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Dossiers d’examens et concours : Le faux fait de la résistance

La semaine dernière, une douzaine de jeunes gens candidats aux différents concours d’entrée à la police a été présentée au procureur de la République près le Tribunal de première instance du Mfoundi. La semaine d’avant, des jeunes, plus nombreux encore et candidats aux mêmes examens, étaient devant la même instance.

Au final, tous ont été relaxés à l’exception de cinq qui séjournent depuis quelques jours à la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé. Ils sont allés rejoindre les nommés Jacques Evina, Mvondo Oyono et Mispa Onanye Claire, trois présumés faussaires inculpés dans le cadre de cette affaire.

« Nous avons laissé partir ceux dont la bonne foi a été établie. Les autres, reconnus coupables de complicité avec les faussaires, sont poursuivis. Les faussaires pris détenaient et usaient de faux cachets. Ils avaient aussi en leur possession de fausses fiches de renseignements des concours lancés par la police nationale », explique une source introduite. A quelques trois semaines de la clôture du processus d’inscription aux différents concours sus évoqués, 350 faux certificats médicaux avaient déjà été détectés parmi les dossiers déposés dans la seule ville de Yaoundé.

Le faux et l’usage du faux n’est pas propre aux concours de la police. A chaque examen donnant accès à une école professionnelle et lors de toute opération de recrutement dans l’administration publique, plusieurs réseaux de faux sont mis en place par des malfaiteurs. Sans compter les candidats qui, pensant mettre les chances de leur côté, falsifient eux-mêmes leurs documents et données, parfois grossièrement. Beaucoup de candidats, naïfs ou partisans du moindre effort, se laissent aussi avoir par des facilitateurs douteux leur proposant de faire signer leurs documents très rapidement. Et c’est souvent là que le bât blesse.

© Cameroon Tribune : Yvette MBASSI-BIKELE
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