;t clandestin de Boumnyebel constitue un succ&egrave;s op&eacute;rationnel pour les services camerounais. Mais il soul&egrave;ve une question de fond : comment transformer ces coups de filet en une r&eacute;duction durable du volume de carburant frauduleux qui circule sur le territoire ? La r&eacute;ponse d&eacute;terminera si la tol&eacute;rance z&eacute;ro devient une r&eacute;alit&eacute; ou un simple effet d&rsquo;annonce.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-20 14:02:25</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: ANGO Mineral Water : Paul Biya autorise l'exploitation d'une eau minérale à Bertoua]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Un accord de la Présidence de la République vient d'ouvrir les
vannes d'un nouveau marché. ANGO MINERAL WATER obtient son permis
d'exploitation d'eau minérale n...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un accord de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique vient d'ouvrir les vannes d'un nouveau march&eacute;. <strong>ANGO Mineral Water</strong> obtient son permis d'exploitation d'eau min&eacute;rale naturelle au Cameroun, sous l'autorit&eacute; directe du Chef de l'&Eacute;tat. L'industrie agroalimentaire camerounaise enregistre un tournant.</p>
<h2>Ce que dit officiellement la Pr&eacute;sidence</h2>
<p>Le Ministre d'&Eacute;tat <strong>Ferdinand Ngoh Ngoh</strong>, Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique (SGPR), a transmis la notification officielle au Secr&eacute;tariat G&eacute;n&eacute;ral des Services du Premier Ministre. Le document porte la mention explicite des &laquo; Tr&egrave;s Hautes Instructions &raquo; du <strong>Pr&eacute;sident Paul Biya</strong>.</p>
<p>Cette proc&eacute;dure n'est pas anodine. Elle signifie que le dossier ANGO a franchi le niveau de validation le plus &eacute;lev&eacute; de l'appareil d'&Eacute;tat camerounais. L'autorisation couvre l'exploitation, le conditionnement et l'embouteillage de l'eau sous la marque <strong>ANGO Mineral Water</strong>.</p>
<p>Le site d'extraction est localis&eacute; au lieu-dit MONOU 2, dans l'arrondissement de Bertoua 2&egrave;me, d&eacute;partement du Lom-et-Dj&eacute;rem, R&eacute;gion de l'Est.</p>
<h2>Pourquoi ce projet a obtenu un soutien au sommet</h2>
<p>Le march&eacute; camerounais de l'eau en bouteille affiche une croissance soutenue depuis une d&eacute;cennie. La demande urbaine d&eacute;passe largement l'offre locale. Les grandes marques internationales et r&eacute;gionales dominent les lin&eacute;aires, laissant peu de place aux acteurs nationaux bien positionn&eacute;s.</p>
<p>L'implantation d'une unit&eacute; de production &agrave; <strong>Bertoua</strong> r&eacute;pond &agrave; une logique de r&eacute;&eacute;quilibrage &eacute;conomique. La R&eacute;gion de l'Est reste l'une des moins industrialis&eacute;es du pays malgr&eacute; ses ressources naturelles consid&eacute;rables. Un projet d'embouteillage d'eau min&eacute;rale y repr&eacute;sente une vitrine concr&egrave;te de la politique de valorisation des ressources locales port&eacute;e par Yaound&eacute;.</p>
<p>La d&eacute;cision s'inscrit dans la <strong>vision d'&eacute;mergence du Cameroun &agrave; l'horizon 2035</strong>, qui place l'industrialisation agro-alimentaire parmi ses axes strat&eacute;giques prioritaires.</p>
<h2>Comment fonctionne ce type d'autorisation</h2>
<p>Le <strong>permis d'exploitation d'eau min&eacute;rale naturelle</strong> au Cameroun suit un circuit r&eacute;glementaire pr&eacute;cis. Il implique une analyse hydrog&eacute;ologique du site, une &eacute;valuation de la qualit&eacute; de la ressource, puis un passage devant plusieurs minist&egrave;res techniques avant d'atteindre la Pr&eacute;sidence.</p>
<p>L'intervention du SGPR Ferdinand Ngoh Ngoh dans la transmission de l'accord confirme que le dossier ANGO a suivi la voie la plus directe : celle du circuit pr&eacute;sidentiel. Ce m&eacute;canisme est r&eacute;serv&eacute; aux projets jug&eacute;s d'int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique strat&eacute;gique ou b&eacute;n&eacute;ficiant d'un portage politique fort.</p>
<p>L'autorisation accord&eacute;e d&eacute;passe le cadre d'une exploitation locale. Elle ouvre explicitement la voie &agrave; une <strong>distribution nationale</strong> et &agrave; des perspectives d'<strong>exportation sous-r&eacute;gionale</strong> vers les march&eacute;s d'Afrique centrale notamment.</p>
<h2>Les enjeux dans les 12 prochains mois et au-del&agrave;</h2>
<p>&Agrave; court terme, l'entreprise doit concr&eacute;tiser son unit&eacute; industrielle &agrave; Bertoua 2&egrave;me. La construction, l'&eacute;quipement et la mise en conformit&eacute; des lignes d'embouteillage repr&eacute;sentent un investissement significatif. Les premiers emplois directs devraient appara&icirc;tre d&egrave;s la phase de chantier.</p>
