CABRAL LIBII : QUAND LA POLITIQUE SE FAIT LITTERATURE
© AFRIKSURSEINE : Ecrivain; Romancier Calvin DJOUARI | 03 mai 2025 02:28:58 | 8085Le 26 avril dernier, la ville de Bochum, en terre germanoise, a été le théâtre d’un événement extraordinaire, à la croisée de la littérature et de l’engagement politique. Ce jour-là, loin des éclats habituels de la politique spectacle, un souffle profond et sincère a traversé l’assemblée réunie autour de l’Honorable Cabral Libii, figure montante et lucide de la scène politique camerounaise. À travers la présentation de son ouvrage « Ce que j’ai vu », l’homme politique a inauguré, avec une rare élégance intellectuelle, ce que l’on pourrait désormais appeler une tournée idéologique européenne. Dans une salle comble, baignée d’attention et d’espoir, les mots ont jailli non comme de simples instruments de persuasion, mais comme les témoins d’une pensée longuement mûrie, enracinée dans l’histoire politique du Cameroun.
Claire, rigoureuse, pédagogique, sa prise de parole fut saluée par des applaudissements nourris et des questions marquées par la profondeur des arguments. Ce n’était pas une conférence ordinaire, mais un véritable acte de transmission, une liturgie républicaine célébrant l’esprit et la lettre d’un projet de vie tourné vers la transformation nationale. Patty Bébé, militante infatigable et plume discrète de ce récit, avait parcouru des centaines de kilomètres pour ne pas manquer ce moment historique.
À l’instar de nombreux autres compatriotes venus des quatre coins de l’Europe, elle témoignait par sa présence du rayonnement d’une cause qui dépasse les frontières. Ce fut une rencontre d’esprits, une confluence d’engagements, un carrefour de fraternité militante. « J’y suis arrivée à l’improviste, portée par une intuition impérieuse. Quatre heures durant, je fus immergée dans un échange riche et stimulant, à l’issue duquel je ne pus que me féliciter de ma venue.
Retrouver Cabral Libii, toujours aussi pertinent, constant dans sa vision, convaincant dans ses propos, fut un moment de grâce politique. Nos regards se sont croisés, surpris d’abord, puis complices. Ce genre de retrouvailles que seule la foi en une cause commune peut provoquer. » a-t-elle écrit sur sa page Facebook. Puis elle ajoutait : » J’ai enfin mis des visages sur des noms lus sur les réseaux sociaux et les notes de nomination. Ces camarades me rappellent la puissance de l’idéal partagé. Cette capacité des Cabralistes à surgir là où l’on ne les attend pas est peut-être leur plus belle force – celle-là même qu’exige le Cameroun de demain : un pays gouverné par des femmes et des hommes capables d’aller au-devant, de vérifier, d’interroger, de comprendre et d’agir. « Ce rassemblement est finalement une étape dans une campagne qui se lance.
Elle amorce aussi un mouvement littéraire et politique, une célébration de la pensée engagée comme levier de transformation nationale. Ceux qui étaient présents ont compris que ce livre est une promesse, un contrat social, une vision en marche. À tous ceux qui ont œuvré à la réussite de cet événement – membres du PCRN Germany Officiel, camarades logistiques, et nouveaux visages rencontrés – ma gratitude est entière. Ensemble, nous avons fait plus qu’assister à une dédicace : nous avons écrit une page de la littérature politique camerounaise. Rendez-vous à Foumban, le samedi 4 mai, pour continuer cette belle traversée des idées. Car le Cameroun, notre patrie, mérite que nous courions encore et toujours pour qu’advienne son grand destin. » a-t-elle conclu.
En tant qu’écrivains, nous rendons hommage à l’élan littéraire et visionnaire de Cabral Libii, car cette journée à Bochum a démontré que la politique, lorsqu’elle se pare des habits de la pensée et du verbe, devient un puissant instrument de mobilisation et d’espérance. La politique, drapée des mots justes et des idées nobles, doit toujours s’ élever au rang d’art, touchant les âmes autant que les consciences. Cette journée rappelle aussi que la littérature politique n’est pas l’affaire des seuls écrivains, mais de tous ceux qui rêvent, pensent et construisent l’avenir d’un pays. Ce 26 avril restera dans les mémoires comme un moment de grâce citoyenne où la plume et l’action ont scellé, ensemble, une promesse faite au Cameroun.
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