Ali Bongo répond à son opposition et à Pierre Péan sur ses origines
© Source : OEIL D’AFRIQUE | 15 janv. 2015 04:53:04 | 9286Pour la première fois depuis plusieurs mois, le président gabonais Ali Bongo a répondu aux allégations faisant état de ce qu'il n'était pas gabonais. Dans un entretien diffusé sur les ondes de la chaîne de télévision française France 24, le 12 janvier 2015, Ali Bongo estime que c'était des choses tristes et risibles à entendre.
«Ce qui est risible et en même temps triste, dans une affaire comme celle-là, c'est que les Gabonais attendent un autre débat, que celui des origines du Président. Mes origines, ils les connaissent, les Gabonais m'ont vu naître et grandir», a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat a demandé à ses détracteurs d'apporter la preuve de ce qu'il est Nigérian (Biafra) d'origine plutôt que Gabonais.
«C'est à eux de démontrer que je ne suis pas qui je suis, que je ne suis pas le fils d'Omar Bongo. C'est à eux de démontrer que je viens du Biafra. Qui m'a vu là-bas ? Qui est allé m'y chercher, qui m'a ramené ? C'est à eux de le démontrer. Moi j'ai une famille et les membres de ma famille me reconnaissent comme tel. Si mon père m'avait adopté, il l'aurait dit. Pourquoi l'aurait-il caché?», se demande M. Bongo.
Le président gabonais accuse le journaliste français Pierre Péan d'avoir écrit ce qu'il a écrit parce que n'ayant pas obtenu ce qu'il souhaitait écouter auprès de lui sur Omar Bongo.
«Il est venu à Libreville, me dire qu'il voulait faire un ouvrage sur mon père (Omar Bongo), le grand homme que ça a été, donc il voulait rétablir la vérité et il est venu me voir… Il demandait mon assistance et mon aide. On s'est mis d'accord qu'on allait en reparler, c'est la dernière fois que je l'ai vu…», explique-t-il.
D'autre part, le chef de l'Etat gabonais a défendu son bilan économique à la tête du pays depuis 2009. Ali Bongo soutient avoir sorti le pays d'une croissance négative de -0,9% pour la ramener à une progression de 6% déjà en 2009. Il s'est aussi défendu de la critique sur le fait que cette croissance ne serait inclusive, en indiquant que les allocations familiales avaient été multipliées par trois.
Pour booster la politique agricole du Gabon, il promet pour les cinq années à venir, un plan agricole avec la distribution de 7 hectares de terre cultivable pour chaque Gabonais afin de réduire les importations alimentaires qui coûtent 300 milliards de FCFA à son pays chaque année.
Pendant ce temps, l'opposition continue ses contestations, se basant sur les révélations contenues dans le livre du journaliste-écrivain français.
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