<p>La mise en march&eacute; nationale d'ANGO Mineral Water va se heurter &agrave; une concurrence d&eacute;j&agrave; structur&eacute;e. Des marques comme Source du Pays ou les importations r&eacute;gionales occupent les r&eacute;seaux de distribution. La diff&eacute;renciation passera par le prix, l'origine certifi&eacute;e et la capacit&eacute; logistique.</p>
<p>&Agrave; l'horizon 2028-2030, le potentiel d'exportation vers la R&eacute;publique centrafricaine, le Tchad ou le Congo constitue le v&eacute;ritable levier de croissance. Ces march&eacute;s, peu couverts en eau min&eacute;rale locale de qualit&eacute;, repr&eacute;sentent des d&eacute;bouch&eacute;s structurels. L'appui pr&eacute;sidentiel facilite &eacute;galement les d&eacute;marches aupr&egrave;s des institutions financi&egrave;res pour le financement de l'expansion.</p>
<p>Pour la R&eacute;gion de l'Est, l'enjeu d&eacute;passe la seule cr&eacute;ation d'emplois. Une industrie d'embouteillage viable peut ancrer une dynamique d'attractivit&eacute; pour d'autres investisseurs.</p>
<h2>Le Cameroun saura-t-il transformer ses ressources en champions industriels ?</h2>
<p>ANGO Mineral Water b&eacute;n&eacute;ficie d'un alignement rare : ressource naturelle valid&eacute;e, localisation strat&eacute;gique, soutien pr&eacute;sidentiel explicite. Les conditions de d&eacute;part sont solides. La vraie question est celle de l'ex&eacute;cution industrielle et commerciale dans un march&eacute; qui ne pardonne pas les retards.</p>
<p>Le Cameroun poss&egrave;de des ressources en eau parmi les plus abondantes d'Afrique centrale. Le d&eacute;fi n'est pas la mati&egrave;re premi&egrave;re. Il est dans la capacit&eacute; &agrave; construire des marques durables, capables de rivaliser &agrave; l'export. ANGO a maintenant la cl&eacute;. Saura-t-elle ouvrir la bonne porte ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-14 13:51:52</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Trafic d'or au Cameroun : 900 milliards FCFA évaporés vers Dubaï en un an]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Neuf cent milliards de FCFA. C'est la valeur de l'or camerounais
illégalement exporté vers Dubaï en un an. Les douanes camerounaises
déclarent 22 kilos d'or exp...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Neuf cent milliards de FCFA. C'est la valeur de l'or camerounais ill&eacute;galement export&eacute; vers Duba&iuml; en un an. Les douanes camerounaises d&eacute;clarent 22 kilos d'or export&eacute;s sur la m&ecirc;me p&eacute;riode. Les autorit&eacute;s &eacute;miraties enregistrent l'arriv&eacute;e de 15,2 tonnes en provenance du Cameroun. L'&eacute;cart entre les deux chiffres est abyssal. Il r&eacute;v&egrave;le l'ampleur du <strong>trafic d'or Cameroun</strong>.</p>
<h2>La Pr&eacute;sidence camerounaise lance une enqu&ecirc;te de haute s&eacute;curit&eacute;</h2>
<p>Le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, <strong>Ferdinand Ngoh Ngoh</strong>, a personnellement instruit une commission d'enqu&ecirc;te mixte. L'objectif vise &agrave; identifier les collecteurs ill&eacute;gaux et les compagnies mini&egrave;res qui sous-d&eacute;clarent leur production. Les enqu&ecirc;teurs doivent aussi d&eacute;busquer les agents publics qui facilitent ce trafic contre r&eacute;mun&eacute;ration. La cellule travaille sous haute confidentialit&eacute; depuis plusieurs semaines. Les premi&egrave;res cibles sont identifi&eacute;es dans la r&eacute;gion mini&egrave;re de l'Est.</p>
<h2>Les causes profondes du braquage minier</h2>
<p>Le syst&egrave;me repose sur une asym&eacute;trie d'information entre les administrations. Les douanes camerounaises enregistrent des exportations d&eacute;risoires pendant que Duba&iuml; comptabilise des tonnes d'or camerounais. Cette <strong>exportation ill&eacute;gale</strong> prosp&egrave;re gr&acirc;ce &agrave; des complicit&eacute;s internes. Les soci&eacute;t&eacute;s mini&egrave;res d&eacute;clarent des quantit&eacute;s infimes tout en produisant massivement. Des fonctionnaires ferment les yeux moyennant des commissions. L'argent ne rentre pas dans les caisses de l'&Eacute;tat. Il alimente des r&eacute;seaux parall&egrave;les qui blanchissent l'or via les &Eacute;mirats.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes de la fuite vers les &Eacute;mirats</h2>
<p>L'or quitte le Cameroun par les fronti&egrave;res poreuses de l'Est. Il transite par des pays voisins avant d'embarquer pour Duba&iuml;. Les r&eacute;seaux utilisent de fausses d&eacute;clarations et des documents de complaisance. &Agrave; l'arriv&eacute;e aux &Eacute;mirats, l'or entre dans les circuits l&eacute;gaux du commerce international. Les <strong>900 milliards FCFA</strong> &eacute;chappent ainsi &agrave; tout contr&ocirc;le fiscal. Ils ne financent ni h&ocirc;pitaux, ni routes, ni &eacute;coles. L'argent du sous-sol camerounais engraisse des interm&eacute;diaires &eacute;trangers et leurs complices locaux.</p>
