L’UPC se souvient des patriotes martyrs
© Cameroon Tribune : Sainclair MEZING | 20 sept. 2016 09:13:29 | 4629Une semaine en la mémoire de ces compatriotes tombés sous les balles de l’armée coloniale vient de se tenir près d’Edéa.
L’émotion était vive samedi dernier à Ekité, lieu symbole et mythique chargé de douleur et de larmes. Dans cette forêt située dans la périphérie d’Edéa, gisent, dans deux fosses communes, les restes de 200 Camerounais tombés dans la nuit du 31 décembre 1956 sous les balles de l’armée coloniale. Leur crime : avoir boycotté en masse le vote de la loi cadre Gaston Defferre du 23 juin 1956 autorisant le gouvernement français à mettre en œuvre les réformes et à prendre des mesures propres à assurer l’évolution des territoires relevant du ministère de la France d’outre-mer.
Alors que ces compatriotes préféraient plutôt l’indépendance immédiate et totale du Cameroun. En ce triste souvenir, les militants et sympathisants de l’Union des populations du Cameroun (UPC) sont allés déposer une gerbe de fleurs en ce lieu baptisé «Champ des martyrs» en l’honneur de ces compatriotes.
Pour le secrétaire général de l’UPC, il n’est plus question, 60 ans plus tard, de vengeance et de revanche à prendre contre quiconque. Basile Louka a précisé que le sang des patriotes ne demande pas de vengeance. Selon lui, l’heure est venue pour le dialogue en vue d’«un Cameroun réconcilié, capable de promouvoir son identité par la restauration et la valorisation de son histoire. Un Cameroun plus fort, en mesure d’affronter les défis auxquels il fait face : le défi de sa sécurité, le défi de son développement économique et social, le défi de la démocratie et de la stabilité».
La conférence-débat organisée dans la ville d’Edéa est venue mettre un terme à la «Semaine des martyrs 2016» entamée le 13 septembre dernier. Sous le thème : le thème : «1956-2016 : Du maquis anticolonial au dialogue national?», cet échange très couru a réuni autour d’une table d’éminents universitaires.
Sous la modération de Charly Gabriel Mbock, secrétaire à la communication de l’UPC, les professeurs Jean Koufan et Claude Abé, et le chercheur Cabral Libii ont échangé avec le public sur les raisons et le mode opératoire utilisé lors du maquis en Sanaga-Maritime; son impact sur la construction sociopolitique du Cameroun et les fondements sociopolitiques d’une réconciliation nationale.
Lire aussi
Mbvoum à Kondengui : le Cameroun détient un homme sans l’inculper
Djeukam Tchameni : « Condamnez-moi, l'Histoire m'acquittera »
Le calendrier électoral est devenu un secret d’État au Cameroun !
Libye : 15 ans après Kadhafi, le chaos a gagné
Binyam sort du silence : « Mon nom n’est pas à vendre »
Convention extraordinaire du Mrc: Les militants de Kékem envisagent les victoires futures
Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l'État ?
Tiriane Balbine Noah : « Kamto mérite le Nobel de la Paix »
FRANCE : QUAND LA JEUNESSE S’EMBRASE, LE FILM DES EVENEMENTS
Partis politiques : Tiriane Balbine Noah élue présidente du MRC
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Kaïros : le choix de l'inclusion pour la refondation du Cameroun
DJ CHRIST : LE NOUVEAU MAÎTRE DU BIKUTSI À PARIS !
Il y a 18 ans, l'assassinat du chanteur de reggae révolutionnaire Lucky Dube
DÉDICACE : DENISE NGUENE, LA MAGICIENNE DES MOTS, A OFFERT UNE MAGISTRALE SOIRÉE LITTÉRAIRE
Bangangté:la Fondation Motana Académie mise sur la formation professionnelle pour l’avenir de tous
il y a un mois
MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?
Mendel : « Zelensky est le plus grand obstacle à la paix »
Sánchez : « Le droit international n'est pas à géométrie variable »
Thérèse Chartier - Ninard Tchoubi : « Nombre de Camerounais formés en France voient leurs compétence
Expulsés des États-Unis : le Cameroun dit oui pour 30 millions
il y a un an