Lutte efficace contre la corruption : Il faut payer les dénonciations pour inciter le peuple à agir...
© Avec Camer.be : Dimitri Mbouwe | 13 avr. 2015 12:00:30 | 10430Si le président de la république tient vraiment à lutter contre la corruption au Cameroun, voici un mécanisme efficace qui lui rendra les résultats escomptés: payer tous ceux qui disposent des preuves audio, vidéos, documentaires irréfutables de faits de corruption qui se sont produits dans le territoire et même à l'étranger afin qu'ils les dénoncent!
Les constats
Que ce soit la CONAC,l'ANIF ou le TCS, la lutte contre la corruption n'apporte que des arrestations et non le recul du fléau sur le terrain, la corruption est toujours rampante dans notre pays et il n'est pas faux de dire que ces organismes ont échoué dans leurs intentions. Alors que faire, car sans l'atténuation voire l'éradication de la corruption, inutile de penser au développement ?
Rétribuer les dénonciations des faits de corruption
La solution qui s'impose est alors d'inciter les gens à dénoncer les faits de corruption car il ne faut pas oublier que ce sont les populations qui en sont victimes ou complices. Rarement, il est possible de trouver un acte de corruption avec un seul intervenant. Désormais donc, ceux qui disposent de preuves de corruption, allant d'un pot de vin au détournement de deniers publics, peuvent se rendre à l'organisme compétent pour recevoir pareille preuve, qui est à déterminer par le gouvernement s'il le veut, déposer leurs preuves contre monnayage.
Nouveaux mécanismes
Les preuves reçues sont analysées dans le laboratoire scientifique de l'organisme afin de vérifier les critères basiques qu'elles doivent contenir: l'authenticité, le flagrant délit et l'identification des intervenants ou des mis en cause. C’est -à-dire , qu'il faut des images, des documents ou des sons réels, tels qu'enregistrés depuis la source, n'ayant subi aucune modification ou falsification (ce que l'on saura au labo bien entendu).En plus, les images doivent établir le flagrant délit de corruption c'est-à-dire qu'il faut y voir par exemple le policier qui prend un billet de 500f CFA en bordure de route de la part d'un usager, et enfin , on devrait pouvoir voir les visages des mis en cause en cas de vidéo, ou entendre clairement les voix, ce qui permettra au labo par la suite de comparer la voix du fichier sous scellé à celle du corrompu pour le confondre.
Bien entendu, l'anonymat des dénonciateurs est une garantie certaine, jamais il ne sera appelé à un témoignage quelconque, et si possible l'Etat devra contribuer à son déménagement vers autre ville du pays et pourquoi pas l'étranger s'il lui est impossible de continuer à vivre dans la ville où il a entamé la dénonciation sans se faire soupçonner.
Sous les coups de trois jours, le dénonciateur est invité au siège de l'organisme pour être informé des résultats de l'analyse scientifique de ses preuves c'est -à-dire si elles sont recevables ou pas, tout en lui expliquant les raisons de leurs motivations.
En cas de recevabilité, il passe à la caisse de la société
Toucher sur-le-champ un pactole dont le montant doit être répartie comme suit:
- dénonciation des faits de corruption (pot de vin,favoritisme,détournement inférieur au million): 300.000f CFA minimum
- dénonciation de détournement en dizaine de millions:500.000 f CFA minimum
- dénonciation de détournement en milliards:1.000.000 f CFA minimum
Ainsi donc, pour un départ, on dépensera beaucoup d'argent pour en sauver d'autres à l'avenir et aussi pousser les agissements des uns et des autres vers la méritocratie qui est un élément essentiel de développement, ce qui ne sera que bénéfique pour le pays; et au fil du temps, les actes de corruption vont diminuer comme une peau de chagrin et tout le monde en aura gagné.
Lire aussi
IPHONES,ESPIONNAGE,SÉCURITÉ NATIONALE:NOS TÉLÉPHONES SONT-ILS DEVENUS DES OUTILS DE SURVEILLANCE?
Franck Biya, le dauphin que le Cameroun n’a jamais élu
DONNONS LE CANAL D'OR DE LA LIBERTÉ A CHARLOTTE DIPANDA
Cameroun : les dérives d’une gouvernance dévoilées par les contentieux internationaux
La mauvaise gouvernance est-elle devenue un placement rentable au Cameroun ?
RDPC : le cri de détresse d'une militante de la diaspora oubliée
« Malheur aux fraudeurs » : la prière radicale d'Abdouraman Hamadou Babba
53 % avec l'aide d'ELECAM : le tacle du Pr Assira à un maire
LE RETRAIT DE MAURICE KAMTO LES A MIS EN DEROUTE ET CELA SE VOIT DANS LEURS DISCOURS
Paul Biya « bien portant » : et le Cameroun, il va bien ?
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
L'actualité lue pour vous dans la presse camerounaise de ce 29 octobre 2026
Me Emmanuel Pensy : de défenseur du RDPC à pourfendeur de Biya
Pierre Achille Webo, nouveau coach de Dunkerque : le Cameroun à l'honneur
460 dossiers de corruption : et 250 qui s'évaporent
Prince Albert II à Yaoundé : le retour d’un prince 23 ans après
il y a un mois
Conseil constitutionnel : le bureau d'Atangana scellé à Yaoundé
Vision 4 : Sadi ordonne à Canal+ de rétablir la chaîne
« Rip Monsieur le Président » : l'hommage qui est en réalité un réquisitoire
MRC : Mengue promet de ne pas troubler le 17 octobre
38 postes de contrôle, 17 pots-de-vin : le corridor en chiffres
il y a un an