<h2>La riposte par le monopole d'&Eacute;tat et le stock souverain</h2>
<p>La Loi de Finances 2026 instaure un nouveau r&eacute;gime minier. <strong>SONAMINES</strong> devient le seul acheteur autoris&eacute; de l'or produit sur le territoire national. L'entreprise publique doit centraliser toute la production. La Caisse des D&eacute;p&ocirc;ts et Consignations est d&eacute;sign&eacute;e comme gardienne du m&eacute;tal pr&eacute;cieux. Elle va constituer un stock d'or strat&eacute;gique national. Ce m&eacute;canisme poursuit deux objectifs. Il ass&egrave;che d'abord les fili&egrave;res ill&eacute;gales en supprimant leurs d&eacute;bouch&eacute;s officiels. Il permet ensuite au Cameroun de se constituer une r&eacute;serve de valeur souveraine.</p>
<h2>Les cons&eacute;quences &eacute;conomiques et politiques du scandale</h2>
<p>&Agrave; court terme, l'enqu&ecirc;te pr&eacute;sidentielle devrait d&eacute;boucher sur des arrestations. Des responsables administratifs et des op&eacute;rateurs miniers sont dans le viseur. Le nouveau syst&egrave;me d'achat unique entre en vigueur imm&eacute;diatement. Les soci&eacute;t&eacute;s mini&egrave;res doivent se mettre en conformit&eacute; ou cesser leurs activit&eacute;s. &Agrave; long terme, la constitution d'un stock d'or strat&eacute;gique transforme la position du Cameroun. Le pays dispose d&eacute;sormais d'un actif pour garantir sa monnaie et rassurer les investisseurs. La cr&eacute;dibilit&eacute; internationale du Cameroun est en jeu. Les partenaires &eacute;trangers observent la capacit&eacute; de Yaound&eacute; &agrave; s&eacute;curiser ses ressources naturelles.</p>
<p>La question centrale demeure : les r&eacute;seaux implant&eacute;s depuis des ann&eacute;es accepteront-ils de perdre leurs sources de revenus sans r&eacute;agir ? La volont&eacute; affich&eacute;e au plus haut niveau de l'&Eacute;tat parviendra-t-elle &agrave; briser les cha&icirc;nes de complicit&eacute; qui ont permis ce braquage historique ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-13 18:42:16</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: OMC : Genève activé comme plan B, le Cameroun mis sous pression à deux semaines de la conférence]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92666/12:1/omc-geneve-active-comme-plan-b-le-cameroun-mis-sous-pression-a-deux-semaines-de-la-conference-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Soixante-quinze pour cent. C'est le niveau de préparation affiché
par le Cameroun le 11 mars pour la CONFÉRENCE MINISTÉRIELLE OMC.
Derrière cette annonce, les r...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Soixante-quinze pour cent. C'est le niveau de pr&eacute;paration affich&eacute; par le Cameroun le 11 mars pour la <strong>conf&eacute;rence minist&eacute;rielle OMC</strong>. Derri&egrave;re cette annonce, les responsables de l'organisation activent discr&egrave;tement <strong>Gen&egrave;ve</strong> comme plan B. Une r&eacute;union d'urgence s'est tenue au si&egrave;ge le 5 mars. L'hypoth&egrave;se d'un retrait a &eacute;t&eacute; envisag&eacute;e. Le groupe africain, men&eacute; par la directrice g&eacute;n&eacute;rale <strong>Ngozi Okonjo-Iweala</strong>, a bloqu&eacute; la d&eacute;localisation pure et simple. Mais l'OMC a act&eacute; le principe de choisir Gen&egrave;ve comme solution de repli. Toutes les commissions pr&eacute;paratoires ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;es en Suisse.</p>
<h2>L'organisation mondiale du commerce fait face &agrave; un casse-t&ecirc;te logistique</h2>
<p>La quatorzi&egrave;me conf&eacute;rence minist&eacute;rielle doit r&eacute;unir 4 000 participants issus de 160 pays du 26 au 29 mars &agrave; <strong>Yaound&eacute;</strong>. L'&eacute;v&eacute;nement repr&eacute;sente un d&eacute;fi majeur pour la capitale camerounaise. Les inqui&eacute;tudes des responsables internationaux portent sur plusieurs points pr&eacute;cis. Le chantier de r&eacute;fection de l'h&ocirc;tel Mont F&eacute;b&eacute;, deuxi&egrave;me plus grande infrastructure h&ocirc;teli&egrave;re de la ville, accuse un retard significatif. L'&eacute;loignement entre certains sites d'h&eacute;bergement et le Palais des congr&egrave;s complique la logistique. Les difficult&eacute;s persistantes sur le syst&egrave;me de d&eacute;livrance des visas ajoutent une couche d'incertitude.</p>
<h2>Pourquoi Gen&egrave;ve menace de remplacer Yaound&eacute; au dernier moment</h2>
