Visages de la nouvelle littérature camerounaise : Max Lobé, un enfant du pays
© Le Jour : Elsa Kane | 10 juin 2016 11:17:24 | 7600Installé en Suisse, le romancier s’est taillé une belle place dans l’univers littéraire mondial.
Il n’est pas encore très connu dans son « Mboasu » natal. Mais outre atlantique, Max Lobé est sur les feux de la rampe. Salués par la critique, ses romans sont des succès commerciaux. Les médias occidentaux comme le quotidien Suisse, Le Temps ou le site internet Jeune Afrique.com lui ont consacré plusieurs articles.
L’écrivain de 30 ans est en pleine promotion de son troisième roman « Confidences » paru aux éditions Zoé en février 2016. Le roman est inspiré d’un de ses séjours effectué en 2014 au Cameroun. Un voyage l’ayant conduit sur la tombe de Ruben Um Nyobé mort assassiné en 1958. Dans « Confidences », Max Lobé se réapproprie l’histoire de la guerre de l’Indépendance et de la mort du nationaliste Ruben Um Nyobé.
Max Lobé campe son histoire à travers le récit d’une femme âgée : Ma Maliga. Un personnage haut en couleur, symbole de toutes ces femmes ayant combattu la puissance coloniale pas seulement aux côtés de leurs époux mais de façon engagée. Et pour une fois, le Cameroun occupe une place prépondérante dans le roman de ce jeune partie à 18 ans poursuivre ses études en Suisse.
« Mon identité est liée à l’histoire cachée des indépendances », dira-t-il d’ailleurs à Jeune Afrique.com. Si « Confidences » est venu assoir sa notoriété, c’est surtout son deuxième roman « 39, rue de Berne », éditions Zoé 2013, qui a relève le natif de Douala au grand public. Le livre décrit avec humour et finesse, « les paradoxes et les souffrances d'un tout jeune homme noir et homosexuel ».
En 2014, le livre sera primé du prestigieux prix « Roman des romands ». La même année, ce grand adapte des figures de la littérature africaine comme Birago Diop, Aminatou Sow Fall revient avec « La Trinité Bantou ». Un autre succès avec lequel le prolixe romancier remporte le select prix de l’Académie romande en 2015. On comprend donc pour quoi le magazine Forbes l’a sélectionné cette année parmi les 30 jeunes leaders africains les plus promoteurs. A ce propos Forbes écrit : « L’oeuvre de Max Lobé se caractérise par son habilité à retranscrire avec justesse, les maux de notre époque ».
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