Marches du 22 septembre : Plus de 589 arrestations: Le CODE exige leur libération immédiate
© Correspondance : Le CODE | 25 sept. 2020 10:22:00 | 2397Camerounaises, Camerounais, Chers amis du Cameroun,
La réponse du gouvernement aux marches pacifiques du 22 septembre dernier a été lourde de conséquences.
D’après le cabinet d’avocat international Amsterdam and Partners, 589 manifestants ont été arrêtés au cours des manifestations du 22 septembre et même quelques jours avant sur tout le territoire camerounais. Des cas de blessés et de tortures ont également été signalés.
Plusieurs autres associations de la société civile camerounaise dénoncent des cas d'interpellation en cours. Tout tourne désormais à l’épuration politique matérialisée par des vagues d'enlèvement illégal de nombreux militants du MRC et des partis politiques et organisations alliés.
Le Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora (CODE) s'insurge solennellement contre l'arrestation arbitraire des Camerounais par le régime dictatorial de M. Paul BIYA.
Ces compatriotes ont été abusivement arrêté dans plusieurs villes camerounaises, avant et après les marches pacifiques du 22 septembre 2020. Une activité somme toute élémentaire, banale et normale dans une société démocratique, pluraliste et apaisée.
Le CODE constate que les manifestations publiques font partie des libertés publiques et dont l’objet d’une consécration tant au plan international (Déclaration des Droits de l’Homme, Pacte international relatif aux droits civiques et politiques, Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples) qu’au plan national, où on la retrouve dans le texte de la Constitution autant que dans une loi du 19 décembre 1990.
Autant le dire, le droit de manifester publiquement à titre individuel ou collectif est consacré et protégé par la Constitution et la loi en tant que droit fondamental du citoyen.
La loi n°90/055 du 19 décembre 1990, portant régime des réunions et manifestations publiques, présente absolument le mérite de la clarté.
Elle prévoit que toutes les manifestations sur la voie publique, à l’exception des sorties conformes aux traditions et usages locaux ou religieux, sont soumis à l’obligation d’une déclaration préalable faite au chef de district ou à la sous-préfecture dans laquelle la manifestation doit se tenir 7 jours francs avant ladite manifestation.
Face à la décision à l'unisson des autorités camerounaises d’interdire de fait les réunions et manifestations publiques dans toute l'étendu du territoire Camerounais , le CODE estime que cette mesure est une atteinte grave aux libertés publiques et aux droits de l’homme en général .
Le cycle de violations des libertés fondamentales du peuple camerounais est si long et sombre que l'implosion citoyenne de ce pays n'est pas bien éloignée de notre actualité.
Nous demandons urgent et impérativement au gouvernement Camerounais:
- De cesser de violer les libertés fondamentales des citoyens.
- De libérer en conséquence tous les prisonniers politiques qui croupissent dans ses prisons, souvent sans jugement ou même illégalement condamnés
- D'élargir en conséquence, et sans délai, tous les compatriotes interpellés dans le cadre de la manifestation pacifique du 22 septembre dernier , qui ne sont coupables, ni de contravention, ni de délit, ni de crime face à la loi!
Fait à Bruxelles, ce 25 septembre 2020
Pour la Cellule opérationnelle d'alertes Ophilia Bih
http://lecode.canalblog.com
comitedecoordinationcode@yahoo.fr
Ampliation :
- Presse nationale et internationale
Présidence de la république du Cameroun
-Partis politiques camerounais
Organisations nationales et internationales de défense et de promotion des droits humains
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