<p>Les causes de cette d&eacute;fiance d&eacute;passent les simples retards techniques. L'organisation de cette conf&eacute;rence subit les cons&eacute;quences de l'engagement politique de l'ancien ministre du tourisme Bello Bouba Maigari, qui &eacute;tait charg&eacute; de la mise &agrave; niveau des capacit&eacute;s d'accueil. Des acteurs de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise ont officiellement demand&eacute; &agrave; l'OMC de d&eacute;localiser son rassemblement. Ils d&eacute;noncent la r&eacute;pression des manifestations post-&eacute;lectorales. Ces appels ont aliment&eacute; les doutes au sein de l'institution bas&eacute;e &agrave; Gen&egrave;ve.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme discret de basculement vers la solution suisse</h2>
<p>Une d&eacute;l&eacute;gation de l'OMC s'est rendue &agrave; Gen&egrave;ve pour v&eacute;rifier la disponibilit&eacute; des &eacute;tablissements d'accueil. Les h&ocirc;tels et centres de conf&eacute;rence suisses peuvent absorber l'&eacute;v&eacute;nement en quelques jours. Le transfert des commissions pr&eacute;paratoires constitue un premier revers pour le Cameroun. Les techniciens de l'organisation travaillent d&eacute;sormais depuis la Suisse. La logistique se d&eacute;double silencieusement. En coulisses, les fonctionnaires internationaux pr&eacute;parent deux sc&eacute;narios parall&egrave;les. L'un &agrave; Yaound&eacute;, l'autre &agrave; Gen&egrave;ve. Cette double planification permet une bascule en soixante-douze heures.</p>
<h2>Les cons&eacute;quences pour le Cameroun et pour l'Afrique</h2>
<p>&Agrave; court terme, le Cameroun joue sa cr&eacute;dibilit&eacute; internationale. L'organisation de cette conf&eacute;rence devait d&eacute;montrer le retour &agrave; la normalit&eacute; apr&egrave;s une &eacute;lection contest&eacute;e. Un &eacute;chec ou une d&eacute;localisation humilierait le gouvernement. Les investisseurs potentiels observeront la gestion de cette crise logistique. &Agrave; long terme, l'enjeu d&eacute;passe le cadre camerounais. Cette conf&eacute;rence ne se tient sur le continent africain que pour la deuxi&egrave;me fois de l'histoire. Une d&eacute;localisation vers l'Europe conforterait l'id&eacute;e que l'Afrique n'est pas capable d'accueillir les grands rendez-vous du commerce mondial. Le groupe africain &agrave; l'OMC, men&eacute; par Ngozi Okonjo-Iweala, a bloqu&eacute; le retrait pour cette raison pr&eacute;cise.</p>
<p>La pression monte sur Yaound&eacute;. Les regards se tournent vers les chantiers h&ocirc;teliers et les guichets consulaires. L'OMC a prouv&eacute; par le pass&eacute; sa capacit&eacute; &agrave; d&eacute;placer des &eacute;v&eacute;nements majeurs en quelques jours. Le Cameroun dispose de deux semaines pour transformer son niveau de pr&eacute;paration affich&eacute; de soixante-quinze pour cent en une organisation irr&eacute;prochable. La question qui reste en suspens est simple : le pays peut-il livrer une conf&eacute;rence mondiale &agrave; la hauteur des standards de l'OMC dans un d&eacute;lai aussi court ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-13 18:14:30</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Terrain, tontine, obligations… pourquoi la BVMAC peine encore à séduire les épargnants]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92662/12:1/cameroun-terrain-tontine-obligations-pourquoi-la-bvmac-peine-encore-a-seduire-les-epargnants-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[CHRONIQUE ÉCO 

CEMAC

Alex a 35 ans. Après quelques années de travail, il a réussi à
épargner 5 millions FCFA. Ce n’est pas une fortune, mais c’est
déjà un cap...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>CHRONIQUE &Eacute;CO&nbsp;</p>
<p>CEMAC</p>
<p>Alex a 35 ans. Apr&egrave;s quelques ann&eacute;es de travail, il a r&eacute;ussi &agrave; &eacute;pargner 5 millions FCFA. Ce n&rsquo;est pas une fortune, mais c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; un capital.<br />Comme beaucoup d&rsquo;&eacute;pargnants en Afrique centrale, il se pose une question simple : comment faire fructifier cet argent ?<br />Les options sont nombreuses.</p>
<p><br /><strong>Le terrain : le pari de la pierre</strong><br />Acheter un terrain reste le r&eacute;flexe num&eacute;ro un. Dans certaines zones urbaines, la valeur peut progresser de 5 &agrave; 10 % par an.<br />L&rsquo;avantage est psychologique : le terrain est visible, tangible et rassurant. Mais c&rsquo;est aussi un actif peu liquide : vendre peut prendre des mois. La tontine : la finance de proximit&eacute;</p>
<p><br />Alex participe aussi &agrave; une tontine. Ces syst&egrave;mes d&rsquo;&eacute;pargne collective financent des commerces, des maisons ou des activit&eacute;s &eacute;conomiques.<br />Les rendements informels peuvent d&eacute;passer 10 &agrave; 15 %, mais la cl&eacute; du syst&egrave;me n&rsquo;est pas la technique financi&egrave;re : c&rsquo;est la confiance et la proximit&eacute; sociale.</p>
