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Accord de l'Union Européenne pour recourir à la force contre les passeurs en Méditerranée

L'Union européenne a décidé lundi de recourir à la force militaire contre les passeurs de migrants dans le cadre de son opération navale EU Navfor Med en Méditerranée, a-t-on appris de sources européennes à Bruxelles.

Cette mesure, qui doit être effective à partir de début octobre, autorise les navires de guerre européens à arraisonner, fouiller, saisir et dérouter les navires soupçonnés de servir aux passeurs. Ils pourront également procéder à des arrestations, à condition de ne pas entrer dans les eaux territoriales libyennes. 

Réunis lundi matin lors d'une réunion ministérielle à Bruxelles, les 28 Etats membres de l'UE ont estimé que "les conditions sont réunies" pour passer à la deuxième phase, en haute mer, de leur opération EU Navfor Med lancée fin juin en Méditerranée. 

Jusqu'ici, l'opération --forte de quatre navires et d'environ un millier d'hommes-- était cantonnée à la surveillance à partir des eaux internationales des réseaux criminels qui envoient chaque jour des embarcations précaires chargées de migrants vers l'Italie au départ des côtes libyennes. Elle a aussi participé à plusieurs opérations de secours, contribuant à sauver 1.500 personnes. 

Pour monter en puissance, sept frégates supplémentaires sont nécessaires, dont certaines équipées d'installations médicales, ainsi que des hélicoptères, des sous-marins et des drones. EU Navfor Med s'appuiera surtout sur des forces spéciales, les commandos marines, pour l'arraisonnement forcé des navires des passeurs, une tactique souvent utilisée dans les opérations contre les narcotrafiquants. 

Les états-majors des 28 pays de l'UE doivent se réunir mercredi pour faire le point sur les contributions en hommes et en matériel de chacun. La deuxième phase de la mission ne pourra pas être lancée avant début octobre, selon une source diplomatique, car l'UE doit encore adopter une série de textes juridiques, comme les règles d'engagement des soldats.

© Source : Belga
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