Début le 20 juin 2016 à Yaoundé du 7è festival de films féminins « Mis me binga »
© Camer.be : Darren Lambo Ebelle | 20 juin 2016 02:00:00 | 16082L’évènement qui s’étalera sur cinq jours, et mettra en vedette les films réalisés par la gent féminine, affirme-t-on, connait aussi un côté innovateur avec le « Binga voice », une compétition qui mettra en relief le talent des femmes en composition de musique de films.
Qu’entendre par « Mis me binga » ? Sinon, « Regards de femmes » en langue Beti, langue partagée dans les trois régions du Centre, du Sud et de l’Est du Cameroun, la Guinée Equatoriale, une partie du Gabon et du Congo Brazzaville. Et de l’hybridité phrastique « Binga voice » ? Sinon, « Voix de femmes ».
Comme annoncé, dès demain, l’institut Goethe de Yaoundé, ainsi que la salle de cinéma Sita Bella, offrent leur hospitalité aux adeptes du 7è art. C’est ce qui ressort de la rencontre qu’a tenue le comité d’organisation du festival de films féminins « Mis me binga » il y a quelques jours avec la presse.
Parmi les films phares, a-t-on appris, figurent « Les Jouisseurs », « Plume mortelle » de Carine Ezembé, « Turbulence » de Yannique Pouomo, « Les Mains d’or de Samba » de la Sénégalaise Hawa Aliou N’diaye.
Le comité d’organisation a affirmé que la lauréate du meilleur film serait auréolée du prix « Binga d’or ». Une reconnaissance qui lui ouvrirait les portes de l’Allemagne pour une formation sur l’élaboration d’un projet de réalisation de films.
Afin de donner des chances au plus grand nombre, l’on a affirmé avoir accordé jusqu’au 21 juin 2016 aux retardataires pour le dépôt des films en compétition. Comme spécificité de cette 7è édition du festival de films féminins « Mis me binga », il nous a été donné d’entendre que l’évènement serait marqué par le concours « Binga voice ». Compétition ressortissant à la composition de la musique de films. Pas en reste, les séries télévisées sont aussi au programme.
Le 22 juin, rassure-t-on, le festival gagnera en envergure avec l’ouverture du colloque international sur le thème : « L’essor de l’industrie audiovisuelle en Afrique centrale : les perspectives et les enjeux ». Les conférenciers, a-t-on ajouté, outre ceux du pays hôte, viendront de la Côte-d’Ivoire, du Sénégal et du Rwanda.
Vivement que s’ouvre demain 20 juin à Yaoundé, cette grand’messe de films réalisés par la gent féminine. Que les uns et les y voit peut-être ou non, le caractère « asexué » de l’art.
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