<p><br /><strong>D&eacute;p&ocirc;ts &agrave; terme et obligations : la s&eacute;curit&eacute; financi&egrave;re</strong><br />En banque, un d&eacute;p&ocirc;t &agrave; terme rapporte g&eacute;n&eacute;ralement 3 &agrave; 5 % par an avec un risque faible.<br />Les obligations d&rsquo;&Eacute;tat de la CEMAC offrent souvent 6 &agrave; 9 %, parfois davantage selon la maturit&eacute;.<br />Pour les banques et les investisseurs institutionnels, ce couple rendement/s&eacute;curit&eacute; est difficile &agrave; battre.</p>
<p><br /><strong>Les paris sportifs : le risque assum&eacute;</strong><br />En 2023, plus de 1 500 milliards FCFA ont &eacute;t&eacute; mis&eacute;s dans les paris sportifs en Afrique. Comme des ph&eacute;nom&egrave;nes pass&eacute;s tels que Liyep Li Mal, cela r&eacute;v&egrave;le une r&eacute;alit&eacute; simple :<br />les citoyens sont pr&ecirc;ts &agrave; prendre des risques pour gagner plus.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Wilfried NYECK</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-13 12:25:59</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Paul Biya signe un prêt chinois de 108 milliards pour la fibre optique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Le Chef de l'État camerounais a franchi une étape décisive dans la
modernisation numérique du pays. Par un décret signé le 6 mars
2026, PAUL BIYA a autorisé la...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le Chef de l'&Eacute;tat camerounais a franchi une &eacute;tape d&eacute;cisive dans la modernisation num&eacute;rique du pays. Par un d&eacute;cret sign&eacute; le 6 mars 2026, <strong>Paul Biya</strong> a autoris&eacute; la conclusion d'un accord de pr&ecirc;t avec la banque chinoise EXIMBANK. Le montant s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 1 350 963 161,10 yuans, soit environ 108,4 milliards de FCFA. Ces fonds sont destin&eacute;s au financement du Projet d'extension du Backbone Transmission par Fibre Optique, en sa phase IV.</p>
<h2>Un d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel pour le num&eacute;rique.</h2>
<p>La signature pr&eacute;sidentielle valide un partenariat strat&eacute;gique avec l'Export-Import Bank of China. Ce d&eacute;cret ouvre la voie &agrave; la concr&eacute;tisation d'un projet majeur d'<strong>infrastructures num&eacute;riques</strong> au Cameroun. L'objectif affich&eacute; est clair : renforcer la connectivit&eacute; &agrave; haut d&eacute;bit sur l'ensemble du territoire national et r&eacute;duire la fracture num&eacute;rique entre zones urbaines et rurales.</p>
<h2>La fibre optique comme colonne vert&eacute;brale.</h2>
<p>Le Backbone Transmission par Fibre Optique constitue l'&eacute;pine dorsale du r&eacute;seau internet camerounais. Cette phase IV vise &agrave; &eacute;tendre consid&eacute;rablement sa couverture. Concr&egrave;tement, il s'agit de d&eacute;ployer plusieurs milliers de kilom&egrave;tres de <strong>fibre optique</strong> suppl&eacute;mentaires pour mailler le territoire. Les zones actuellement mal desservies ou totalement d&eacute;pourvues de connexion haut d&eacute;bit constituent les cibles prioritaires de ce projet.</p>
<h2>Pourquoi un nouvel emprunt pour la fibre ?</h2>
<p>Le Cameroun poursuit sa strat&eacute;gie de transformation num&eacute;rique entam&eacute;e il y a plusieurs ann&eacute;es. Les phases pr&eacute;c&eacute;dentes ont permis de connecter les grandes agglom&eacute;rations et les chefs-lieux de r&eacute;gion. Restent les zones secondaires et les localit&eacute;s enclav&eacute;es, souvent n&eacute;glig&eacute;es par les op&eacute;rateurs priv&eacute;s. L'<strong>accord de pr&ecirc;t</strong> avec la Chine permet &agrave; l'&Eacute;tat de prendre directement en charge ce maillage critique pour l'&eacute;conomie du futur.</p>
<h2>EXIMBANK Chine, partenaire r&eacute;current.</h2>
<p>Le choix de la banque chinoise n'est pas anodin. EXIMBANK finance d&eacute;j&agrave; plusieurs grands projets d'infrastructure sur le continent africain. Dans le cas du Cameroun, cet <strong>accord avec EXIMBANK</strong> s'inscrit dans une relation bilat&eacute;rale dense entre Yaound&eacute; et P&eacute;kin. La Chine consolide ainsi sa position de premier partenaire financier du Cameroun dans le secteur des infrastructures structurantes.</p>
<h2>Quels b&eacute;n&eacute;fices attendus pour la population ?</h2>
<p>L'extension du backbone en fibre optique promet des retomb&eacute;es concr&egrave;tes. Les administrations locales pourront num&eacute;riser leurs services. Les &eacute;tablissements scolaires et universitaires acc&eacute;deront &agrave; des ressources p&eacute;dagogiques en ligne. Les centres de sant&eacute; d&eacute;velopperont la t&eacute;l&eacute;m&eacute;decine. Les populations rurales b&eacute;n&eacute;ficieront d'une <strong>connectivit&eacute; &agrave; haut d&eacute;bit</strong> jusqu'ici r&eacute;serv&eacute;e aux grandes villes. L'impact &eacute;conomique est &eacute;galement attendu : facilitation du t&eacute;l&eacute;travail, d&eacute;veloppement du e-commerce, attractivit&eacute; pour les investisseurs.</p>
