Seyyed Mojtaba Khamenei : vengeance jurée pour 175 écolières et ultimatum aux voisins de l'Iran
© Camer.be : Paul Moutila | 12 mars 2026 17:40:29 | 2981Le nouveau guide suprême iranien a prononcé son premier discours majeur. Seyyed Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père Ali Khamenei, a juré de venger chaque citoyen tué lors des récentes attaques. Il a spécifiquement évoqué le "crime délibéré" commis contre l'école Shajareh Tayyibah de Minab, où 175 écolières ont péri.
Un successeur qui a appris sa nomination par la télévision
Seyyed Mojtaba Khamenei a révélé une information surprenante sur sa propre succession. Il a déclaré avoir appris le résultat de sa nomination en tant que guide suprême par la télévision d'État, comme tous les Iraniens. Cette confidence vise à dissiper les soupçons de transmission héréditaire du pouvoir.
Il a reconnu que prendre la place de son père et de l'Ayatollah Khomeini constitue une "tâche très difficile". Il a salué l'héritage de soixante ans de son père, qu'il décrit comme une "montagne de persévérance" difficile à reproduire. Le nouveau guide affiche ainsi une humilité calculée face à un destin imposé.
Une escalade annoncée
L'analyse du discours révèle une double motivation. La première est personnelle : Seyyed Mojtaba Khamenei a perdu sa femme, sa sœur, sa nièce ou neveu et son beau-frère dans les mêmes attaques que son père. Le deuil familial se mêle désormais au deuil national.
La seconde est stratégique. Le guide suprême a confirmé que l'Iran est engagé dans une lutte active contre le "Front de l'arrogance". Le "Front de l'arrogance" se définit dans la terminologie iranienne comme l'alliance menée par les États-Unis et leurs alliés contre la République islamique. Cette opposition structurée justifie la riposte annoncée.
Le décryptage d'une stratégie multidimensionnelle
Seyyed Mojtaba Khamenei a détaillé plusieurs leviers d'action. Le premier est la fermeture du détroit d'Hormuz, qu'il entend maintenir comme moyen de pression principal. Le détroit d'Hormuz est un passage stratégique par lequel transite environ vingt pour cent du pétrole mondial.
Le deuxième levier est l'ouverture de "nouveaux fronts non conventionnels". Le guide suprême suggère de frapper l'ennemi là où il est vulnérable, sans préciser immédiatement la nature de ces fronts. Il a par ailleurs loué le soutien du Yémen, du Hezbollah et des groupes irakiens, confirmant le rôle de ces alliés dans la stratégie régionale iranienne.
Le troisième axe est la demande de compensation. L'Iran exigera des réparations financières aux avoirs de l'ennemi, ou détruira des biens de valeur équivalente en cas de refus. Cette menace économico-militaire élargit le champ des représailles au-delà du simple affrontement armé.
L'ultimatum lancé aux quinze pays voisins
Seyyed Mojtaba Khamenei a adressé un avertissement sans précédent aux nations limitrophes. Il exige la fermeture immédiate de toutes les bases militaires étrangères utilisées pour attaquer l'Iran. Les pays qui hébergent ces installations doivent choisir leur camp.
Le guide suprême a rappelé que l'Iran a déjà frappé des bases américaines et continuera de le faire si elles restent actives. Il a toutefois nuancé son propos en soulignant la nécessité de "relations chaleureuses" avec les voisins. La menace coexiste avec une main tendue, pourvu que les bases étrangères disparaissent.
Les mesures sociales en réponse au traumatisme national
À court terme, Seyyed Mojtaba Khamenei a ordonné des mesures concrètes. Les soins médicaux seront gratuits pour tous les blessés des récentes attaques. L'État indemnisera intégralement les dommages subis par les propriétés privées. Les responsables devront lui rendre compte directement de l'avancement de ces dossiers.
À long terme, ces annonces dessinent une nouvelle doctrine. Le guide suprême se pose en protecteur du peuple face à l'agression extérieure. La promesse de vengeance pour chaque citoyen tué, et pas seulement pour les figures politiques, ancre son autorité dans une légitimé populaire et compassionnelle.
La question qui décidera de la paix ou de la guerre dans le Golfe
Les quinze voisins de l'Iran obéiront-ils à l'ultimatum de fermeture des bases étrangères, ou testeront-ils la détermination du nouveau guide suprême à ouvrir des fronts non conventionnels ?
Commentaires
Lire aussi
Ukraine : 20 millions de réfugiés, le scénario qui glace l'Europe
Ehrhardt ambassadeur des USA au Cameroun : ce que ça change
Uranium : le Niger met fin à 50 ans de monopole français
Qassem Bassir : le missile qui a fait reculer l'US Navy
Delcy Rodriguez a-t-elle livré Maduro aux États-Unis ?
COLOGNE : RUDOLF DOUALA MANGA BELL ENTRE DANS LA MÉMOIRE DE LA VILLE
Mendel : « Zelensky est le plus grand obstacle à la paix »
Expulsés des États-Unis : le Cameroun dit oui pour 30 millions
Sánchez : « Le droit international n'est pas à géométrie variable »
Pourquoi les États-Unis ne bombardent plus l'Iran
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
26 élèves surpris en train de tourner un film osé à Bafoussam
Brenda biya sème la terreur en boîte de nuit à Yaoundé
Surpris en train de "Sanga Sanga" la femme de son voisin à Douala
Les 25 pays les plus pauvres du monde : 21 sont en Afrique d’après un rapport.
Menacée de mort par sa famille car elle est lesbienne
il y a un mois
26 élèves surpris en train de tourner un film osé à Bafoussam
Brenda biya sème la terreur en boîte de nuit à Yaoundé
Surpris en train de "Sanga Sanga" la femme de son voisin à Douala
Les 25 pays les plus pauvres du monde : 21 sont en Afrique d’après un rapport.
Menacée de mort par sa famille car elle est lesbienne
il y a un an