Cabral Libii indigné : « Assez des attaques de Mamadou Mota ! »
© Camer.be : Paul Moutila | 26 août 2026 01:15:24 | 2413Cabral Libii, président du PCRN, dénonce les « sorties désobligeantes » de Mamadou Mota, vice-président du MRC. Il appelle ses cadres à la discipline face aux attaques répétées.
Le président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, a publié ce mardi 25 août 2026 une déclaration cinglante sur Facebook, dénonçant les attaques « récurrentes » et « désobligeantes » de son homologue du MRC, Mamadou Mota et appelant les cadres de son parti à la « hauteur » face à ce qu'il présente comme une « double persécution ».
Mais derrière cette passe d'armes, c'est toute la stratégie de l'opposition camerounaise qui est en jeu. Cabral Libii ne se contente pas de répondre à une attaque personnelle. Il pose les jalons d'une ligne politique claire : refus des « basses querelles », exigence de discipline, et cap inchangé vers la conquête du pouvoir. Une déclaration qui en dit long sur les fragilités et les ambitions d'une opposition camerounaise en quête d'unité.
Une déclaration qui enflamme les réseaux sociaux
Ce mardi 25 août 2026, Cabral Libii, président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a publié une déclaration sur son compte Facebook qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Le leader de l'opposition y exprime son « indignation » face aux sorties « désobligeantes » et « récurrentes » de Mamadou Mota, premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).
Les deux hommes s'opposent régulièrement lors de passes d'armes politiques sur la scène publique camerounaise. Mamadou Mota a notamment reproché à Cabral Libii ses positions et sa gestion des crises internes ou des échéances électorales. Mais cette fois, le président du PCRN a décidé de hausser le ton.
« Par respect pour sa fonction » : la mise en garde de Libii
Cabral Libii justifie sa prise de parole par le respect qu'il porte à la fonction occupée par Mamadou Mota au sein du MRC. Il affirme s'être « intéressé à ses publications répétées sur les réseaux sociaux », dont certaines sont, selon lui, « étonnamment désobligeantes, au regard de son rang, à mon endroit et à l'égard de mes idées ».
Mais le président du PCRN va plus loin. Il estime que la récurrence des attaques de Mamadou Mota laisse clairement penser qu'il agit « avec le mandat de son parti ». Une accusation lourde de sens, qui transforme une querelle personnelle en affrontement entre deux formations politiques.
« Neutraliser les brouillages » : la stratégie du PCRN
Cabral Libii ne s'arrête pas là. Il donne des consignes claires aux cadres de son parti : « ne réagir que lorsqu'il s'agit de contrefaçon, de dénaturation de nos idées ». L'objectif : préserver « la bonne compréhension et la bonne réception de notre offre politique auprès de l'opinion ».
Cette ambition, explique-t-il, impose de « neutraliser rapidement les brouillages qui peuvent affecter la lisibilité de notre message, sans jamais nous aligner sur les basses querelles ». Une ligne de conduite qui distingue clairement le PCRN des pratiques qu'il dénonce.
« Double persécution » : le constat amer de Libii
Dans un passage particulièrement frappant de sa déclaration, Cabral Libii évoque la « double persécution du régime et de certains concurrents de l'opposition ». Il reconnaît que cette situation devrait, en principe, être désormais une habitude pour les militants du PCRN.
Mais cette réalité, prévient-il, « commande davantage de vigilance, de discipline et de hauteur ». Une formule qui résume l'état d'esprit du président du PCRN : ne pas se laisser entraîner dans des querelles stériles, mais garder le cap.
« Notre réponse doit rester politique » : la méthode Libii
La conclusion de la déclaration de Cabral Libii est sans équivoque : « Notre réponse doit rester politique. Notre méthode doit rester digne. Et notre cap doit rester inchangé : convaincre le peuple et construire l'alternative ».
Cette triple injonction politique, digne, inchangée dessine les contours d'une stratégie de long terme. Cabral Libii ne cherche pas une victoire à court terme sur son rival du MRC. Il veut construire une alternative crédible pour le peuple camerounais.
Une réunion à Mogode en toile de fond
La déclaration de Cabral Libii intervient alors que le PCRN tient une réunion à Mogode, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, ce mardi 25 août 2026. Ce contexte donne une dimension supplémentaire à ses propos : il ne s'agit pas d'une simple réaction à chaud, mais d'une prise de position politique mûrement réfléchie, adressée aux cadres et militants de son parti.
Une opposition camerounaise fragmentée
Cette passe d'armes entre Cabral Libii et Mamadou Mota s'inscrit dans un contexte plus large de fragmentation de l'opposition camerounaise. Le politologue Stéphane Menounga évoquait récemment un « rapprochement du PCRN avec le RDPC » et estimait que l'opposition était « en lambeaux ».
Maurice Kamto, président du MRC, a également fustigé une « capture institutionnelle du pouvoir » par le parti au pouvoir. Dans ce climat de méfiance généralisée, les attaques entre formations d'opposition fragilisent encore davantage un camp déjà divisé.
Commentaires
Lire aussi
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Willy Mengue veut interdire la convention du MRC
Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?
PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?
Paul Biya absent de l’ONU depuis 2017 : la diplomatie camerounaise s’efface
Election à la présidence du Mrc : Emmanuel Binyam dément la version de la commission électorale
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
26 élèves surpris en train de tourner un film osé à Bafoussam
Brenda biya sème la terreur en boîte de nuit à Yaoundé
Surpris en train de "Sanga Sanga" la femme de son voisin à Douala
Les 25 pays les plus pauvres du monde : 21 sont en Afrique d’après un rapport.
Menacée de mort par sa famille car elle est lesbienne
il y a un mois
26 élèves surpris en train de tourner un film osé à Bafoussam
Brenda biya sème la terreur en boîte de nuit à Yaoundé
Surpris en train de "Sanga Sanga" la femme de son voisin à Douala
Les 25 pays les plus pauvres du monde : 21 sont en Afrique d’après un rapport.
Menacée de mort par sa famille car elle est lesbienne
il y a un an