<h2>Les d&eacute;fis de la mise en &oelig;uvre.</h2>
<p>D&eacute;ployer la fibre sur un territoire aussi vari&eacute; que le Cameroun comporte des obstacles. Le relief, l'enclavement de certaines zones, la s&eacute;curisation des &eacute;quipements face aux risques de vol ou de d&eacute;gradation constituent des d&eacute;fis op&eacute;rationnels. La phase IV devra &eacute;galement garantir l'interconnexion harmonieuse avec les r&eacute;seaux existants et anticiper les besoins futurs en bande passante.</p>
<h2>Un investissement strat&eacute;gique pour l'avenir.</h2>
<p>Avec ce pr&ecirc;t de 108 milliards, le Cameroun mise sur le num&eacute;rique comme levier de d&eacute;veloppement. La <strong>phase IV du backbone fibre</strong> n'est pas une fin en soi : elle pr&eacute;pare le terrain pour la 5G, l'Internet des objets, et l'&eacute;conomie num&eacute;rique. Les pays qui disposeront d'une infrastructure fibre dense et performante seront ceux qui capteront les investissements technologiques de demain.</p>
<h2>La question de la dette et du remboursement.</h2>
<p>Ce nouvel emprunt porte l'endettement du Cameroun &agrave; un niveau qui interroge certains observateurs. Les conditions du pr&ecirc;t avec EXIMBANK (taux d'int&eacute;r&ecirc;t, diff&eacute;r&eacute;, dur&eacute;e) n'ont pas &eacute;t&eacute; rendues publiques. La soutenabilit&eacute; de la dette publique face &agrave; l'accumulation de tels financements reste un sujet de vigilance pour les institutions financi&egrave;res internationales.</p>
<h2>Un pari sur la souverainet&eacute; num&eacute;rique.</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'aspect financier, ce projet engage l'avenir num&eacute;rique du Cameroun. Disposer d'un backbone national public, c'est aussi r&eacute;duire la d&eacute;pendance vis-&agrave;-vis des c&acirc;bles sous-marins internationaux et des op&eacute;rateurs &eacute;trangers. La ma&icirc;trise de l'infrastructure est un premier pas vers une v&eacute;ritable <strong>souverainet&eacute; num&eacute;rique</strong>.</p>
<h2>Le num&eacute;rique camerounais &agrave; l'heure chinoise.</h2>
<p>Alors que le d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel vient d'&ecirc;tre sign&eacute;, une question demeure : ce nouvel investissement massif permettra-t-il enfin au Cameroun de basculer pleinement dans l'&egrave;re du num&eacute;rique, ou la complexit&eacute; de la mise en &oelig;uvre viendra-t-elle freiner les ambitions affich&eacute;es ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-07 17:27:48</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: CEMAC : menace d'exclusion et saisies forcées contre les mauvais payeurs]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92582/12:1/afrique-cemac-menace-dexclusion-et-saisies-forcees-contre-les-mauvais-payeurs-africa.html</link>
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      <description><![CDATA[C'est un séisme institutionnel en Afrique centrale. Face à une dette
colossale de 263 milliards de FCFA accumulée par ses États membres,
la CEMAC active des san...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>C'est un s&eacute;isme institutionnel en Afrique centrale. Face &agrave; une dette colossale de 263 milliards de FCFA accumul&eacute;e par ses &Eacute;tats membres, la CEMAC active des sanctions automatiques in&eacute;dites, allant jusqu'&agrave; la menace d'exclusion.</p>
<h2>Une dette record de 263 milliards qui met la CEMAC en danger</h2>
<p>La Communaut&eacute; &Eacute;conomique et Mon&eacute;taire de l'Afrique Centrale vacille. L'institution r&eacute;v&egrave;le une <strong>crise de tr&eacute;sorerie de la CEMAC</strong> sans pr&eacute;c&eacute;dent, caus&eacute;e par le non-paiement chronique des cotisations. Le montant total des arri&eacute;r&eacute;s s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 263 milliards de FCFA, un chiffre qui menace directement la survie de l'organisation r&eacute;gionale.</p>
<h2>Le Parlement de la CEMAC adopte une r&eacute;solution historique</h2>
<p>Le 2 mars, le Parlement communautaire a ripost&eacute; avec une fermet&eacute; in&eacute;dite. Une r&eacute;solution muscl&eacute;e a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e pour mettre fin &agrave; ce qu'il est convenu d'appeler la diplomatie de la patience. D&eacute;sormais, les textes pr&eacute;voient des sanctions automatiques contre les <strong>&Eacute;tats mauvais payeurs de la CEMAC</strong>, sans possibilit&eacute; de recours politique dilatoire.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme des articles 51 et 52 : la BEAC comme gendarme financier</h2>
