Gisement d'or à Eseka : Le gouvernement veut mettre de l'ordre
© Cameroon Tribune : Josy MAUGER | 04 déc. 2017 07:38:30 | 5163Ils sont près de 1500 artisans miniers à avoir investi la dizaine de sites découverts pour le moment dans la ville d'Eséka. Ces orpailleurs venus des quatre coins du pays exercent dans l'illégalité et le désordre le plus total. Ici, le gramme d'or est proposé entre 19500 et 22500 F.
Afin d’y mettre de l'ordre, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Ernest Gwaboubou s’est rendu sur le gisement vendredi dernier. Il y a également tenu une séance de travail avec les autorités de la ville ainsi que les acteurs du secteur. Le Minmidt a été clair, les artisans devraient se conformer à la réglementation en vigueur concernant ce secteur d'activité.
Grossomodo, ils ont l'obligation de se faire établir la carte d'artisan minier s'ils veulent continuer à mener l’activité. A cet effet, la date butoir du 31 décembre prochain leur a été accordée. Passé ce délai, tous ceux continuant d’exercer dans l'illégalité vont se voir interdire l'accès des sites. Les artisans devraient également se constituer en coopérative, pour bénéficier des équipements et autres matériels de travail.
Comme l'a indiqué Ernest Gwaboubou, il est surtout question de mieux encadrer, organiser et gérer ce secteur, l'objectif final étant de passer à une exploitation industrielle. Même si le ministre a avoué détenir déjà de nombreux dossiers déposés dans son département ministériel pour ce type d'exploitation, il a demandé aux artisans miniers de respecter les normes en se faisant aider par les structures comme le Cadre d'appui et promotion de l'artisanat minier (Capam) ainsi que le Peca (Processus de Kimberley) qui veillent à la traçabilité de la production de l'or.
Les orpailleurs ont également été édifiés sur les conditions adéquates de travail. Notamment la profondeur de fouilles de 10 m conseillée, la superficie autorisée de 10 hectares et l’usage exclusif de la motopompe.
On apprend également que pour le moment, en dehors de l'exploitation artisanale, l'autre type d'activité à Eseka est l'exploitation semi-mécanisée, accordée pour cinq ans, aux sociétés ayant 51% de parts Camerounaises.
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