FORME DE L’ÉTAT : Etoudi toujours assis sur ses tabous
© Intégration : Jean-René Meva’a Amougou | 03 déc. 2019 10:03:00 | 2779Dans un hôtel de Yaoundé, le 27 novembre dernier, la présence de la presse n’a pas été du goût de la sécurité. Entre les allées et venues de Moussa Faki Mahamat et certains leaders de partis politiques, les informations fournies sont rares. Celles qui sont picorées çà et là sont plutôt très succinctes. Au moins, elles ont le mérite d’entrouvrir les coulisses de l’audience accordée au président de la Commission de l’Union africaine (UA), Louise Mushikiwabo (secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie) et Patricia Scotland (secrétaire général du Commonwealth) par le chef de l’État.
Selon un récit circonstancié dans l’entourage de Moussa Faki Mahamat, la forme de l’État était l’un des thèmes versés au menu des discussions entre Paul Biya et ses hôtes au palais de l’Unité. À en croire notre source, le président de la République est resté intransigeant sur la forme actuelle de l’État. Durant les discussions, il a donné corps à la ligne politique qui est la sienne pour signifier à la délégation venue à sa rencontre que «réformer l’espace institutionnel au Cameroun n’est pas à l’ordre du jour».
«Niet»
L’autre indiscrétion entendue montre l’UA, le Commonwealth et la Francophonie en posture de corps intermédiaires dans la résolution de la crise anglophone. Dans le cadre de celle-ci, les visiteurs ont tenté la «ligne rouge» tracée depuis par Paul Biya. En choeur, apprend-on, ils ont affleuré une vision globalement négative de la forme actuelle de l’État. Celle-ci, de l’avis de Moussa Faki Mahamat, Louise Mushikiwabo et Patricia Scotland, serait la cause d’une perte de contrôle par l’État de ses prérogatives au bénéfice d’intérêts privés qui seraient générateurs d’inégalités et d’insécurité.
À tout cela, précise notre interlocuteur, Paul Biya a opposé son mantra: «la forme de l’État est non négociable ». «Il a plutôt présenté l’option de la décentralisation arrêtée au Grand dialogue national », souffle-t-on. Le portail des camerounais de Belgique (Camer.be). L’on se rappelle que parmi les points essentiels ayant retenu l’attention des pouvoirs publics dans ces assises qui ont connu leur terme le 4 octobre 2019, la mise en place d’une décentralisation plus efficace, l’octroi d’un statut spécial aux zones anglophones, la mise en place effective des régions comme prévu par la Loi fondamentale, mais aussi la suppression du poste de délégué du gouvernement en vigueur dans les grandes agglomérations.
Sur ce chapitre, le volume des ressources d’investissement public transféré aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD) a augmenté au Cameroun au cours de l’exercice 2019. Selon des sources gouvernementales, il s’agit de 91,4 milliards de FCFA, soit une augmentation de 53,4% par rapport à 2018. 36 milliards de FCFA ont été répartis en parts égales à 360 communes, soit 100 millions de FCFA alloués à chacune, dans le cadre de la dotation générale à la décentralisation. Sur le volet des investissements, 55,4 milliards de FCFA ont été transférés sous forme de dotations aux communes et aux communautés urbaines.
Lire aussi
Qui veut faire interdire la convention du MRC ?
Convention extraordinaire du 17 octobre prochain: Les clarifications du MRC
Derrière les murs : Nourane Foster et Jacques Mang
Convention du Mrc: Un militant de Sangmelima saisit les autorités pour faire interdire le conclave
Qui contrôle le Mfoundi ? La bataille secrète du RDPC
Élection interne au Mrc: Binyam ouvre le front de la rupture à l’Ouest
Le sous-préfet de Kouoptamo perturbe le déploiement de Tiriane Noah à l’Ouest
Transition au Cameroun : l'appel solennel de 11 personnalités
Christian Ndjock : « Les prémices d’une confrontation ethnique »
MRC : Mengue promet de ne pas troubler le 17 octobre
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s'enflamme
Ukraine : 20 millions de réfugiés, le scénario qui glace l'Europe
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Affaire ex-Regifercam:Vente du Giratoire Joss à 5,5 milliards, l'État s'engage à payer la démolition
Jorge Jesus recadre Cristiano Ronaldo : « C'est moi qui décide »
il y a un mois
il y a un an