<p>Le c&oelig;ur du dispositif repose sur une r&eacute;volution juridique. Les articles 51 et 52 du nouveau r&egrave;glement autorisent des <strong>pr&eacute;l&egrave;vements forc&eacute;s via la BEAC</strong>. Concr&egrave;tement, la Banque des &Eacute;tats de l'Afrique Centrale pourra d&eacute;sormais d&eacute;biter directement les comptes des pays d&eacute;faillants pour &eacute;ponger leur dette. Ce m&eacute;canisme de saisie automatique des cotisations court-circuite les mauvais payeurs.</p>
<h2>L'exclusion, une sanction ultime d&eacute;sormais sur la table</h2>
<p>Au-del&agrave; des ponctions financi&egrave;res, le Parlement brandit la menace d'une <strong>exclusion des activit&eacute;s communautaires</strong>. Un &Eacute;tat r&eacute;calcitrant pourrait &ecirc;tre suspendu de toutes les instances et programmes de la CEMAC. Cette mesure vise &agrave; sauver l'int&eacute;gration r&eacute;gionale en dissuadant les comportements de passager clandestin.</p>
<h2>Quelles cons&eacute;quences pour l'int&eacute;gration r&eacute;gionale ?</h2>
<p>&Agrave; court terme, cette d&eacute;cision envoie un signal fort aux six pays membres. Elle assainit les finances de l'institution et restaure sa cr&eacute;dibilit&eacute;. &Agrave; long terme, elle red&eacute;finit le contrat de confiance entre les &Eacute;tats. L'enjeu est existentiel : sans financements r&eacute;guliers, la construction d'une politique commune (douani&egrave;re, mon&eacute;taire, s&eacute;curitaire) devient impossible. Cette crise pourrait paradoxalement renforcer la discipline budg&eacute;taire collective.</p>
<p>Alors que la BEAC se pr&eacute;pare &agrave; appliquer ces nouvelles r&egrave;gles, une question br&ucirc;lante demeure : quels &Eacute;tats sont les principaux d&eacute;biteurs, et accepteront-ils cette perte de souverainet&eacute; financi&egrave;re sans r&eacute;agir ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-06 14:44:25</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Loi de finances 2026 : rouler vieux au Cameroun va coûter bien plus cher]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:12,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;ECONOMIE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92519/12:1/loi-de-finances-2026-rouler-vieux-au-cameroun-va-couter-bien-plus-cher-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le gouvernement camerounais durcit le ton contre les véhicules trop
âgés. La loi de finances 2026 introduit un nouveau barème fiscal
qui va considérablement alo...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement camerounais durcit le ton contre les v&eacute;hicules trop &acirc;g&eacute;s. La loi de finances 2026 introduit un nouveau bar&egrave;me fiscal qui va consid&eacute;rablement alourdir le co&ucirc;t d'importation des voitures d'occasion. Les mod&egrave;les les plus anciens sont directement dans le viseur de Bercy.</p>
<h2>Un bar&egrave;me d&eacute;sormais index&eacute; sur l'&acirc;ge du v&eacute;hicule</h2>
<p>Fini le temps o&ugrave; l'importation de voitures de seconde main se n&eacute;gociait &agrave; peu de frais. D&eacute;sormais, l'&Eacute;tat fixe des droits d'assise progressifs en fonction de l'ann&eacute;e de fabrication. Les v&eacute;hicules &acirc;g&eacute;s de 13 &agrave; 20 ans seront tax&eacute;s &agrave; 12,5 %. Ceux qui d&eacute;passent les 20 ans verront leur taux d'imposition exploser &agrave; 25 %.</p>
<h2>L'objectif affich&eacute; : rajeunir le parc automobile</h2>
<p>Les autorit&eacute;s justifient cette mesure par la n&eacute;cessit&eacute; de moderniser le parc automobile national. Les routes camerounaises comptent encore trop d'&eacute;paves roulantes, sources de pollution et d'ins&eacute;curit&eacute;. En rendant l'importation des vieux mod&egrave;les plus co&ucirc;teuse, le gouvernement esp&egrave;re inciter les acheteurs &agrave; se tourner vers des v&eacute;hicules plus r&eacute;cents.</p>
<h2>Une mesure qui cible les importateurs professionnels</h2>
<p>Les gros importateurs de voitures d'occasion, ceux qui remplissent les parkings de Douala et Yaound&eacute; avec des mod&egrave;les europ&eacute;ens des ann&eacute;es 1990 et 2000, sont en premi&egrave;re ligne. Leur mod&egrave;le &eacute;conomique repose sur l'achat &agrave; bas prix de v&eacute;hicules anciens revendus avec une marge confortable. La nouvelle taxation va r&eacute;duire cette marge ou la reporter sur le consommateur final.</p>
<h2>Qu'est-ce que le droit d'assise exactement ?</h2>
<p>Le droit d'assise est un imp&ocirc;t indirect per&ccedil;u par l'&Eacute;tat sur certaines activit&eacute;s ou produits. Dans le cas des v&eacute;hicules import&eacute;s, il s'ajoute aux droits de douane et &agrave; la TVA. En 2026, ce droit deviendra un levier majeur de la politique automobile camerounaise. Son augmentation pour les v&eacute;hicules anciens vise &agrave; modifier en profondeur les comportements d'achat.</p>
<h2>Le signal est clair : en 2026, rouler vieux co&ucirc;tera cher</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'importation, c'est tout l'&eacute;cosyst&egrave;me automobile qui va devoir s'adapter. Les garages sp&eacute;cialis&eacute;s dans les vieux mod&egrave;les pourraient voir leur client&egrave;le diminuer. Les vendeurs de pi&egrave;ces d&eacute;tach&eacute;es pour v&eacute;hicules anciens risquent de subir un contrecoup. Le message gouvernemental est re&ccedil;u cinq sur cinq : l'avenir appartient aux voitures plus r&eacute;centes.</p>
<h2>Quel impact sur le pouvoir d'achat des m&eacute;nages ?</h2>
<p>La question est centrale. Dans un pays o&ugrave; le march&eacute; du neuf reste inaccessible &agrave; une large part de la population, la voiture d'occasion constituait la seule porte d'entr&eacute;e vers la mobilit&eacute; individuelle. En rench&eacute;rissant le co&ucirc;t des mod&egrave;les anciens, l'&Eacute;tat prend le risque de priver des familles de leur unique moyen de transport. Les moins de 20 ans, moins tax&eacute;s, restent accessibles mais &agrave; des prix qui pourraient flamber.</p>
<h2>Le march&eacute; de l'occasion va-t-il s'effondrer ?</h2>
<p>Les importateurs tirent d&eacute;j&agrave; la sonnette d'alarme. Beaucoup pr&eacute;disent une chute des volumes import&eacute;s et une flamb&eacute;e des prix sur le march&eacute; int&eacute;rieur. Les v&eacute;hicules d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sents au Cameroun prendront de la valeur, rendant l'achat d'occasion encore plus difficile pour les classes moyennes. Certains &eacute;voquent un effet inflationniste en cascade.</p>
<h2>La s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re en ligne de mire</h2>
<p>L'argument s&eacute;curitaire n'est pas anodin. Les accidents impliquant des v&eacute;hicules v&eacute;tustes, avec des freins d&eacute;faillants ou des pneus lisses, sont monnaie courante. En poussant &agrave; l'importation de voitures moins &acirc;g&eacute;es, le gouvernement esp&egrave;re r&eacute;duire le nombre de tu&eacute;s sur les routes. Une logique louable, mais qui se heurte &agrave; la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique des m&eacute;nages.</p>
<h2>L'environnement, autre justification officielle</h2>
<p>Les vieux moteurs polluent davantage. Le parc automobile camerounais, compos&eacute; en majorit&eacute; de v&eacute;hicules diesel ou essence anciens, &eacute;met des particules fines et des gaz &agrave; effet de serre. La mesure s'inscrit dans une tendance continentale : plusieurs pays africains durcissent leurs normes d'importation pour lutter contre la pollution et respecter les engagements climatiques.</p>
<h2>Les concessionnaires de v&eacute;hicules neufs en embuscade</h2>
<p>Les vendeurs de voitures neuves observent cette r&eacute;forme avec un int&eacute;r&ecirc;t non dissimul&eacute;. En rendant l'occasion ancienne plus ch&egrave;re, l'&Eacute;tat favorise m&eacute;caniquement le march&eacute; du neuf et du quasi-neuf. Les marques automobiles implant&eacute;es au Cameroun pourraient voir leurs ventes progresser, &agrave; condition que les banques suivent avec des cr&eacute;dits adapt&eacute;s.</p>
<h2>Quelles alternatives pour les acheteurs modestes ?</h2>
<p>La question reste ouverte. Entre une voiture de plus de 20 ans tax&eacute;e &agrave; 25 % et un v&eacute;hicule neuf hors de prix, le vide se creuse. Certains se tourneront vers les v&eacute;hicules d'occasion r&eacute;cents, dont les prix risquent de s'envoler sous l'effet de la demande. D'autres renonceront purement et simplement &agrave; l'achat, faute de moyens.</p>
<h2>Une r&eacute;forme qui interroge la transition automobile</h2>
<p>Le Cameroun suit ici l'exemple de plusieurs pays ouest-africains qui ont restreint l'importation des v&eacute;hicules trop &acirc;g&eacute;s. Mais cette transition a un co&ucirc;t social. Entre l'objectif louable de modernisation et la r&eacute;alit&eacute; des poches vides, le gouvernement devra trouver un &eacute;quilibre. Les prochains mois diront si cette mesure produit les effets escompt&eacute;s ou si elle cr&eacute;e une nouvelle fracture entre ceux qui peuvent se payer une voiture r&eacute;cente et ceux qui resteront au bord de la route.</p>
<h2>Rouler vieux devient un luxe</h2>
<p>Le paradoxe est saisissant. Ce qui &eacute;tait hier le choix des budgets serr&eacute;s pourrait devenir demain un marqueur social. Poss&eacute;der une voiture de plus de 20 ans, lourdement tax&eacute;e &agrave; l'importation et donc plus rare, deviendra peut-&ecirc;tre un signe de distinction pour collectionneurs ais&eacute;s. Pendant ce temps, la majorit&eacute; cherchera des solutions pour continuer &agrave; se d&eacute;placer. La question qui taraude d&eacute;j&agrave; les observateurs est simple : le Cameroun est-il pr&ecirc;t &agrave; assumer les cons&eacute;quences sociales de sa r&eacute;volution fiscale automobile ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-03-02 11:49:13</pubDate>
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